C'est en homme providentiel que Donald Trump s'est présenté à Jérusalem, puis au sommet international pour la paix en Égypte, le 13 octobre. Fêté en héros par les Israéliens, il a aussi été consacré comme un faiseur de paix par les dirigeants d'une vingtaine de pays à Charm el-Cheikh. Mais un travail colossal reste à accomplir pour que le Moyen-Orient connaisse enfin une paix durable. Le 13 octobre, Donald Trump a obtenu beaucoup mieux que le prix Nobel de la paix qu'il convoitait, remarque Vincent Hervouët dans son éditorial d'Europe 1 (14/10/2025). Il a reçu « une sorte de sacre » devant la Knesset, à Jérusalem, puis au sommet international pour la paix, à Charm el-Cheikh, en Égypte. « Une journée très, très, très historique », s'amuse l'éditorialiste, avant de reconnaître un « triomphe romain, mais très mérité, car on juge une politique à ses résultats ». </> Le président américain a forcé le retour des vingt otages israéliens encore en vie, et réveillé l'espoir de paix au Moyen-Orient, en brandissant une grosse carotte (financière) devant les états du Golfe et un gros bâton (militaire) devant le Hamas. « Tu es le seul capable d'apporter la paix dans la région », lui a dit le président égyptien Al-Sissi. « Avec l'élection de cet homme, du jour au lendemain, tout a changé », avait déclaré pour sa part le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. « Aucun président des États-Unis n'en a fait autant ou plus que toi », avait-il lancé à l'adresse de Trump, en le qualifiant de « meilleur ami qu'Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche ». Le président américain lui avait pourtant tordu le bras pour qu'il consente au cessez-le-feu à Gaza. Il l'avait même contraint à téléphoner au Qatar depuis la Maison-Blanche, pour s'excuser après la frappe d'un missile israélien contre un immeuble supposé abriter des émissaires du Hamas, le 9 septembre (L'Orient-Le Jour, 29/09/2025). </> Donald Trump ne craint jamais l'emphase : « Ce n'est pas seulement la fin de la guerre, mais d'une ère de terreur et de mort, et le début d'une ère de foi, d'espérance, de Dieu. Le début d'une harmonie pour Israël. C'est l'aube historique d'un nouveau Moyen-Orient », a-t-il proclamé dans un long discours ovationné par les députés israéliens (deux élus de gauche ont toutefois tenté un chahu… Philippe Oswald |
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