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mardi 27 mai 2014

Ce que risquent les différents protagonistes de l'affaire Bygmalion

Ce que risquent les différents protagonistes de  l'affaire Bygmalion





Une information judiciaire devrait être ouverte dans les prochains jours sur l'affaire Bygmalion et confiée à des juges d'instruction du pôle financier. Le 5 mars, une enquête préliminaire était ouverte suite à des accusations de prestations surfacturées à l'UMP par Event & Cie, la filiale de la société de communication Bygmalion. Lundi, MePatrick Maisonneuve, l'avocat de Bygmalion, a accusé l'UMP d'avoir réalisé des fausses factures en 2012 pour masquer les frais de campagne de Nicolas Sarkozy.
Mardi après-midi, Dominique Dord, ancien trésorier de l'UMP (élu en remplacement d'Éric Woerth, démissionnaire suite à l'affaire Woerth-Bettencourt) était convoqué par les enquêteurs. Il devait répondre de faux, usage de faux, abus de biens sociaux, abus de confiance et recel. D'autres personnalités vont suivre.
Que risquent les membres de la direction de campagne présidentielle de 2012? Même question pour les dirigeants de Bygmalion, l'entreprise créée en 2008 par deux proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alvès? Tout dépend des accusations. La plus légère concerne finalement les infractions portant sur les comptes de campagne comme l'existence «d'éléments comptables sciemment minorés» ou le dépassement du plafond de dépenses autorisé (22,509 millions d'euros pour les deux candidats restés en lice au second tour). Ces infractions sont punies d'une amende de 3 750 euros et d'un emprisonnement d'un an (article L113-1 du Code électoral), ou de l'une de ces deux peines seulement. Officiellement, la campagne de Nicolas Sarkozy dépassait de 466 118 euros le seuil autorisé.

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