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jeudi 9 janvier 2014

L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , jeudi 9 janvier 2014


    L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , jeudi 9 janvier 2014

                                        ( Sources le MONDE )


La Fed plus confiante, la BCE dans l'expectative
Les responsables de la banque centrale américaine (Fed) ont montré davantage de confiance dans les perspectives de l'économie américaine, notamment sur l'emploi, selon le compte-rendu de leur dernière réunion publié mercredi. "L'amélioration des conditions du marché du travail devrait continuer", ont estimé les participants au Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve Fédérale, qui avait décidé en décembre de commencer à réduire son soutien monétaire à l'économie américaine. Dans l'ensemble, les participants au comité ont estimé que "les perspectives pour l'économie et le marché du travail étaient plus équilibrées"selon les minutes de la réunion des 17 et 18 décembre.  Ils citent notamment un assouplissement attendu de la politique budgétaire – alors qu'un accord cadre pour deux ans a été signé entre la Maison Blanche et le Congrès – et une amélioration de la croissance économique mondiale. Sur le front de l'emploi, "tous" les membres du comité – dix-sept étaient présents – "prévoient que le taux de chômage va graduellement décliner vers un niveau qu'ils considèrent plus normal", après être tombé à 7 % en novembre. Et "tous" pensent également que le taux de croissance de l'économie "devrait se renforcer dans les années qui viennent".  
Du côté du Vieux Continent, le nouveau ralentissement de l'inflation enregistré en zone euro en décembre ne devrait pas manquer d'indisposer la Banque centrale européenne (BCE), même si une nouvelle intervention de sa part jeudi semble exclue, estiment les analystes.La hausse des prix s'est élevée à 0,8 % en décembre, selon un chiffre provisoire publié mardi, après 0,9 % en novembre et 0,7 % en octobre. Soit loin de l'objectif poursuivi par la BCE d'une inflation proche de 2 % à moyen terme. "La situation est indubitablement inconfortable" pour la BCE et "elle aimerait certainement voir l'inflation revenir au-dessus de 1 % le plus tôt possible", souligne Howard Archer, chef économiste Europe chez IHS Global Insight. Mais"il y a peu de signes que la tendance récente à la baisse de l'inflation globale et sous-jacente (hors énergie et alimentation) s'inverse", estime Ben May, de Capital Economics. Au contraire, la région pourrait souffrir d'un "accès de déflation", spirale de baisse des prix, des salaires et de l'activité qui viendrait compromettre la modeste croissance observée depuis le printemps dernier, selon lui.
Une conclusion qui n'est pas unanimement partagée par ses confrères. Christoph Weil et Jörg Krämer, de Commerzbank, disent ainsi n'avoir "aucune crainte" de voir les prix baisser de façon générale dans la région et pensent que le taux d'inflation ne tombera pas sous les 0,8 % au cours des prochains mois. Quant au président de la BCE, l'Italien Mario Draghi, tout en admettant que les prix resteront bas pour longtemps, il n'a de cesse de répéter que les perspectives sont stables et qu'il n'envisage pas de déflation. Une affirmation qu'il devrait renouveler lors de sa conférence de presse mensuelle de politique monétaire, à partir de 14 h 30.
Par ailleurs, La BCE a donné jeudi son feu vert à l'entrée au sein de son directoire de Sabine Lautenschläger, la vice-présidente de la Bundesbank allemande, pour remplacer Jörg Asmussen. C'est une spécialiste de la supervision bancaire.
Mauvais chiffres du commerce extérieur français
La ministre du commerce extérieur français, Nicole Bricq, a reconnu jeudi que les chiffres du commerce extérieur du pays en novembre n'étaient "pas bons"Selon le communiqué diffusé par les douanes, le déficit commercial de la France s'est "creusé fortement", de 4,8 milliards d'euros en octobre à 5,7 milliards en novembre. L'Allemagne a, elle, vu en novembre son excédent commercial gagner plus de 1 milliard pour atteindre 17,8 milliards d'euros. Les exportations françaises "enregistrent un recul qui les ramène à leur plus bas niveau de l'année", à 35,6 milliards d'euros en novembre, selon les douanes. "Très élevées en octobre, les exportations de matériel de guerre et d'œuvres d'art sont toutes deux en repli en novembre", tout comme les "ventes aéronautiques, navales, de machines industrielles" et dans une moindre proportion celles de matériels électroniques et produits pharmaceutiques, énumèrent les douanes. A cette baisse des exportations s'est ajoutée en novembre une légère progression des importations, en raison "d'approvisionnements énergétiques plus soutenus", ce qui a encore accentué la dégradation du solde commercial.
La ministre a confirmé son estimation d'un déficit commercial de 60 milliards d'euros de la France pour l'ensemble de 2013, qui reste donc important même s'il se réduit par rapport à 2012 (– 68,1 milliards d'euros).
Mory Ducros : une proposition pour reprendre 1 900 salariés
Arcole Industries, principal actionnaire du transporteur de colis en difficulté Mory Ducros, propose de reprendre 1 900 des salariés
(sur 5 000), a indiqué jeudi une porte-parole du groupe, au moment où les offres de reprise sont présentées en comité d'entreprise (CE). Trois autres offres devaient être présentées aux représentants du personnel lors du CE. Les organisations syndicales seront informées dans l'après-midi. Une fois communiquées aux instances représentatives du personnel, les offres de reprise seront soumises à une période dite d'amélioration qui permet aux repreneurs de modifier au mieux leurs propositions. Puis, le 31 janvier, le tribunal de commerce de Pontoise (Val-d'Oise) devra rendre sa décision. Il a assorti son placement en redressement judiciaire d'une période d'observation de six mois.
Numéro deux français du transport de colis, Mory Ducros a perdu 79,5 millions d'euros lors de son dernier exercice, qui a duré exceptionnellement seize mois et s'est achevé le 31 décembre 2012, pour un chiffre d'affaires de 765,5 millions.
Le marché auto chinois en plein boom
Les ventes de voitures neuves en Chine, premier marché automobile du monde, devraient augmenter de 8 % à 10 % en 2014, ce qui marquerait une légère décélération par rapport à l'augmentation de 13,9 % enregistrée l'an dernier, a annoncé jeudi l'Association chinoise des constructeurs automobiles. Shi Jianhua, secrétaire général délégué de l'association, a précisé que :"Des changements géopolitiques pourraient entraîner une hausse des cours du pétrole et des matières premières, ce qui pèserait sur la demande de voitures." "D'autres effets contraires sont également possibles : une mauvaise planification urbaine (…) et des problèmes liés à la pollution et la congestion du trafic." La reprise des ventes a bénéficié, entre autres, d'un retour en grâce des marques japonaises, dont les résultats commerciaux avaient chuté en 2012 en raison d'une montée du sentiment antijaponais lié au conflit territorial entre Pékin et Tokyo sur les îles Senkaku/Diaoyu.
En volume, le marché automobile chinois a représenté 21,98 millions d'unités en 2013.
TEXTOS
Chine : la hausse des prix à la consommation, principale jauge de l'inflation, a atteint
2,6 % en 2013, le même niveau qu'en 2012, a annoncé jeudi
le Bureau national des statistiques (BNS).
Redoutant d'éventuels désordres sociaux, le gouvernement chinois a fait de la lutte contre la hausse des prix une de ses priorités. 
Italie : le déficit public au 3e trimestre 2013 s'est établi à 3 % du PIB, en hausse de 1,6 point par rapport à la même période de 2012, a indiqué jeudil'Istat. Sur neuf mois, le déficit s'établit à
3,7 % du PIB, en hausse de 0,3 point par rapport à 2012.
Etats-Unis : le déficit du budget américain a diminué de plus d'un tiers sur les trois premiers mois de l'année fiscale 2014, à 182 milliards de dollars (134 milliards d'euros), y compris un excédent de 44 milliards de dollars en décembre, selon les estimations publiées mercredi dubureau du
budget du Congrès
Sodiaal : les sociétaires de la coopérative laitière française ont validé l'acquisition de son concurrent 3A, donnant naissance à un nouvel acteur de poids dans le secteur fort d'un chiffre d'affaires dépassant 5 milliards d'euros, rapportent jeudiLe Figaro et Les Echos.
Technologies : les patrons des groupes américain Apple et sud-coréen Samsung, qui se livrent une bataille juridique aux Etats-Unis autour de leurs brevets, vont se rencontrer d'ici la mi-février pour tenter une médiation.
Entreprises : le ministre du travail, Michel Sapin, a affirmé jeudi que le pacte de responsabilité proposé par M. Hollande allait concerner notamment le financement de la protection sociale et la fiscalité des entreprises.
Zone euro : la confiance dans l'économie s'est améliorée pour le 8e mois consécutif en décembre.
ÉTUDES
TRAVAIL
Les ETI (entreprises de taille intermédiaire), en première ligne de la création d'emplois cadres
Source : APEC.
ENVIRONNEMENT
Les investissements peu intensifs en carbone
Source : Cnuced.
SANTÉ
Réforme du financement des hôpitaux publics : quel impact sur leur niveau d'activité ?
Source : Insee.
INTERNATIONAL
Investissements chinois aux Etats-Unis
Source : Rhodium Group.
La Grèce a fait "des efforts remarquables (…), il y a certains nuages à l'horizon, mais ce n'est pas le moment de ralentir le rythme des réformes"
a estimé hier le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. "La présidence grecque est une opportunité pour montrer que l'avenir ne sera pas défini par la crise, mais par les leçons tirées de la crise", a-t-il ajouté, aux côtés du premier ministre grec, Antonis Samaras. M. Barroso, l'ensemble des commissaires et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy avaient fait le déplacement à Athènes, comme ils le font dans chaque pays entamant la présidence de l'Union européenne. Cette visite, dans le pays qui a été l'épicentre de la crise de la dette, a pris une dimension particulière. Elle a été l'occasion de rappeler que les prédictions les plus sombres, comme la sortie de la Grèce de la zone euro, ne s'étaient pas réalisées et que les efforts n'avaient pas été vains. "Ayant fait des sacrifices énormes, la Grèce laisse derrière elle la crise, elle tient désormais sur ses deux pieds", a souligné Antonis Samaras. Cette année doit être celle où la Grèce tourne le dos à six années de récession et revient sur les marchés de la dette à moyen et long terme. Mais l'horizon n'est pas complètement dégagé pour le pays sous tutelle de ses créanciers et confronté à un chômage de masse. Dans les mois qui viennent, Athènes fera face à un trou de financement d'environ 11 milliards d'euros. "Dans l'idéal", le pays souhaiterait se passer d'un troisième plan d'aide, a indiqué son ministre des finances, Yannis Stournaras, excluant dans tous les cas de nouvelles mesures d'austérité.

CAC 40

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PALMARES CAC 40
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BLOG
Zynga fait la courte échelle au bitcoin

Le spécialiste des jeux sociaux en ligne tente de redresser la barre depuis six mois par tous les moyens. Mais, même dans l'univers virtuel de FarmVille, le jeu vedette de Zynga, il existe une frontière entre tout et n'importe quoi.

La dernière initiative annoncée par la société dont le modèle économique repose sur la vente à ses joueurs les plus mordus d'objets virtuels (par exemple, un tracteur pour avancer plus vite dans le jeu) n'a pas de quoi rassurer.

La société, cotée en Bourse depuis décembre 2011, a annoncé, dimanche 5 janvier, qu'elle lançait une expérience pour accepter les paiements en bitcoins sur sept de ses principaux jeux (dont FarmVille 2, CastleVille et ChefVille).

Que le commerce d'objets virtuels par les aficionados des jeux sur Facebook et autres plates-formes se fasse au moyen d'une monnaie tout aussi virtuelle pourrait paraître naturel et cohérent. Sauf que le bitcoin n'est pas une monnaie. Cet instrument électronique d'échange n'est gagé sur aucun actif. Sa caractéristique première est sa volatilité : son cours en dollars a été multiplié par plus de cinquante en 2013.

L'annonce de Zynga a d'ailleurs permis au bitcoin de repasser, lundi 6 janvier, autour de 1 050 dollars (770 euros) sur les plates-formes américaines d'échange, contre 900 dollars vendredi. L'éditeur de jeux fait ainsi la courte échelle à cette monnaie virtuelle dont le cours était passé en quelques jours de 1 200 dollars à 640 dollars début décembre, après que la Chine eut banni la principale plate-forme asiatique d'achat de bitcoins.

Participer à une bulle...

Lu sur Pertes et profits

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Le piège de la déflation menace la zone euro
Le Figaro économie : Entreprises : l'opération séduction de Hollande
The Wall Street Journal : Données personnelles : le fossé entre les USA et l'Europe se creuse
Financial Times : La Fed va rester prudente pour calmer les marchés

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