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mardi 27 mai 2014

Le Front national, le symptôme d'un mal plus profond

Le Front national, le symptôme d'un mal plus profond




Le Front national a remporté haut la main les élections européennes en France, laissant loin derrière le PS et l'UMP. Résultat d'un vote contestataire massif, cette montée de l'extrême droite ne doit pas être reléguée à la simple expression du mécontentement des Français.
Car le FN est bel et bien un parti d'extrême droite, et si les électeurs ont mis dans les urnes leur rejet du système politique actuel, ils ont également voté pour un projet à part entière avec des lignes directrices précises, celui du FN. Mais combien d'entre eux ont pris le temps de se rendre sur le site internet dudit parti et de lire le programme détaillé de celui-ci ?
Un racisme assumé
Aujourd'hui, on estime que cette montée du Front national a été nourrie par un double rejet, celui de l'Europe et celui de la politique gouvernementale. Et l'on se déchire sur le fait de qualifier ou non la position du FN de raciste. La véritable question est ailleurs. En effet, statuer sur le fait que le FN véhicule un discours raciste, xénophobe, tendant vers un repli nationaliste importe peu. Car l'expansion et la popularité de ce parti délient de nombreuses langues. Il semble que nous soyons passés d'une droite décomplexée à une extrême droite qui l'est encore plus. 
Ce mouvement s'affiche clairement et donne lieu à des propos racistes et xénophobes parfaitement assumés, relayés par certains médias, et largement diffusés sur les réseaux sociaux. Les exemples ne manquent pas : en témoignent les nombreuses injures ostentatoires à l'encontre de l'actuelle ministre de la Justice, ou tout simplement mon compte Twitter qui regorge de gentilles invitations à rentrer chez moi. Mais quel chez-moi ? Ayant la double nationalité franco-tunisienne, je considère la France comme étant ma patrie, tout autant (...)

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