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samedi 2 mars 2013

QUESTIONS D’INFO : JEAN-LUC MÉLENCHON, CO-PRÉSIDENT DU PARTI DE GAUCHE

                                                               LCP Assemblée nationale

QUESTIONS D’INFO : JEAN-LUC MÉLENCHON, CO-PRÉSIDENT DU PARTI DE GAUCHE

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche 
Publiée le 27/02/2013 
[Durée] 43mn
[Tags] parti de gauche ,mélenchon
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A PROPOS DE CETTE VIDEO

Une émission hebdomadaire présentée exceptionnellement par Gérard Leclerc avec la collaboration de Françoise FRESSOZ (Le Monde), Sylvie MALIGORNE (AFP) et Marie-Eve MALOUINES (France-Info) en partenariat avec Dailymotion.
Quatre médias, quatre voix, quatre journalistes pour quatre regards et questionnements complémentaires portés sur l’actualité.
Invité : Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche
Passage incontournable pour toutes les personnalités politiques, "Questions d’info" change de format et accueille dans la perspective de 2012, un nouveau partenaire de référence : Le Monde.
Ministres, députés, conseillers, chefs de parti, porte-parole… Tous les mercredis, une personnalité politique livre son analyse sur les événements marquants de la semaine.
Exclusif, exhaustif, ce rendez-vous soumet les politiques au questionnement. Loin des petites phrases et des grandes déclarations, "Questions d’info" bouscule le politiquement correct et donne à voir et à comprendre la politique dans tous ses états.
Diffusion : A l’antenne sur le canal 13 de la TNT le Mercredi à 19h30.
Chaque mercredi en avant première à 14h sur les sites de DailymotionFrance InfoLeMonde.fr etLCP.
En partenariat avec l’AFP, Le Monde et France info.
Une production LCP-Assemblée nationale

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Manifestations antigouvernementales à Port Saïd (sud), le 21 février dernier.
Manifestations antigouvernementales à Port Saïd (sud), le 21 février dernier. © Str / AFP

Samedi, des manifestants ont mis le feu à un commissariat à Port Saïd et à un bâtiment de la police à Mansoura.

 

Des protestataires ont attaqué samedi un bâtiment qui abritait auparavant le siège régional de la police à Mansoura, ville du nord de l'Egypte. Les policiers ont pu repousser les assaillants à coups de gaz lacrymogène.
Plus tôt dans la journée, des manifestants ont mis le feu à un commissariat à Port Saïd au moment où le secrétaire d'État américain John Kerry arrivait au Caire pour discuter de la transition dans le pays en proie à une grave crise politique. Quelque 500 manifestants ont lancé des cocktails molotov et des pierres sur le commissariat de cette ville du nord-est de l'Égypte, provoquant un incendie, et bloqué l'accès aux pompiers, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Les manifestants s'étaient rassemblés devant le commissariat après des affrontements au cours desquels deux hommes avaient été blessés quand un camion de police a heurté des personnes manifestant un peu plus tôt, a indiqué le ministère. Port Saïd observe un mouvement de désobéissance civile pour la troisième semaine consécutive. Des violences similaires ont eu lieu dans le delta du Nil (nord), où une personne a été tuée et des dizaines d'autres blessées dans des accrochages nocturnes entre policiers et manifestants à Mansoura, selon un responsable de la sécurité. Selon des médias locaux, le manifestant est mort après s'être fait écraser par une fourgonnette de la police.

Campagne de désobéissance civile

Mansoura est la dernière en date des provinces du pays à lancer une campagne de désobéissance civile, après celles de Port Saïd, Ismaïliya et Suez. Les violences depuis le début janvier ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés dans le pays en proie à une grave crise politique et théâtre depuis des mois de manifestations hostiles au président islamiste Mohamed Morsi, accusé d'accaparer le pouvoir et d'avoir échoué à régler les problèmes sociaux et économiques.
Ces dernières violences surviennent alors que le secrétaire d'État américain John Kerry est arrivé au Caire dans le cadre d'une tournée régionale pour des entretiens sur la transition politique.....
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En Grèce, le président Hollande défend l’austérité

                        

En Grèce, le président Hollande défend l’austérité

Par Anthony Torres 
2 mars 2013
Le président français François Hollande s’est rendu en Grèce le 19 février pour rencontrer le premier ministre grec conservateur Antonis Samaras. Il s’est présenté en tant qu’ami du peuple grec, bien qu'il ait soutenu les programmes d'austérité successifs imposés sur le pays par les banques et l'Union européenne.
Hollande était accompagné de capitalistes français qui comptaient acheter des biens du secteur public grec, que la Grèce privatise sous pression de l'UE.
Lors de sa visite à Athènes, Hollande a approuvé les mesures d’austérité imposées à la population grecque par les différents gouvernements successifs depuis 2009 : « le peuple a subi des choix douloureux, même si, pour beaucoup ils étaient nécessaires ».
Cette déclaration expose le caractère mensonger de la campagne électorale de Hollande, qui déclarait que « l’austérité n’est pas une fatalité » pour tenter de donner un aspect de « gauche » au programme d’austérité qu’il préparait contre les travailleurs.
Le ton cynique de la tournée de Hollande en Grèce reflétait la collaboration réactionnaire entre les bourgeoisies grecque et française au sein de l’UE. Contrairement à la visite précédente de la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français n’était pas protégé par un dispositif policier important.
Hollande a reçu les compliments de Samaras, qui a remercié le gouvernement français pour avoir soutenu le maintien de la Grèce dans la zone euro. Samaras a flatté la France d’être le « centre politique de l’Europe ».
Hollande démontrait non seulement son indifférence politiquement criminelle envers les travailleurs grecs, mais les conceptions réactionnaires qui motivent sa politique en France. Les banques et l’UE se servirent de la Grèce comme d’un laboratoire pour détruire les acquis sociaux de la classe ouvrière. Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, la France suit le chemin tracé par le premier ministre du parti social-démocrate grec PASOK, Georges Papandreou, après son élection en octobre 2009....
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Licenciements de masse chez Caterpillar en Belgique

                        

Licenciements de masse chez Caterpillar en Belgique

Par Christoph Dreier 
2 mars 2013
Jeudi, 28 février, la direction de l’équipementier de chantier américain Caterpillar a annoncé le licenciement de 1.400 travailleurs dans son usine de Gosselies en Belgique qui compte au total de 3.700 employés. De plus, 190 contrats à durée déterminée ne seront pas reconduits. 200 emplois supplémentaires seront également supprimés en France.
L’usine de Gosselies était entrée en activité en 1965 et fabrique principalement des excavatrices hydrauliques et des chargeuses destinés au marché européen. La suppression des emplois aura des conséquences dévastatrices pour la ville et l’ensemble de la région industrielle de Charleroi. Suite à la fermeture de nombreuses usines, le chômage tournera autour de 20 pour cent.
La direction de l’entreprise a justifié le licenciement de masse en invoquant la faible croissance économique en Europe. « Plus fondamentalement, la structure de coûts, » de production est trop élevée en Belgique, a-t-on expliqué. « A l’heure actuelle, il serait moins coûteux d’importer des machines en Europe depuis d’autres usines du groupe que de les fabriquer à Gosselies. »
« Ces suppressions d’emplois sont douloureuses mais elles sont nécessaires si l’on veut que le site survive, » a déclaré l’administrateur délégué de Caterpillar Belgique, Nicolas Polutnik. Ces mesures sont le seul moyen de pérenniser l’usine au-delà de 2015, a-t-il affirmé.
Caterpillar a réalisé un bénéfice net de 697 millions de dollars (518 millions d’euros) en 2012 en employant quelque 125.000 travailleurs de par le monde. Ces dernières années, l’entreprise a perpétré des attaques brutales contre les travailleurs en montant délibérément une usine contre l’autre. Pour ce faire, elle a étroitement collaboré avec les syndicats des différents pays dans lesquels elle opère et qui insistent pour dire que des concessions doivent être acceptées pour « sauver des emplois. »
En 2010, l’entreprise avait licencié au plan international 22.000 employés dont 733 dans ses deux usines françaises de Grenoble et d'Echirolles. La même année, elle avait recruté une centaine de travailleurs supplémentaires dans son usine de Gosselies en versant aux travailleurs des salaires en grande partie financés par un programme gouvernemental....
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Manœuvres américaines en vue d'armer ouvertement l'opposition Syrienne

                       

Manœuvres américaines en vue d'armer ouvertement l'opposition Syrienne

Par Chris Marsden 
2 mars 2013
Durant les préparatifs du sommet des Amis de la Syrie du 28 février à Rome, les États-Unis ont indiqué un changement de politique consistant à armer ouvertement l'opposition syrienne qui mène une guerre pour le compte des États-Unis dans le dessein de faire tomber le président syrien Bashar el-Assad.
Cela s'est fait par un jeu politique chorégraphié avec soin entre le ministre des Affaires étrangères John F. Kerry, quelques pays européens dont la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et l'Italie, et l'opposition syrienne elle-même.
La Coalition nationale syrienne (CNS) d'opposition a menacé de ne pas venir au sommet, laissant ostensiblement les amis de la Syrie sans personne avec qui pouvoir affirmer leur amitié. Kerry a saisi ce moment pour faire des promesses d'un soutien supplémentaire pendant qu'il faisait la tournée des capitales européennes, en préparation du sommet de Rome et de sa prochaine tournée au Moyen-Orient.
En rencontrant le premier ministre britannique David Cameron et le ministre des Affaires étrangères William Hague, Kerry a promis qu'un nouveau soutien américain pour la CNS « arrive[rait] à maturité d'ici que nous nous réunissions à Rome. » D'autres mesures américaines devaient y être discutées si l'opposition assiste à la réunion des Amis de la Syrie.
Kerry a insisté sur le fait que les États-Unis cherchaient toujours une solution politique, suggérant que l'aide militaire directe n'était pas immédiatement à l'ordre du jour. Mais il a ajouté : « Nous sommes déterminés à ce que l'opposition Syrienne ne soit pas laissée à l'abandon, à se demander où est le soutien, et s'il doit bien arriver. » « Je veux que nos amis du conseil d'opposition syrien sachent que nous ne venons pas à Rome juste pour parler. Nous venons à Rome pour prendre une décision sur les prochaines étapes, » a-t-il ajouté. Hague a également insisté pour que l'opposition reste impliquée dans les négociations, promettant que le Royaume-Uni croit que « nous devons augmenter significativement notre soutien à l'opposition syrienne, en plus de notre importante contribution à l'aide humanitaire, et c'est précisément ce que nous nous préparons à faire. ».....
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Les véritables raisons de la démission de Benoît XVI (Pagina 12)

                               

Les véritables raisons de la démission de Benoît XVI (Pagina 12)

Les experts du Vatican expliquent que le pape Benoît XVI avait décidé de démissionner dès le mois de mars de l’année dernière, après un retour de voyage au Mexique et à Cuba. A cette période, le pape, qui incarne ce que le spécialiste et universitaire français Philippe Portier appelle une « lourde continuité » avec son prédécesseur Jean Paul II, découvre la première partie d’un rapport élaboré par les cardinaux Julián Herranz, Jozef Tomko et Salvatore De Giorgi. Dans ce document sont résumés les abîmes, en rien spirituels, dans lesquels l’Eglise est tombé : corruption, finances occultes, guerres fratricides pour le pouvoir, vol massif de documents secrets, luttes entre factions et blanchiment d’argent. Le résumé final insistait sur la « résistance au changement de la part de la curie et des nombreux obstacles posés aux actions demandées par le pape pour promouvoir la transparence ».
Le Vatican est un nid de hyènes enragées, un pugilat sans limites ni morale quelconque où la curie assoiffée de pouvoir fomente les dénonciations, les trahisons, les traquenards, le blanchiment d’argent, des opérations secrètes pour préserver ses prérogatives et privilèges face aux institutions religieuses et financières. Très loin du Ciel et très proche des péchés terrestres. Sous le mandat de Benoît XVI, le Vatican a été l’un des Etat les plus opaques du monde. Si Josef Ratzinger a soulevé le voile du silence sur les curés pédophiles, il n’a en rien modernisé l’Eglise, ni tourné la page de l’héritage d’affaires troubles léguées par son prédécesseur Jean Paul II.
Ce premier rapport des trois cardinaux a conduit, en août de l’année dernière, à la nomination du Suisse René Brülhart, un spécialiste en blanchiment d’argent qui a dirigé pendant huit ans la Financial Intelligence Unit (FIU) du Liechtenstein, autrement dit l’agence nationale chargée d’analyser les opérations financières douteuses. Brülhart avait pour mission de mettre la Banque du Vatican en syntonie avec les normes européennes dictées par le GAFI, le groupe d’action financière. Bien entendu, il n’y est pas parvenu.
Benoît XVI fut, comme le souligne Philippe Portier, un continuateur de l’œuvre de Jean Paul II : « Depuis 1981, il a suivi les pas de son prédécesseur, co-rédigeant plusieurs de ses textes tels que la Condamnation des théologies de la libération dans les années 1984-1986, l’Evangelium Vitae de 1995 sur la doctrine de l’Eglise par rapports aux questions de la vie, ou encore Splendor Veritas, un texte fondamental rédigé à quatre mains avec Wojtyla ». Ces deux derniers textes cités par l’expert français constituent un résumé pratique de la vision réactionnaire de l’Eglise sur les questions politiques, sociales et scientifiques du monde moderne.
La seconde partie du rapport des trois cardinaux fut présentée au pape en décembre dernier. Depuis lors, la démission s’est posée d’une manière irrévocable. En plein marasme et avec une quantité de couloirs qui conduisent à l’enfer, la curie romaine a agi comme n’importe quel autre Etat. Elle a cherché à imposer une vérité officielle avec des méthodes modernes. Elle a contracté pour ce faire les services du journaliste nord-américain Greg Burke, membro de l’Opus Dei et ex membre de l’agence Reuters, de la revue Time et de la chaîne Fox. Burke avait comme mission d’améliorer l’image détériorée de l’Eglise. « Mon idée est d’apporter de la clarté » avait-il déclaré en assumant son poste. Trop tard. Il n’y a plus rien de clair dans le sommet de l’Eglise catholique....
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La planète livre brûle-t-elle ?

                            


La planète livre brûle-t-elle ?

De nombreuses débats animent la communauté des passionnés de lecture, la question du rôle des librairies dans la diffusion des livres est aujourd'hui, et plus que jamais, au cœur d'intenses discussions. Tout le secteur de l'édition est secoué par l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché de la distribution, et le monde de la culture se redessine sous les traits d'un champ de bataille. Les débats autour du livre revêtent une envergure d'autant plus grande qu'ils sont indissociables d'une certaine dimension affective, en particulier en France, terre de littérature plus que toute autre.
Les séismes dans l’édition
Depuis quelques années, le secteur du livre est connu pour sa reconfiguration permanente, mais aussi, parfois, ses difficultés économiques. Pourtant, selon le Syndicat National de l’Edition, le livre représente encore tout de même 52% du marché des biens culturels. Les différentes batailles qui embrasent le secteur de l’édition, souvent de manière souterraine et méconnue du grand public, inquiètent les professionnels et les passionnés. Parmi les foyers de polémiques les plus importants, le poids croissant d’Amazon et sa volonté d’imposer son propre prix sur les livres numériques. Autant de menaces qui pèsent sur la dynamique de l’édition, mais aussi sur le réseau des libraires français.
Les ventes en librairies représentaient tout de même 23% en 2010, contre 13% pour internet. Si les librairies demeurent en tête des ventes, talonnées par les grandes surfaces culturelles - ou les grandes surfaces tout court, l’importance des ventes en ligne, réalisées par des sites comme la Fnac ou Amazon, demeure inquiétante. Le pure player Amazon, qui génère 80% des ventes en ligne en France, est connu pour imposer une politique de chantage aux éditeurs qu’il distribue, au point que certains "petits poucets", Harmonia Mundi ou Verticales en tête, refusent tout bonnement de se plier à ses directives. Les libraires, eux, menacés par la culture de l’immédiat prônée par Amazon, essaient de faire front en se regroupant, quitte à former des plates-formes de vente en ligne, comme Librest, destinée aux parisiens, ou La Librairie.com, à vocation nationale. Les livraisons s’effectuent gratuitement dans des librairies relai, adhérentes au système, ou directement chez soi, pour Paris, contre une somme forfaitaire....
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Langage...

                               

Langage...

À l’époque victorienne, on ne pouvait pas parler de pantalons en présence d’une femme.
Aujourd’hui, il n’est pas bon de dire certaines choses en présence de l’opinion publique : le capitalisme arbore le nom artistique d’économie de marché : l’impérialisme s’appellemondialisation ; les victimes de l’impérialisme s’appellent pays en voie de développement, ce qui revient à appeler enfants ceux qui sont de petite taille ; l’opportunisme s’appelle pragmatisme ; la trahison s’appelle réalisme ; les pauvres s’appellent des démunis, des défavorisés, ou des personnes aux faibles ressources ;
L’exclusion des enfants pauvres du système éducatif est connu sous le nom d’absentéisme scolaire ; le droit du patron à licencier les ouvriers sans indemnisation ni explication s’appelle la flexibilisation du marché du travail ; le langage officiel reconnaît les droits des femmes parmi les droits des minorités, comme si la moitié masculine de l’humanité était une majorité ; au lieu d’une dictature militaire on dit un processus ; la torture s’appelleavertissement illégal, ou encore pression physique et psychologique ; quand les voleurs sont de bonne famille, ce ne sont pas des voleurs, mais des cleptomanes ; le pillage des deniers publics par les politiciens corrompus porte le nom d’enrichissement illicite ; on appelle accidents les crimes que commettent les automobilistes ; pour dire aveugle on dit non-voyant ; un noir est un homme de couleur ; quand on dit longue et douloureuse maladie, on doit lire cancer ou sida ; une douleur soudaine veut dire un infarctus ; on ne dit jamais mort, mais disparition physique ;
Ils ne sont pas morts non plus les êtres humains anéantis dans des opérations militaires : les morts dans des batailles sont en petit nombre, et les civils qui étaient là sans y prendre part, sont des dommages collatéraux ; en 1995, au moment des explosions nucléaires françaises dans le Pacifique Sud, l’ambassadeur de France en Nouvelle Zélande a déclaré : "Ça ne me plait pas ce mot de bombe. Ce ne sont pas des bombes. Ce sont des engins qui explosent." ; des bandes qui assassinent les gens en Colombie, avec la protection des militaires, s’appellent Vivre Ensemble.
Dignité était le nom d’un des camps de concentration de la dictature chilienne et Liberté celui de la plus grande prison de la dictature uruguayenne ; il s’appelait Paix et Justice, le groupe paramilitaire qui, en 1997, a criblé de balles le dos de quarante cinq paysans, presque tous des femmes et des enfants, pendant qu’ils priaient dans une église du village d’Acteal, au Chiapas.
Tiré de Sens dessus dessous. L’école du monde à l’envers. (Traduit en français.)
Patas arriba. La escuela del mundo al revés, résumé en espagnol
Source : http://www.cubadebate.cu/opinion/2013/02/17/eduardo-galeano-...

« Formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-mêmes »

                          

Lettre d’Hugo Chavez à l’Afrique

« Formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-mêmes »

Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc…), les latino-américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme. Ils savent qu’au-delà du contrôle des matières premières, c’est l’unité politique du Sud qui est visée.
La volonté des gouvernements progressistes latino-américains de développer des relations Sud-Sud (suivant la ligne tracée du Congrès de Panama organisé par Bolivar en 1828 au sommet de Bandoeng en 1956…) n’a rien à voir, contrairement à ce que martèlent les médias occidentaux, avec un quelconque « appui aux dictateurs ».
Lorsque le président brésilien Lula da Silva signa avec la Turquie un Pacte appuyant le droit de l’Iran à développer l’énergie nucléaire civile et qu’il critiqua « l’ ingérence des occidentaux dans les élections et dans la vie politique de l’Iran », quand les présidents Evo Morales, Cristina Fernandez ou Rafael Correa notamment, signent d’importants traités et contrats avec les iraniens, ils ne font qu’appliquer ce qu’il y a plus de trente ans un certain Régis Debray conseillait au prince à propos des pays du « socialisme réel ». Plutôt que d’entrer dans le Disneyland de la Guerre Froide en les ostracisant, développer une stratégie plus subtile et plus ambitieuse, garder des relations politiques et diplomatiques avec eux, pour les influencer dans le bon sens et garder son mot à dire.
En Amérique Latine, la concrétisation par des gouvernements de gauche de la démocratie participative, des droits de la femme, de l’éco-socialisme, etc… ne peuvent qu’influencer dans le bon sens la construction d’un monde multipolaire des trois-quarts de l’humanité. On ne peut qu’être frappé en comparaison par le néant idéologique qui caractérise le discours de gouvernants européens devenus simples « commis de commerce » vis-à-vis des nations du Sud (voir le récent sommet UE-CELAC à Santiago du Chili).
Lorsque les occidentaux (y compris de gauche) raillèrent et rejetèrent la proposition de nombreux gouvernements latino-américains, soutenue par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), d’entamer des pourparlers diplomatiques en Libye afin d’éviter une guerre meurtrière, la présidente argentine sut exprimer le sentiment d’un continent : « Quand je vois les occidentaux régler leurs affaires à coups de bombes, je suis fière d’être latino-américaine ».
Venezuela infos ...
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Effondrement global

                           

Effondrement global

Le présent de l’Humanité – et de la planète qui la supporte – est chaque jour plus cocasse que la veille. Les hommes vaquent à leurs occupations, petites ou grandes, en négligeant de façon pathétique de s’occuper de l’essentiel : annihiler les risques majeurs de l’effondrement définitif restant coupablement comme une vague possibilité ou un triste épouvantail agité par quelques fâcheux écolos. L’hypothèse de l’effondrement a été longtemps l’apanage des historiens des temps longs qui nous ont enseigné que les civilisations entières sont mortelles. L’exacerbation de la crise écologique au cours des dernières décennies fait surgir de l’ornière où l’on se complaisait trop facilement à la cantonner la menace tangible et fatale pesant désormais sur l’espèce humaine. L’extension du capitalisme marchand et financier à tous les recoins de la planète a transformé la possibilité de l’effondrement autrefois localisé en risque global. En inventant la « mondialisation sans contrôle » munie de son dévorant ressort productiviste les hommes ont donné naissance à la perspective de la catastrophe totale. Comble de l’ironie : dans l’océan d’insouciance où nous baignons un îlot de raison surgit enfin : nous pouvons dès maintenant nous passer des millénaristes et de leurs prédictions sans fondements intelligibles.
Tous les clignotants de la « décrépitude environnementale » potentielle sont au rouge. S’il nous arrive encore de douter du terrible constat, c’est que de doctes experts consultés par les « officines de surveillance » et/ou appointés par les firmes capitalistes maintiennent en vigueur – avec l’assentiment en dernière instance des représentants de la sphère politique – des seuils de tolérance officiels pourtant déjà dépassés eu égard aux travaux des scientifiques indépendants ou des limites physiques de la biosphère. Il est quasi certain que nous ne parviendrons pas à empêcher « l’emballement climatique ». Trop de rendez-vous mondiaux ont été manqués depuis la parution du rapport Meade en 1972. L’étouffement progressif des écosystèmes atmosphériques, aquatiques ou terrestres se poursuit allègrement : les efforts méritoires de quelques nations vertueuses sont submergés par les effets démultipliés de la course au Progrès et à la Croissance à l’échelle planétaire. Là où a sévi l’agriculture hyper intensive, les sols deviennent infertiles après avoir été tellement gorgés de fertilisants et pesticides chimiques. Et ce « modèle » continue de « gagner » du terrain. Il est d’ores et déjà patent que nourrir neuf milliards d’êtres humains en 2050 sera une gageure si l’on ne restaure pas le capital de terres cultivables. L’exploitation exponentielle des gisements de matières premières va faire du 21ème siècle le siècle de l’épuisement dangereux de nombre de ces ressources.....
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