![]() |
Déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu
Discours de Donald Trump à la Knesset, crise politique à Madagascar, la blague de Trump à Macron en Égypte, les effets de la paralysie budgétaire américaine.
| |||||||||||||||
Déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu a annoncé, dans son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, qu’il “proposerait au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle“.
“Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partitr de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avais précisément demandé la CFDT. En complément la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028”, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre va organiser une conférence sur les retraites en accord avec les partenaires sociaux. Celle-ci rendra ses premières conclusions au printemps. “La suspension coûtera 400 millions d’euros en 2026 et 1,8 milliard en 2027 et devra donc être compensée par des économies”, a précisé Sébastien Lecornu.
Le projet de budget entérine également l’instauration d’une taxe sur les holdings patrimoniales et une reconduction partielle de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Le texte prévoit de prolonger d’un an la contribution différentielle sur les plus hauts revenus instaurée en 2025.
23 niches fiscales seront par ailleurs supprimées car jugées “inefficientes ou obsolètes”. Le traitement attaché à la Légion d’honneur ou les sommes perçues dans le cadre de l’attribution du prix Nobel ne seront par exemple plus exonérées d’impôt sur le revenu.
Le gouvernement cible également certaines “dépenses fiscales de plus grande ampleur mais dont la justification ou l’efficacité sont contestables”. Les indemnités journalières pour les affections de longue durée seront fiscalisées, la réduction d’impôt pour frais de scolarité dans le secondaire et le supérieur supprimée, et le tarif particulier pour le carburant E85 sera progressivement réduit.
Le gouvernement Lecornu entend également accélérer la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, afin de la supprimer totalement en 2028, deux ans avant l’échéance précédemment prévue.
Le projet de budget de la Sécu prévoit de son côté un gel des pensions de retraite et des prestations sociales en 2026 ainsi que le remplacement de l’abattement de 10% sur les retraites par un abattement forfaitaire de 2 000 euros.
Enfin, 3 119 postes de fonctionnaires ne seront pas remplacés en 2026. Cette mesure devrait notamment se traduire par la suppression de 1 735 emplois publics parmi les 434 opérateurs et agences de l’Etat.
Notre publication est financée uniquement par ses lecteurs. Pour recevoir les prochains contenus du Monde Moderne, devenez abonné, gratuit ou payant.
Discours de Donald Trump à la Knesset
Le président américain, largement remercié par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, a prononcé un discours de plus d’une heure à la Knesset.
Le président américain a estimé que cette journée marquait la fin d’“un long et douloureux cauchemar” pour les Israéliens, mais aussi pour les Palestiniens. Plus tôt dans la journée, le Hamas a libéré les 20 otages encore vivants qu’il détenait dans la bande de Gaza, alors que des prisonniers palestiniens ont été relâchés par Israël, comme prévu dans le cadre de la première phase du cessez-le-feu dans le territoire palestinien.
“Depuis le 7-Octobre jusqu’à cette semaine, Israël a été un pays en guerre”, a déclaré Donald Trump devant le Parlement israélien, évoquant “une période très dure”. “Des années pendant lesquelles, pour tant de familles dans ce pays, il n’y a pas eu un seul jour de paix véritable, a-t-il insisté. Mais maintenant finalement, le long et douloureux cauchemar est fini, pas seulement pour les Israéliens mais aussi pour les Palestiniens, et pour beaucoup d’autres.”
“Ce n’est pas seulement la fin d’une guerre”, mais aussi “l’avènement d’un nouveau Moyen-Orient”, s’est-il encore félicité Donald Trump après avoir longuement ovationné par les élus israéliens. “Les Palestiniens sont face à un choix qui ne pourrait pas être plus clair”, a-t-il jugé. “C’est leur chance de changer. Pour toujours, de s’éloigner de la voie du terrorisme et de la violence, il est impératif d’exclure les forces malveillantes de haine qui sont parmi eux”, a-t-il dit, se disant certain “que cela va arriver”.
Le président américain en a par ailleurs profité pour afficher son soutien au Premier ministre israélien, poursuivi pour corruption. Le discours de Donald Trump devant les députés israéliens à Jérusalem a été brièvement interrompu par l’expulsion de deux d’entre eux dont le député du parti communiste Hadash Ofer Cassif, qui avait brandi une pancarte affichant le slogan “Reconnaissez la Palestine”.
Crise politique à Madagascar
Le président malgache, Andry Rajoelina, a appelé à “respecter la Constitution en vigueur” lors de sa première allocution diffusée depuis le ralliement de militaires aux manifestants contestant le pouvoir. “Il n’y a qu’une seule issue pour résoudre ces problèmes, c’est de respecter la Constitution en vigueur dans le pays”, a-t-il affirmé, rejetant de fait les appels à la démission du mouvement de contestation né le 25 septembre dans cette île très pauvre de l’océan Indien.
Lors de ce direct diffusé sur les réseaux sociaux, mais pas à la télévision publique malgache, Andry Rajoelina s’est dit dans un “lieu sûr” après une “tentative de meurtre”. D’après la radio française RFI, Andry Rajoelina a embarqué “à bord d’un avion militaire français pour La Réunion, avant de partir vers une autre destination avec sa famille”. Depuis l’Egypte, Emmanuel Macron a dit ne rien confirmer, tout en faisant part de sa “grande préoccupation” pour Madagascar.
Le mouvement de contestation, qui dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité, s’est mué depuis en une contestation plus large du président élu en 2018, puis réélu en 2023 lors d’un scrutin boycotté par l’opposition. Au moins 22 personnes ont été tuées au début des manifestations et plus d’une centaine de blessés, d’après un bilan des Nations unies, démenti par le chef de l’Etat malgache.
La pique de Trump à Macron lors du sommet pour la paix en Égypte
Les présidents américain et français étaient présents à Charm el-Cheikh pour le sommet international sur l’avenir de Gaza.
Donald Trump, de très bonne humeur, après son court passage par Tel-Aviv, a profité de sa prise de parole devant de nombreux chefs d’États dont Giorgia Meloni, Keir Starmer ou encore Viktor Orbán pour plaisanter sur l’absence remarquée d’Emmanuel Macron derrière lui. «
“Merci beaucoup à la France”, a débuté le locataire de la Maison-Blanche avant de lancer au sujet de son homologue français “Emmanuel ? J’imaginais qu’il était quelque part derrière moi. Où est-il ? Je n’arrive pas à y croire, tu es discret aujourd’hui”. Une remarque qui a fait sourire la dirigeante italienne et d’autres responsables de gouvernement. Finalement, Trump a fini par localiser le président français, qu’il a salué chaudement : “Aujourd’hui, il est mon ami. C’est super ! Bon travail, merci beaucoup Emmanuel.”
Les Etats-Unis commencent à ressentir les effets de la paralysie budgétaire
Depuis le 1er octobre, les Etats-Unis sont en situation de “shutdown” et le pays ressent de manière croissante les effets de la paralysie budgétaire. Les républicains de Donald Trump et l’opposition démocrate se trouvent toujours dans l’impasse au Congrès, incapables de s’entendre sur un nouveau budget.
Des centaines de milliers de fonctionnaires ont été mis au chômage technique. A court de fonds, les musées publics de Washington ont été forcés de fermer leurs portes et certains parcs nationaux sont également inaccessibles aux visiteurs.
Dans les aéroports, les files d’attente grandissent en raison d’un absentéisme croissant des contrôleurs aériens et des agents de la sécurité des transports. Qu’ils soient au chômage technique ou non, quelque deux millions de fonctionnaires fédéraux ne recevront pas leur salaire tant que le blocage perdurera.
Au Congrès, les républicains proposent une prolongation du budget actuel, avec les mêmes niveaux de dépenses, tandis que les démocrates réclament une prolongation de subventions pour des programmes d’assurance santé à destination de ménages à bas revenus. Sans prolongation, les coûts d’assurance santé devraient plus que doubler pour 24 millions d’Américains qui utilisent le programme public “Obamacare”.
L’empereur Trump et le discours de politique générale
Invitez vos amis et gagnez des récompenses
© 2025 Le Monde Moderne
112 avenue de Paris, CS 60002, 94306 Vincennes Cedex


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire