A Brest, menace de fermeture de Jabil Circuit
Le 13 janvier les salariés se sont réunis en Assemblée générale. Le secrétaire général de la préfecture a accepté de recevoir une délégation d’élus CGT et FO et le secrétaire du comité d’entreprise. « Force ouvrière et le comité d’entreprise, avec les salariés feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher ce plan de licenciement ou en réduire sérieusement l’ampleur » ont déclaré dans un communiqué les secrétaires du comité d’entreprise.
Le site a connu une première réduction rapide de ses effectifs de 692 à 301 suite à la décision d’Alcatel-Lucent de délocaliser en Chine en 2002. Puis en 2008 et 2010 à nouveau à l’occasion d’un achat-vente l’entreprise a été encore dégraissée.
L’entreprise qui réalise un chiffre d’affaire de 42 millions d’Euros reste très dépendante d’Alcatel-Lucent, qui continue à transférer la fabrication de centraux téléphonique vers l’Asie. Actuellement Jabil dépend d’un groupe américain dont le siège est en Floride et qui est présent dans 33 pays. Le site de Brest disposait d’une importante emprise foncière et immobilière. Elle a été progressivement séparée et vendue.
POI – Comité de Brest - Communiqué de soutien aux salariés de chez Jabil (Brest)Le site de Brest de l’industrie électronique (JABIL) est menacé de fermeture pure et simple avec ce nouveau plan de 97 licenciements qui sont annoncés. Il y a 6 ans, au moment de la décision du groupe Alcatel de délocaliser sa production en Chine, il y avait eu une première « grosse vague de licenciements ». Puis il y a trois ans, au moment de « l’opération financière Compétence », opération qui s’est avérée être un gouffre financier (Jabil ayant vendu puis racheté son usine), les patrons annonçaient qu’ils voulaient fermer le site de Brest.Jabil a employé à Brest jusqu’à 1000 salariés en 2002. Il n’en reste que 190 après une série de plans sociaux. Avec ces nouveaux licenciements programmés, c’est la survie du site de Brest qui est menacé.N’est-on pas en droit de se demander pourquoi ces secteurs-clés de l’industrie du pays délocalisent toute leur production et démantèlent leurs usines et toute l’industrie ? Parce qu’ils vont chercher un coût de main d’œuvre toujours plus bas ailleurs ! N’est-ce pas ce même PDG de Alcatel, Tchuruk, qui avait fixé pour objectif de faire d’Alcatel « une entreprise sans usines » !Les patrons du Medef, qui cherchent à toujours « aller encore plus loin dans l’allègement du coût du travail », trouvent un écho favorable et inquiétant dans les vœux du Président de la République avec son « Pacte de responsabilités » lorsqu’il affirme « qu’il faut moins de charge pour les entreprises » et « diminuer les dépenses publiques » !Face à cela, à chaque fois, l’exigence des travailleurs est la même : « Nous voulons garder nos emplois ! Nous voulons vivre de notre travail ! »N’est-on pas en droit d’exiger de l’Etat et des pouvoirs publics que les licenciements sont interdits ! De dire que les secteurs clés de l’industrie doivent être (re) nationaliser afin de garantir la production industrielle dans notre pays !Et peut-on faire cela, renationaliser l’industrie, interdire les licenciements tout en restant dans le cadre des traités de l’Union européenne « où la concurrence est libre et non faussée » ? Il faut le dire nettement si on veut défendre les emplois dans l’industrie, il ne faut pas hésiter à rompre avec l’Union européenne et l’ensemble de ses traités (de Maastricht au TSCG) !
- Unité pour pas un licenciement,
- Unité pour le maintien du site industriel de Jabil à Brest,
- Non aux licenciements, non aux délocalisations,
- nationalisation d’Alcatel, de JABIL et des secteurs clés de l’industrie !
- Rupture avec les traités de l’UE !
Le comité de Brest du POI,
Brest, le lundi 13 janvier 2014
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