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samedi 2 mars 2013

ITALIE. Le casse-tête sans solution

                                           Le Nouvel Observateur



               ITALIE. Le casse-tête sans solution

Créé le 01-03-2013 à 17h08 - Mis à jour à 17h32

"Nous n'avons plus ni pape, ni président du Conseil, et bientôt nous n'aurons même plus de président de la République", se lamentent les Romains.

Le président de l'Italie, Giorgio Napolitano, à Berlin (Markus Schreiber/AP/SIPA)
                                                 Le président de l'Italie, Giorgio Napolitano, à Berlin (Markus Schreiber/AP/SIPA)
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"Nous n'avons plus ni pape, ni président du Conseil, et bientôt nous n'aurons même plus de président de la République", se lamentent les Romains, qui viennent de vivre, et les adieux interminables de Benoît XVI, les affres de la fin du gouvernement Monti et qui s'apprêtent à affronter une autre épreuve : l'élection, au printemps, du nouveau président de la République qui doit succéder à Giorgio Napolitano. Entre-temps, il faudra aussi avoir élu un nouveau gouvernement. Plus facile à dire qu'à faire. Il n'est pas exagéré de parler de casse-tête. Apparemment sans solution.
Mais revenons aux données de base : il y a actuellement trois blocs au Parlement, trois blocs de force équivalente, deux sont populistes, anti-européens et anti-système, le troisième étant le Parti démocrate (PD), héritier du glorieux PC italien. Ce dernier a le handicap - outre qu'il est minoritaire au Sénat – d'un leadership peu enthousiasmant et mobilisateur, qui a enregistré une chute brutale (moins 3,5 millions de voix) de consensus lors de la dernière consultation. Ce qui n'a rien fait pour augmenter son charisme. Ni pour former avec panache un gouvernement crédible ouvert aux forces nouvelles qui ont émergé de cette surprenante élection.

Blocage de Beppe Grillo

Bien sûr, cela n'a pas empêché Pier Luigi Bersani d'avancer sa candidature pour gouverner le pays à la tête d'une équipe de centre gauche, qui accueille certains points essentiels de la plate forme avancée par Beppe Grillo, l'homme qui a aujourd'hui entre ses mains le sort de l'Italie.
Bersani a donc avancé huit points de programme : la relance du travail, l'aide aux municipalités pour mieux affronter le malaise social, le déblocage du remboursement des dettes de l'administration publique envers les entreprises, la diminution du nombre de parlementaires, des lois qui diminuent le coût de la politique, des normes anti-corruption : une loi sur les conflits d'intérêts et la green economy. Il s'agit de mesures de moralisation de la vie publique et de protection sociale envers les démunis, accompagnées de quelques éléments de relance de l'économie. On pourrait y ajouter le vote d'une nouvelle loi électorale qui devrait abolir les rigidités et les injustices de celle en vigueur depuis 2005. Bersani a-t-il des chances de réussir dans son entreprise ? A peu près aucune, vue les blocages a priori de son interlocuteur Beppe Grillo....
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Marcela Iacub, Kerviel du sexe ?

                                                       Marianne


Marcela Iacub, Kerviel du sexe ?

Samedi 2 Mars 2013 à 10:06 |
ÉRIC CONAN - MARIANNE


                                                                            BALTEL/SIPA
                                                                                      BALTEL/SIPA
Si l’on se permet de revenir sur la récente« performance » de Marcella Iacub – comme ditLibération, qui l’a portée en couverture en compagnie du Nouvel Observateur – alors que tout ce qu’il fallait en dire a été dit et bien dit, en particulier par la justice, c’est parce que sa dimension éditoriale et journalistique a occulté sa dimension idéologique, beaucoup moins surprenante. Et pas moins intéressante. Ce n’est en effet pas un hasard total que cette entreprise (au sens économique du terme) ait été conduite par Marcela Iacub et sponsorisée par Le Nouvel Observateur et Libération.

Avec cette opération minutieusement préméditée d’essorage de DSK dont la seule finalité était de « faire de l’argent », comme l’a bien diagnostiqué sa victime, Marcella Iacub s’est en effet investie elle-même en modèle d’une proposition politique qu’elle développe depuis des années : l’extension du néo-libéralisme aux affaires du corps, notamment par la financiarisation du cul. Que cela soit dans ses livres, ses articles ou ses chroniques hebdomadaires dans Libération, cette juriste n’a qu’une obsession : que le droit soit nettoyé pour se conformer au rôle de simple facilitation technique du marché, afin de « faire du sexe une liberté comme celle du commerce » et de le monnayer sous toutes ses formes. ...
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Les maisons de naissance en 5 questions

                                      Le Nouvel Observateur

        Les maisons de naissance en 5 questions

Créé le 01-03-2013 à 16h58 - Mis à jour le 02-03-2013 à 07h59

Alors que les sénateurs s'apprêtent à voter leur expérimentation, le point sur le sujet.

                                              Une maternité en France (Martin Bureau - AFP)
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Les sénateurs ont examiné jeudi 28 février une proposition de loi sur l'expérimentation des maisons de naissance, qui devrait être votée dans les prochaines semaines. Le point sur le sujet.

Les maisons de naissance, qu'est-ce que c'est ?

Ce sont des structures qui permettent aux femmes un accouchement "physiologique", sans hospitalisation et sans médecin.
Leur principe : la même sage femme suit une femme enceinte du début de sa grossesse à la naissance, et réalise l'accouchement. Il n'y a pas de péridurale, puisqu'elle nécessite la présence d'un anesthésiste. Seules sont admises les femmes dont la grossesse est normale, et sans complication particulière. Elles sont implantées à proximité de maternités pour permettre un transfert rapide en cas de complications.
Les premières maisons de naissance sont apparues dans les années 70 aux Etats-Unis, et existent aujourd'hui en Australie, au Québec et dans de nombreux pays européens : Espagne, Italie, Belgique, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Royaume-Uni, ou Suède.

Que prévoit le texte ?

La proposition de loi de la sénatrice Muguette Dini (UDI) prévoit une expérimentation pendant cinq ans sur une dizaine de sites. Ces maisons de naissance devront obligatoirement être attenantes à une maternité avec laquelle elle passeront une convention. ...
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Suisse : sus aux trop riches !

                                                        Marianne


Suisse : sus aux trop riches !

Samedi 2 Mars 2013 à 14:30 | 

ANNE DASTAKIAN - MARIANNE
Une surprenante initiative populaire organisée ce dimanche 3 mars entend s'attaquer aux rémunérations abusives.

Manifestation organisée à Zurich contre les «requins de la finance», le 30 novembre 2012 - Walter Bieri/AP/SIPA
Manifestation organisée à Zurich contre les «requins de la finance», le 30 novembre 2012 - Walter Bieri/AP/SIPA
La révolution viendra-t-elle de Suisse ? Au cours de la dernière décennie, de retentissants scandales liés à des salaires délirants, et plusieurs faillites mémorables, telle celle de Swissair en 2001, ont fait sortir les Suisses de leurs gonds. A tel point qu'à en croire les sondages 57 % des Helvètes, le 3 mars prochain, voteront en faveur de l'initiative populaire contre les rémunérations abusives que Thomas Minder, patron d'une PME du canton de Schaffhouse (dans le nord de la Suisse), a déposée, en 2008, avec plus de 118 000 signatures.   

Pourtant, il y a peu encore, nul n'aurait parié un franc suisse sur les chances de ce texte radical, qui prévoit de fixer dans la Constitution helvétique les dispositions suivantes concernant les sociétés cotées en Bourse : chaque année, les actionnaires devront voter la somme globale des rémunérations du conseil d'administration et de la direction, primes de bienvenue et golden parachutes seront désormais interdits, et enfin les caisses de retraite, en qui l'initiative met tous ses espoirs, devront «voter dans l'intérêt de leurs assurés». Tout cela, sous peine d'une condamnation pouvant aller jusqu'à trois ans de prison et six salaires annuels des contrevenants... 

En guise de contre-feu, un «contre-projet» plus modéré, inspiré par les milieux d'affaires et d'ores et déjà accepté par le Parlement, rentrerait en vigueur au cas où l'initiative ne passerait pas. Mais c'était compter sans l'opiniâtreté de Minder. Ce quinquagénaire, élu depuis 2011 conseiller aux Etats, la Chambre haute de l'Assemblée fédérale suisse, sans étiquette politique mais proche de l'Union démocratique du centre de Christoph Blocher, surfe avec talent sur le mécontentement croissant de ses concitoyens. 

Car, depuis 2008, les salaires des grands patrons helvètes n'ont cessé d'enfler, au point de dépasser, globalement, les plus hauts salaires de notre continent. En 2011, la rémunération moyenne des directeurs généraux des principales sociétés cotées a atteint plus de 8 millions d'euros, contre 6,7 en Grande-Bretagne et 6,66 en Allemagne ! La même année, en Europe, seul le patron de Volkswagen a gagné plus que celui du géant pharmaceutique bâlois Novartis, Daniel Vasella. Lequel aurait touché 287 millions de francs suisses (230 millions d'euros) entre 2002 et 2011, et s'apprêtait à quitter son poste avec 72 millions de francs suisses, au titre de la clause de non-concurrence. Un pactole auquel il a dû renoncer aussitôt après l'avoir lui-même rendu public, face au tollé général... 

Natalie Nougayrède, le terrain à la une du «Monde»

                                                               Marianne

Natalie Nougayrède, le terrain à la une du «Monde»

Vendredi 1 Mars 2013 à 19:09 |

ANNE DASTAKIAN - MARIANNE
Natalie Nougayrède, première femme aux commandes du prestigieux quotidien du soir, a été élue haut la main par ses pairs, avec 79,4% des suffrages, vendredi 1er mars.

La nouvelle directrice du quotidien du soir, Natalie Nougayrède - DR
La nouvelle directrice du quotidien du soir, Natalie Nougayrède - DR
Chevelure auburn flamboyante, mise soignée, l’air un brin timide, la nouvelle directrice du Monde, Natalie Nougayrède, 46 ans, est un mélange très anglo-saxon de rigueur et de distance, mâtiné d’auto-dérision. 
  
N’ayant jamais,  jusque là, exercé de poste de responsabilité, elle faisait, voici quinze jours à peine, figure de candidate inattendue face aux trois autres challengers, tous journalistes au Monde, Alain Faujas, Arnaud Leparmentier, et Frank Nouchi. Reconnue pour son talent et sa rigueur, mais jusque là peu connue de ses collègues, elle est parvenue à les convaincre de sa détermination et du sérieux de son projet. 

Parfaite anglophone, et russophone, cette journaliste entrée au Monde en 1996, a fait ses premières armes sur le terrain de l’ancien monde communiste, dont elle a vécu les derniers jours, encore étudiante en journalisme, lors de la chute du Mur, à Prague, fin 1989. Après un passage au Service étranger de Libération, en 1990, elle décroche son premier poste de correspondante à Prague. Elle y suit les premiers pas de la transition post-communiste, jusqu’à la division de la Tchécoslovaquie en 1993. Elle poursuit sa route à l’Est vers le Caucase, où elle couvre notamment la guerre arméno-azérie du Karabakh, ainsi que les ondes de choc de la guerre civile en Géorgie.  C’est en Ukraine qu’elle commence à collaborer avec leMonde, en tant que pigiste, avant d’intégrer la rédaction en 1996.  

Nommée correspondante permanente à Moscou en 2001, l’année suivant l’accession au Kremlin de Vladimir Poutine,  et jusqu’en 2005, elle se rend à de nombreuses reprises en Tchétchénie, ravagée par un second conflit sanglant avec Moscou. En 2004, elle reçoit le prix Albert-Londres pour sa couverture de la prise d'otages meurtrière dans l'école de Beslan (Caucase). 

A son retour de Moscou, Natalie Nougayrède s’oriente vers la couverture de la diplomatie. En dépit des efforts du ministre des Affaires étrangères de l’époque Bernard Kouchner, pour l’écarter de ce dossier. Car, apparemment rebuté par son intransigeance, et son sens critique, Kouchner commença par refuser sa présence lors d’une interview qu’il accordait au Monde, en 2008. Avant de la faire carrément escorter par la maréchaussée jusqu’à la sortie, lors de la Conférence des Ambassadeurs, organisée chaque année au Quai d’Orsay. Une virulente protestation, signée de la Direction du journal, mit fin à ce ridicule boycott. 

Cinq ans plus tard, Kouchner doit manger son chapeau...

Le débat s’anime sur le maintien ou non du Royaume- Uni dans l’Union Européenne


Le débat s’anime sur le maintien ou non du Royaume-

Uni dans l’Union Européenne

s'informerLors d’une conférence européenne jeudi à Londres sur les moyens de relancer la zone euro et sa place dans l’Europe, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, a lancé un avertissement au Royaume-Uni contre une éventuelle sortie de l’Union Européenne (UE). « Partir est une décision prise volontairement, librement […] légitime, mais elle a un prix ».
Sous la pression de ceux qui, dans son électorat, s’opposent à l’UE, le Premier ministre David Cameron s’était engagé, en janvier, à organiser un référendum sur le maintien de Londres dans l’UE avant la fin 2017, s’il était réélu en 2015. Il veut rapatrier « les affaires sociales et criminelles » de Bruxelles à Londres avant 2017.
« Il ne s’agit pas de tourner le dos à l’Europe », avait-il déclaré à Davos, au lendemain de son annonce de référendum. « Il s’agit de savoir comment parvenir à une Europe plus compétitive, plus ouverte et plus flexible ». Dans la foulée, la chancelière allemande Angela Merkel avait appelé les européens à faire de la compétitivité et du libre-échange la priorité essentielle, louant les propositions de profondes réformes structurelles de l’UE faites par Cameron.
Concernant l’éventualité d’un abandon de l’UE par Londres, Herman Van Rompuy suppose que «  les autres pays n’aiment pas particulièrement cette idée », mais, dit-il « ils ne la craignent pas non plus », ajoutant : « quitter [l’UE] est légalement possible. Mais il ne s’agit pas seulement de partir. Ce serait […] bien plus compliqué et une décision difficilement applicable, sur le plan légal et politique ».

Hugo Chavez traité dans un hôpital militaire de Caracas


Hugo Chavez traité dans un hôpital militaire de Caracas

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Le vice-président Nicolas Maduro, à droite, des dizaines de ministres et l'une des filles du président Chavez, Maria Gabriela, ont assisté ensemble vendredi à une messe "pour la santé du président vénézuélien"

Nicolas Maduro, le vice-président vénézuélien se veut rassurant sur l'état d'Hugo Chavez. Le président Chavez subit une chimiothérapie pour son cancer"Ses forces lui permettent à l'heure actuelle d'affronter les traitements qu'il subit et il a bon moral, pour se battre et recevoir des traitements"a déclaré M. Maduro, dauphin désigné par M. Chavez, précisant que le président, soigné à l'hôpital militaire de Caracas, commençait une chimiothérapie.

Le vice-président, des dizaines de ministres et l'une des filles du président Chavez, Maria Gabriela, ont assisté ensemble vendredi à une messe "pour la santé du président vénézuélien" à l'occasion de l'inauguration d'une "chapelle de l'espérance", installée près de l'entrée de l'hôpital militaire de Caracas.
Le leader vénézuélien et ses médecins cubains ont décidé de démarrer une chimiothérapie et une radiothérapie après une amélioration de son état de santé en janvier, a indiqué le vice-président. Le président a subi une trachéotomie et une intubation pour l'aider à respirer après une infection respiratoire consécutive à son opération.
M. Maduro a rappelé que M. Chavez avait décidé de revenir au Venezuela en février, indiquant à ses collaborateurs : "Je vais entrer dans une nouvelle phase avec des traitements complémentaires, plus intensifs et très difficiles, et je veux être à Caracas, donc faites tout ce qui doit être fait pour mon retour dans de bonnes conditions à Caracas".
Le président vénézuélien, âgé de 58 ans, est rentré de Cuba le 18 février, aprèsavoir passé 70 jours à La Havane où il a été opéré le 11 décembre. M. Maduro a expliqué que M. Chavez avait affronté les trois précédentes opérations "avec la certitude qu'il s'en sortirait", mais que pour la dernière, il savait qu'"il y avait une possibilité qu'il n'en réchappe pas".
M. Maduro et d'autres hauts responsables vénézuéliens avaient démenti les rumeurs indiquant que M. Chavez était mort, ou mourant. M. Maduro a demandé que cessent ces rumeurs sur la santé du président Hugo Chavez, "patient le plus harcelé de l'histoire" du Venezuela. Il a aussi accusé les médias internationaux de se livrer à "une campagne pour déstabiliser le pays en mentant sur Chavez".

Natalie Nougayrède, de grand reporter à directrice du "Monde"


Natalie Nougayrède, de grand reporter à directrice du "Monde"

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 

                            Natalie Nougayrède a été approuvée par la Société des rédacteurs du "Monde" pour diriger "Le Monde".

L'assemblée générale de la Société des rédacteurs du Monde (SRM), qui s'est tenue vendredi 1er mars, a validé la nomination de Natalie Nougayrède au poste de directrice du Monde par 79,98 % des parts présentes ou représentées. Pour être validée, cette nomination devait obtenir au moins 60 % des parts.

Ce choix doit maintenant être confirmé par le conseil de surveillance du groupe Le Monde, qui se tiendra mercredi 6 mars. Natalie Nougayrède avait été choisie par les trois actionnaires principaux du Monde, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse etXavier Niel le 13 février, sous réserve du vote de la SRM.
Natalie Nougayrède devient le neuvième directeur du Monde et la première femme à ce poste. Née le 29 mai 1966 à Dijon (Côte d'or), elle a l'occasion de séjourner en Angleterre et au Canada pendant sa jeunesse, la famille suivant son père qui est ingénieur dans un grand groupe minier. Elle apprend l'anglais à l'âge de quatre ans à Londres et accomplit une partie de sa scolarité dans des établissements bilingues. Elle commence l'apprentissage du russe au Canada.
"JOURNALISTE POUR VOYAGER"
Natalie Nougayrède songe d'abord à s'orienter vers la médecine. Elle passe un bac scientifique et fréquente quelques mois la faculté de médecine de Strasbourg, sa famille résidant à Mulhouse. "J'étais attirée par l'aventure de Médecins sans frontières, mais j'ai vite déchanté. Finalement, je n'ai retenu que le 'sans frontières' et j'ai décidé d'être journaliste pour voyager.....
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Jurés populaires en correctionnelle : un marqueur du sarkozysme


Jurés populaires en correctionnelle : un marqueur du sarkozysme

Le Monde.fr  • Mis à jour le 

                                    Nicolas Sarkozy le 5 juillet 2007.

Dans un rapport remis jeudi 28 février à la garde des sceaux Christiane Taubira, deux magistrats ont dressé un bilan très critique de l'expérimentation des jurés populaires en correctionnelle, jugeant que ce dispositif "extrêmement lourd" et"coûteux" n'était "pas adapté" pour rapprocher les citoyens de la justice. Cette expérimentation, dont l'extension avait été gelée par la garde des sceaux lors de son arrivée place Vendôme en juin, avait été lancée en janvier 2012 dans le ressort des cours d'appel de Dijon et de Toulouse. Sa mise en place avait résulté d'une demande récurrente de Nicolas Sarkozy....

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Face à la crise, vite de la pédagogie !

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Face à la crise, vite de la pédagogie !

Photo AFP/Thibault Camus
De nouveau le doute, mais un cran au-dessus. En novembre, les Français se demandaient si François Hollande avait bien pris la mesure de la crise. Aujourd’hui, ils s’interrogent sur sa capacité à les en faire sortir.
Le spleen a saisi les socialistes eux-mêmes, qui commencent à dire stop. "Stop aux hausses d’impôts ! Stop à la baisse des dépenses publiques !", renchérissent certains, de moins en moins enclins à assumer la cure de remise en ordre des finances publiques que leur candidat avait pourtant annoncée pendant la campagne.
Ils n'en contestent pas le principe comme en 1983. Simplement, ils doutent de ses effets, car ils voient la croissance ralentir et le chômage augmenter. Ils ont peur que le malade meure guéri avec un peu moins de déficit, mais beaucoup trop de chômeurs.
Il ne savent pas quoi raconter à leurs électeurs, tétanisés par l’exemple de l’Italie, ce voisin bien-aimé, mais devenu ingouvernable sous l’effet d’une puissante vague populiste qui a saisi le pays en pleine cure de rigueur.
Et si c’était cela qui guettait la France ? Avec jubilation, Jean-Luc Mélenchon enfonce le clou . Le co-président du Front de gauche décrit « une société européenne qui se cabre contre les politiques d'austérité » en dénonçant « l’autisme de la caste politico-médiatique ».
Comme à chaque moment de crise, le président de la République est mis à l’épreuve. On guette sa parole, on attend son oracle, mais sortir du brouillard ne sera pas si facile, car il manque depuis le début du quinquennat un diagnostic partagé à partir duquel bâtir un horizon.
La faiblesse de la campagne présidentielle, qui s’est essentiellement jouée sur le rejet d’un homme, n’explique pas tout. Depuis la crise de 2008, il y a comme une incapacité des économistes et des politiques à décrire le monde tel qu’il est et à tracer un chemin d’avenir.
On se réfère au passé : « la croissance reviendra, c’est une affaire de cycles », dit François Hollande. On minimise les effets de la mondialisation, la dynamique asiatique qui fait pendant au déclin européen. On met sur le dos de l’Europe et de ses manquements tous les maux, y compris ceux qui ne relèvent pas d’elle.
Du coup, tout semble sous contrainte, tout paraît bouché. Au lieu de rassurer, le politique semble perdre chaque jour en puissance. Dans ce contexte, le plus dangereux n’est pas la crise, mais les confusions qu’elle fait naître.
Il manque une pédagogie élémentaire. Et quand certains osent, comme Michel Rocard, dire qu’en réalité il n’y a pas une crise, mais plusieurs – financière, économique , sociale, écologique – qui appellent des changements radicaux de production et de mode de vie, on préfère se boucher les oreilles. Trop révolutionnaire !