Translate

mercredi 15 janvier 2014

Mélenchon dénonce un virage à droite de François Hollande

Mélenchon dénonce un virage à droite de François Hollande




L'eurodéputé voit dans les annonces de mardi «le coup de barre à droite le plus violent qu’on ait vu de la part d’un gouvernement de gauche depuis Guy Mollet».
Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a dénoncé mercredi un violent virage à droite dans le discours de François Hollande lors de sa conférence de presse. «C’est le coup de barre à droite le plus violent qu’on ait vu de la part d’un gouvernement de gauche depuis Guy Mollet. C’est une tromperie géante, on n’a jamais vu quelque chose de ce niveau. Il a démarré avec le discours contre la finance et il termine par des cadeaux sans contrepartie au patronat», a déclaré Mélenchon sur RTL.
«C’est tout le vocabulaire de la droite, tout le point de vue des néolibéraux que Hollande a repris. Ceci à un moment très paradoxal de l’histoire économique parce que c’est précisément à tout cela que sont en train de renoncer les économistes du monde entier», a développé le député européen.
L’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a en revanche salué un «changement de discours bienvenu» et une «vision lucide». Le sénateur qui avait, dans ses vœux publiés sur son blog, souhaité au président «l’inversion de sa politique», a commenté sur France Culture : «Il m’a quasiment écouté ! Il y a encore du travail à faire, mais il faut dire clairement que ce changement de discours est le bienvenu.» «J’étais préoccupé de voir que les Chinois, les Américains, les Russes, le Brésil avaient à peu près tous la même vision du monde et nous étions les seuls différents.»
«Finalement, le président rejoint une vision lucide de la situation économique mondiale», selon l’élu de la Vienne. «Sur le plan politique, il est évident qu’il reste un candidat redoutable. Sera-t-il un jour un président efficace ? Nous le verrons bien, il est de toute évidence plus à l’aise dans la promesse que dans l’action», «on l’attend maintenant dans l’acte», selon Raffarin.
Il a vu dans l’inflexion présidentielle «d’abord un constat d’échec : nous (...)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire