Mélenchon: "plus grand coup de barre à droite" depuis Guy Mollet
AFP/AFP/Archives - Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, a déclaré mercredi que le discours de François Hollande lors de sa conférence de presse représentait "le coup de barre à droite le
Jean-Luc
Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, a déclaré mercredi que le discours
de François Hollande lors de sa conférence de presse représentait "le coup
de barre à droite le plus violent qu'on ait vu de la part d'un gouvernement de
gauche depuis Guy Mollet."
"C'est le coup de
barre à droite le plus violent qu'on ait vu de la part d'un gouvernement de
gauche depuis Guy Mollet. C'est une tromperie géante, on n'a jamais vu quelque
chose de ce niveau. Il a démarré avec le discours contre la finance et il termine
par des cadeaux sans contrepartie au patronat", a déclaré M. Mélenchon sur
RTL.
"C'est tout le
vocabulaire de la droite, tout le point de vue des néo-libéraux que Hollande a
repris. Ceci à un moment très paradoxal de l'histoire économique parce que
c'est précisément à tout cela que sont en train de renoncer les économistes du
monde entier", a développé le député européen.
Le Front de Gauche est
"très mal en point", a également déclaré M. Mélenchon.
"Nous avons créé
le Front de Gauche pour construire une gauche indépendante du Parti Socialiste
et voilà qu'une partie du Parti Communiste --ce n'est pas tout le Parti
Communiste-- passe des accords avec les socialistes pour être dès le premier
tour dans leur liste alors qu'il n'y a aucune espèce de danger au premier tour
des municipales", a-t-il poursuivi, rappelant que le Front de Gauche était
composé de neuf organisations.
"C'est un drame
parce que c'est au moment où le PS et François Hollande est plus droitier que
jamais dans son histoire. On est en droit de demander qu'au premier tour de
l'élection municipale, alors que M. Hollande vient d'annoncer que les
collectivités locales allaient elles aussi entrer encore plus dans l'austérité,
que le geste honnête soit fait de demander aux électeurs ce qu'ils en pensent au
premier tour", a poursuivi M. Mélenchon.
"C'est une
situation grave, on va essayer de la dépasser mais sinon... Je ne peux pas
vider la mer avec mes mains, je peux pas tout faire contre l'avis de tout le
monde. Si c'est ça la vie et bien ce sera sans moi", a-t-il conclu.
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