Chère lectrice, cher lecteur
Le consommateur responsable d’aujourd’hui est muni de lunettes et se plonge consciencieusement dans la composition des produits qu’il achète. La mention «huile de palme» le fait en général frissonner d’horreur et, depuis son supermarché, il croit voir pleurer les malheureux orangs-outangs.
Si le prix que paient les grands singes d’Asie à cause de la culture intensive du palmier à huile est en effet aussi exorbitant que scandaleux, interdire purement et simplement cette huile à la fois bon marché et abondante n’est pas forcément la panacée, indique un nouveau rapport pour l’Union internationale pour la conservation de la nature.
En effet, vu la demande croissante d’huiles végétales dans le monde – notamment pour les biocarburants –, d’autres huiles encore plus dommageables et gourmandes en territoires risquent de prendre le relais.
Une question épineuse, donc, que décrypte notre journaliste Pascaline Minet, à l’heure où la Suisse est en train d’avancer vers un accord de libre-échange avec l’Indonésie et la Malaisie, principaux producteurs mondiaux d’huile de palme.
– Eléonore Sulser, rédactrice en chef adjointe
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