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jeudi 28 février 2013

Ces députés socialistes qui veulent faire passer la TVA à 20,5%

                                          Challenges

Ces députés socialistes qui veulent faire passer la TVA à 20,5%

Créé le 28-02-2013 à 16h34 - Mis à jour à 16h39

Le taux intermédiaire devrait passer à 9% au lieu de 10% et le taux normal à 20,5%, explique le rapporteur général du Budget Christian Eckert.

                                Christian Eckert, rapporteur du Budget (PS) (AFP)
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Le rapporteur général du budget Christian Eckert (PS) a confirmé dans un entretien au journal Le Monde daté du vendredi 1er mars qu'il préconisait un relèvement du taux normal de TVA à 20,5%, et un abaissement du taux intermédiaire à 9% au lieu de 10%.
"A mon avis, le taux intermédiaire devrait passer à 9% et le taux normal à 20,5%. De plus, certains produits ou services taxés au taux intermédiaire pourraient repasser au taux réduit" de 5%, explique Christian Eckert, en citant "le logement social et les travaux dans le logement social", "les taxes d'assainissement, des eaux et d'enlèvement des ordures ménagères". Il évoque aussi "la rénovation des bâtiments anciens, sous réserve qu'elle s'accompagne d'un effort environnemental".
"Il y a des débats non tranchés sur la culture, comme le cinéma, les parcs à thème. S'agissant des transports publics, pourquoi ne pas traiter différemment le ticket de métro et les billets d'avion?", a-t-il interrogé.
Des pistes présentées dans 2 semaines
Autre animateur du groupe de travail PS sur la TVA, Thomas Thévenoud (PS) avait expliqué à l'AFP mercredi que le groupe allait proposer "un taux normal de TVA un peu augmenté au-delà de 20% et un taux intermédiaire un peu raboté en deçà de 10%". Ces pistes seront présentées devant l'assemblée des députés PS dans deux semaines.
Interrogé sur les 6 milliards de recettes supplémentaires à trouver évoqués en début de semaine par le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, "ils ne constituent pas une surprise" pour Christian Eckert, car "on sait, depuis la discussion du projet de loi de finances pour 2013, que certaines taxes ne seront pas reconduites en 2014". Il préconise de se tourner "d'abord" vers les entreprises pour trouver ces 6 milliards....
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Cet ex-ministre de l'Economie qui se lâche face aux députés

                                             Challenges

Cet ex-ministre de l'Economie qui se lâche face aux députés

Créé le 28-02-2013 à 10h15 - Mis à jour à 11h50

Interrogé par une commission parlementaire, Francis Mer qui a géré la privatisation d'Usinor-Sacilor n'a pas tari d'éloges sur Lakshmi Mittal. Et dit tout le mal qu'il pense de Montebourg, des syndicalistes et des Chinois.

Issu du monde de l'industrie (Saint-Gobain, Arcelor...) Francis Mer a été ministre de l'Economie sous Jacques Chirac (2002-2004). Il a précédé à ce poste Laurent Fabius et l'a cédé à Nicolas Sarkozy. (Photo SIMON ISABELLE/SIPA)
Issu du monde de l'industrie (Saint-Gobain, Arcelor...) Francis Mer a été ministre de l'Economie sous Jacques Chirac (2002-2004). Il a précédé à ce poste Laurent Fabius et l'a cédé à Nicolas Sarkozy. (Photo SIMON ISABELLE/SIPA)
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La commission d’enquête parlementaire sur l’avenir de la sidérurgie créée fin janvier à l’initiative des députés communistes et Front de gauche, dans la foulée de l’affaire Florange, auditionnait Francis Mer ce mercredi matin. L’ancien dirigeant d’Usinor, qui deviendra Arcelor puis ArcelorMittal, n’a pas forcément tenu le discours attendu. L’actuel vice-Président du groupe Safran, qui fut le premier à négocier avec Lakshmi Mittal, en lui cédant en 1999 le site industriel de Gandrange (Unimétal), a tenu un discours "sans langue de bois". Chacun en a pris pour son grade.
Les Chinois, d’abord: "Comment en est-on arrivé là? C’est à cause des Chinois ! Il y a quinze ans, ils n’existaient tout simplement pas et aujourd’hui ils représentent 50% de la demande et de la production d’acier mondiales !"
Milton Friedman est, selon lui, le grand responsable: "La raison d’être d’une entreprise est de dégager des profits pour donner du pouvoir d’achat. Tout a basculé en 1970, quand Friedman a écrit dans le New York Times que la seule légitimité d’une entreprise était de créer de la valeur pour ses actionnaires. C’est la date de naissance du capitalisme qui déraille."
Les patrons ne trouvent pas plus de grâce aux yeux de l’ancien ministre des Finances : "Quand j’entends le patronat expliquer que le problème de la France c’est le coût du travail, cela me rend honteux. Le patronat est honteux! Ce sont les mêmes qui ne veulent pas faire de gros efforts de formation de leurs personnels de peur que la concurrence ne leur pique! Voilà une grande différence entre la France et l’Allemagne, beaucoup plus que le coût du travail!"
Les politiques ont aussi droit à leur volée de bois vert.  Francis Mer ne croit pas du tout à une loi sur la cession des sites rentable : "J’aimerais bien voir comment vous allez l’écrire celle-là ! D’abord, en tant qu’industriel, il est normal de concentrer ses capacités, quand il y en a trop comme c’est le cas aujourd’hui dans la sidérurgie mondiale....
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L’aveu d’un Bankster

                                                           Marianne



L’aveu d’un Bankster

Jeudi 28 Février 2013 à 05:00 | 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur
A l'instar des gainers, ces obèses bien décidés à le rester voire à prendre du poids, les banques ont elles aussi suivi un régime grosseur. Objectif: profiter de la couverture implicite des états sur les établissements systémiques, ces fameuses banques "too big to fail". Cette assurance représente un cadeau des contribuables de plusieurs dizaines de milliards d'euros .

Richard Drew/AP/SIPA
Richard Drew/AP/SIPA
«Nous bénéficions effectivement du ralentissement de l’économie.» En vantant les bénéfices de sa banque devant un parterre d’investisseurs, 21,3 milliards d’euros en 2012, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, n’a sans doute pas bien mesuré la portée de ses déclarations. Elles ont tout du vendeur de canons contemplant ses caisses remplies par la boucherie d’une guerre des tranchées. Certes, ce ne sont plus les armes, mais la crise qui en Europe comme aux Etats-Unis, emporte les populations. Sur elles pèsent l’explosion du chômage, la baisse de la croissance, et, pire, le transfert de la dette des banques vers les Etats. Quant aux banques, à l’instar de JP Morgan, la vie est belle, elles prospèrent même grâce à la crise dont elles sont elles-mêmes à l’origine. 
  
La banque de Jamie Dimon a même presque doublé son bilan. Elle a racheté la Bear Steam, grâce à des fonds publics. Au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, elle a profité à plein du système de financement des banques organisé conjointement par l’Etat fédéral et la banque centrale Américaine. Cette stratégie de gonflement n’est pourtant pas propre à JP. Chez nous aussi, c’est cette voix qu’a choisi la BNP-Paribas, en absorbant la banque Fortis. Déjà considéré comme too big to fail, « trop gros pour faillir », et donc devant profiter des aides de l’Etat, le bilan de notre fleuron national pèse désormais une fois le PIB de l’hexagone. Plus qu’avant la crise…
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Monsieur le Président, les droits de l'Homme en Russie, c'est maintenant !

                                                             Marianne

Monsieur le Président, les droits de l'Homme en Russie, c'est maintenant !

Jeudi 28 Février 2013 à 12:33 | 

AXELLE LEMAIRE, DÉPUTÉE PS DES FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER
Des élus de droite et de gauche, parmi lesquels Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, interpellent François Hollande, en visite officielle à Moscou, sur la question des droits de l'Homme en Russie et notamment sur l'affaire Magnitski.

François Hollande rencontre Vladimir Poutine à Moscou le 28 février 2013 - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA
François Hollande rencontre Vladimir Poutine à Moscou le 28 février 2013 - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA
Monsieur le Président, 

Nous nous permettons de vous saisir d’une affaire importante alors que vous visitez en ce moment la Russie à l’invitation du Président Vladimir Poutine. Dans le cadre du dialogue étroit et nourri que nos deux pays entretiennent sur de nombreux sujets, nous espérons que le besoin impérieux d’aborder la question des droits humains en Russie s’imposera. 

Il y a cinquante ans Alexandre Soljenitsyne publiait Une journée d’Ivan Denissovitch, récit littéraire du quotidien d’un zek, prisonnier du Goulag, décrivant avec fatalisme les privations et les tortures subies. Avec le même souci de minutie dans l’exposé mais une révolte à vif, l’avocat Sergueï Magnitski s’est appliqué à expliquer dans des centaines de lettres le calvaire de son emprisonnement à Moscou et les raisons de son innocence. Mais après 358 jours de détention provisoire, les menaces, l’isolement, le froid et l’absence de soins ont eu raison de la détermination de ce jeune avocat fiscaliste, qui est mort le 16 novembre 2009 sous les coups de ses geôliers. ...
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Hessel : «Sa vie est son oeuvre, son oeuvre est sa vie», par Jean-Michel Helvig

                                                          Marianne



Hessel : «Sa vie est son oeuvre, son oeuvre est sa vie», par Jean-Michel Helvig

Mercredi 27 Février 2013 à 16:59

PROPOS RECUEILLIS PAR RAPHAÈLE TONDRIAUX-GAUTIER

Le journaliste Jean-Michel Helvig a bien connu Stéphane Hessel. Ensemble, ils ont publié un livre d’entretiens, «Citoyen sans frontières» (Fayard, 2008 – réédition en poche en 2011). Pour Marianne.net, il réagit à sa disparition. 



Jean-Michel Helvig
Jean-Michel Helvig
Quelle trace laissera Stéphane Hessel ? 
  
Sa vie est son oeuvre tout comme son oeuvre est sa vie. Ce fût un acteur exceptionnel du XXeme siècle. Un témoin, un combattant d’une histoire parfois oubliée. Quiconque veux comprendre le XXème siècle s’enrichirait à connaitre cette vie. 
  
Mais le mouvement des indignés dont il est l’inspirateur ? 
  
Il n’était pas le précurseur des indignés, il se voyait plutôt comme un catalyseur d’un mouvement qui lui a échappé. Il était d’ailleurs très géné d’en être considéré comme l’initiateur. On lui attribue un statut qui n’était pas le sien. 

Le message qu’il a essayé de transmettrece n’est pas “Indignez vous !” mais plutôt ne vous résignez pas. Dans quelque société que vous soyez, ne vous résignez pas !  Il apportait un témoignage de non-abandon qui traversait toute notre histoire contemporaine. Il était d’autant plus écouté que ce monde est devenu à bien des égards amnésique. 
  
Est-il parvenu à ses fins ? 
  
Il est mort avec le sentiment du travail accompli. Son ultime combat, il l’a mené à 93 ans avec son ouvrage “Indignez-vous !”, ses conférences et son projet de  de son collegium international éthique.” Les combats qu’il a menés, par exemple les sans papiers en 1995 et celui des immigrés, restent encore d’actualité.   En revanche, pour l’ONU, le combat reste inachevé. 
  
S’il y’avait un fait d’arme a retenir ? 
  
Son évasion des camps en 1945. 
  
Comment, personnellement, réagissez vous à cette perte ? 
  
J’ai une immense peine de voir cet ami partir et en même temps, il est mort sans souffrance. Sans doute, avec le sentiment d’avoir rempli jusqu’à son ultime souffle ses aspirations et ses engagements de jeunesse. 

Débat Stéphane Hessel et Jean Daniel : "Insurgeons-nous!"

                                           Le Nouvel Observateur

Débat Stéphane Hessel et Jean Daniel : "Insurgeons-nous!"

Créé le 27-02-2013 à 13h48 - Mis à jour à 17h38

Lors des journées du "Nouvel Observateur"" aux Bernardins, l'auteur d'"Indignez-vous !" et le fondateur de notre journal avaient confronté leurs analyses sur l'actualité.

Jean Daniel et Stéphane Hessel le 22 janvier 2011 au Collège des Bernardins à Paris. (Camille Simon)
                             Jean Daniel et Stéphane Hessel le 22 janvier 2011 au Collège des Bernardins à Paris. (Camille Simon)
SUR LE MÊME SUJET
Le 22 janvier 2011, une véritable foule avait applaudi debout le dialogue de Jean Daniel et Stéphane Hessel, lors des portes ouvertes du "Nouvel Observateur", à Paris, au Collège des Bernardins. Ils avaient confronté leurs analyses sur l'actualité, notamment sur la révolution tunisienne qui avait débuté un mois plus tôt, mais aussi sur la gauche, la mondialisation, laPalestineIsraël...
Vidéo :Dialogue entre Jean Daniel et Stéphane Hessel, première partie
Jean Daniel, vous avez placé cette journée de débats organisée par "le Nouvel Observateur" sous le signe de la révolution tunisienne....
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Le Sénat adopte la loi d'amnistie sociale

                                      Le Nouvel Observateur

Le Sénat adopte la loi d'amnistie sociale

Créé le 28-02-2013 à 06h14 - Mis à jour à 06h23

Ce texte proposé par les communistes prévoit l'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors des mouvements sociaux.

Au Sénat, le 13 novembre 2012 à Paris. (AFP PHOTO / JOEL SAGET)
                                                    Au Sénat, le 13 novembre 2012 à Paris. (AFP PHOTO / JOEL SAGET)
Au moment où les plans sociaux se multiplient et le chômage poursuit sa hausse, le Sénat a adopté mercredi 27 février une proposition de loi (PPL) communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux.
Le texte a été voté de justesse par 174 voix contre 171 (bien 171 après recomptage). Les groupes PS, CRC (communiste), EELV et RDSE - à majorité radicaux de gauche - ont voté pour tandis que l'UMP et l'UDI-UC (centriste) ont voté contre.
La PPL a toutefois été largement amendée par les socialistes qui en ont limité la portée. Sont amnistiées les infractions, commises entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013, passibles de cinq ans d'emprisonnement au plus. Le texte d'origine prévoyait l'amnistie pour les faits commis avant le 6 mai 2012 et concernait les infractions passibles de dix ans de prison.
Sont concernés les faits commis à l'occasion de conflits du travail, d'activités syndicales de salariés et d'agents publics, y compris lors de manifestations. Le texte prévoyait une application élargie aux professions libérales et exploitants agricoles.
Sont également amnistiées les infractions commises lors de mouvements collectifs revendicatifs, associatifs ou syndicaux relatifs aux problèmes liés au logement. La PPL d'origine parlait de problèmes liés non seulement au logement mais aussi à l'éducation, à la santé, à l'environnement et aux droits des migrants.

Mobilisation du Front de gauche

Le refus de se soumettre à des prélèvements ADN ne sera amnistié que si les faits à l'origine de ce prélèvement sont eux-même amnistiés. Un amendement PS a également exclu du bénéfice de la loi "les dégradations volontaires ayant pour conséquence de nuire au bon déroulement de travaux scientifiques ou de recherche". Selon la sénatrice EELV, Esther Benbassa, cette rédaction ne devrait pas concerner les faucheurs de champs OGM.
Le texte prévoit aussi l'amnistie des mineurs condamnés lors des grèves de 1948 et de 1952. Il reste sept de ces mineurs survivants.
Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche), appuyé par la CGT, s'est fortement mobilisé pour ce texte, organisant notamment une manifestation devant le Sénat. Son responsable, Jean-Luc Mélenchon, a assisté au débat dans la tribune du public.....
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Jean-Luc Mélenchon invité de l'émission "Questions d'info" sur LCP



fév 1327



 Jean-Luc Mélenchon Invité de « Questions d’info » sur LCP


Mercredi 27 février 2013, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de l'émission
 "Questions d'info" sur LCP, présentée par Frédéric Haziza avec la 
collaboration de Françoise Fressoz (Le Monde), Sylvie Maligorne (AFP) et
 Marie-Eve Malouines (France-Info). Il évoquait notamment les résultats 
des élections italiennes, la loi d'amnistie sociale et l'acte III de la 
décentralisation. 

Le cri d'alarme de Mélenchon contre le marché transatlantique

                                                          Accueil

 le 28 Février 2013

Le cri d'alarme de Mélenchon contre le marché transatlantique


          
               Jean-Luc Mélenchon avec les Jeunes correspondants de l'Humanité
Le député au Parlement européen appelle à la mobilisation contre le projet de marché transatlantique entre l'Union européenne et les Etats-Unis prévue pour 2015. Il dénonce "la double logique atlantiste et libre-échangiste de cet accord qu’ils voudraient signer dans le dos des peuples".
Patrick Le Hyaric avait déjà alerté il y a quinze jours sur le lancement annoncé conjointement par Barack Obama et le communiqué final du dernier conseil des chefs d'Etats européens concernant cette zone de libre-échange intégral "qui vise in fine à abaisser les rémunérations et les conditions de travail, les normes environnementales. Ceci signifierait à la fois l’abolition des droits de douane et aussi un ensemble de barrières réglementaires que le capital a besoin de faire sauter pour rehausser ses taux de profit".
Jungle ultra-capitaliste
Jean-Luc Mélenchon emboite le pas de son collègue député Front de gauche au Parlement européen et directeur de l'Humanité. Ce jeudi matin sur BFMTV et RMC, le coprésident du Parti de gauche a lancé "un cri d'alarme" sur le début de la phase finale des négociations devant aboutir à cette vaste zone de libre-échange et de concurrence libre et non faussée consaré par ce commerce transatlantique. Dans un billet publié sur son blog, Jean-Luc Mélenchon expliquait déjà il y a quelques jours que les concessions demandées aux Européens sont nombreuses: "Ils exigent la levée des restrictions européennes sur l’importation d’OGM, de volaille traitée avec du chlore et de bétail nourri aux hormones de croissance, la dérèglementation en matière de protection des données personnelles pour faire plaisir aux entreprises philanthropiques Google, Facebook et Amazon, l’assouplissement des normes environnementales et sanitaires. Autrement dit, l’extension de la jungle ultra-capitaliste aux deux côtés de l’Atlantique."
Silence en France
Jean-Luc Mélenchon déplore le silence du gouvernement français sur le sujet, alors qu'en Angleterre et en Allemagne, David Cameron et Angela Merkel "se réjouissent" déjà. "Autour d’un danger d’une telle importance pour la vie sociale de notre pays, on attendrait un grand débat démocratique et médiatique. Mais l’inconscience des sociaux-libéraux et le silence complice des médias durent depuis que ce projet est né", dénonce-t-il.

Indignés, à nous de jouer!

                                                        Accueil

SOCIAL-ECO -  le 28 Février 2013

Indignés, à nous de jouer!


             
                                          Indignés à Madrid
MORT DE STEPHANE HESSEL. "Les mots de Stéphane Hessel, même quand ils se teintaient de candeur, constituaient un remède contre le fatalisme et la résignation à une pensée unique", estime Patrick Apel-Muller dans l'édito de l'Humanité de ce jeudi.
« Il n’y a point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage », proclamait Périclès. Stéphane Hessel aura été libre, courageux 
et heureux. Il a fait de l’humanité 
sa boussole, s’installant délibérément à la confluence 
de ses douleurs, là « où notre siècle saigne »: la Résistance au nazisme, la déclaration des Droits de l’homme, 
le soutien à la décolonisation, aux sans-papiers, 
avec les Palestiniens privés de leurs droits et de leur terre ou les printemps arabes, contre l’armement nucléaire, 
aux côtés de tous les peuples broyés par le capitalisme…
Les fleurs artificielles que ses adversaires politiques déposent aujourd’hui, les petites ignominies que lâche le Crif, les louanges bien-pensantes ne peuvent plus assourdir l’écho de sa voix. Elle résonne dans les parages de Wall Street, elle a pris l’accent espagnol et a crié la rage des Grecs, elle court au fil des pages de ce petit livre vendu à des millions d’exemplaires, devenu 
un manifeste contre 
la lassitude et l’indifférence. J’ai le souvenir d’un soir glacé au Panthéon 
où l’éternel jeune homme scandaleux s’était planté un bonnet phrygien sur 
la tête pour dire 
sa solidarité avec 
la Palestine, et où tous nous craignions pour lui les assauts de la bise. Il unissait tout à la fois la France avec son goût têtu pour 
la Révolution et l’universalité des droits humains, l’histoire dont il était un passeur légitime avec 
la Résistance dont il proclamait les valeurs intactes (avec Georges Séguy et Raymond Aubrac) et l’actualité palpitante du monde.
N’en déplaise aux puissants de ce monde, 
à ceux qui s’échinent à «lessiver les mots», la charge de ses apostrophes est toujours explosive. Ces jours-ci encore les millions de manifestants espagnols contre l’austérité ou le vote de colère et de désarroi 
des Italiens, humiliant dans les urnes le favori 
des marchés financiers, Mario Monti, témoignent 
d’une recherche transfrontière – même quand elle est polluée de relents nationalistes – d’une issue aux impasses dans lesquelles nous jette ce système économique 
où les marchés priment sur le droit, la loi du profit 
sur la survie de l’humanité, la concurrence libre et non faussée sur l’épanouissement des êtres humains.
Les mots de Stéphane Hessel, même quand ils se teintaient de candeur, constituaient un remède contre le fatalisme et la résignation à une pensée unique. Son parcours témoigne pour la formule de Marx: «L’histoire ne fait rien; c’est l’homme réel et vivant qui fait tout.» L’ancien déporté de Buchenwald a fait beaucoup, sans désespérer de ses frères humains. Son prochain livre à paraître cette année s’intitule À nous de jouer ! Appel aux indignés de cette terre. Un beau legs pour nous tous.
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Par Patrick Apel-Muller