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jeudi 23 octobre 2025

Le Monde Moderne - La Quotidienne - La suspension de la réforme des retraites coûtera 1,4 milliard d’euros en 2027 - Jeudi 23 octobre 2025

 

La suspension de la réforme des retraites coûtera 1,4 milliard d’euros en 2027

Le prêt de réparation européen à l’Ukraine, nouvelles sanctions contre le gaz et le pétrole russes, LR suspend 6 ministres du gouvernement Lecornu, garde à vue pour 3 détenus de la prison de la Santé.

 
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La suspension de la réforme des retraites coûtera 1,4 milliard d’euros en 2027

Le gouvernement détaille les conditions de la mise en pause de la réforme des retraites. La suspension jusqu’en 2028 coûtera 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027, selon la lettre rectificative au projet de budget de la Sécurité sociale du gouvernement, examinée au Conseil d’Etat et présentée en Conseil des ministres.

La lettre rectificative prévoit une hausse du taux de la contribution des organismes complémentaires qui passera de 2,05% en 2,25% en 2026. L’indexation des pensions des retraités par rapport à l’inflation, initialement prévue à 0,4 point, sera augmentée de 0,5 point supplémentaire en 2027. Pour cette année-là, le gouvernement anticipe une inflation de 1,75%. La mesure pèsera donc fortement sur le pouvoir d’achat.

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Le prêt de réparation européen à l’Ukraine

Lors du nouveau Conseil européen à Bruxelles, les dirigeants évoqueront la proposition d’un “prêt de réparation” en faveur de Kiev. Cette mesure implique la mobilisation des avoirs russes gelés au sein de l’Union européenne. “Il y avait un large soutien aujourd’hui pour qu’on y parvienne, et il est crucial que nous progressions sur les modalités juridiques et budgétaires”, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la zone.

Dès le début de l’invasion russe de l’Ukraine, Bruxelles a décidé d’interdire toutes les opérations liées à la gestion des réserves et des avoirs de la Banque centrale de Russie. En conséquence, 210 milliards d’euros sont actuellement immobilisés au sein de l’Union européenne. Depuis mai 2024, les recettes issues de ces avoirs peuvent être utilisées pour financer des programmes de soutien à l’Ukraine,“ainsi que sa légitime défense contre l’agression russe”, précise le Conseil européen. Un prêt de 45 milliards d’euros a d’ailleurs été octroyé à Kiev sur la base de ces revenus issus des actifs russes.

Bruxelles propose un prêt d’une valeur de 140 milliards d’euros. Le chancelier Friedrich Merz a évoqué la même somme pour “des prêts sans intérêt”, utilisés exclusivement pour financer l’effort de guerre de Kiev face à Moscou.

Environ 185 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale russe sont désormais disponibles sous forme liquide au sein de l’Union européenne. Ils sont pour la plupart conservés au sein de l’établissement financier Euroclear, en Belgique. L’idée est d’en mobiliser une grande partie, mais sans utiliser directement les avoirs gelés, afin de ne pas créer un précédent qui mettrait en danger les actifs européens à l’étranger. La confiscation pure et simple des avoirs de la Banque centrale de Russie est en l’état exclue, tant pour des motifs juridiques que politiques. Une telle confiscation est estimée contraire au droit international des immunités, qui protège les avoirs souverains à l’étranger.

La Belgique réclame une solidarité totale de la part des autres Etats membres dans le cadre de ce prêt. Une forme d’assurance que les autres pays de l’UE ou le budget de l’Union se porteront garants d’un éventuel remboursement, si nécessaire.

Nouvelles sanctions contre le gaz et le pétrole russes

Le ministère des Finances américain a annoncé des sanctions visant les groupes pétroliers russes Rosneft et Lukoil, conséquence selon Washington de “l’absence de volonté sérieuse de la Russie de s’engager dans un processus de paix afin de mettre fin à la guerre en Ukraine”.

L’Union européenne a également annoncé avoir trouvé un accord pour durcir ses sanctions sur les hydrocarbures russes. Le 19e train de sanctions de l’UE prévoit notamment un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié russe et des mesures supplémentaires contre la flotte fantôme de pétroliers que Moscou utilise pour contourner les sanctions occidentales.

Donald Trump avait réclamé l’arrêt des achats d’énergies fossiles russes par les pays européens. “L’Europe doit passer à la vitesse supérieure. Elle ne peut pas continuer à agir comme elle le fait actuellement. Elle achète du pétrole et du gaz à la Russie alors qu’elle est en conflit avec ce pays. C’est embarrassant pour elle”, avait-il déclaré en septembre.

Suspension par le parti des six ministres LR du gouvernement Lecornu

Les Républicains ont annoncé la suspension du parti des ministres du gouvernement de Sébastien Lecornu. Il s’agit d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, Rachida Dati, ministre de la Culture, de Philippe Tabarot, ministre des Transports, Vincent Jeanbrun au Logement, Sébastien Martin à l’Industrie et enfin Nicolas Forissier au Commerce extérieur. Peu avant dans la journée, ils avaient confirmé dans un communiqué transmis à l’AFP “s’être mis en retrait de toute fonction” au sein du parti.

“Cette décision implique qu’ils ne peuvent plus se prévaloir de l’appartenance aux Républicains, qu’ils quittent les responsabilités qu’ils exerçaient au sein de nos instances et qu’ils ne sont plus membres du parti”, écrit le parti dans un communiqué. “Demeurer au sein de ce gouvernement reviendrait à se fondre dans le macronisme, en renonçant à l’indépendance et aux convictions qui fondent notre engagement”, écrit encore le parti à l’issue d’un bureau politique qui a approuvé par un vote la mesure proposée par le secrétaire général et proche de Bruno Retailleau, Othman Nasrou.

Le bureau politique du parti de droite a ensuite prôné la non-participation au deuxième gouvernement Lecornu, une position confirmée par un vote des adhérents, mais contraire à celle des députés du groupe présidé par Laurent Wauquiez.

Trois détenus de la prison de la Santé en garde à vue

Trois détenus de la prison de la Santé ont été placés en garde à vue, après “la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo, manifestement tournée par un détenu” de l’établissement pénitentiaire “proférant des menaces à l’arrivée dans les locaux de Nicolas Sarkozy”.

“Une fouille administrative a été effectuée par l’administration pénitentiaire, au cours de laquelle deux téléphones ont été saisis”, a précisé le parquet de Paris qui a ouvert une enquête pour menaces de mort, confiée au troisième district de police judiciaire.

Une vidéo qui aurait été captée lors de la première nuit en détention de Nicolas Sarkozy, où l’on entend des cris et insultes visant l’ancien président, circulait sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen l’a partagée sur son compte X, pour marquer sa désapprobation : “Je ne doute pas que certains doivent se réjouir de cette situation. Mais je veux croire que des millions de Français ressentent, comme moi, du dégoût”.


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