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samedi 2 mars 2013

Un jour de paie exceptionnel pour les grévistes de PSA d'Aulnay

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SOCIAL-ECO -  le 1 Mars 2013
grève

Un jour de paie exceptionnel pour les grévistes de PSA d'Aulnay


           
Grâce à la solidarité qui s’est construite dans et en dehors de l’usine, les salariés en lutte ont déjà recueilli 240 000 euros, à redistribuer aux 502 grévistes
Six semaines que la grève dure à l’usine PSA d’Aulnay, malgré les pressions et la répression. Nerf de la guerre, la solidarité financière autour des grévistes leur permet de tenir sur la durée. Reportage.
Jeudi 28 février. Dans l’usine, ce jour-là, flotte comme un air de confiance collective. Le cordon de cadres en gilets fluo dépêchés par la direction d’autres sites pour jouer les vigiles a été barricadé derrière un mur de caisses en plastique par les grévistes. Jamais à court d’idées créatives, M’Barek, ouvrier au montage de soixante et un ans et pionnier de la CGT à Aulnay, s’est débrouillé pour dégoter une canne à pêche avec laquelle il asticote les cadres de l’autre côté du mur improvisé. Coiffé d’un chapeau chinois, il mime une grosse prise, provoquant l’hilarité générale. Au bout de six semaines de grève intensive, ce sont des sourires sereins qui jalonnent la longue file d’attente qui se forme quelques mètres plus loin, devant la salle de repos réquisitionnée par les grévistes pour distribuer la « paie » du mois. Grâce à la solidarité qui s’est construite dans et en dehors de l’usine, les salariés en lutte ont déjà recueilli 240 000 euros dans la caisse de grève, à redistribuer aux 502 grévistes. « Il y a eu quelques gros chèques, comme celui de l’union départementale CGT du 93 qui nous a versé 30 000 euros, mais pour l’essentiel, ce sont les dons de citoyens ordinaires, salariés, étudiants, qui ont compté », affirme Farid, membre de la commission de pointage, qui explique le fonctionnement méthodique de la paie.
Un par un, chaque gréviste rentre avec sa carte de pointage pour passer devant un premier bureau, qui vérifie si le nombre de semaines ...
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Norbert Gilmez : "Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre"

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SOCIAL-ECO -  le 1 Mars 2013
amnistie sociale

Norbert Gilmez : "Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre"


              
                       Norbert Gilmez, c'est soixante-quatre ans de combat contre l’injustice
Il est l’un des rares survivants parmi les milliers de mineurs condamnés en 1948 pour fait de grève. Grâce à la proposition de loi communiste adoptée mercredi au Sénat, il sera amnistié et devrait obtenir réparation. Résultat du combat de toute une vie.
«Les mineurs condamnés à l’occasion des grèves de 1948 et 1952 sont amnistiés. Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application du présent article. » C’est l’article 1er A de la proposition de loi sur l’amnistie sociale, déposée par les sénateurs communistes et votée, mercredi, par la majorité de la Haute Assemblée. Deux petites lignes qui valent leur pesant d’or pour Norbert Gilmez, puisqu’elles couronnent soixante-quatre ans de combat contre l’injustice. Norbert, quatre-vingt-onze ans, est l’un des derniers anciens mineurs encore en vie ayant pris part à l’un des épisodes les plus violents de l’histoire de la répression anti-ouvrière : les grandes grèves des mineurs de 1948 et 1952. Après avoir payé un lourd tribut à la résistance au nazisme et avoir répondu, après la Libération, à l’appel à « retrousser ses manches » pour relever le pays exsangue, les gueules noires affrontent le gouvernement, qui tente de remettre en cause des garanties sociales, compensatrices de leurs dures conditions de travail, en particulier un salaire minimum. La répression, organisée par le ministre de l’Intérieur socialiste Jules Moch, sera terrible : la troupe est envoyée, avec des blindés, les brutalités policières font six morts ; deux mille condamnations à des peines de prison sont prononcées. Et trois mille mineurs sont licenciés, sans indemnités, chassés de leur logement, privés du même coup de Sécurité sociale. De surcroît, les Houillères s’emploient à leur barrer la route de l’emploi dans les autres entreprises. Norbert Gilmez, qui sera licencié le 5 décembre 1948 avant d’écoper d’une peine de prison, le dit aujourd’hui et le répète : « Nous avons été victimes de terrorisme d’État. » En 1981, la gauche arrivée au pouvoir donne un espoir en promulguant une loi d’amnistie couvrant notamment les grévistes de 1948....
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L'édito de Claude Cabanes : Mon argent !

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POLITIQUE -  le 1 Mars 2013
Éditorial par Claude Cabanes

L'édito de Claude Cabanes : Mon argent !



Madame Christine Lagarde, ancienne ministre de l’Économie et des Finances devenue directrice générale du Fonds monétaire international, avait lancé un jour avec assurance : « Est-ce que j’ai une gueule à être amie avec Bernard Tapie ? » Mais oui, Madame, mais oui, vous avez…
Voyez-vous, les amis de Bernard Tapie ne se recrutent pas dans une seule sorte de catégorie de « gueule ». La gamme est très large : du parvenu tout frais en passant par les grands-bourgeois à chaussures italiennes sur mesure ou les présidents de la République de grande ou de petite taille, je veux parler d’étalonnage culturel bien sûr, on est gâtés. Et précisément, certains de ses amis sont aujourd’hui l’objet de la curiosité insistante de magistrats qui cherchent à comprendre pourquoi l’État lui a réglé, rubis sur l’ongle plus, de 200 millions d’euros en juillet 2008. 200 millions. En réalité, il s’agirait de 400 millions dont ont été déduites quelques créances bancaires et fiscales. Nos millions. Notre argent ! Mon argent ! Je veux qu’il me le rende, s’il me l’a volé.
L’affaire est très compliquée. En réalité, elle est très simple : en conflit avec le Crédit lyonnais, à propos de la cession de l’entreprise Adidas, l’ancien ministre et ancien « taulard » a-t-il bénéficié d’un coup de pouce de la plus haute autorité de l’État, autrement dit Nicolas Sarkozy, avec la collaboration active de Madame Lagarde, pour ramasser le jackpot ? Le problème, c’est que, la banque concernée étant à l’époque publique, le jackpot l’était aussi. Décidément, ces temps-ci, cela sent le cloaque…
Un éminent professeur de droit expliquait ainsi hier à la radioque la procédure classique de résolution de ce type de conflit, généralement favorable à l’État, avait été contournée pour aboutir à une décision défavorable à l’État. On connaît le proverbe chinois : le poisson pourrit par la tête… Et ainsi les juges perquisitionnent chez M. Guéant, ancien secrétaire général de l’Élysée, futur ministre de l’Intérieur, personnage clé du système ; ils perquisitionnent chez un ancien patron de France Télécom, investi de la plus haute responsabilité au cabinet de Madame Lagarde, et intime de l’ex- chef de l’État… Ils perquisitionnent chez un ancien président du Conseil constitutionnel ; d’autres encore… Il faut avoir les reins solides pour investir les bureaux et les tiroirs de personnages de cette envergure. 
Ils cherchent à comprendre pourquoi un comité d’arbitres a interrompu le cours de la justice pour lâcher les 400 millions.
Ces magistrats, désignés le plus légalement du monde, ont un regard d’aigle : ils ont ainsi découvert 18 rendez-vous Sarkozy-Tapie entre janvier 2009 et novembre 2010. Certes, les deux hommes fréquentent les tribunes des stades où l’on joue au football, mais enfin la passion pour ce qui se passe dans « la surface de réparation » ne suffit pas à expliquer cette assiduité. Et le juriste, qui enseigne le droit des affaires, à l’université, 
de poser hier la question : à l’Élysée, voulait-on rembourser une dette, de nature financière ou peut-être de nature morale ? On sait que Bernard Tapie roulait pour Nicolas Sarkozy.
Depuis, il a acheté une gerbe de titres de journaux dans le Sud-Est. C’est comme le « retour » de Berlusconi en Italie : on a le sentiment de revivre des pages que l’on croyait à jamais mortes du passé. Décidément, ce qui ne meurt pas, c’est la puissance de destruction et la décomposition de l’argent quand 
il s’accumule à un pôle de la société. L’austérité ? 
De quoi parlez-vous ?
Claude Cabanes

De Bamako à Gao, le voyage de l’espoir en autocar

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MONDE -  le 1 Mars 2013
Mali

De Bamako à Gao, le voyage de l’espoir en autocar


            
                        Des Maliens ayant fui Gao, dans le nord, arrivent à Bamako, en avril 2012
Bamako, Gao, envoyé spécial. Ceux qui ont fui la loi des islamistes tentent de rejoindre leurs foyers. Reportage à bord d’un bus vétuste.
Ce dimanche-là, à Bamako, c’est peut-être le jour des mariages. Mais pour plus d’une cinquantaine de Maliens réfugiés dans la capitale après avoir fui les islamistes, c’est surtout l’espoir de pouvoir rentrer chez eux. À la gare routière, sous un soleil de plomb, ils attendent sagement, l’œil fixé sur cet autocar qui semble avoir un million de kilomètres au compteur et qui doit tenir encore 1 200 kilomètres pour atteindre Gao, au nord. Il n’empêche, le chargement se poursuit, sans fin. Les soutes sont pleines ? Qu’à cela ne tienne, le toit peut encore accueillir des sacs et des cartons. C’est que tout le monde veut emporter des vêtements et surtout de la nourriture à ceux qui sont restés là-bas, souvent au péril de leur vie : l’ordre salafiste est effilé comme la lame d’un sabre. Un islam totalitaire qui n’a rien à voir avec celui pratiqué par des millions de musulmans à travers le monde et encore moins au Mali.
Lorsque le bus s’ébranle, ponctuel, un silence inhabituel y règne. Ce n’est pas tant la méfiance entre les passagers que les craintes d’un parcours dont personne ne sait vraiment s’il est sans danger. Ne dit-on pas que les islamistes ont miné les routes ? Les rumeurs ne distillent-elles pas les bruits les plus fous et notamment la présence de forces prêtes à réattaquer ? En vérité, Lafia, quarante et un ans, « née et ayant grandi à Gao », comme elle le dit avec fierté, n’en a cure. Sa sœur malade est morte et sa mère est toute seule : elle, qui a quitté sa maison en juin dernier, doit rentrer. De toute façon, « que ce soit le MNLA, le Mujao, Ansar Dine ou Aqmi, je ne fais pas la différence entre eux », assène-
t-elle. Entre deux secousses dues aux aléas d’une route défoncée qui agitent l’autobus comme un navire soulevé par une vague et retombant avec fracas, cette forte femme, borgne, se souvient de l’arrivée des islamistes et des nouvelles lois édictées. « Même les petites filles devaient porter le hijab et les vieilles n’avaient plus le droit de chiquer », s’emporte-t-elle. « Ils venaient dire aux femmes qui avaient des grosses fesses qu’elles ne devaient pas les bouger. En revanche, ils en profitaient pour nous toucher sous prétexte de vérifier que nous ne portions pas de ceintures de perles, une tradition, sous nos vêtements. »
Lors de l’arrêt aux check-points qui jalonnent le trajet, les conversations, qui ont pris le dessus sur la monotonie du voyage, cessent. L’uniforme et l’arme du soldat, qui monte inspecter et demande de façon aléatoire les papiers d’identité, inspirent la crainte. « Bonjour, ça va ? » lui demande-t-on. « Ça va bien, merci », répond-il selon un échange de politesse qui peut se multiplier. On repart. On reparle. La parole se libère. Yaya, infirmier, se souvient des subterfuges utilisés pour ravitailler les villages en médicaments alors que le Mujao accusait les hospitaliers d’aider le MNLA, autrefois son allié avant qu’ils ne se tirent dessus. Tous évoquent la résistance opposée. « Les jeunes se sont révoltés, ont enflammé des pneus en criant “Mali, Mali” », se souvient Lafia. « Lorsque le Mujao a cassé les télévisions dans la rue et a commencé à chicoter les femmes, ça a été trop », rappelle Mamadou Aboubacar, un enseignant. Arrivé à Sévaré, le bus est bloqué. L’armée interdit tout passage plus au nord, arguant de problèmes sécuritaires. Il faut passer la nuit dans la crasseuse gare routière. Les latrines annoncent la couleur : « Pise (sic) : 25 F ; Lave : 100 F ; Chie : 50 F ». Près de soixante-douze heures d’attente avant de repartir et rallier, enfin, Gao. Terminus, tout le monde descend !
  • Lire aussi :
Pierre Barbancey

Les Indignés portugais dans la rue contre l'austérité

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  le 2 Mars 2013

Les Indignés portugais dans la rue contre l'austérité


         
Une fresque du mouvement "Que la Troïka aille se faire voir" appelant à manifester le 2 mars, à Lisbonne.
Des manifestations étaient prévues samedi dans une trentaine de villes du Portugal contre l'austérité à l'appel du mouvement civile "Que la Troïka aille se faire voir" qui a réussi en septembre dernier à faire descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes. Le principal syndicat portugais, la CGTP, et des fonctionnaires se joindront aux défilés.
"Nous pensons que ce sera une énorme manifestation", a dit à la veille du rassemblement l'un des responsables du mouvement, Nuno Ramos de Almeida. "Nous voulons expliquer que des alternatives à la rigueur existent, qu'un autre de type de politique est possible", a-t-il ajouté.
Le mouvement "Que la Troïka aille se faire voir" (QSLT), comparable aux Indignés espagnols, va tenter de renouveler son exploit de septembre dernier avec une manifestation qui avait réuni plus de 500 000 personnes à Lisbonne. Les manifestations auront lieu alors que la principale cible des protestataires, la "troïka" (UE-FMI-BCE, représentant les créanciers du Portugal), est à Lisbonne pour un nouvel examen des comptes du pays, sous assistance financière.
Très actif sur les réseaux communautaires, le mouvement a annoncé des rassemblements de soutien à l'étranger, Londres, Boston, Paris, Madrid, Barcelone, notamment. Le 15 septembre 2012 il avait rassemblé des centaines de milliers de personnes à travers le pays, une mobilisation exceptionnelle depuis la Révolution des Oeillets de 1974 et l'instauration de la démocratie au Portugal. Les manifestations de samedi interviennent alors que le mécontentement social est à nouveau en hausse contre l'austérité, que le gouvernement applique en contrepartie du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros dont il bénéficie depuis mai 2011.
Témoin du malaise, des membres du gouvernement sont fréquemment hués lors de leurs déplacements et une chanson, Grândola Vila Morena, retentit à leur passage au point d'être devenue un symbole de la contestation après avoir été l'hymne de la Révolution des Oeillets. La chanson retentira à nouveau samedi lors des défilés.
Le principal syndicat portugais, la CGTP, doit participer aux manifestations qui devraient également être rejointes par des enseignants, des professionnels de la santé, des retraités, et même des militaires.
  • À voir :
Des étudiants ont interrompu une intervention du Premier ministre, Pedro Passos Coelho, au Parlement pour entonner la chanson "Grândola Vila Morena".
  • Lire aussi :

MALI. De violents combats avec le Mujao près de Gao vendredi

                                          Le Nouvel Observateur


MALI. De violents combats avec le Mujao près de Gao vendredi

Créé le 02-03-2013 à 15h22 - Mis à jour à 15h23

"Nous avons livré un combat sans merci aux troupes maliennes avec leurs complices français", a déclaré le porte-parole du Mujao.

Une île du fleuve Niger servant de base aux djihadistes, près de Gao, dans le nord du pays, prise en photo le 19 février 2013. (AFP PHOTO / STR)
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Des combats ont opposé vendredi près de Gao les islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest (Mujao) et des soldats maliens et français, a-t-on appris samedi 2 mars de source islamiste et auprès de l'armée malienne. "Nous avons livré un combat sans merci aux troupes maliennes avec leurs complices français à 60 km à l'est de Gao vendredi. Pour le bilan, nous allons voir après", a déclaré le porte-parole du Mujao, Abou Walid Sahraoui, sans plus de détails. "Nos troupes sont aussi vers Kidal pour le jihad contre la France", a ajouté la même source.
Gao et Kidal sont deux des principales villes du nord du Mali, qui étaient occupées par les islamistes avant d'en être chassés par une intervention internationale dirigée par la France à partir du 11 janvier. Gao, la plus grande ville du nord du Mali, était sous le contrôle du Mujao, un des groupes islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Elle est située au sud de Kidal et à 1.200 km de Bamako. Kidal se trouve à 1.500 km au nord-est de la capitale.
L'information sur les combats de vendredi près de Gao a été confirmée par un soldat malien contacté par téléphone dans cette ville depuis Bamako. "J'ai participé aux combats à In-Manas (60 km à l'est de Gao) vendredi. Nous avons détruit une base du Mujao. Ils ont eu beaucoup de morts dans leurs rangs. Nous sommes revenus à Gao, sans perte dans nos rangs", a précisé le militaire malien, sans donner d'autres détails.

ETATS-UNIS. Le compte à rebours est enclenché

                                        Le Nouvel Observateur

ETATS-UNIS. Le compte à rebours est enclenché

Créé le 02-03-2013 à 09h02 - Mis à jour à 09h13

Faute d'accord à Washington, 85 milliards de dollars de coupes dans le budget de l'Etat sont automatiquement entrées en vigueur, menaçant l'économie américaine.

Barack Obama. (BRENDAN SMIALOWSKI/AFP)
                                                                  Barack Obama. (BRENDAN SMIALOWSKI/AFP)
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A peine les mesures d'austérité automatiques frappant lesEtats-Unis ont-elles pris effet que Washington dirige son attention vers la prochaine échéance de l'affrontement budgétaire opposant républicains et démocrates, le financement du gouvernement au-delà du 27 mars.
Démocrates et républicains sont sortis vendredi d'une réunion à la Maison Blanche en constatant l'étendue de leurs divergences: refus de davantage d'impôts pour les conservateurs, exigence de plus de rentrées fiscales pour le président Barack Obama, chaque camp imputant à l'autre la responsabilité du blocage.
Résultat concret, des coupes automatiques dans les dépenses de l'Etat fédéral, 85 milliards de dollars sur les sept prochains mois, sont entrées en vigueur. De quoi menacer à terme l'emploi et la croissance de la première économie mondiale, selon Barack Obama.

Plus de financement pour l'Etat fédéral le 27 mars

Le président a toutefois cherché à rassurer en remarquant que le dépassement de l'échéance du 1er mars, conséquence de marchandages passés entre exécutif démocrate et élus républicains du Congrès, ne provoquerait pas une "apocalypse", même si "cela aura un impact sur les gens".
Alors que l'Etat va devoir composer avec ces coupes dans un effet "boule de neige" qui accroîtra peu à peu la pression sur les élus, une autre échéance émerge déjà, augurant d'un mois de mars particulièrement agité à Washington.
Après le 27 en effet, le gouvernement fédéral cessera purement et simplement d'être financé, fermetures de services publics à la clé, sauf si le Congrès vote -et si Barack Obama promulgue- une loi budgétaire couvrant les six derniers mois de l'exercice 2013, jusqu'à fin septembre.

Les administrations menacées de fermeture

En 2011 déjà, quelques mois après que les républicains eurent pris le contrôle de la Chambre, il s'en était fallu de quelques heures que les Etats-Unis, comme en 1995 et 1996 lors de précédents affrontements, aient dû fermer leurs services "non essentiels".
Tant Barack Obama que le président républicain de la Chambre, John Boehner, ont semblé vouloir calmer le jeu vendredi. John Boehner a indiqué que son groupe déposerait la semaine prochaine un tel texte de financement, qui devra aussi passer l'écueil du Sénat contrôlé par les démocrates.
De son côté, Barack Obama ne s'est pas formellement engagé à le promulguer, mais a laissé entendre qu'il le ferait si le texte respectait de "précédents engagements", c'est-à-dire les grandes lignes de l'évolution des comptes publics sur lesquelles les deux camps se sont mis d'accord à l'été 2011....
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Egypte, Tunisie : les danseurs de Harlem Shake défient les autorités

                                         Le Nouvel Observateur


Egypte, Tunisie : les danseurs de Harlem Shake défient les autorités

Créé le 01-03-2013 à 17h19 - Mis à jour à 21h04

VIDEOS. La danse qui fait le buzz dans le monde entier cristallise les tensions politiques au Caire et à Tunis.

                                                                  Harlem Shake en Egypte (Capture d'écran/YouTube)
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Arrestations, affrontements, les vidéos de "Harlem Shake" diffusées sur la toile sont devenues un sujet de querelle enTunisie et en Egypte.
C'est le dernier phénomène viral du web : depuis plusieurs semaines, des dizaines de milliers d'internautes postent des vidéos de groupes déguisés dansant frénétiquement sur la chanson électro-dance "Harlem Shake" de DJ Bauer. L’Egypte et la Tunisie n’ont pas échappé au buzz, provoquant une réaction hostile des autorités.
Samedi 23 février, la police égyptienne a indiqué avoir arrêté quatre étudiants qui se sont filmés dansant en sous-vêtements en public pour une vidéo de "Harlem Shake". En réponse, quelques 70 Egyptiens se sont rassemblés au Caire jeudi devant le quartier général des Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi. Déguisés en Frères musulmans, ou en Mickey Mouse, ils ont dansé au rythme du tube de DJ Bauer.

En Tunisie, le ministre de l'Education, Abdellatif Abid a ordonné, dimanche 25 février, une enquête contre des lycéens de Tunis pour leur mise en scène façon "Harlem Shake", en évoquant d'éventuelles "expulsions" d'élèves ou "licenciement" du personnel éducatif....
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SAHEL. Les djihadistes et la "cocaïne connection"

                                         Le Nouvel Observateur

SAHEL. Les djihadistes et la "cocaïne connection"

Créé le 25-02-2013 à 00h11 - Mis à jour le 01-03-2013 à 19h06

La crise malienne a, ces derniers mois, attiré l'attention sur les liens qui pouvaient exister entre les trafiquants et les mouvements extrémistes du Sahel.

(Photo d'illustration prise le 21 février à Gao). Un attentat-suicide a fait au moins 5 morts vendredi 22 février dans la nord du Mali. (STR/AP/SIPA)
C'est une image qui a frappé tous les esprits. Celle d'un Boeing 727, calciné retrouvé au nord de Gao en novembre 2009. L'avion, qui venait vraisemblablement du Venezuela, près de la Colombie, était chargé de plusieurs tonnes de cocaïne. Les médias découvraient ce qu'ils ont surnommé le "Air cocaïne" et avec, l'ampleur du trafic de drogue dans la région. L'Afrique de l'Ouest est devenue depuis de nombreuses années une plaque tournante du trafic de drogue, les cartels d'Amérique du Sud délaissant la route nord qui passait directement par l'Europe pour des chemins beaucoup plus sûrs. En 2010, 18 tonnes de cocaïne ont transité via la région (le pic ayant été atteint en 2007 avec 47 tonnes). La crise malienne a, ces derniers mois, attiré l'attention sur les liens qui pouvaient exister entre les trafiquants et les mouvements extrémistes du Sahel. Appâtées par le gain, les mouvances telles qu'Aqmi, Ansar Dine ou le Mujao ont vite compris l'intérêt financier d'une telle collaboration.
Mais l'intervention française au Mali est venu compromettre tout le circuit. L'usage du mot "narcoterroriste" a remplacé "les djihadistes". Dernièrement, Laurent Fabius a ainsi évoqué le risque, enrayé par l'intervention française, de voir la naissance d'un "Etat narcoterroriste" au Mali. Avant lui, François Hollande soulignait devant le Parlement européen que le terrorisme se nourrissait "du trafic narcotique partout dans le monde et notamment en Afrique de l'Ouest", dans une allusion sans ambiguïté aux adversaires militaires qui se sont réfugiés pour la plupart dans la région du massif des Ifoghas après la libération des villes dans le nord du Mali.
Après le rapport des députés François Loncle et Henri Plagnol sur la situation sécuritaire dans la zone sahélienne présenté en mars 2012, huit députés de la Commission des Affaires étrangères présidée par Pierre Lellouche, planchent sur la sécurité au Sahel. La manne financière générée par ce rapprochement est considérable, bien qu'impossible à chiffrer. Elle s'ajoute à d'autres trafics rentables : prise d'otages, trafic de cigarettes, de migrants, d'armes, de voitures volées, de l'essence, de bétail...
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L'image hebdo : Hollande, l'ironie au pouvoir

                                        Le Nouvel Observateur

L'image hebdo : Hollande, l'ironie au pouvoir

Créé le 01-03-2013 à 16h56 - Mis à jour à 18h40

VIDEO. Retrouvez chaque week-end l'image politique de l'Obs : Sylvain Courage décortique une image qui a marqué la semaine politique

Cette semaine, il aura été difficile de passer à côté du savoureux échange entre François Hollande et une petite fille au Salon de l'Agriculture. "Sarkozy, moi je l'ai jamais vu" lance l'enfant. "Hé bien tu ne le verras plus!" rétorque le Président, ravi de son effet. A droite, l'effarouchement est général et à gauche, les sourires sont compréhensifs.

C'est que le locataire de l'Elysée est un habitué de la phrase d'esprit et qu'elle n'est pas pour lui seulement une manière de distraire son entourage, c'est surtout une redoutable arme politique. Retour avec Sylvain Courage sur le parcours et la psychologie d'un dirigeant qui a endossé le costume d'homme d'Etat sans se défaire de sa réputation de "Monsieur petites blagues".