|
|
|
Saint-Sébastien, c’est donc le Saint martyr touché, encore et encore, mais non détruit, et finalement bel et bien mis à mort par la défiance des personnes qui le tiennent à sa merci ! Mais il y a encore autre chose, vous le voyez bien sur cette image. Saint-Sébastien, représenté le corps nu… Lecornu, le corps nuQuand on entend « Lecornu », on entend d’abord « le cornu » : celui qui a des cornes. Non pas le cocu, mais, étymologiquement, le cornu est celui qui a du caractère, tel le taureau, et qui fonce. Marque de force, voire de virilité. Mais on peut également entendre « le corps nu » : et on passe tout à coup du pouvoir viril à la vulnérabilité mise à nu. Or c’est exactement ce que représente Saint-Sébastien : un corps nu transpercé, offert au regard et au supplice. Cette seconde lecture serait tout à fait anecdotique si le patronyme « Lecornu » n’était pas associé au prénom d’un Saint Martyr toujours représenté avec un corps musclé, dans une pose à la fois souffrante et lascive ! On peut donc lire ce nom comme une métaphore de la nudité du pouvoir, du corps politique exposé à la critique, à la blessure (et éventuellement à la vénération, mais nous n’en sommes pas encore là je crois). L’association Sébastien / Lecornu devient presque une figure de tension. D’un côté, Sébastien, le vénérable, le fidèle, le soldat de l’ordre et de la foi. De l’autre, le corps nu, exposé, souffrant, humain. Vous avez dans ce simple patronyme à la fois le pouvoir qui s’expose – un ministre, un responsable, comme saint Sébastien, au centre des tirs, cible des flèches (médiatiques, politiques) – et l’homme derrière la fonction : celui dont la nudité symbolique rappelle la dimension charnelle, fragile, voire sacrificielle du pouvoir. Une figure de la loyauté blessée, de la résistance stoïque face à l’attaque. On pourrait dire que le nom tout entier compose une sorte d’oxymore vivant : Sébastien Lecornu = « le vénérable corps nu », qui continue stoïquement à recevoir ses flèches… Je ne vous en voudrai pas si vous estimez que j’élucubre. Mais la « survie politique » de Sébastien Lecornu étant raisonnablement douteuse après son discours de politique générale hier après-midi à l’Assemblée nationale, c’était le moment ou jamais de partager avec vous mes réflexions sur cet étrange cas ! Je vous invite à partager les vôtres, de réflexions sur ce sujet, en laissant un commentaire à cette lettre. Portez-vous bien, Rodolphe |
Recommandé pour vous : |
|
|




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire