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samedi 6 octobre 2012

Hollande exige des collectivités territoriales qu’elles accomplissent des efforts financiers


Hollande exige des collectivités territoriales qu’elles accomplissent des efforts financiers

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s'informerFrançois Hollande a présenté hier, lors d’un discours à la Sorbonne devant les « états généraux de la démocratie territoriale », les grandes lignes de la réforme des collectivités locales, qui sera l’objet d’une loi de décentralisation présentée au Parlement début 2013.
Le texte instaurera un Haut conseil des territoires, instance « de concertation, d’évaluation et de négociation » entre l’État et les associations d’élus. François Hollande a rejeté une fusion région-département, lui préférant une clarification des domaines d’attribution de chaque entité — l’emploi pour la première, le social pour le second.
François Hollande a dit vouloir confier aux régions les questions de formation professionnelle, d’orientation, d’aide aux petites et moyennes entreprises, ainsi que la gestion des fonds structurels européens. Les régions doivent « retrouver les moyens d’une autonomie fiscale », a-t-il dit tout en rappelant que « la priorité du gouvernement, c’est le rétablissement des comptes publics » et que « des efforts seront demandés à tous, et donc aux collectivités territoriales ».
Il a confirmé la suppression du conseiller territorial, qui devait voir le jour en 2014. Le chef de l’État veut aussi clarifier les normes existantes, organiser les grandes villes en « pôle urbains » grâce à la création d’un « nouveau statut de métropole » et mettre en place une aide de l’État aux collectivités « ayant à subir les conséquences d’offres d’emprunts toxiques ». Il a proposé le report d’un an, en 2015, des élections régionales et cantonales, qui auront lieu le même jour.

vendredi 5 octobre 2012

Emprunts toxiques : les collectivités locales contraintes de payer pour les spéculateurs


Emprunts toxiques : les collectivités locales contraintes de payer pour les spéculateurs

s'informerAnne-Marie Escoffier, ministre déléguée chargée de la Décentralisation a déclaré hier que les collectivités locales qui ont souscrit des emprunts toxiques doivent s’acquitter des échéances des prêts qu’elles ont contractés. Même si ce sont des emprunts « toxiques ».
Elle a précisé que « les parties contractantes au contrat de prêt ne peuvent décider, ni d’un côté ni de l’autre, de s’arranger avec la loi. Les banques doivent respecter leurs obligations. Les collectivités doivent honorer leurs échéances de prêt sauf à avoir fait constater les manquements ou fautes. »
toxiqueLa municipalité d’Asnières (Hauts-de-Seine) avait manifesté son intention de ne pas payer les hausses d’intérêts d’un emprunt à la banque Dexia, donc d’en rester au taux de 4,50 % initial, à partir du 1er octobre. L’enjeu est de 380 000 euros de surplus financier, compte tenu que le taux a considérablement augmenté. Il est passé de 4,50 % à 8,34 %, parce qu’il est adossé sur la parité entre le dollar et le yen. Or le billet vert flirte en ce moment avec son plus bas niveau historique.
Anne-Marie Escoffier répondait à une question du député socialiste et maire d’Asnières, Sébastien Pietrasanta.
Les collectivités locales auraient accumulé 18 milliards d’emprunts toxiques et la mairie d’Asnières n’est pas la seule à réagir. Au mois de juin, une mairie de l’Isère a refusé de rembourser 636 000 euros d’intérêts d’un emprunt toxique, toujours auprès de la banque Dexia. Elle avait le soutien de la chambre régionale des comptes. Selon les estimations les plus fiables, 1 800 communes de moins de 10 000 habitants ont été piégées.

Une négociation syndicats-patronat s’ouvre sous la menace de la flexibilité et d’une décision du gouvernement


Une négociation syndicats-patronat s’ouvre sous la menace de la flexibilité et d’une décision du gouvernement

s'informerUne négociation syndicats-patronat pour une « meilleure sécurisation de l’emploi » a commencé hier. François Hollande, président de la République, veut qu’elle débouche sur un « compromis historique ». Il a demandé aux  syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et au patronat (MEDEF, CGPME, UPA) de s’entendre sur plus de « souplesse » aux entreprises et de « protection » aux salariés, avant la fin de l’année. En questions, une réforme des licenciements collectifs, la taxation des contrats précaires et la mise en place d’accords de sauvegarde (les accords de compétitivité-emploi de Sarkozy).
Le gouvernement a envoyé sa feuille de route le 7 septembre, comportant quatre chantiers. Le volet 1, « lutter contre la précarité », sera abordé la semaine prochaine. Viendront ensuite « les dispositifs de maintien de l’emploi » (chômage partiel et accords de sauvegarde) puis « l’anticipation des évolutions de l’activité et de l’emploi » et enfin l’« amélioration des procédures de licenciements collectifs ».
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a affirmé hier dans le quotidien Libération que « le patronat entend obtenir […] des décisions sur le terrain de la flexibilité et du coût du travail ». Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO, invité à France-info ce matin a déclaré : « si on va vers plus de flexibilité, on va dans le mur ».
Pour Patrick Barnasconi, du MEDEF, le marché du travail doit « aller vers plus d’adaptabilité, plus de souplesse ».
Faute d’accord, le gouvernement a averti qu’il prendrait des décisions. Par ailleurs il a un ouvert autre chantier : l’abaissement du « coût du travail » en faveur de la compétitivité des entreprises.

Le gouvernement prépare un « choc de compétitivité » de 40 milliards contre les salariés


Le gouvernement prépare un « choc de compétitivité » de 40 milliards contre les salariés

s'informerSelon des informations parvenues au journal Le Monde, publiées dans son édition d’aujourd’hui, le prix de la force de travail pour les entreprises pourrait être allégé d’environ quarante milliards d’euros. Pour cette baisse du « coût du travail », 5,4 points de part patronale de cotisation sociale actuellement affectée à la branche famille seraient progressivement basculés vers la CSG.
Seraient concernés les salaires compris entre 1,2 et 2,2 fois le SMIC, présentés comme responsables du manque de compétitivité des entreprises françaises.
C’est Louis Gallois, chargé de rédiger un rapport sur la compétitivité, qui avait en juillet demandé un « choc de compétitivité » de 30 à 40 milliards d’euros, formule répétée par le Premier ministre.
Réagissant à ces informations, l’Élysée, a fait savoir que « plutôt qu’un choc de compétitivité », il s’agirait de définir « une stratégie, un agenda de compétitivité sur au moins trois ans ». La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a affirmé ce matin sur France-Info que tous les scénarios étaient « sur la table », mais que « pour l’instant aucun arbitrage n’est rendu ».
Dans une interview au quotidien Le Républicain Lorrain, ce matin, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, déclare qu’un « transfert des cotisations patronales sur la CSG reviendrait à faire payer la différence aux contribuables et en l’occurrence aux salariés, puisque 80 % des ressources de la CSG proviennent des salaires ».

jeudi 4 octobre 2012

Mercredi 3 octobre 2012 | POI | Commentaires fermés Informations Ouvrières vient de paraître


Informations Ouvrières vient de paraître

Tous les mercredis après-midi sur le site internet du POI ! Le département Web du POI y présente le sommaire d’INFORMATIONS OUVRIÈRES en vidéo. Un reportage dans tout le journal sur la manifestation du 30 septembre 2012.

mercredi 3 octobre 2012

Ayrault certifie à l’Assemblée que le traité européen (TSCG) « ne comporte aucune contrainte sur le niveau de la dépense publique »


Ayrault certifie à l’Assemblée que le traité européen (TSCG) « ne comporte aucune contrainte sur le niveau de la dépense publique »

s'informerJean-Marc Ayrault, dans son discours hier devant les députés sur « les nouvelles perspectives européennes » a déclaré que la ratification du nouveau traité (TSCG) était une étape nécessaire, qu ’il s ’agissait de maintenir la France dans la zone euro. Il a ajouté qu ’un non serait l ’effondrement de l ’union monétaire européenne. Il a plaidé en faveur de l ’Union européenne pour laquelle, néanmoins, une « réorientation » est nécessaire afin qu ’elle se « réconcilie avec ses citoyens ».
Il a affirmé que « le traité lui-même ne comporte aucune contrainte sur le niveau de la dépense publique ». Selon lui, avec le traité qui reprend la « règle d ’or » imposant aux États qui l’auront adopté de ne pas dépasser, à moyen terme, un déficit « structurel » égal à 0,5% du PIB, « la souveraineté budgétaire restera au Parlement ».
Avant le vote de ratification du TSCG par les députés le 9 octobre et par les sénateurs le 11, le gouvernement se livre à de délicats calculs pour savoir s ’il va pouvoir se passer des voix de la droite. En effet, l ’UMP votera évidemment pour ce traité signé début mars dernier par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Jeudi dernier sur France 2, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait reconnu que le TSCG n ’avait pas été juridiquement renégocié par François Hollande.
Le refus de voter cette ratification par certains députés du PS s ’ajouterait à la défection annoncée des députés du Front de gauche et de la plupart des élus écologistes (EELV).
filet pointilles gris
prendre position

Un mensonge pur et simple

Dans son discours à la manifestation du 30 septembre à Paris, Daniel Gluckstein répondait à l ’avance au Premier ministre :
cliquez pour voir et écouter la vidéo
(…)Aujourd’hui même en France, le gouvernement s’apprête dans les prochains jours à faire ratifier le TSCG. Et il veut le faire en s’appuyant sur les députés de l’UMP. Dans le même temps, il vient de présenter son budget : 30 milliards d’efforts, dont on nous dit que ce sont des efforts « équitablement partagés ».
Camarades, ces efforts « équitablement partagés » sont un mensonge pur et simple. En même temps que la loi sur le budget, le gouvernement présente un projet de loi de programmation financière sur cinq ans. Sur les cinq années qui viennent, de 2012 à 2017, ce sont 330 milliards d’euros qui doivent être ponctionnés pour réduire les déficits. Et sur ces 330 milliards d’euros, ils veulent prélever 100 milliards d’euros sur la Sécurité sociale, sur notre Sécurité sociale, notre salaire différé, notre droit collectif comme classe ouvrière à être soigné, à être protégé.
Camarades, rien qu’en 2013, on nous parle de 30 milliards d’efforts d’un côté. Mais le premier budget de l’Etat, ce sont les intérêts de la dette — une dette totalement fabriquée pour les besoins de la spéculation — versés aux spéculateurs : 46 milliards d’euros. A-t-on besoin de thèses, a-t-on besoin de colloques, a-t-on besoin d’audits pour dire purement et simplement que cette dette doit être annulée ?
Pancarte Tremblay-VillepinteBien évidemment, il est une question que tout le monde se posera : pourquoi ce gouvernement, qui prétend être de gauche, s’acharne-t-il à rembourser la dette ? Pourquoi ce gouvernement, qui prétend être de gauche, approuve-t-il le rapport Sartorius qui liquide 8 000 emplois à PSA ? Pourquoi approuve-t-il le plan Mittal qui liquide Arcelor Florange ? Pourquoi refuse-t-il d’abroger la loi Bachelot qui liquide nos hôpitaux ? Pourquoi refuse-t-il d’abroger la LRU qui privatise les universités ? Pourquoi refuse-t-il d’abroger la honteuse réforme des retraites contre laquelle des millions de travailleurs se sont dressés en grève et en manifestations en 2010 ? Pourquoi refuse-t-il de revenir sur les privatisations ? Pourquoi vient-il de faire voter à l’Assemblée nationale, par la totalité des députés de gauche appuyés par des députés UMP, de prétendus « emplois d’avenir » qui ne sont rien d’autre que le CPE qui a été rejeté il y a six ans par la mobilisation des jeunes et de la classe ouvrière ?
Charente maritime Non au Traité d'austéritéCamarades, si ce gouvernement, qui se prétend de gauche, prend ces mesures qui n’ont rien à envier à celles du gouvernement Sarkozy, c’est pour une seule raison : c’est son refus de rompre avec l’Union européenne, son refus de rompre avec la dictature de la classe capitaliste. Et cette classe capitaliste et ces spéculateurs disent à ce gouvernement : puisque tu refuses de rompre, il faut que tu ailles jusqu’au bout, que tu prennes en charge toutes les attaques contre la classe ouvrière et la jeunesse. Et c’est pourquoi il met en place cette conférence sociale dans laquelle il cherche à associer les organisations syndicales à ce que Hollande a appelé le « compromis historique » pour baisser le coût du travail.
Alors, une seule question est posée au mouvement ouvrier en ces derniers jours de septembre 2012 : l’austérité serait-elle plus acceptable lorsqu’elle vient d’un gouvernement de gauche que lorsqu’elle vient d’un gouvernement de droite ? Faudrait-il accepter l’austérité ? Faudrait-il accepter les plans de destruction parce que le gouvernement s’appelle Hollande-Ayrault et qu’il ne s’appelle plus Sarkozy-Fillon ?  (…) La suite en vidéo en cliquant ici
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Rejoindre le POI !


Réunir et participer aux comités pour l ’unité contre le TSCG pour qu ’ils deviennent des comités pour l ’unité contre toutes les attaques et contre le « compromis historique » !

(Extrait de la prise de parole de D. Gluckstein à la manifestation du 30 septembre à Paris – conclusion)
(…) Dans notre pays aussi, une force a commencé à se constituer. Dans le combat contre la ratification du traité TSCG, par milliers et par milliers, des travailleurs, des militants de toutes tendances, des militants syndicaux de toutes confédérations, mais aussi des militants politiques du Parti socialiste, du Parti communiste, du Parti de gauche, du POI, d’autres partis et associations ont commencé à constituer ensemble des comités pour l’unité contre la ratification, c’est-à-dire contre la dictature de la troïka. Ces militants de toutes tendances ont commencé à agir ensemble dans le but commun. Faudrait-il que cela s’arrête sous prétexte que le 9 ou le 10 octobre la forfaiture serait votée à l’Assemblée nationale ? Non camarades, il est hors de question que cela s’arrête. Que les comités contre la ratification deviennent demain des comités pour l’abrogation du TSCG ! Qu’ils deviennent des comités pour l’unité contre toutes les attaques, contre toutes les contre-réformes et contre le « compromis historique » ! Qu’ils aident à réaliser l’unité et l’indépendance du mouvement ouvrier, qu’ils aident de cette manière à préparer le mouvement de millions et de millions qui balaiera tous les plans réactionnaires en France et en Europe !Manifestation du 30-09-12 pour le Non au TSCG
Voilà l’objectif qu’il nous faut à présent nous assigner. Pour cela, il y a des instruments : un journal, Informations ouvrières, qui, toutes les semaines, informe les travailleurs et les jeunes sur la réalité de la politique de l’Union européenne et du gouvernement, et un parti, le Parti ouvrier indépendant, qui s’est constitué dans le seul objectif d’aider les travailleurs, les jeunes, les exploités, les opprimés à rassembler leurs forces pour en finir avec la misère, avec le chômage et avec les politiques de destruction.
Il est clair que le plan d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault, d’une manière ou d’une autre, dans les mois qui viennent, devra être défait. C’est notre objectif.
Dehors l’Union européenne, ses traités, la troïka !
Vive l’union des peuples, des classes ouvrières d’Europe, dans un même combat contre l’Union européenne ! A bas l’exploitation !

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La signification d’une manifestation


La signification d’une manifestation

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
logoio.jpg?w=150&h=42Quelle est la signification de la manifestation du 30 septembre ? La motivation des dizaines de milliers de manifestants était claire : ils étaient présents parce qu’il faut bloquer la machine à détruire de l’Union européenne, et donc la politique du gouvernement qui applique par anticipation le TSCG.
Deux jours plus tôt, en effet, le gouvernement avait adopté son projet de loi de programmation des finances publiques 2012-2017. Un projet qui prévoit de soustraire près de cent milliards au salaire ouvrier différé (Sécurité sociale), propriété commune de la classe ouvrière ! Cent milliards prélevés sur la santé de l’ouvrier pour consolider la santé des banques et des capitaux spéculatifs !
Au même moment, à Florange (Moselle), les ouvriers accueillaient avec colère et indignation l’annonce d’un plan Montebourg proposant, comme le plan du patron Mittal, de couper en deux l’usine, ouvrant la voie au dépeçage du site (lire page 5). A cette annonce, les responsables locaux de la CGT et de la CGT-Force ouvrière ont répondu en exigeant, sous des formes voisines : nationalisation, réquisition.
En un mot : l’Etat doit prendre le contrôle de l’usine et garantir l’emploi.
Retrait de la loi de programmation-pillage de la Sécurité sociale, réquisition d’ArcelorMittal : ces deux mots d’ordre se dressent contre un gouvernement responsable des attaques et contre-réformes lancées, tous azimuts, contre la classe ouvrière au nom de la prétendue « réduction du coût du travail ».
Force est de constater un décalage entre l’état d’esprit des manifestants du 30 septembre — quels qu’ils soient — et la direction du Parti communiste français qui y diffusait un autocollant : « J’aime l’Europe sociale ». Quelques jours avant la manifestation, André Chassaigne, président du groupe PCF à l’Assemblée nationale, avait d’ailleurs mis les points sur les i à la télévision : « On ne se considère pas dans l’opposition (…), on est dans une forme de majorité de gauche », récidivant le matin même dans Le Journal du dimanche : « Ce n’est pas une manifestation d’opposition à la politique du gouvernement Hollande. » Peut-on prétendre s’opposer au TSCG et aux politiques d’austérité qu’il induit et ne pas s’opposer à la politique du gouvernement ?
Il reste ceci : quelles qu’aient été (et quelles que soient toujours) les équivoques et ambiguïtés des dirigeants, se sont tissés, tout au long de mois de combat commun contre la ratification du TSCG, des liens fraternels entre les adhérents du POI et les militants de toutes tendances qui partagent la même volonté d’en finir avec la politique qui détruit les droits ouvriers et la démocratie à Athènes, Madrid, Lisbonne et Paris. Ces liens constituent un résultat politique d’une extrême importance. Ils forment le socle sur lequel vont s’élargir et se renforcer les comités pour l’unité pour l’abrogation du TSCG, contre tous les plans et les mesures d’austérité, pour aider la classe ouvrière, coûte que coûte, à se frayer son chemin. Et ainsi, porter un coup d’arrêt à la marche au chaos que l’Union européenne et ses séides veulent imposer.

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mardi 2 octobre 2012

par dizaines de milliers à Paris dimanche pour le Non au TSCG


REPORTAGE PHOTO: par dizaines de milliers à Paris dimanche pour le Non au TSCG

s'informerVenus de partout, souvent levés à 5h du matin à Grenoble, à Brest, dans les villes les plus éloignées de la capitale, tous confluent depuis 13h vers la place de la Nation d’où ils doivent se diriger vers la place d’Italie en passant par Austerlitz et le boulevard de l’hôpital. Les cortèges locaux arborent pancartes et banderoles “députés, ne ratifiez pas le traité “, ” Non au TSCG”, ” Unité, Non à la ratification” ou encore “Députés PS ne votez pas avec l’UMP ! “.
Derrière la banderole des comités pour l’unité contre la ratification, les manifestants scandent: “Union européenne, ça suffit !”, “Députés, ne votez pas le traité de la Troïka”, “Hollande, Ayrault, l’austérité on n’en veut pas !”
Les manifestations d’hier à Lisbonne à l’appel de la CGTP, d’Espagne ou de Grèce résonnent dans les cortèges: “Contre la BCE, contre le FMI, tous les peuples sont unis”, “Paris, Madrid, Lisbonne, Athènes, dehors, dehors, l’Union européenne !”. Tandis que grossit le cortège du POI, d’abord amassé au coin du boulevard Voltaire et qui se dirigera 3h plus tard vers la Place d’Italie sur près de 2 km de long.

Nouvelles mesures d’austérité pour la Sécu : les retraités visés parmi les premiers


Nouvelles mesures d’austérité pour la Sécu : les retraités visés parmi les premiers

s'informerPour le budget 2013 de la Sécurité sociale, le gouvernement a annoncé hier que le déficit du régime général devrait être réduit à 11,4 milliards d’euros. Pour y arriver, il compte sur de nouvelles économies et de nouvelles recettes.
Premiers touchés, les retraités imposables verront leurs pensions soumises à un prélèvement de 0,15 % en 2013, puis de 0,3 % en 2014, ce qui devrait rapporter 350 millions d’euros en 2013 et 700 millions en 2014.
La taxe sur les bières va être augmentée, ce qui rapportera 480 millions d’euros. Le tabac – dont le prix a augmenté aujourd’hui de 6,5 % – verra un nouveau relèvement de ses taxes au 1 er juillet 2013, passant à 64,70 % contre 64,25 % actuellement, ce qui rapportera 250 millions d’euros.
Il y aura en outre des baisses tarifaires sur certains médicaments ou sur « certaines spécialités médicales et la biologie ». Les cotisations d’assurance maladie des travailleurs indépendants seront relevées. Au total, toutes ces mesures devraient rapporter, en 2013, environ 4 milliards d’euros, tous régimes confondus.
Côté dépenses, on notera l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), désormais remboursée à 100 % .
La branche maladie resterait la plus déficitaire avec 5,1 milliards d’Euros, puis la branche famille avec 2,6 milliards. La branche accidents du travail aurait 0,3 milliard d’excédents. Quant aux Fonds de solidarité vieillesse, qui finance le minimum vieillesse et les cotisations retraite des chômeurs, son déficit serait ramené à 2,6 milliards d’euros en 2013.