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mardi 9 octobre 2012

Prix Press Club Humour et Politique




Lu sur le blog Désir d'Avenir de Ségolène ROYAL
Un peu d'humour dans ce monde de brutes ça ne peut que faire du bien!

Prix Press Club Humour et Politique 
Lundi 8 octobre 2012
Intervention de Ségolène Royal,
Présidente de la Région Poitou-Charentes,
Lauréate du Prix Spécial 2012
« Ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage. Un bon coup de balai, et hop ! »
Monsieur le Président du Jury,
Mesdames, Messieurs,
Je vous remercie de cette distinction qui me crédite, pour la 2ème fois si je ne m'abuse, d'un peu d'humour sans lequel, et la politique, et la vie, seraient franchement impossibles.
Je vous en remercie d'autant plus que c'est au titre d'une boutade dont le caractère volontaire ne vous a pas échappé et non des perles involontaires que vous ne manquez pas d'épingler chez les uns ou chez les autres.
Je ne me risquerai pas ici à tenter de définir ce qu'il en est de l'humour :
ce serait prendre le risque d'en manquer...
Le manque d'humour, en revanche, j'en dirai quelques mots car celui-là, je l'ai rencontré plus souvent qu'à son tour.
Que n'ai-je pas entendu pour avoir dit très sérieusement qu'il fallait « faire le ménage » dans les turpitudes financières de la Françafrique et, sur un mode plus rieur, qu'une femme, le ménage, elle saurait le faire !
L'esprit de sérieux s'est dressé et, avec lui, la mauvaise foi, preuve que Sartre, qui en faisait un couple indissociable, n'avait pas tout faux.
Voilà que je révélais ma vraie nature : anti-féministe, rivant les femmes à leur balai, faisant fi du combat pour l'égalité et réduisant les compétences féminines à ces tâches domestiques auxquelles, des siècles durant, l'ordre patriarcal nous a assignées et qui restent, de nos jours, si inégalement partagées. Coupable, forcément coupable...
Le plus piquant était la véhémence de quelques uns (quelques unes aussi, hélas) dont la cause des femmes ne semblait, jusqu'à présent, guère avoir percuté les neurones.
De cela aussi, je pris le parti de rire car ces contre-emplois manifestes étaient du plus haut comique.
Comme disait Francis Blanche de ceux qui n'ont pas le sens de l'humour : « il y a des gens qui sont chauves au-dedans de la tête ».
Et comme l'écrivait excellemment Romain Gary de ceux qui refusent de prendre « la main fraternelle de l'humour » : ils sont, à cet égard, « plus manchots que des pingouins ».
J'avoue avoir aggravé mon cas en appelant de mes vœux « un bon coup de balai », ustensile dont les femmes, sorcières ou ménagères, sont réputées avoir un maniement expert.
Pour les sorcières, je mets un bémol : Harry Potter a beaucoup fait pour la parité récente de ce mode de transport, le balai.
Mais pour le balai domestique et ses extensions mécaniques, je ne vois hélas guère nos amis les hommes nous en disputer le monopole, sauf peut-être sur le pont des bateaux.
Vous le savez comme moi, ce noyau dur du travail ménager qui correspond au nettoyage du linge et des lieux (sans même parler de la cuisine quotidienne et des soins aux enfants), ce sont encore les femmes, toujours les femmes, qui en assument la plus grande part, autant dire les trois-quarts.
En 50 ans, et selon les statistiques les plus sérieuses, les hommes ont augmenté de … 6 minutes par jour ce temps du travail domestique.
Alors, puisque vous m'en donnez ce soir l'occasion, je voudrais dédier ce Prix spécial du Press Club que vous me décernez obligeamment à tous ces hommes qu'un étrange plafond de verre retient d'investir plus hardiment un champ domestique où ils pourraient pourtant
- découvrir les joies, inédites pour nombre d'entre eux, de la guerre à la poussière,
- acquérir des compétences fort utiles au foyer et hors foyer,
 secouer le vieux costume d'une masculinité bridée de trop de préjugés,   d'interdits et de rôles standardisés,
- tout cela avec la satisfaction de prendre toute leur part d'un nouvel équilibre et d'une égalité « gagnant-gagnante ».
Je voudrais leur dire : bricoler, c'est bien, sortir le chien, c’est pas mal, descendre la poubelle, c’est un travail musculaire, mais un horizon plus vaste n'attend que vos talents :
osez le ménage !
bravez les traditions dépassées !
traquez en vous le machisme inconscient qui inhibe votre potentiel domestique !
risquez un vrai partage des tâches à la maison !
(mais aussi, bien sûr, en politique et dans le monde du travail car... tout se tient).
Si j'en crois les études relatives aux bienfaits psychologiques et physiques du travail ménager, vous avez beaucoup à y gagner !
Certes, eu égard à l'encore très inégale répartition de ces travaux quotidiens, ces études ne ciblent que les femmes.
Mais voyez comme elles sont engageantes :
- des chercheurs écossais ont établi que faire le ménage « énergiquement » prévient la dépression en provoquant dans le cerveau la sécrétion de substances dites ordinairement « molécules du bonheur » ;
- d'autres ont mis en évidence les performances sportives et musculaires dont les activités ménagères sont l'occasion. Ainsi, passer l'aspirateur muscle les mollets et les quadriceps. Si vous chantez en même temps, c'est tout bénéfice pour la cage thoracique. Laver les carreaux affermit les bras. Quant au repassage, il permet d'alterner des séquences d'abdominaux sans lâcher le fer ;
- des scientifiques australiens et chinois affirment que 3 à 4 heures de ménage par jour préviennent le cancer des ovaires : il n'y a pas de raison de penser que, pour la prostate, cela marche moins bien !
Alors, messieurs qui hésitez encore, yes you can !
Le rire aussi, que suscite l'humour, possède des vertus thérapeutiques désormais bien établies : musculaires, respiratoires, cardiaques, psychologiques et j'en passe.
Au point, paraît-il, que les clubs du rire se répandent à la surface de notre planète pourtant mal en point (ou peut-être est-ce pour cette raison ?).
Une chose est sûre : on en a profité pour fonder une nouvelle discipline : la guelotologie ou science du rire, ce qui, vous en conviendrez, confère aux travaux du Press Club une aura des plus scientifiques.
Le rire n'est pas plus la négation de la souffrance que l'humour n'est la négation de la gravité des choses et de l'urgence des changements.
« L'homme souffre si profondément, disait Nietzsche, qu'il a dû inventer le rire ».
Cela vaut pour les femmes.
Pour Freud, loin de se résigner au désordre des choses, l'humour libérateur le défie et à l'occasion le conteste.
Mais, la plus belle celle-ci, d’Albert Camus : « l'humour est une disposition d'esprit qui fait qu'on exprime avec gravité des choses frivoles et avec légèreté des choses sérieuses ».
Les femmes savent cela, car nos mouvements d'émancipation ont su mettre les rieuses non pas du côté du manche mais du côté du balai moqueur.
Je vous remercie.

dimanche 7 octobre 2012

Afrique du Sud : les mineurs d’Amplats rejettent avec force un licenciement massif


Afrique du Sud : les mineurs d’Amplats rejettent avec force un licenciement massif

AA Platinum Rustenburg
s'informerVendredi dans la mine de Rustenburg, Amplats, filiale du géant Anglo-American, numéro un du platine mondial, a annoncé le licenciement de 12 000 de ses 28 000 mineurs en grève depuis le 12 septembre. Ils avaient refusé de comparaître devant un conseil de discipline et ils ont appris la nouvelle par SMS.
Samedi matin, des centaines de mineurs de Rustenburg, se sont regroupés dans un stade pour écouter leurs leaders syndicaux et affirmer leur volonté de continuer grèves et manifestations pour obtenir des augmentations de salaire. Ils ont aussi observé un moment de silence, à la mémoire d’un des leurs, tué jeudi dans des affrontements avec la police.
Cette semaine, dans cette région, au moins sept personnes sont mortes lors de heurts avec les forces de l’ordre et un dirigeant local du syndicat national des mines (NUM) a été tué par balle vendredi soir, chez lui à Marikana.
« Nous ne pensions pas que les choses en arriveraient là », a déploré un représentant des grévistes, Gaddhafi Mdoda, « ils ne nous laissent pas le choix ». « On ne reculera pas, peu importe ce qu’ils disent ou ce qu’ils font, on se battra jusqu’à la dernière goutte de sang », a ajouté l’un des animateurs du mouvement, Mametlwe Sebei.
Les arrêts de travail se sont étendus, depuis quelques jours, à deux autres puits dans la province voisine du Limpopo.
Depuis deux semaines, les transporteurs routiers sont également à l’arrêt. Le pétrolier Royal Dutch Shell a annoncé vendredi, qu’il avait des difficultés à ravitailler les stations d’essence du pays.
Près de 100.000 personnes sont actuellement en grève en Afrique du Sud.

samedi 6 octobre 2012

LES RETRAITÉ-E-S NE SONT PAS DES VACHES Á LAIT !





Un communiqué de la CGT retraité 

Fiscalité
LES RETRAITÉ-E-S NE SONT
PAS DES VACHES Á LAIT !
Dans le cadre de la loi de Finances pour 2009 le parlement, sur proposition du gouvernement Sarkozy-
Fillon, a supprimé en matière d’Impôt sur le Revenu la demi-part supplémentaire attribuée aux veuves,
veufs, divorcé(e)s, séparé(e)s et célibataires vivant seuls et ayant des enfants majeurs. Pour celles et ceux
qui en bénéficiaient, cette demi-part est conservée pour les impositions au titre des revenus des
années 2009 à 2012 (imposition de 2010 à 2013) avec une limitation du gain d’impôt au titre de cette
demi-part de 855 € en 2010, 680 € en 2011, 400 € en 2012, 120 € en 2013.
Pour bénéficier de cette demi-part depuis le 1° janvier 2009, il faut avoir élevé seul un enfant pendant au
moins 5 ans jusqu’à sa majorité.
PLUS DE 4 MILLIONS DE REDEVABLES SERAIENT CONCERNÉS PAR CETTE SUPPRESSION D’UNE DEMIPART.
A cela vient s’ajouter le gel du barème de l’Impôt sur le Revenu décidé fin 2011 dans le cadre de la
Loi de Finances pour 2012. Malheureusement la nouvelle majorité parlementaire qui avait, étant dans
l’opposition, condamné cette suppression de la demi-part et le gel du barème de l’Impôt sur le Revenu n’a
pas annulé ces mesures. Au mieux, le Président de la République a annoncé qu’une décote serait instaurée
en 2013 sur les revenus de 2012 pour les plus modestes. Mais dans le même temps, la Cour des comptes,
recyclant un projet de la droite, propose au gouvernement de supprimer L’ABATTEMENT POUR FRAIS DE
10 % POUR LES RETRAITÉS. Cette mesure avait été obtenue par les actions des retraités il y a des dizaines
d’années. Si elle était remise en cause cela conduirait à une augmentation importante pour tous les
retraités imposables et de nombreux retraité-e-s non imposables actuellement à l’impôt sur le
revenu le deviendraient avec des conséquences en chaîne en matière de fiscalité locale et pour les
cotisations et prestations sociales (cf. l’article sur la Fiscalité Directe Locale).
Nous ne pouvons accepter qu’une majorité qui a été élue pour conduire une autre politique que celle du
gouvernement Sarkozy-Fillon ne remette pas en cause des mesures telles que la suppression de la demipart,
le gel du barème de l’impôt sur le revenu pour les revenus des années 2011 et 2012. Nous
comprendrions encore moins que soit supprimé l’abattement de 10 %. Dès maintenant il faut se mobiliser
pour exiger une autre politique fiscale et empêcher que de nouveaux mauvais coups ne voient le jour.
N’oublions pas que, par exemple Terra Nova (1) et la CFDT, préconisent de soumettre les retraités au
même taux de cotisation pour la CSG que les actifs. AINSI LES RETRAITÉS IMPOSABLES VERRAIENT
LEUR TAUX PASSER DE 6,6 % À 7,5 % ET LES NON IMPOSABLES DE 0 À 3,8 %. De plus il y a toujours dans
l’air l’idée de soumettre les retraités à la contribution solidarité autonomie (la journée de travail gratuit
des salariés mise en place pour remplacer la suppression du lundi de Pentecôte) à hauteur de 0,3 % et de
rendre obligatoire dès 50 ans la souscription auprès d’une assurance privée d’une assurance contre la
« perte d’autonomie », alors que nous revendiquons que ce risque soit pris en charge par la Sécurité
Sociale.
(1) think tank du PS
Montreuil, le 24 septembre 2012

Réunir et multiplier les comités contre le TSCG


Réunir et multiplier les comités contre le TSCG

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prendre position
Discours de Daniel Gluckstein le 30 septembre 2012
Discours de Daniel Gluckstein le 30 septembre 2012
(Vidéo 11′ – Le discours de Daniel Gluckstein à l’issue de la manifestation du 30 septembre à Paris.)
Conclusion du discours du secrétaire national du POI:
“Dans notre pays aussi, une force a commencé à se constituer. Dans le combat contre la ratification du traité TSCG, par milliers et par milliers, des travailleurs, des militants de toutes tendances, des militants syndicaux de toutes confédérations, mais aussi des militants politiques du Parti socialiste, du Parti communiste, du Parti de gauche, du POI, d’autres partis et associations ont commencé à constituer ensemble des comités pour l’unité contre la ratification, c’est-à-dire contre la dictature de la troïka.

Dans le combat contre la ratification du traité TSCG, des militants de toutes tendances ont commencé à agir ensemble dans le but commun

Ces militants de toutes tendances ont commencé à agir ensemble dans le but commun. Faudrait-il que cela s’arrête sous prétexte que le 9 ou le 10 octobre la forfaiture serait votée à l’Assemblée nationale ? Non camarades, il est hors de question que cela s’arrête. Que les comités contre la ratification deviennent demain des comités pour l’abrogation du TSCG !
Qu’ils deviennent des comités pour l’unité contre toutes les attaques, contre toutes les contre-réformes et contre le « compromis historique » ! Qu’ils aident à réaliser l’unité et l’indépendance du mouvement ouvrier, qu’ils aident de cette manière à préparer le mouvement de millions et de millions qui balaiera tous les plans réactionnaires en France et en Europe !
Voilà l’objectif qu’il nous faut à présent nous assigner. Pour cela, il y a des instruments : un journal, Informations ouvrières, qui, toutes les semaines, informe les travailleurs et les jeunes sur la réalité de la politique de l’Union européenne et du gouvernement, et un parti, le Parti ouvrier indépendant, qui s’est constitué dans le seul objectif d’aider les travailleurs, les jeunes, les exploités, les opprimés à rassembler leurs forces pour en finir avec la misère, avec le chômage et avec les politiques de destruction.
Il est clair que le plan d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault, d’une manière ou d’une autre, dans les mois qui viennent, devra être défait. C’est notre objectif.
Dehors l’Union européenne, ses traités, la troïka !
Vive l’union des peuples, des classes ouvrières d’Europe, dans un même combat contre l’Union européenne ! A bas l’exploitation !”
filet pointilles gris
agir

Vous voulez participer au comité pour l’unité contre le TSCG de votre localité, prenez contact avec le Parti ouvrier indépendant ? Cliquez ici.

Invité de la matinale de France Inter

Invité de la matinale de France Inter

Jean-Luc Mélenchon s'exprime après la manifestation du 30 septembre .

Hollande exige des collectivités territoriales qu’elles accomplissent des efforts financiers


Hollande exige des collectivités territoriales qu’elles accomplissent des efforts financiers

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s'informerFrançois Hollande a présenté hier, lors d’un discours à la Sorbonne devant les « états généraux de la démocratie territoriale », les grandes lignes de la réforme des collectivités locales, qui sera l’objet d’une loi de décentralisation présentée au Parlement début 2013.
Le texte instaurera un Haut conseil des territoires, instance « de concertation, d’évaluation et de négociation » entre l’État et les associations d’élus. François Hollande a rejeté une fusion région-département, lui préférant une clarification des domaines d’attribution de chaque entité — l’emploi pour la première, le social pour le second.
François Hollande a dit vouloir confier aux régions les questions de formation professionnelle, d’orientation, d’aide aux petites et moyennes entreprises, ainsi que la gestion des fonds structurels européens. Les régions doivent « retrouver les moyens d’une autonomie fiscale », a-t-il dit tout en rappelant que « la priorité du gouvernement, c’est le rétablissement des comptes publics » et que « des efforts seront demandés à tous, et donc aux collectivités territoriales ».
Il a confirmé la suppression du conseiller territorial, qui devait voir le jour en 2014. Le chef de l’État veut aussi clarifier les normes existantes, organiser les grandes villes en « pôle urbains » grâce à la création d’un « nouveau statut de métropole » et mettre en place une aide de l’État aux collectivités « ayant à subir les conséquences d’offres d’emprunts toxiques ». Il a proposé le report d’un an, en 2015, des élections régionales et cantonales, qui auront lieu le même jour.

vendredi 5 octobre 2012

Emprunts toxiques : les collectivités locales contraintes de payer pour les spéculateurs


Emprunts toxiques : les collectivités locales contraintes de payer pour les spéculateurs

s'informerAnne-Marie Escoffier, ministre déléguée chargée de la Décentralisation a déclaré hier que les collectivités locales qui ont souscrit des emprunts toxiques doivent s’acquitter des échéances des prêts qu’elles ont contractés. Même si ce sont des emprunts « toxiques ».
Elle a précisé que « les parties contractantes au contrat de prêt ne peuvent décider, ni d’un côté ni de l’autre, de s’arranger avec la loi. Les banques doivent respecter leurs obligations. Les collectivités doivent honorer leurs échéances de prêt sauf à avoir fait constater les manquements ou fautes. »
toxiqueLa municipalité d’Asnières (Hauts-de-Seine) avait manifesté son intention de ne pas payer les hausses d’intérêts d’un emprunt à la banque Dexia, donc d’en rester au taux de 4,50 % initial, à partir du 1er octobre. L’enjeu est de 380 000 euros de surplus financier, compte tenu que le taux a considérablement augmenté. Il est passé de 4,50 % à 8,34 %, parce qu’il est adossé sur la parité entre le dollar et le yen. Or le billet vert flirte en ce moment avec son plus bas niveau historique.
Anne-Marie Escoffier répondait à une question du député socialiste et maire d’Asnières, Sébastien Pietrasanta.
Les collectivités locales auraient accumulé 18 milliards d’emprunts toxiques et la mairie d’Asnières n’est pas la seule à réagir. Au mois de juin, une mairie de l’Isère a refusé de rembourser 636 000 euros d’intérêts d’un emprunt toxique, toujours auprès de la banque Dexia. Elle avait le soutien de la chambre régionale des comptes. Selon les estimations les plus fiables, 1 800 communes de moins de 10 000 habitants ont été piégées.

Une négociation syndicats-patronat s’ouvre sous la menace de la flexibilité et d’une décision du gouvernement


Une négociation syndicats-patronat s’ouvre sous la menace de la flexibilité et d’une décision du gouvernement

s'informerUne négociation syndicats-patronat pour une « meilleure sécurisation de l’emploi » a commencé hier. François Hollande, président de la République, veut qu’elle débouche sur un « compromis historique ». Il a demandé aux  syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et au patronat (MEDEF, CGPME, UPA) de s’entendre sur plus de « souplesse » aux entreprises et de « protection » aux salariés, avant la fin de l’année. En questions, une réforme des licenciements collectifs, la taxation des contrats précaires et la mise en place d’accords de sauvegarde (les accords de compétitivité-emploi de Sarkozy).
Le gouvernement a envoyé sa feuille de route le 7 septembre, comportant quatre chantiers. Le volet 1, « lutter contre la précarité », sera abordé la semaine prochaine. Viendront ensuite « les dispositifs de maintien de l’emploi » (chômage partiel et accords de sauvegarde) puis « l’anticipation des évolutions de l’activité et de l’emploi » et enfin l’« amélioration des procédures de licenciements collectifs ».
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a affirmé hier dans le quotidien Libération que « le patronat entend obtenir […] des décisions sur le terrain de la flexibilité et du coût du travail ». Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO, invité à France-info ce matin a déclaré : « si on va vers plus de flexibilité, on va dans le mur ».
Pour Patrick Barnasconi, du MEDEF, le marché du travail doit « aller vers plus d’adaptabilité, plus de souplesse ».
Faute d’accord, le gouvernement a averti qu’il prendrait des décisions. Par ailleurs il a un ouvert autre chantier : l’abaissement du « coût du travail » en faveur de la compétitivité des entreprises.