L'UMP et le PS sont condamnés à refaire de la politique
Par Slate.fr 
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L'UMP et le PS paraissent deux bateaux ivres. La surface acquise par le Front National oblige-t-elle à refonder la vie politique française? Doit-elle, comme l'ont pensé les ténors de l'UMP et du PS, mener à mettre au premier plan les questions sociétales, afin de répondre à la crispation identitaire? Ces partis ont-ils une quelconque chance de contenir la vague mariniste dans la perspective de 2017?
Voici des questions qui découlent du score du FN et du torrent de boue qui s'annonce avec l'affaire des comptes de l'UMP. Elles ont pour particularité de ne pas se situer sur le plan moral, mais idéologique et stratégique. Elles sont donc les questions structurantes. Elles relèvent du débat entre options et non du buzz, ce qui les rend difficiles à manier pour toute une génération du personnel politique.
Pour aller à droite, c'est par où?
Durant cette très morne campagne des européennes, la direction de l'UMP a tenté un discret reboot de la communication sarkozyste. Elle a parlé de Schengen et de l'immigration, de la famille et du genre, dans le cadre de polémiques avec le PS. En termes idéologiques, son offre a été quasiment nulle donc, hors la critique brouillonne du libéralisme culturel, et ne présentait pas de propositions spécifiques nettes quant à un euro-libéralisme majoritairement rejeté par les Français, comme en a témoigné le référendum de 2005.
L'UMP dispose pourtant d'atouts. Elle aurait pu jouer sur des enquêtes montrant qu'il existe sur la question européenne de vrai divergences entre son électorat et celui du FN.
En effet, les sondés UMP souhaitent le retour au franc à 29%, contre 65% pour ceux du FN, tandis que la proposition «On accorde trop de droits à l'islam et aux musulmans en France» reçoit l'approbation de 77% des UMP et de 94% des FN. Ce n'est donc pas sur la question identitaire que l'UMP peut se démarquer. Mais Jean-François Copé n'a pas choisi de cliver sur une question (...) Lire la suite sur Slate.fr
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