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samedi 2 mars 2013

L'Amérique d'Obama face à l'austérité


L'Amérique d'Obama face à l'austérité

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |  • Mis à jour le 

                                  "A compter de cette semaine, de nombreux familles de la classe moyenne verront leurs vies perturbées de façon importante", a prévenu Barack Obama.

Barack Obama a ordonné vendredi soir le gel de 85 milliards de dollars de fonds publics après l'échec d'une ultime réunion avec les chefs de file des groupes parlementaires pour tenter de dénouer la crise budgétaire. Cette mesure automatique a été adoptée en 2011 pour pousser le Congrès à trouver un compromis sur la réduction du déficit budgétaire, mais démocrates et républicains ne sont pas parvenus à s'entendre.

M. Obama a estimé que ces coupes "superflues" allaient "affaiblir notre économie, coûter des emplois, et montrent clairement que les deux parties doivent être en mesure de trouver un compromis". "Tout le monde ne souffrira pas immédiatement des ces coupes. La douleur sera toutefois réelle. A compter de cette semaine, de nombreux familles de la classe moyenne verront leurs vies perturbées de façon importante", a averti le président, s'adressant à la presse après l'échec de ses discussions avec les parlementaires.
La moitié de ces coupes s'appliqueront entre samedi 2 mars et le 1er octobre. Le nouveau chef du Pentagone Chuck Hagel a souligné vendredi que cette situation"mena(çait) notre capacité à remplir efficacement l'ensemble de nos missions". Le Fonds monétaire international a estimé à 0,5 point de pourcentage l'effet négatif à terme de cette rigueur sur une croissance déjà convalescente. De son côté, l'agence de notation Standard and Poor's a assuré vendredi que ces coupes n'auraient qu'un effet "limité" sur l'économie, "à condition, bien sûr, qu'elles ne s'étendent pas dans le temps"....
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Mali : guerre invisible dans Kidal, coupée du monde


Mali : guerre invisible dans Kidal, coupée du monde

LE MONDE |  • Mis à jour le 

                                   Un graffiti dans le centre de Kidal. Sur la droite, le drapeau de l'Azawad.

Une belle et grande fleur de mort s'épanouit tout à coup dans la nuit de Kidal. D'abord une grande bulle de lueur dorée au ras du sol, puis une corolle orangesombre, qui monte dans l'obscurité. Quelque chose vient d'exploser. Malgré la proximité, le bruit de la détonation est étouffé, peut-être absorbé par les maisons aux murs de terre crue ou l'air chaud. D'abord, les rebelles touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) qui se trouvent à quelques centaines de mètres en rient un peu : "C'est une bombe atomique, ou quoi ?" Puis ils comprennent qu'une nouvelle explosion vient de frapper Kidal, au nord du Mali, pratiquement coupée du monde mais devenue ville ouverte pour les attentats-suicides. Les hommes du MNLA qui tiennent le poste de contrôle à la sortie sud de Kidal viennent d'être touchés de plein fouet.

Il s'agit d'un nouvel attentat suicide, le second en ville, et le troisième dans la région, enregistré au cours des six derniers jours. Les hommes qui tenaient ce poste ont été fauchés à la fois par l'explosion, les éclats divers, et la projection dans leur direction du bloc moteur du véhicule pulvérisé. En ce début de soirée, ils étaient groupés, occupés à découper une chèvre tout juste égorgée pour le dîner, avant une nuit de veille. Un pick-up est arrivé depuis l'intérieur de Kidal. A une dizaine de mètres des gardes, le kamikaze a actionné le dispositif explosif. Selon une source informée de la sécurité du MNLA, il y avait du TNT dans le Land Cruiser, pas de l'explosif artisanal fabriqué à partir d'engrais.....
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vendredi 1 mars 2013

La proposition de loi sur l'amnistie sociale fait des vagues à droite

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 le 1 Mars 2013

La proposition de loi sur l'amnistie sociale fait des vagues à droite


                   
Jean-Luc Mélenchon a jugé vendredi que Laurence Parisot se livrait à "un amalgame odieux", voulant "faire passer les salariés et les militants en lutte pour de vulgaires casseurs".
Décision ahurissante, encouragement à la destruction et au "cassage", un chèque en blanc pour la violence... La patronat et l'opposition sont vent debout contre la proposition de loi d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux, votée mercredi au Sénat. Florilège.
L'ancien ministre UMP Eric Woerth a qualifié vendredi de "décision ahurissante" le vote au Sénat d'une proposition de loi d'amnistie estimant que c'est "un chèque en blanc pour la violence". "Je pense que le Sénat a pris une décision ahurissante, avec le soutien de la garde des Sceaux, parce que c'est un chèque en blanc pour la violence", a estimé sur Europe 1 le député-maire de Chantilly (Oise). "Alors que souffle dans le pays un vent de colère assez considérable, dans toutes les catégories sociales, c'est aussi une gifle au dialogue social puisque c'est le contraire au dialogue social, et c'est aussi une manière assez curieuse d'intervenir sur les décisions de justice", a-t-il poursuivi. "Personne ne peut accepter la violence, même lorsque c'est pour des raisons sociales, la violence, c'est le contraire de ce qu'il faut faire, c'est un reniement supplémentaire de la part du gouvernement", a encore dit l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. "On ne peut pas privilégier le dialogue social et en même temps amnistier ceux qui ont fait preuve de violence, quand on va casser une préfecture ou une entreprise, à ce moment là on prend ses risques", a-t-il insisté, affirmant que le précédent gouvernement n'avait "jamais cédé à la pression de la rue".
Le député UMP Bernard Accoyer a demandé vendredi que le Conseil économique et social (CESE) soit saisi avant son examen à l'Assemblée nationale. L'ancien président de l'Assemblée "regrette les conditions" dans lesquelles ce texte a été adopté "sous la pression inadmissible d'une manifestation de syndicalistes instrumentalisés par Jean-Luc Mélenchon", écrit-il dans un communiqué. "Si une telle amnistie était accordée, elle serait de nature à légitimer des violences prétendument syndicales au détriment d'un dialogue social responsable dans les entreprises", regrette le député, qualifiant de "nouvelle démarche électoraliste de la majorité" cette initiative....
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Belgique: 1400 suppressions d'emplois chez Caterpillar

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 le 1 Mars 2013

Belgique: 1400 suppressions d'emplois chez Caterpillar


          
C'est un nouveau coup de massue qui s'est abattu jeudi sur le monde du travail belge, et plus particulièrement sur la Wallonie: la direction de Caterpillar à Gosselies, près de Charleroi, a annoncé la suppression de 1400 emplois sur les 3700 que compte l'usine.
Les travailleurs s'attendaient, soumis depuis 2 ans au chômage économique (ils ne travaillaient plus que deux jours par semaine) s'attendaient certes à une réduction d'effectifs, mais pas à une telle saignée. Ils espéraient que le problème serait réglé par la mise en retraite des travailleurs les plus âgés qui sont nombreux dans cette unité de la firme américaine d'engins de chantier. Implantée là en 1965, au moment où la région était sinistrée par la fermeture des mines, c'était la dernière grosse usine de la région. Le ministre de l'économie wallon Jean Claude Marcourt qui s'est dit « choqué » par cette annonce, a estimé que c'était « une mauvaise nouvelle pour toute l'Europe ». Il a appelé l'UE à « arrêter cette politique d'austérité qui détruit notre économie, nos emplois, et qui est intenable »
  • Lire aussi :
Correspondance de Françoise Germain Robin

Cochon(s): que doit-on penser du livre de Marcela Iacub ?

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SOCIÉTÉ -  le 1 Mars 2013
le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

Cochon(s): que doit-on penser du

 livre de Marcela Iacub ?


                    
Le bloc-note de Jean-Emmanuel Ducoin. Est-ce de l’art ou du cochon ? S’il ne s’agissait que de se dire, comme Fernando Pessoa, que « la littérature est la preuve que la vie ne suffit pas », nous pourrions nous contenter de rigoler en silence sans nous demander de quelle schizophrénie procède ce livre, apparaissant soudain comme une pièce supplémentaire versée au procès dont le visiteur du Sofitel et du Carlton est l’accusé ad vitam aeternam.
Iacub. La littérature a tous les droits – pas un auteur. La nouvelle affaire DSK s’appelle donc Belle et Bête, livre à vocation médiatique publié chez Stock, dans lequel la juriste Marcela Iacub raconte jusqu’au sordide ses sept mois de liaison avec l’ancien patron du FMI, de janvier à juillet 2012. Jamais le nom de l’ancien ministre socialiste n’est écrit noir sur blanc. Mais pas de doute : « J’étais persuadée que si un autre politique français avait été arrêté à l’aéroport de New York à ta place, tu aurais crié avec la foule. » Le tutoiement pour forme. La vulgarité et le lynchage public comme objection. Car nous lisons, atterrés, la longue chronique d’une passion avec celui qu’elle nomme l’« homme-cochon ». Ainsi : « Même au temps où ma passion était si fastueuse que j’aurais échangé mon avenir contre 
une heure dans tes bras, je n’ai jamais cessé de te voir tel que tu étais : un porc. C’est ma compassion pour ces animaux si dénigrés qui a éveillé mon intérêt pour toi. » Plus précis : « C’est parce que tu étais un porc que je suis tombée amoureuse de toi. » Ou encore : « La liste de tes conquêtes d’un jour, de tes victimes, de tes putes successives et concomitantes dont la presse ne cessait de s’horrifier et de se régaler montrait un autre aspect émouvant de ta vie de cochon. Ces femmes étaient laides et vulgaires. Comme si en chercher des jolies était déjà une manière d’être plus homme que cochon. » Le but de Iacub, ne plus être une « humaine véritable ». Car il lui révèle « à quel point c’est beau d’être une truie dans le rêve interminable d’un porc ». Car le cochon aime tout : les grosses, les sales, la souillure, la salissure et même les bouts d’oreille. D’autant que la truie n’est jamais loin. Son épouse l’aurait en effet laissé 
« se promener » car « il n’y a pas de mal à se faire sucer par 
une femme de ménage ». Stop. Arrêtons-là le récit nauséeux…
Morale. Est-ce de l’art ou du cochon ? S’il ne s’agissait que de se dire, comme Fernando Pessoa, que « la littérature est la preuve que la vie ne suffit pas », nous pourrions nous contenter de rigoler en silence sans nous demander de quelle schizophrénie procède ce livre, apparaissant soudain comme une pièce supplémentaire versée au procès dont le visiteur du Sofitel et du Carlton est l’accusé ad vitam aeternam. Sauf que cette schizophrénie se fonde également sur une répartition des rôles de type incestueuse entre la presse et le livre. Six pages laudatrices dans le Nouvel Observateur, trois dans Libération. Et aucune réponse à cette question : sommes-nous prêts à vivre dans une société où la prostitution morale et le profit du papier vite vendu deviennent la règle ? Quand le cynisme et le nihilisme tiennent lieu de morale civile, nous préférons citer Flaubert : 
« Le difficile en littérature, c’est de savoir quoi ne pas dire. »
Angot. Et puis Christine Angot s’en est mêlée...
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Contester l’accord emploi, une question de démocratie

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SOCIAL-ECO -  le 28 Février 2013
Lutte

Contester l’accord emploi, une question de démocratie


          
Réunis mercredi par l’Association des journalistes de l’information sociale, l’actuel et le futur secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault et Thierry Lepaon, ont détaillé les raisons de la mobilisation contre l’accord dit de sécurisation de l’emploi. 
«On engage le rapport de forces contre l’accord sur l’emploi et nous ne renonçons pas comme ça. C’est dans notre culture. » Le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a confirmé, mercredi, préparer, avec FO, la FSU et Solidaires, une journée de mobilisation conséquente le 5 mars, veille de l’examen du projet de loi dit de sécurisation de l’emploi, en Conseil des ministres. « Pour nous, cette journée est le début du processus de mobilisation », a ajouté l’actuel secrétaire général, Bernard Thibault.
À quelques semaines du 50e congrès du syndicat, qui se déroulera à Toulouse du 18 au 22 mars, les deux numéros 1 de la CGT étaient invités par l’Association des journalistes de l’information sociale. Et ils n’ont pas mâché leurs mots contre un accord qui, s’il est transposé dans la loi en l’état, va modifier en profondeur le Code du travail. « Les procédures de licenciement vont être accélérées, les délais de contestation raccourcis, les prérogatives des élus du personnel réduits. Le Medef a réussi à rendre moins attaquables en justice les procédures de licenciement », a insisté Bernard Thibault, tandis que Thierry Lepaon invitait à repenser de fond en comble les politiques de l’emploi....
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Vague de suicides chez IBM

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SOCIAL-ECO -  le 1 Mars 2013

Vague de suicides chez IBM


                  
Le bilan est lourd chez IBM. La CGT du géant de l'informatique dénonce 5 suicides en 2 ans parmi les salariés dont deux concernent le site La Gaude dans les Alpes-Maritimes. Peut-on parler du "syndrome France télécom" qui frappe IBM ?
En janvier, deux salariés d’IBM la Gaude, un à Lyon Ecully, un autre à Paris se suicident. Les points communs entre ces personnes c’est le nom de leur employeur et leur tranche d’âge.  Elles ont toutes le même profil de carrière : seniors et salariés soucieux de leur travail.
Syndrome France télécom. Cette vague de suicides n’est pas sans nous rappeler celle survenue chez l’opérateur France télécom entre 2008 et 2009. Chez ce dernier, le nombre de suicides s’était établi à 35 selon directions et syndicats.  Engagée dans des restructurations (le plan NEXT) lancées par Didier Lombard l’ancien PDG, l'entreprise avait supprimé 22 000 postes entre 2006 et 2008 et procédé à 10000 changements de métier. Une politique managériale jugée harcelante. Et voilà qu'IBM se lance dans un projet similaire sans crier gare. Selon le syndicat, la pression professionnelle et les délocalisations programmées des 70 postes vers la Pologne et la République Tchèque seraient la cause de ces gestes désespérés. Un grand nombre d’employés se plaignent de leurs charges de travail et de la pression quotidienne. Les managers exercent une pression quasi constante en fixant des objectifs de plus en plus élevés. Ce qui entraine une dégradation de leurs conditions de travail et de leurs santés.
Faire du chiffre par n’importe quel moyen. La CGT dénonce des conditions de travail oppressantes. « La direction demande aux salariés de s’engager par écrit pour fixer leurs objectifs annuels qu’ils sont obligés d’atteindre sinon reste en proie à un licenciement. Cette technique n’est toutefois pas obligatoire. A cela s’ajoute un système de notation qui est également à l’origine du stress et du burn out (syndrome d'épuisement professionnel). Les salariés sont notés de 1 à 4 sachant qu’à 4, ils peuvent être licenciés. » Non seulement les employés se sentent fliqués mais également pris dans une mécanique où tout le monde les surveille....
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C'est officiel, Parisot veut rester à la tête du Medef


                             Challenges

C'est officiel, Parisot veut rester à la tête du Medef

Créé le 01-03-2013 à 13h04 - Mis à jour à 13h10

Laurence Parisot vient d'annoncer qu'elle souhaitait rester à la tête du Medef. Selon les statuts en cours, elle devrait pourtant quitter son poste en juillet prochain. Et ne peut briguer un 3ème mandat. Mais il en faut plus pour décourager la patronne.

Laurence Parisot est officiellement candidate à un troisième mandat à la tête du Medef. (CHAMUSSY/SIPA)
                                 Laurence Parisot est officiellement candidate à un troisième mandat à la tête du Medef.                                 (CHAMUSSY/SIPA)
SUR LE MÊME SUJET
Cette fois, ça y est, Laurence Parisot sort clairement du bois. Elle explique dans un entretien au Monde datée du samedi 2 mars, vouloir rester à la tête du Medef. Selon les statuts en cours, Laurence Parisot devrait pourtant quitter son poste en juillet prochain. Et ne peut briguer un 3ème mandat. Mais il en faut plus pour décourager la patronne.
Goût du pouvoir
Reste que cette patronne de l’IFOP, élue en 2005 et réélue pour trois ans en 2010, a pris goût au pouvoir. Vise-t-elle juste une prolongation de mandat ou court-elle carrément vers un nouveau mandat, le mystère plane. Laurence Parisot assure n’avoir pas encore décidé si elle privilégie une prolongation de son mandat ou si elle se représente pour être réélue.
Cela fait une semaine que le tout Paris bruisse de cette annonce. Mais faisant monter le suspens, la patronne des patrons avait pris soin de démentir très officiellement mercredi 27 février son intention d’y aller. Elle expliquait vouloir encore se laisser du temps. Depuis plusieurs mois, elle avait laissé apparaître son envie de rester présidente du Medef, répétant à l’envie « qu’elle aimait le job ». Surtout, elle avait en janvier, saisi l'instance interne chargée de réfléchir aux statuts du Medef, lui demandant de remédier à leur caractère «bancal»: ceux-ci prévoient que le premier mandat du président dure cinq ans et le second, trois ans. Le comité statutaire devrait rendre son avis le 18 mars prochain. Malgré ses circonvolutions, il ne faisait aucun doute que Laurence Parisot s’accroche à son poste. Les mauvaises langues expliquent cette obstination par son absence de point de chute. Après avoir tout fait pour obtenir un poste de commissaire européen, elle n’a pas d’autres pistes.
Un timing serré
Ce vendredi matin 1er mars, Laurence Parisot était à Rungis pour visiter la filière viande. Comme l’avaient fait avant elle, les présidents de la République - François Hollande ou Nicolas Sarkozy-, cette fine politique déambulait, drapée dans un tablier blanc, dans les allées du plus grand marché de France. Façon de soigner son entrée en campagne.
Si Laurence Parisot se dévoile aujourd’hui, ce n’est évidemment pas un hasard. Elle est pressée par le calendrier. La semaine prochaine, le 6 mars, l’UIMM, la principale fédération du Medef, tient sa convention annuelle. Avec au programme, une réflexion autour de l’élection de l’organisation patronale. Une candidature de Frédéric Saint-Geours, le président de l’UIMM est aussi dans les tuyaux. Mais le patron des marques de PSA ne peut le faire qu’en respectant les règles fixées par ses instances. Il ne peut donc se dévoiler qu’après le 6 mars. Laurence Parisot en se dévoilant aujourd’hui, espère lui couper l’herbe sous le pied. Aura-t-il suffisamment de détermination pour se lancer contre celle qui occupe la place depuis 8 ans ? Au nom d’un maintien de l’unité patronale dont il est si soucieux, ne va-t-il pas plutôt se raviser ? Tout dépend de sa détermination. D’autant que Pierre Gattaz, le président du GFI , postulant déjà déclaré pourrait être soutenu par sa fédération …qui n’est autre que l’UIMM.
Cette semaine, enfin, le rythme s’est aussi accéléré, parce que d’autres candidats sont entrés dans la danse, mettant un peu plus la pression à Laurence Parisot . Geoffroy Roux de Bezieux s’est effet déclaré il y a quelques jours comme candidat officiel au poste. De quoi mettre à mal l’argument sur lequel Laurence Parisot surfe sans vergogne : la patronne du Medef se présente comme la seule capable de gérer l’institution dans un contexte de crise économique sans précédent. Quitte à dramatiser d’ailleurs la situation.
Prochaine étape ?
Dans ce contexte, la prochaine étape est juridique. Les changements de statuts sont-ils possibles au sein du Medef ? Même si le comité statutaire rend un avis positif, la modification devrait être validée en conseil exécutif, puis par une assemblée générale. Ce qui n’est pas rien. Car si le conseil exécutif est réputé comme plutôt favorable à Laurence Parisot, du côté de l’assemblée générale rien n’est moins sûr. C’est ce coup de poker qu’a décidé de jouer Laurence Parisot.
Connue pour être culottée, et n’avoir peur de rien, elle explique dans le Monde « J’ai l’audace d’espérer pouvoir soumettre ma candidature à un troisième mandat ». Et d’ajouter, « le tam-tam selon lequel je serais une putschiste, ou classable dans la même catégorie que M. Poutine, procède d'une intention destructrice que je ne peux laisser se développer plus longtemps ».
La prochaine élection du Medef promet d’être pleine de rebondissements !
Preuve en est, Thibault Lanxade, jeune entrepreneur candidat à la présidence du Medef a déjà donné la réplique. Non sans humour, il propose que tous les dirigeants se cotisent pour offrir un gilet de sauvetage à Laurence Parisot, afin que cette passionnée de kite-surf retrouve le bon cap.

Cette semaine dans Marianne : « Ces élites qui crachent sur la France »

                                                       Marianne

Cette semaine dans Marianne : « Ces élites qui crachent sur la France »

Vendredi 1 Mars 2013 à 14:40 |

MAGAZINE MARIANNE
Distance, rupture, divorce... cette semaine, Marianne revient sur les couples qui ne collent pas ou doivent fonctionner malgré eux. Les élites qui crachent sur la France, la Russie et les Etats-Unis, les ministres Manuel Valls et Christiane Taubira... des fâcheries ou idylles de circonstances plus que de raison.

Cette semaine dans Marianne : « Ces élites qui crachent sur la France »
Le couple est une affaire de distance. Parfois longue. Combien de pas les élites françaises franchiront-elles dans le dénigrement de la France? « La France donne parfois l'impression d'être candidate à l'euthanasie », lit-on dans certains éditoriaux, « La France, ça m'déprime », siffle le chanteur Raphael quand d'autres rendent leurs passeports.Marianne revient sur un phénomène malheureusement en vogue dans l'Hexagone : le «french bashing» de «Ces élites qui crachent sur la France» dans un dossier qui dépoussière cette vieille habitude française de tout critiquer. 

Les Français, à ce propos, qui sont-ils ? Dans son dernier ouvrage, L'invention des Français(ed. Fayard), dont nous publions un chapitre inédit, Jean-François Kahn tente de retracer le parcours du Français qu'on a, à tort, selon lui, fait naître à l'époque des Gaulois. 

« Tiens voilà ma fiançée ! », a lancé Manuel Valls à son homologue de la Justice, Christiane Taubira, sur le perron de son ministère, place Beauvau. Le «couple» surprend par une distance de courte paille qui déjoue les prognostics qui opposaient déjà la « laxiste » et le « sécuritaire ». On avait connu des précédents orageux, Gaston Defferre et Robert Badinter en 1982, Charles Pasqua et Pierre Méhaignerie en 1994, on découvre aujourd'hui « Le pacte Valls-Taubira »... 

A l'inverse, il arrive que la distance rende la rupture inévitable. Pour régler des comptes politiques avec les Etats-Unis, la Russie vient d'interdire l'adoption d'enfants russes par des Américains alors qu'une centaine de milliers d'enfants, souvent handicapés, vivent dans des orphelinats hérités de l'URSS. Découvrez cet édifiant récit qui revient sur le « sacrifice des orphelins » au pays de Poutine.  

Plus compliqué que la simple séparation, le divorce. Editorial notamment. « Le jour où la presse s'est tiré une balle dans le coeur », ou les funérailles savamment organisées par l'humoriste et collaborateur de Marianne, Nicolas Bedos. « L'Express, le Point ? morts par et pour eux-mêmes. Marianne ? Mort contre Sarkozy. Le Fig Mag ? Mort pour Sarkozy. Le Nouvel Observateur ? Mort pour la grande Littérature », tranche-t-il, sans nous laisser le temps de se retourner... 

Quant à la grande politique, il faudra attendre... Toujours imprégné de libéralisme mitterrandien, le socalisme version François Hollande n'a pas convaincu le philsophe Jean-Claude Michéa qui raconte en exclusivité aux lecteurs de Marianne, « Pourquoi [il a] rompu avec la gauche », à l'occasion de la sortie de son livre : Les mystères de la gauche(ed.Climats).   

La révolution des vieux

                                                          Marianne

La révolution des vieux

Vendredi 1 Mars 2013 à 12:38 | 

MARC CRAPEZ - CHERCHEUR EN SCIENCE POLITIQUE
Le boom des seniors va continuer de peser sur le financement des retraites et de l’assurance maladie. 

JS EVRARD/SIPA
JS EVRARD/SIPA
Il faudra probablement déchanter. Les pronostics sur l’allongement de la durée de la vie sont trop mirobolants pour être vrais. Certains scientifiques raisonnent dans des conditions théoriques de laboratoire qui ne tiennent pas compte de facteurs tels que le stress ou la pollution. C’est quand même une révolution, ce boom des seniors. Les mamies restent jeunes. Les papis deviennent des internautes. 
  
Selon l’Insee, un Français sur 3 aura plus de 60 ans en 2035. Tout le monde souscrit aux réalités de l’arithmétique comptable. L’Humanité dimanche l'a souligné : « En trente ans, la part des ressources consacrées au financement des retraites dans la richesse nationale est passé de 6% à 12%. Il faudrait atteindre 16 à 18% dans les vingt prochaines années »
  
D’après les prévisions du Conseil d’orientation des retraites, le déficit de notre système atteindra 19 milliards d’euros en 2017, voire 25 milliards en 2020. Pour rétablir les comptes, sans avoir à rafistoler le système tous les 5 ans, pas de mystère, il faut à la fois augmenter les prélèvements sur les actifs et reculer l’âge moyen effectif de départ (hausse du montant et de la durée de cotisation). ...
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