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vendredi 1 mars 2013

Quand Stéphane Hessel faisait polémique

                                   Le Nouvel Observateur

Quand Stéphane Hessel faisait polémique

Créé le 27-02-2013 à 15h15 - Mis à jour le 28-02-2013 à 09h32

Anti-Sarko, propalestinien... Le succès phénoménal d'«Indignez-vous !» n'a pas valu que des compliments à Stéphane Hessel, qui vient de mourir à l'âge de 95 ans. Début 2011, «l'Obs» avait fait le point sur ces polémiques bien françaises. 

Stéphane Hessel à paris, le 8 février 2011. (AFP PHOTO JOEL SAGET)
                                                     Stéphane Hessel à paris, le 8 février 2011. (AFP PHOTO JOEL SAGET)
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Un an et demi avant l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy ne connaît pas encore le nom du principal candidat de gauche qu'il devra affronter. Mais il se retrouve d'ores et déjà aux prises avec une bien embarrassante statue du commandeur.
Stéphane Hessel, 93 ans, un adversaire qui n'a ni pouvoir circonscrit ni parti défini, seulement la force mouvante que procurent des millions de lecteurs, l'aura insurpassable que confère la Résistance de la première heure dans un pays qui ne s'est jamais remis d'avoir vu une large partie de son élite collaborer, et la détermination entêtée à défendre le «socle des conquêtes sociales» issues de la Libération. Le fameux «modèle français», déjà très entamé depuis vingt ans, que le président élu en 2007 sur le mot d'ordre de la «rupture» s'était fait fort de liquider avant d'en être temporairement dissuadé par la violence du krach financier mondial.
Loin d'être retombée, la fièvre Hessel ne cesse de gagner du terrain. Le 22 janvier, c'est une véritable foule qui a applaudi debout le dialogue de Jean Daniel et Stéphane Hessel, lors desportes ouvertes du «Nouvel Observateur», à Paris, au collège des Bernardins. Le 7 février encore, des milliers de personnes se pressaient, à l'appel de Mediapart, pour entendre l'auteur d'«Indignez-vous!» au Théâtre de la Colline, tandis que d'autres sites pilonnent sans relâche le «vieil homme indigne», coupable d'avoir redonné espoir à la gauche.
On nous l'avait assuré pourtant, l'indignation à 3 euros ne survivrait pas au business de la fin d'année. Le «père Noël des bonnes consciences » allait finir comme un vieux sapin abandonné «avec boules et guirlandes sur un bout de trottoir», ainsi que se gaussait un chroniqueur de «Libération» qu'on avait connu moins à l'unisson des fortes pensées d'un Eric Zemmour matraquant «papi Hessel» sur les ondes de RTL. On s'interdirait pourtant tout à fait de penser le «phénomène Hessel» en y voyant un coup marketing. Rien de moins prédictible que ce succès, rien de plus explicable cependant tant le propos d'«Indignez-vous!» plonge loin, très loin dans les mythologies françaises....
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«Le Panthéon, ça ne va pas avec la modestie de Hessel»

                                     Le Nouvel Observateur

«Le Panthéon, ça ne va pas avec la modestie de Hessel»

Créé le 28-02-2013 à 15h16 - Mis à jour à 17h04

Manfred Flügge était l'ami et le biographe de Stéphane Hessel. On lui a posé quelques questions sur l'auteur d'«Indignez-vous». 

Manfred Flügge et Stéphane Hessel à Paris, le novembre 2011, pendant la préparation du livre. (©Nathalie Huet)
                  Manfred Flügge et Stéphane Hessel à Paris, le novembre 2011, pendant la préparation du livre. (©Nathalie Huet)
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Manfred Flügge, biographe de Stéphane Hessel, l'avoue: «Si j’étais insolent, je dirais que je l’ai inventé...». Il faut dire que depuis 1985, cet écrivain berlinois a accompagné l'auteur d'«Indignez-vous !», et suivi l’évolution du résistant devenu diplomate avant d’écrire sa première biographie, «Portrait d’un rebelle heureux» (Autrement), parue en octobre 2012 en France. Au lendemain de la mort d'Hessel, il a accepté de revenir sur l'étonnant parcours de cet humaniste parfois controversé, féru de poésie, et devenu à plus de 90 ans une star planétaire.
BibliObs Depuis la parution de «Indignez-vous!» en 2010, Stéphane Hessel occupait une place centrale dans le monde médiatique. A l’occasion de sa mort, les articles sur sa vie, son œuvre, se multiplient – «Libération» lui a même consacré un dossier de 32 pages. Cette couverture médiatique vous semble-t-elle disproportionnée?
Manfred Flügge Oui, c’est excessif. Mais lui-même le disait: il ne s’attendait pas à un tel succès, à ce qu’il devienne un phénomène international. «Indignez-vous!» n’a pas eu autant de succès en Allemagne qu’en France, mais s’est quand même vendu à un million d’exemplaires – de même en Espagne, en Italie, et dans une moindre mesure en Amérique. Je pense que ce succès a révélé quelque chose sur la société française de 2010, qui vivait une période de creux politique – comme quand Coluche s’est porté candidat à l’élection présidentielle. Il y avait une attente des français, une attente politique et spirituelle en même temps. La gauche était meurtrie, Stéphane Hessel est venu occuper ce terrain vide. En un sens, il a contribué à la victoire de François Hollande.
De la résistance à Hollande, de 1941 à 2012, son parcours a été hors du commun.
Il a eu un parcours inouï – si vous aviez écrit un scénario comme ça pour le cinéma, on vous l’aurait refusé. Il a toujours été moralement en avance sur son temps. C’était un petit Berlinois devenu un petit Parisien – et 100% Parisien – mais en même temps un citoyen du monde, réunissant l’humanisme et le combat.
On dit qu’Hessel a été résistant, mais il a véritablement été dans les services secrets des gaullistes. Il était responsable des missions des autres, il accomplissait ses propres missions. D’ailleurs, il utilisait la poésie pour coder ses messages. Quand il a été envoyé en mission à Paris, en 1944, il a désobéi aux ordres: il a refusé de revenir à Londres une fois sa mission accomplie. Il ne m’a jamais donné de raison à ce geste, mais comme le débarquement avait déjà eu lieu, je suppose qu’il voulait assister à la libération de Paris.
C’est alors qu’il a été pris par les nazis, qui avaient des méthodes de dépistage des radios. Il a été arrêté à Montparnasse, puis déporté à Buchenwald avec 37 officiers, principalement des Anglais. Seuls trois ont survécu. C’est un miracle qui lui a permis d’en réchapper: le jour de son 27ème anniversaire, le 20 octobre 1944, il été déclaré officiellement mort et a pu se cacher jusqu’à la Libération. Ce n’était pas la première fois qu’un miracle avait lieu le jour de son anniversaire: le jour de ses 8 ans, un 20 octobre aussi, il s’est fait écraser par une voiture. Il en est sorti sans une égratignure. Enfin, «Indignez-vous!» est paru le jour de son anniversaire.
Sa vie ne se résume pas à la résistance ou à l‘indignation: il y avait aussi la poésie. Son goût pour les vers lui venait de ses parents. Enfant, il lisait de la poésie allemande, française, anglaise. Il passait des soirées entières à déclamer du Shakespeare, du Rilke... Dans ses dernières années, il finissait chaque interview en déclamant un poème, même si personne ne le lui demandait. Il n’a pas écrit une seule ligne de poésie mais il avait plus de poésie en lui que quiconque. Il comprenait la poésie intérieurement, sensuellement –  pour lui, elle se dégustait....
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Amnistie dans les conflits sociaux : le Medef voit rouge

                                                Challenges

Amnistie dans les conflits sociaux : le Medef

 voit rouge

Créé le 01-03-2013 à 09h13 - Mis à jour à 12h47

Une proposition de loi des communistes, adoptée par le Sénat, amnistie les faits 

commis lors de mouvements sociaux entre janvier 2007 et février 2013.

le Medef s'étonne au sujet de la loi d'amnistie (C) Sipa
                                                                le Medef s'étonne au sujet de la loi d'amnistie (C) Sipa

Le Medef a indiqué vendredi 1er mars qu'il était "médusé" par le vote au Sénat d'une proposition
 de loi (PPL) du groupe communiste (CRC) sur l'amnistie des délits et sanctions pour des faits
 commis lors de mouvements sociaux.
Au moment où les plans sociaux se multiplient et le chômage poursuit sa hausse, le Sénat a
 donc adopté mercredi 27 février cette proposition de loi qui concerne les faits commis lors
 de mouvements sociaux entre janvier 2007 et février 2013.
Les entrepreneurs sont "médusés" par ce vote, a déclaré ce vendredi la présidente de
l'organisation patronale Medef, Laurence Parisot. "Les chefs d'entreprises qui découvrent
 ce sujet (...) sont médusés", a-t-elle déclaré sur Europe 1.
"C'est stupéfiant d'imaginer qu'il puisse y avoir une amnistie pour un petit nombre de
personnes  qui ont commis des délits (...) qui ont été actés par la police, qui ont été condamnés 
par la
 justice", a-t-elle dit.
Hausse du versement transport
Dans la foulée de leur succès, le groupe communiste va également faire une proposition
de loi visant à augmenter le versement des entreprises aux transports en Ile-de-France
afin de financer le futur pass navigo au tarif unique, sera examinée le 16 mai prochain,
a annoncé jeudi le groupe.
Ce texte avait été rejeté en commission des Affaires sociales avec les voix de l'UMP et des
 centristes de l'UDI-UC. Le PS s'était abstenu, demandant d'attendre les arbitrages, 
notamment financiers, sur le Grand Paris que le Premier ministre va annoncer le 6 mars.
 Seuls les groupes CRC et EELV avaient voté pour au nom de la "justice sociale".
Le texte préconise l'harmonisation du versement transport des entreprises destiné au
 Stif (Syndicat des transports d'Ile-de-France) au taux de 2,5% sur tout le territoire
francilien.
800 millions d'euros en jeu
Ce versement varie actuellement selon leur localisation au sein de l'Ile-de-France. "80%
 des entreprises franciliennes en sont exemptées car le VT (versement transport) ne 
touche que les entreprises de plus de 9 salariés", a rappelé Laurence Cohen, auteure 
de cette PPL.
L'harmonisation du taux rapporterait "près de 800 millions d'euros par an au STIF, rendant
possible par là-même le financement du pass navigo unique au tarif de la zone 1-2", selon
l'exposé des motifs de la proposition de loi.
Michel Billout, rapporteur, présentera toutefois un amendement lors de la suite de la
discussion, afin d'introduire un "VT différencié" pour tenir compte de la situation particulière
 des entreprises situées dans les zones les moins urbanisées d'Ile-de-France.
(Avec AFP)

Les taxes sur le diesel trop faibles pour la Cour des comptes

                                           Challenges

Les taxes sur le diesel trop faibles pour la Cour des comptes

Créé le 01-03-2013 à 07h55 - Mis à jour à 10h56

La Cour des comptes estime que le fait que le diesel soit moins taxé que l'essence entraîne un manque à gagner pour l'Etat de près de 7 milliards d'euros.

                                La Cour des comptes veut s'attaquer à l'avantage fiscal lié au Diesel. (JS EVRARD/SIPA)
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La Cour des comptes, dans un rapport dévoilé par Libérationvendredi 1er mars, pointe "la perte de recettes fiscales", de près de 7 milliards d'euros en 2011, liée aux exonérations dont bénéficient les véhicules diesel.
Dans un "référé" adressé le 17 décembre 2012 aux ministères de l'Economie et de l'Ecologie, la Cour critique d'une manière générale la politique fiscale française sur l'énergie qui "répond davantage au souci de préserver certains secteurs d'activité qu'à des objectifs environnementaux".
42 centimes par litre de taxe
Pour les magistrats de la rue Cambon, "les dépenses de l'Etat ne contribuent pas à favoriser la transition énergétique".
Alors que le principe de la réduction progressive de l'écart de taxation entre l'essence (0,60 centime par litre) et le gazole (0,42 centime par litre) a été entériné en 1999, le différentiel reste supérieur à l'écart moyen communautaire.
"La perte de recettes fiscales reste très élevée", estime la Cour des comptes qui l'évalue à 6,9 milliards d'euros en 2011.
60% du parc automobile
Le parc automobile diesel est passé de 4,8% en 1980 à 60% en 2012 et pèse 70% des nouvelles immatriculations mais "l'écart de consommation moyenne s'est réduit entre le diesel (4,8 l/100 km) et l'essence (5,6 l/100 km)", note la Cour alors même que l'Organisation mondiale de la santé classe le diesel comme "cancérogène certain".
"Les voitures diesel sont celles pour lesquelles les recettes couvrent le moins les coûts externes", résume la Cour des Comptes.
Jeudi, la ministre de l'Ecologie Delphine Batho a jugé "incontournable" l'alignement "progressif" de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence, estimant que c'était une question "de santé publique" avant d'être une question fiscale.
(Avec AFP)

Pourquoi Olivier Dartigolles a tout faux


http://www.francoisdelapierre.fr


Pourquoi Olivier Dartigolles a tout faux

Olivier Dartigolles s'en est pris cette semaine au "style" de Jean-Luc Mélenchon. Mais la divergence qu'il exprime est politique.
Olivier Dartigolles a exprimé à trois reprises cette semaine, dans deux communiqués et un entretien avec le journal Libération, son désaccord avec l’appel de Jean-Luc Mélenchon à arracher l’amnistie sociale au PS et à François Hollande. « J’aime beaucoup Jean-Luc mais »… le porte-parole du PCF présente sa divergence comme une question de style, et au final de personne. Réduire nos discussions à des questions individuelles, comme le faisaient jusqu’ici uniquement et systématiquement nos adversaires, c’est nous tirer vers le bas… et dans le dos. Car les querelles incompréhensibles et dérisoires formatées pour des rubriques « politique » en réalité dépolitisantes nous abaissent tous....
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Pas d’amnistie rabougrie !

Le dernier billet de Jean-Luc Mélenchon
 à lire sur son blog en cliquant sur le lien ci-dessous

Pas d’amnistie rabougrie !

C’était le jour du débat au Sénat sur la loi d’amnistie sociale. Le rendez-vous était d’abord fixé devant le palais du Luxembourg. Une estrade barrait la rue. Plusieurs centaines de personnes étaient là. Un froid de loup. Des intervenants syndicaux ont raconté chacun leur tour ce que voulait dire la répression et la criminalisation des luttes. Puis ce fut le tour des porte-paroles du Front de Gauche. Mais la partie qui s’est jouée autour de cette journée était bien plus ample que ce qui se donnait à voir. Elle concerne le cœur de l’affrontement avec la droite et le grand patronat. Mais aussi les fondamentaux de la définition de la gauche. Et enfin la stratégie de combat du Front de Gauche. En effet Olivier Dartigolles, un des dirigeants du PCF, a cru intelligent de déclencher une polémique contre moi en pleine bataille, dans le but de cajoler les socialistes et d’obtenir leur tendresse pour notre texte. Cela au moment même où ceux-ci se préparaient à vider de son contenu la loi que nous avions déposé. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est le moment que choisit à l’assemblée André Chassaigne pour annoncer un vote possible de son groupe en faveur de la loi éducation de Vincent Peillon, contre l’avis des militants du Front de Gauche de l’éducation. Et sans les prévenir. Bonjour l’accueil dans certaines salles des profs… Ainsi au plus fort d’une bataille pour contraindre le PS, il lui a été fait le cadeau du spectacle de la compétition des deux lignes dans le Front de Gauche alors qu’il était convenu de réserver le débat à nos réunions internes. Que les accords aux municipales soient à l’œuvre, c’est bien possible. Ce n’en est que plus lamentable......

POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU VENDREDI 1 MARS 2013


                                                             LCP Assemblée nationale



POLITIQUE MATIN : LA MATINALE DU VENDREDI 1 MARS 2013

La matinale du vendredi 1 mars 2013 
Publiée le 01/03/2013 
[Durée] 56mn
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A PROPOS DE CETTE VIDEO

Votre petit-déjeuner politique décline l’actualité sur tous les tons et bouscule les codes convenus.
Émission quotidienne présentée par Patrick Chêne avec Ahmed Tazir, Bruno Fuligni, Denis Jeambar, Jean-Daniel Levy, Judith Waintraub, Gérard Leclerc
Invités politiques du jour : 
-  Sergio CORONADO, député Écologiste des Français établis hors de France
-  Claude GOASGUEN, député UMP de Paris
A l’heure du fast news et du prêt-à-penser, LCP propose chaque jour en DIRECT : Politique Matin, un rendez-vous unique qui bouscule les codes convenus de l’information et éclaire l’actualité sous un jour nouveau.
Présentée par Patrick Chêne, cette émission quotidienne dédiée à l’information politique décline l’actualité sur tous les tons. Résolument pertinente, forcément agitée, délibérément décalée, Politique Matin impose une autre façon d’aborder l’information politique.
Revues de presse nationale et régionale incontournables, Chroniques d’information thématiques indispensables, LCP Politique Matin, c’est aussi et surtout deux temps forts qui animent cette matinale d’info :
+ Toute une histoire !
Une chronique présentée par Bruno Fuligni.
+ Le débat
Deux personnalités politiques débattent et confrontent leur point de vue sur l’actualité du jour.
Le face à face oppose ce matin deux personnalités politiques :
-  Sergio CORONADO, député Écologiste des Français établis hors de France
-  Claude GOASGUEN, député UMP de Paris
+ Ça va faire du bruit
un temps d’avance sur l’info ! 

Entouré de quatre chroniqueurs (journalistes et experts), Patrick Chêne met en perspective un événement, un texte de loi, un thème, une décision politique… qui demain fera les grands titres et alimentera le débat.
en partenariat avec LeFigaro.fr
en partenariat avec : La Tribune
Diffusions : du lundi au vendredi de 8h30 à 9h30, en direct

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Le PDG du fabricant américain de pneus insulte les travailleurs français de Goodyear

                         


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Par Pierre Mabut et Antoine Lerougetel 
1 mars 2013
La lettre virulente et réactionnaire de Maurice Taylor, PDG de Titan, entreprise américaine de taille moyenne fabricant des pneus, insultant les travailleurs de l’usine Goodyear Tires d'Amiens-Nord en proie à un conflit social, a conduit à une prise de bec publique avec le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
Dans une lettre largement diffusée, Taylor a rejeté avec mépris les suppliques impuissantes de Montebourg pour « sauver » l’usine d’Amiens-Nord après que Titan eut décliné le rachat de l’activité de pneus agricoles. Un tel rachat visait prétendument à sauver les empois de 500 travailleurs – tout en permettant la fermeture de l’activité pneus pour véhicules avec ses 800 emplois. Montebourg est à présent en quête d’un nouvel acquéreur pour la production des pneus agricoles, faute de quoi la société projette de fermer l’usine, ce qui entraînera la perte de 1.173 emplois.
La lettre de Taylor a crûment donné libre cours aux sentiments fascistes que les classes dirigeantes nourrissent à l’égard des travailleurs qui gagnent plus qu'un salaire de misère. Il a brandi la menace que : « Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d’un euro l’heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder vos soi-disant ouvriers. Titan n’est pas intéressé par l’usine d’Amiens nord. »
Taylor a continué à insulter les travailleurs de l’usine d’Amiens-Nord en affirmant qu’ils gagnent « des salaires élevés… [ils] discutent pendant trois heures et ne travaillent que trois heures, » ce qui est absurde....
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Par Nick Barrickman 
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Set for Life [établi pour toute la vie, ndt], un documentaire des réalisateurs Susan Sipprelle et Samuel Newman, se concentre sur les effets que la crise économique de 2007-2008 a eu sur la génération des Américains de 50 ans et plus. Le film rassemble des dizaines d'entretiens réalisés dans tout le pays, souvent obtenu directement dans les locaux des agences pour l'emploi. Ces vidéos peuvent être vues sur le site multimédiawww.overfiftyandoutofwork.comSet for Life a obtenu de multiples récompenses depuis sa première présentation en janvier au Festival du film du New Jersey et est diffusé actuellement en avant-premières un peu partout dans le pays.
Set for Life
Ce documentaire s'intéresse principalement aux vies de trois travailleurs, choisis probablement pour représenter divers secteurs de l'économie, deux « cols bleus » du secteur privé et du secteur public, et un spécialiste des technologies de l'information, qui tentent tous de survivre après avoir perdu leur emploi durant l'effondrement de l'économie américaine en 2007-2008.
Le film alterne avec des images de vidéos de familles d'une période plus ancienne, décrivant les temps plus heureux qui existaient dans la société américaine d'alors et qui contrastent avec les plans actuels sur des usines à l'abandon au cœur des États-Unis. L'une des personnes a décrit « le sentiment de calme » qu'il a connu dans ses jeunes années, croyant que travailler pour AT&T [la principale compagnie de téléphone du pays, ndt] était un ticket garanti pour une vie sûre, « comme d'être fonctionnaire, » dit-il. Cela est mis en lien avec un passage sur une femme qui dit que même les « compagnies les plus loyales et paternalistes ne sont plus comme ça maintenant, » elle se rappelle la manière froide et impersonnelle dont elle et beaucoup d'autres ont été licenciées....
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Les élections italiennes : un moment politique décisif

                         

Les élections italiennes : un moment politique décisif

Par Peter Schwartz 
1 mars 2013
Les législatives italiennes du week-end dernier sont un événement décisif des évolutions politiques en Europe.
L'agent exécutant de l'élite financière européenne, Mario Monti, a subi une défaite humiliante et n'a pas été en mesure de former un gouvernement fonctionnel avec son allié Pier Luigi Bersani du Parti démocrate. C'est un coup majeur porté à la politique d'austérité de l'Union européenne et du gouvernement allemand. Les commentateurs anticipent une résurgence de la crise de l'euro.
Le problème de la classe dirigeante n'est pas tant Beppe Grillo et Silvio Berlusconi, qui sont maintenant en position de bloquer toute décision du gouvernement au sénat. Bien qu'ils soient quelque peu imprévisibles, ces deux hommes sont des politiciens bourgeois qui défendent le capitalisme et qui sont prêts à soutenir des mesures d'austérité brutales. Le problème c'est l'opposition du peuple italien, qui a rejeté très nettement une politique qui ne leur apporte rien que la pauvreté et le chômage, pendant que l'élite financière s'enrichit de façon éhontée.
L'Italie n'est pas le seul pays où une telle résistance est en train d'émerger. Dans toute l'Europe, les travailleurs font preuve d'une combativité de plus en plus forte, cherchant à se défendre face à une contre-révolution sociale qui vise effacer tous les acquis sociaux obtenus aux cours des 70 dernières années. En Bulgarie, des manifestations contre les prix exorbitants de l'électricité ont fait tomber le gouvernement. En Grèce et en Espagne, les grèves et les manifestations contre les mesures d'austérité de l'Union européenne prennent des formes de plus en plus radicales.
Au cours des quinze dernières années, l'élite financière européenne s'est essentiellement appuyée sur les services des partis socio-démocrates et des syndicats ainsi que de leurs défenseurs de la pseudo-gauche pour tailler dans le niveau de vie des travailleurs et satisfaire la soif de profits des marchés financiers....
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