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mercredi 18 février 2026

Libération - Libé - À la une : Après la mort de Quentin Deranque, le RN et LR en opération récupération - Jeudi 19 février 2026

 

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Le 19 février 2026

LE RÉCAP

Mort de Quentin Deranque : fin prévue des gardes à vue. Les gardes à vue se terminent ce jeudi pour les onze personnes interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Ces huit hommes et trois femmes, arrêtés mardi soir et mercredi matin, devraient commencer à être présentés à un juge à Lyon en fin de journée pour leur éventuelle mise en examen. Sept sont soupçonnés d’avoir joué un rôle direct dans les violences.

Vent, vagues, avalanches et crues : la tempête Pedro frappe la France. Quatre départements sont toujours en vigilance rouge pour crues, ce jeudi, selon le dernier bulletin de Météo France, les mêmes depuis le début de la semaine. Alors que la tempête Pedro frappe la France, 21 autres départements sont également en vigilance orange pour des risques de crues, de vent violent, de vagues-submersions ou encore d’avalanches.

Procès de Meta et Google : Mark Zuckerberg auditionné. Le créateur de Facebook a été auditionné mercredi dans le cadre du procès intenté contre Instagram et YouTube, accusés par des milliers de familles américaines d’avoir sciemment conçu ces plateformes pour les rendre addictives pour les internautes dès l’enfance. 

Première réunion du «Conseil de paix» de Donald Trump. Créé pour aider à la reconstruction de Gaza, puis doté d’une mission plus large de résolution des conflits, le «Conseil de paix» du président américain tient ce jeudi à Washington sa première réunion. 47 pays discuteront de la reconstruction et la stabilisation du territoire palestinien, mission première de cet organisme entièrement à la main de Donald Trump.

 
 

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Cette newsletter a été préparée par Amandine Hervagault. 

 

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Bonjour, nous sommes le 19 février et c'est le bon jour pour ne pas prendre la grosse tête.

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Pas Laurent Ruquier. Photo Stéphane Lagoutte. Myop. Libération (2025)

FAIT MAISON Pourquoi Faure a caviardé son texte sur la mort de Quentin Deranque

AU COMPTOIR Les verts ne savent pas quoi faire avec LFI, Braun-Pivet part en guerre contre les noms d'usage à l'Assemblée, et ce député ciottiste surfe sur l'actualité pour récupérer des mails

VOST Bardella réécrit l'histoire sur les violences de la Cocarde étudiante

LE CHIFFRE 200

VU DE Eure-et-Loir : le RN en mode «no border»

L'OEIL DE LIBÉ Ça bascule à l'excès à Champigny

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Lecornu au dîner du Crif

L'ADDITION Jouons avec Estrosi

LA GAUCHE CAVIARDE • Hier, dans un long billet de blog intitulé De la violence en politique, Olivier Faure a réagi à la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque et pris ses distances avec la Jeune Garde, dont plusieurs anciens membres ont été interpellés, et ses liens avec LFI et notamment son député Raphaël Arnault. «Aucun parti ne peut accepter le compagnonnage, même lointain, de ce type d'organisation, qu'elle s'appelle la Jeune Garde, Génération identitaire ou l'Action française», écrivait-il dans un premier temps en citant tout autant le groupement antifasciste que des mouvements radicaux d'extrême droite. Il ajoutait ensuite : «Aucun parti ne peut encourager ces organisations, publiquement ou mezzo voce, à devenir des milices pour se défendre de ses adversaires politiques. La récupération du meurtre de Quentin Deranque par l’extrême droite n’en est que plus indécente, tant elle participe de cette violence.» La référence aux mouvements d'extrême droite dans la foulée de la Jeune Garde a, sans surprise, mis hors d'eux les insoumis, avec qui les relations sont glaciales et qui ont dénoncé, à l'instar de Manuel Bompard, «une faute politique d'une exceptionnelle gravité». Le Premier secrétaire du PS a finalement modifié ce passage. «J’ai enlevé l’énumération car elle donnait l’impression d’une mise à égalité alors que l’ensemble du texte et de notre discours depuis le début fait la différence entre l’idéologie d’extrême droite qui est mortifère en elle-même et les méthodes qu’emploie l’extrême gauche que nous dénonçons», explique Faure à Chez Pol. Il assume toutefois le fond du reste de ses écrits : «Mais je ne rougis pas de mes mots et je les réitère.» Et le boss des roses de remettre une petite cartouche à LFI : «En refusant d’apaiser le débat public, encore ce matin, Manuel Bompard sur France Info ainsi que Jean-Luc Mélenchon la veille, justifient le recours à l’action physique dans le fantasme d’un affrontement final avec l’extrême droite.» «Ce ne peut pas et ce ne doit être notre vision de la politique en démocratie. Leur refus d’un examen de conscience lave l’extrême droite de ses turpitudes et produit l’effet inverse de celui recherché», conclut le député de Seine-et-Marne. S.T.

Olivier Faure. Photo Telmo Pinto. NurPhoto via AFP (2026)

CLIMAT TEMPÉRÉ • La mort de Deranque a relancé l'épineux débat, pour le PS et les écolos notamment, des relations avec LFI. Pour le patron des roses, comme on vient de le voir. Mais pas seulement. «La multiplication des réactions et des règlements de compte politiques en tentant d’instrumentaliser ce drame nous fait honte», écrit aussi Marine Tondelier dans un communiqué, tout en prévenant de façon évasive que «Les Écologistes en tireraient toutes les conséquences» si les accusations portées contre des membres ou ex-membres de la Jeune Garde étaient confirmées. Et sans mentionner LFI, qui fait bloc autour d'Arnault et dénonce l'instrumentalisation du drame contre eux.

Marine Tondelier. Photo Bertrand Guay. AFP 2025)

LIGNE COUPÉE • Le sénateur vert du Rhône Thomas Dossus ne prend pas toutes ces pincettes, demandant sur Public Sénat à son parti de prendre ses distances avec les insoumis. Pour lui, Arnault doit quitter l'Assemblée : «Quand on est condamné pour violences, on doit évidemment se mettre en retrait et quitter ses fonctions de parlementaire.» Et d'insister : «Tant que cette clarification vis-à-vis de la violence politique n’est pas venue, non, nous ne pouvons plus discuter avec LFI.» Mais, dans le même temps, Dossus estime quand même que le gouvernement est allé «vite en besogne» et que «ce drame sert de prétexte pour accélérer une diabolisation de LFI».

QUI EST QUI ? • Sur LCP, le sénateur Horizons Claude Malhuret a jugé «inacceptable» que «des collaborateurs» soient «engagés en dehors de toute forme réglementaire et par des mensonges sur leur état civil», après l’interpellation d’un assistant parlementaire insoumis embauché sous un nom d’usage. Problème, aucun «mensonge» ici. Yaël Braun-Pivet le reconnaît elle-même : «Le contrat de travail de M. Robin C. a été établi avec son député-employeur sous son vrai nom», permettant que «les vérifications de sécurité» habituelles soient faites. Il est tout à fait autorisé par la loi d’utiliser un nom d’usage, tant qu’il ne masque pas l’identité légale, ce qui le différencie d’un pseudonyme qui n’a pas de valeur juridique. C’est ce qu’a fait le fondateur de la Jeune Garde dont le nom de naissance est Raphaël Archenault. Mais aussi Marine Le Pen, née Marion Anne Le Pen. Cela n'empêche pas Braun-Pivet de demander à «ce que soit mis fin immédiatement à de telles pratiques» et que les services de l’institution «examinent [...] les contrats de l’ensemble des collaborateurs» afin de débusquer ceux qui n’utilisent pas leur nom de naissance. Ça fait du taf. 

Yaël Braun-Pivet. Photo Mustafa Yalcin / Anadolu via AFP (2026)

AH ÇA IRA ÇA IRA• Le sujet de la primaire enquiquine autant à droite qu'à gauche. Qu'en sera-t-il in fine des deux côtés ? Personne ne le sait mais François Ruffin n'en a cure. Le député se prépare à une primaire de la gauche, annoncée pour octobre, et revendique plus de 100 000 signatures de soutien. L'ex-compagnon de route des insoumis ne voit de toute façon pas d'autre manière de départager les ambitieux qu'une telle compétition. «Je ne vais pas me ranger derrière Boris Vallaud ou Clémentine Autain. Et eux non plus. La primaire est un outil. Je fais tout pour qu’elle ait lieu», insiste-t-il auprès du Nouvel Obs, laissant aussi planer la menace d'une candidature «quoiqu'il arrive» en cas d'échec du processus. «Je me mets en situation d’être candidat, dans tous les cas de figure», poursuit-il, ajoutant, façon Alain Delon : «Je veux prévenir. Ruffin, il ira.»

LE COUP D'ÉCLAT PERMANENT • Le député ciottiste Alexandre Allegret-Pilot a vu son signalement contre le youtubeur cinéma Regelegorila rejeté sans ménagement. L'élu UDR, fan de coups d'éclat et d'appels au cyberharcèlement, avait vu rouge. L'influenceur avait posté une photo extraite du film de Quentin Tarantino Inglourious Basterds où l'actrice Mélanie Laurent s'apprête à affronter des nazis dans un cinéma. Regelegorila commentait à sa manière la mainmise annoncée du groupe Bolloré sur les cinémas UGC. Cela n'a pas été du goût d'Allegret-Pilot qui, soit n'a pas compris le message du film de Tarantino (alors que c'est plutôt simple : les nazis sont les méchants) soit veut faire feu de tout bois pour exister. Le procureur a toutefois estimé que la provocation à la haine n'était pas ici caractérisée. Le député voit dans cette décision un parallèle avec la mort de Deranque. «Il n’y a pas de coïncidences, écrit-il sur X. Il n’y a non plus aucun doute que les explications des meurtriers s’inscriront dans cette stratégie de la nazification/fascisation qu’utilise la gauche pour justifier sa violence et sa haine intrinsèques. Le privilège rouge.» Et le député d'appeler à l'interdiction des antifas en relayant une pétition qu'il a lui-même lancée sur Google - alors qu'il existe des plateformes sécurisées pour le faire - et qui lui permettra de récupérer à moindre frais des adresses mails.

ET SINON ••• Macron a de nouveau esquissé un mini mea culpa. Interrogé par le média Brut India hier, en marge d’une visite officielle à New Delhi, le Président a concédé quelques faiblesses, sans jamais évoquer pour autant la dissolution de 2024 et sans dire lesquelles : «À chaque fois que j’ai eu trop confiance en moi, j’ai fait de grosses erreurs.» Et, du coup, il en tire quelle conséquence ?

Jordan Bardella. Photo Thomas Samson. AFP (2026)

Plus c'est gros et plus ça passe 

Par Sy. C.

Nous voici donc entrés dans un univers médiatico-politique où l'extrême droite est érigé en parti de la vertu. «J’appelle à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler LFI», a lâché Jordan Bardella hier au cours de son opération récupération de la mort de Deranque. Et, pour parfaire ce tableau, le président du RN a refait l'histoire et nie les violences de son propre camp, notamment en ce qui concerne la Cocarde étudiante, un syndicat connu pour ses exactions mais qui, dans la bouche du président du RN, devient un simple organisme ayant des élus dans les universités. «Nous sommes un pays de liberté, les opinions politiques doivent pouvoir s'exprimer librement, a-t-il sobrement déclaré. Mais la ligne rouge, c'est la violence physique et l'atteinte à l'intégrité physique. Je ne crois pas que la Cocarde réponde à ces critères.»

La faculté de Bardella à (mal) mentir au sujet des violences de son camp est remarquable. Depuis sa création en 2015, le syndicat a été l'acteur de nombreuses violences. Notamment en 2018, contre les étudiants de gauche qui, pour protester contre Parcoursup, bloquent la Sorbonne. Le 10 mai, une dizaine de militants, dont des membres de la Cocarde, viennent en découdre et frappent les contestataires. «Un étudiant au moins va terminer à l’hôpital victime de plusieurs fractures au visage», relaye Street Press. Après l'action, les nervis posent tout sourire avec une banderole retournée. Au milieu, on aperçoit Pierre-Romain Thionnet, alors boss de la Cocarde. Le même Thionnet qui, en octobre 2019, participe à une attaque violente contre un groupe d’étudiants de gauche à Nanterre. Il est alors assistant parlementaire de… Bardella au Parlement européen. Comme le monde est petit.


Multiples agressions

En novembre 2021, en plein Paris, le groupuscule Némésis vient perturber une manifestation contre les violences faites aux femmes en déployant une banderole reprenant un slogan du RN : «On est chez nous.» Alors que la foule proteste, «des nervis d’extrême droite, barres de fer à la main, surgissent alors et provoquent une bataille rangée», raconte le Nouvel Obs. On note dans les rangs des violents au moins trois membres de la Cocarde dont un «qui, ceinture à la main, agresse les manifestants».

L'an passé, en marge de son 10e anniversaire, le syndicat a été au cœur de violences. Idem le 30 janvier dernier, il n'y a même pas trois semaines : une vingtaine de membres de la Cocarde ont agressé des étudiants de l’université de Nanterre, avant d’être repoussés. Certains font état de gazage, d'insultes racistes et transphobes, de coups et de poings américains. Auprès de Street Press, le syndicat parle, lui, d'une «réécriture des faits» et invoque la légitime défense.

Et que dire de Sinisha Milinov ? Ancien responsable de la Cocarde Lyon, il a été condamné en février 2024 à 16 mois de prison, dont 6 ferme, pour des violences en réunion à caractère raciste sur trois personnes. Cela commence à faire beaucoup pour un syndicat que Bardella présente comme non-violent. Dans la série Star Wars - Andor, le sénateur Dasi Oran a cette remarque au sujet des troupes impériales et de leurs relais médiatiques, qui font des rebelles des terroristes en puissance : «Ils n'ont aucune honte, n'est-ce pas ? Ils ne prennent même plus la peine de mentir grossièrement. C'est sans doute l'humiliation suprême.» On y est.

C'est, en millions d'euros, le coût de l'organisation des municipales, selon l'ex-député PS de l'Aisne et fondateur de l'Observatoire de l'éthique publique René Dosière, rapporte Challenges. Une somme «essentiellement» supportée par l'État, ajoute l'hebdo. Le scrutin municipal à Paris, après la modification du mode de scrutin, est quant à lui estimé par la mairie, selon le Nouvel Obs, à 8,5 millions d'euros. Contre 3 millions pour le mode de scrutin précédemment en vigueur. Cette forte augmentation est dû au fait qu'il y a désormais un double vote, entre les conseillers d'arrondissement et les conseillers de Paris. «Ce qui impose un doublement du matériel électoral mais aussi des effectifs», note le Nouvel Obs qui souligne que «11 000 personnes seront mobilisées» dans la capitale.

Eure-et-Loir : le RN en mode «no border»

La mairie de Nogent-le-Rotrou. Photo Bertrand Gardel. Hemis via AFP (2023)

Par S.T.

Le RN n'a pas que des candidats aux municipales épinglés pour racisme, homophobie ou antisémitisme. Le parti d'extrême droite a aussi des candidats radiés des listes électorales car ils n'habitent pas là où ils prétendent devenir édile. C'est le cas à Vernon, chez Sébastien Lecornu, où Franck Pralong est soupçonné d'avoir falsifié une attestation d'hébergement pour se porter candidat ; à Aniche dans le Nord où Maxence Lemoine n'a pas été capable de justifier un domicile dans la ville ; ou encore à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), où le maire a saisi le procureur contre le lepéniste Olivier Dubois, déjà radié des listes électorales. Une radiation contre laquelle il a fait un recours mais qui pourrait être confirmée aujourd'hui lors de la réunion d'une commission électorale. «Elle va avoir du mal à ne pas constater le caractère baroque de ses explications», assure auprès de Chez Pol, le député Liot Harold Huwart, tête de liste de la majorité sortante à Nogent-le-Rotrou. «On a une épidémie de parachutes et de comportements frauduleux», dénonce-t-il encore, s'interrogeant face à la multiplication de ces cas au sein du parti d'extrême droite.

Dubois est, en plus, un spécialiste du tourisme électoral. En 2024, il était candidat RN aux législatives à Dreux, en Eure-et-Loir, et promettait alors de s'y installer. «Je cherche une maison»disait-il, avant d'être battu au 2d tour par feu Olivier Marleix. Moins de deux ans plus tard, il jure être installé à Nogent-le-Rotrou mais est accusé par le maire (Parti radical) de la ville, Jérémie Crabbe, de «déclarations frauduleuses» et d'avoir falsifié des documents pour justifier d'une domiciliation locale. «Il disait qu'il était à Paris et qu'il cherchait un pied-à-terre à Chartres, puis il voulait être candidat à Dreux et maintenant il débarque à Nogent et assure qu'il s'installe dans le Perche», résume Huwart alors que pour être candidat à l'Hôtel de ville, il faut être électeur dans la commune et y résider depuis au moins six mois. Mais, comme le rapporte France 3, Dubois «réside toujours à Paris» bien qu'il explique loger à Nogent dans «un appartement de 44m²» qui semble sous-dimensionné pour lui et ses quatre enfants, dont un mineur qui n'est pas scolarisé dans la ville. Contacté par France 3, Dubois n'a pas répondu aux sollicitations.

Par ailleurs, Huwart accuse le lepéniste de mentir sur son passé de militaire. Dans sa déclaration de candidature dans l'hebdo local l'Action républicaine, Dubois explique avoir été formé à l'académie Saint-Cyr Coëtquidan et assure : «J'ai été officier parachutiste, j'ai consacré une petite partie de ma vie à défendre la Nation.» «Il n'a jamais été formé à Saint-Cyr et n'a jamais été militaire d'active», nous dit-on, soulignant qu'il est seulement officier de réserve, comme le prouve un décret du 11 septembre 1995«C'est un parachutiste parachuté», moque Huwart qui trouve «baroque» de mentir à ce sujet quand on prétend diriger «une ville de garnison».

Texte et photo Stéphane Lagoutte. MYOP. Libération

Champigny-sur-Marne, samedi dernier sur une distribution de tracts au marché du Bois-l’Abbé. Je me prends un vent par des militants. En général, quand on fait des photos sur une distribution de tracts, nous sommes bien accueillis. La difficulté se situe plutôt du côté des passants qui ne souhaitent pas forcément apparaître à l’image. Mais les militants sont des êtres convaincus qui défendent leur candidat, et cela se montre. Sauf que cette fois, celui qui semble être le boss des militants du maire sortant, le divers droite Laurent Jeanne, ne voulait pas que je les photographie. C'est une première pour moi. Il dit qu'il n'accepte rien sans l'accord du maire. Je lui rétorque que j'ai le droit de faire des images et que c’est dommage pour eux s’ils n’y sont pas. Rien n’y fait. Il tente de joindre le maire, sans succès. En attendant Julien Léger, le candidat PCF, est là, dynamique, bien décidé à récupérer la mairie. Et puis d’un coup, tout bascule à l'excès. Le maire a donné son accord. Les militants se dépêchent de sortir le kakémono qu’ils comptaient laisser dans le coffre de la voiture. On dirait une petite armée de fourmis ouvrières. Je fais quelques images de l’installation. Soudain, une dame à caddie s’arrête à côté d’eux et les enjoint de s’aligner pour poser. Ils obtempèrent avec bonhommie et se mettent en rang d’oignons. Je fais l’image en prenant soin d’intégrer la dame en question qui continue de les diriger. Cela devient une scène. 

• Inde, toute la journée Des chefs d'État et de gouvernement et les plus grands patrons de la tech échangent sur les opportunités et les risques liés au «boom» de l'IA, lors d'un sommet mondial réuni à New Delhi. Macron, arrivé lundi en Inde, doit rejoindre sur scène Modi, avec une vingtaine de dirigeants de pays de la planète, dont le président brésilien Lula. 

• Paris, 20h 40e dîner annuel du Crif. Comme chaque année, de nombreux politiques y sont attendus, dont Lecornu qui doit prononcer un discours.

• Et aussi Après avoir fini d'examiner le texte sur les soins palliatifs, les députés se lancent dans la nouvelle lecture du texte sur la fin de vie ; le Conseil constitutionnel rend sa décision sur le Budget 2026 ; Retailleau se déplace en Seine-et-Marne pour parler de ses propositions économiques alors que le groupe de travail de LR sur la primaire se réunit une dernière fois ; et BFMTV organise à 21h un débat entre les principaux candidats (Payan, Allisio, Delogu et Vassal) aux municipales à Marseille.

On termine avec notre jeu du jour. Quel est le secret de Christian Estrosi pour être en aussi bonne santé ?

• Il médite 30 minutes par jour
• Il s’astreint au jeune intermittent
• Il prend un bain moussant chaque matin
• Il pratique la cryothérapie une fois par semaine
• Il privilégie les poissons gras pour son alimentation
• Il ne prend jamais l’ascenseur et monte par les escaliers


Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 

Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Le maire de Marseille Benoît Payan propose bien de créer le plus grand boulodrome couvert du monde. Et non le plus grand club de supporters de foot de la planète.

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

 

Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain ChazotRobin d'Angelo et Sébastien Tronche

Avec la participation de Stéphane Lagoutte






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