Le chemin social-démocrate désigné par François Hollande reste à trouver
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Sa
position est désormais clairement affichée: François Hollande est
social-démocrate. Sa gauche l'accuse d'avoir basculé du côté des entreprises et
d'être carrément devenu social-libéral, qualificatif qui signe à ses yeux la
trahison. C'est de bonne guerre, mais c'est à l'évidence faux. François
Hollande n'abandonne pas le camp des salariés, d'abord parce que, homme des
compromis, il n'abandonne jamais aucun camp, ensuite parce qu'il est
sincèrement à la recherche de la transformation du modèle social pour le rendre
moins conflictuel et plus consensuel, à l'allemande.
Social-démocrate donc,
la ligne est claire. Pour autant le chemin n'est pas tracé.
Car si l'objectif est
de redonner de la compétitivité au secteur privé, l'ampleur du défi est
beaucoup plus considérable que ne peuvent l'imaginer l'opinion et la classe
politique. Si le président de la République ne se paie pas de mots, s'il veut
vraiment attaquer le problème français à la racine, c'est-à-dire relever les
marges des entreprises à un niveau qui leur redonne envie d'investir et
d'embaucher, il lui faut frapper très fort. C'est, rappelons-le, la faible
profitabilité des entreprises qui a provoqué la désindustrialisation de la
France et la faiblesse de gamme des producteurs, comme le montre la courbe de
la balance commerciale, la vraie courbe à observer au mois le mois.
Mais le coût est
énorme. Patrick Artus de Natixis a fait les calculs: ramener les cotisations
sociales au niveau européen réduirait de 6% le coût du travail, ce qui ne
résoudrait que 45% du problème. Pour aller au bout d'une politique de l'offre,
il faudrait abaisser les salaires de 14% dans l'industrie française!
Un tel siphonnage
d'argent de la poche des ménages vers celle des entreprises, entre
50 milliards d'euros a minima et 100 milliards pour bien faire, est,
on l'imagine, très difficile. La solution culottée serait de (...) Lire la suite sur Slate.fr
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