Gayet: affaire "catastrophique" pour Hollande, estime la presse
AFP/Pool/AFP - "Catastrophique" ou à tout le moins "dérangeante" : l'affaire de la liaison présumée entre François Hollande et l'actrice Julie Gayet arrive "au plus mauvais
"Catastrophique"
ou à tout le moins "dérangeante" : l'affaire de la liaison présumée
entre François Hollande et l'actrice Julie Gayet arrive "au plus mauvais
moment" pour le chef de l'Etat, estiment samedi les éditorialistes.
C'est surtout la
presse régionale qui foisonne de commentaires, les quotidiens nationaux optant
pour un traitement plus factuel.
Dans Libération,
Fabrice Rousselot déplore que la parution du magazine people Closer
"efface un peu plus une frontière public-privé qui devrait rester
étanche".
Le
Parisien/Aujourd'hui en France exprime son "malaise" à la Une et
Matthieu Croissandeau "aimerait croire que les hommes politiques en
profiteront pour cesser de se brûler les doigts en jouant avec la presse
people".
Comme tous ses
confrères de province, Philippe Waucampt note dans Le Républicain lorrain que
cette affaire "vient polluer la rentrée de François Hollande" et au
premier chef sa conférence de presse du 14 janvier.
"Très
attendue", celle-ci "doit sceller un renouveau politique en
confirmant le virage social-démocrate" du président esquissé lors de ses
voeux du 31 décembre, rappelle Philippe Marcacci dans L'Est républicain. Mais,
"on y scrutera d'abord la réaction d'un président qui se voulut un jour "normal"
et se trouve aujourd'hui contraint à protéger sa vie privée".
"Devoir
expliquer, quelques minutes avant de se lancer dans la fresque de ses desseins
pour la France, quels sont ceux qu?il propose désormais à son couple promet un
exercice que nous regarderons avec d?autant plus d?intérêt que jusqu?ici il
nous avait été épargné", souligne avec gourmandise l'éditorialiste de Sud
Ouest, Yves Harté.
"En tout cas,
cette affaire tombe au plus mauvais moment pour François Hollande", assure
Yann Marec du Midi libre, qui ajoute, provocateur : "Le voilà dans de
beaux draps..."
Il n'y a guère que
Denis Daumin, dans La Nouvelle République du Centre-Ouest, pour avancer
qu'"il n'est pas certain que ce marivaudage de tabloïd desserve un
François Hollande pataugeant au plus profond des sondages. Au contraire, cette
légèreté peut lui redonner un peu d'épaisseur humaine".
Cette affaire est
"en tous points catastrophique pour François Hollande", juge Laurent
Bodin dans L'Alsace. "Les Français le pensaient accaparé par ses
fonctions, consacrant chaque minute à redresser le pays. Et alors que les
résultats ne sont pas au rendez-vous, voilà qu'ils apprennent que le président
de la République a du temps pour conter fleurette à une actrice",
s'offusque l'éditorialiste du quotidien de l'Est.
"Il est d'autant
plus agaçant de voir un président présenté comme l'amant au scooter qu'il avait
promis une rupture avec le passé : où serait au juste le changement par rapport
aux frasques ou aux étalages de ses prédécesseurs ?", renchérit Didier
Rose dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
Pour La Charente libre
et Dominique Garraud, "en ne démentant pas formellement sa relation avec
Julie Gayet, le chef de l'Etat ouvre forcément une boîte à questions
dérangeantes dans laquelle puisent déjà quelques snipers de l'opposition".
Plus prudemment,
Jean-Marcel Bouguereau se demande dans La République des Pyrénées quelle sera
la réaction des Français : "Vont-ils voir dans les escapades en scooter de
leur Président un côté "vacances romaines" ou bien vont-ils mal juger
ces écarts amoureux à l'heure où la France a bien d'autres problèmes à régler
?"
"En attendant,
François Hollande va devoir gérer ce dossier privé devenu public. Il est
littéralement piégé", conclut Patrice Chabanet dans le Journal de la
Haute-Marne.
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