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mardi 27 novembre 2018

Les petits cadeaux des CE bientôt taxés ? - le 3.11.2018

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Les petits cadeaux des CE bientôt taxés ?

Economie


La mesure aurait pu passer inaperçue si plusieurs syndicats ne s'étaient indignés, au lendemain d'une disposition législative soumettant à l'impôt et aux charges sociales, les aides des comités d'entreprise (CE) aux vacances ou activités culturelles des salariés.

Cet amendement au projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019, adopté mardi en première lecture par l'Assemblée nationale, concerne les aides aux vacances, participation à une sortie culturelle ou à une activité sportive, ou encore les bons d'achat pour les cadeaux de Noël ou la rentrée scolaire. Jusqu'à présent, ces diverses prestations ne sont soumises ni à impôt ni à cotisation sociale

L'amendement, proposé par Paul Christophe, député UDI, vise à graver dans la loi cette exonération et à l'étendre aux prestations versées par les petites entreprises dépourvues de CE. Mais ceci seulement en dessous d'une franchise de 331 euros par an et par salarié, ou 662 euros si le salarié a au moins un enfant. Cette réforme va «limiter à une portion congrue les avantages octroyés aux salariés par leur comité d'entreprise», a dénoncé la CFDT, pour qui «certaines familles ne pourront pas partir en vacances».

Le texte devrait «évoluer»

La CGT a fustigé une «attaque sans précédent contre le droit aux vacances, l'accès à la culture et au sport pour toutes et tous».
«Les salariés les plus modestes seront particulièrement impactés. L'accès aux colonies de vacances et aux séjours linguistiques pour leurs enfants sera également mis à mal», a critiqué de son côté l'Union nationale des associations de tourisme et de plein air (Unat).
Le député Paul Christophe a tenu à «rassurer» les professionnels concernés. Le texte a vocation à évoluer dans les semaines à venir, à l'occasion de son examen au Sénat, puis en deuxième lecture à l'Assemblée, a-t-il expliqué.
La franchise de 331 ou 662 euros par an et par salarié, introduite dans l'amendement, «doit évoluer» notamment via une concertation prévue avec le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, a assuré Paul Christophe. «Plutôt qu'une régression, l'idée est bien d'obtenir une avancée sociale, en sécurisant juridiquement le dispositif», a-t-il ajouté.

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