Translate

jeudi 9 janvier 2014

Le président : du socialisme à la gauche gnangnan Hollande a quitté le socialisme et le socialisme l’a quitté

http://www.causeur.fr

Le président : du socialisme à la gauche gnangnan

Hollande a quitté le socialisme et le socialisme l’a quitté

Publié le 08 janvier 2014 à 16:00 dans Politique

                                           francois-hollande-drapeau
Le président de la République a quitté le socialisme et on peut dire aussi que le socialisme l’a quitté. Tant mieux.
J’admets que ses récents voeux n’ont pas constitué un tournant mais qu’ils ont amplifié sa vision social-démocrate en matière d’économie, de finance, de réduction des déficits et et de lutte contre les abus de la Sécurité sociale au point de combler d’aise tous ceux qui attendaient, espéraient de lui lucidité et pragmatisme. Il a si bien réussi son évolution que son discours a laissé sans réaction ses opposants classiques (Le Monde).
Mais il ne saura jamais totalement accomplir une mue qui le ferait ne plus se reconnaître. Il a besoin de gauche quelque part. Tant pis.
Sous le poids accablant de la réalité, il a déserté le socialisme pour cultiver chaque jour davantage son ersatz médiocre : la gauche gnangnan.
Il y a en effet une certaine manière d’évoquer en permanence les principes et les valeurs, qui révèle plus une impuissance qu’une force. Non plus une lumière qui inspire et éclaire l’action et la politique mais une sorte de substitut bâtard à leur insuffisance.
Quoi qu’on pense du mariage pour tous et même si cette loi résultait d’un engagement présidentiel, cela a commencé avec ce bouleversement. On a fait plaisir aux homosexuels qui tous ne le réclamaient pas. Le sentiment plus que la nécessité.
La pitoyable gestion de l’affaire Leonarda où le président, à cause de la maladresse d’une proximité démagogique, s’est et a été ridiculisé. Le coeur dévoyé.
Le discours exigeant obstinément intransigeance, inflexibilité et vigilance, non pas à l’encontre de la délinquance et de la criminalité ordinaires, immédiates et ostensibles mais dans la seule lutte contre le racisme et l’antisémitisme. On a pu constater à quel point ses instructions de fermeté aux préfets dans ce domaine ont déteint sur les gardes à vue au quotidien puisque deux lycéens, pour un montage avec le geste de la quenelle, sur plainte d’un professeur au nom de rien de moins qu’apologie de crime contre l’humanité !, se sont retrouvés peu de temps dans cette situation contraignante. Nous ne sommes plus dans l’état de droit mais dans l’état grotesque. Le totalitarisme de la bonne conscience.
Le soutien dangereux sans cesse octroyé à sa garde des Sceaux sans tenir compte de la substance infiniment mince de son bilan ministériel mais par égard pour une personnalité qui le fait tomber dans des abîmes de ravissement authentique ou feint. Qu’on se souvienne de leur équipée qui les a rendus si satisfaits d’eux-mêmes en Guyane. La sensibilité dénaturée.
L’indifférence à l’égard des provocations et outrages qui ne concernent pas le champ strict de ses indignations idéologiques. On peut laisser profaner les églises et uriner sur les autels par les Femen qui créent, elles, un si petit trouble, et sans doute tellement compréhensible ! L’émotion récusée.
Cela va continuer. Et de plus en plus. Nous allons payer chèrement, là, la rançon de sa sagesse ici. Il va nous enivrer de gauche gnangnan pour se consoler de l’éloignement du socialisme. Il ferait beau voir que le réel imposât sa loi partout !....Pour lire la suite de l'article,cliquer ici --->le-president-du-socialisme-a-la-gauche-gnangnan

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire