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mercredi 28 mars 2018

Ecole maternelle : " Un enfant qui joue apprend mieux ".....Pour les enseignants, des " lignes rouges " à ne pas franchir.......


28 mars 2018

Ecole maternelle : " Un enfant qui joue apprend mieux "

A la rentrée 2019, l'école sera obligatoire à partir de 3 ans. Pour Jean-Michel Blanquer et Boris Cyrulnik, la maternelle doit être un lieu de socialisation et d'épanouissement

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LES CHIFFRES
788 000
Nombre approximatif d'enfants scolarisés à 3 ans, l'âge de l'entrée en petite section de maternelle, à la rentrée 2016.
25 000
Nombre estimé d'enfants non scolarisés à 3 ans.
25,5
Nombre moyen d'enfants face à un enseignant.
1 000
Nombre estimé de postes " équivalent temps plein " qui seront nécessaires à la scolarisation de tous les enfants dès 3 ans. (Source : service statistiques du ministère de l'éducation nationale)
Le ministre de l'éducation, Jean-Michel Blanquer, a chargé le neuropsychiatre Boris Cyrulnik d'organiser et d'animer les Assises de la maternelle, les 27 et 28  mars. Tous deux en décryptent les enjeux, à commencer par l'annonce faite, ce mardi, par Emmanuel Macron, à l'ouverture de cet événement : l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à 3 ans.


Le président de la République a annoncé, en ouverture des Assises de la maternelle, l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à 3 ans, contre 6 ans aujourd'hui. Quelle est la portée de cette annonce ?

Jean-Michel Blanquer  Depuis les lois Ferry de 1882, on n'a connu que trois étapes d'allongement de la scolarité obligatoire, progressivement portée de 12 à 16 ans. En abaissant à 3 ans l'âge de l'entrée à l'école, on agit sur l'amont pour la première fois. Cette annonce a une portée symbolique forte, mais aussi des conséquences pratiques fondamentales : elle reconnaît l'importance décisive des premières années de vie pour les apprentissages. On en avait l'intuition depuis plusieurs siècles ; on en a désormais la démonstration grâce aux sciences cognitives, et notamment la psychologie.


Concrètement, qu'est-ce que cela va changer, alors que la quasi-totalité des enfants fréquente déjà les bancs de la maternelle ?

J.-M. B.  Si 97  % des élèves sont déjà scolarisés à 3 ans, près de 25 000 enfants ne fréquentent pas la maternelle. Par ailleurs, cette moyenne nationale cache des réalités territoriales disparates. Dans certains départements d'outre-mer, nous n'allons pas au-delà de 70  %. En Corse, le ratio atteint 87  %, et à Paris, 93  %. Une école maternelle rénovée peut être bénéfique à tous, notamment pour compenser les inégalités pour les enfants les plus défavorisés.


Cela fait des années que l'on oppose la pédagogie du jeu à la pédagogie des préapprentissages. Peut-on sortir de cette querelle ?

J.-M. B.  Il est temps de dépasser le débat stérile tendant à opposer les enjeux d'épanouissement aux enjeux de connaissances. L'enfant arrive en maternelle avec une curiosité en éveil. Au nom du bonheur, on voudrait se détacher des enjeux scolaires, alors qu'on peut, très tôt, développer chez l'enfant le langage et même une conscience prégrammaticale en misant sur le jeu, la lecture à voix haute, les contes mimés…
Boris Cyrulnik Ces querelles philosophiques m'étonnent. On devrait apprendre dans l'ennui ; le jeu ne serait que perte de temps… Les recherches en sciences cognitives montrent le contraire : l'enfant qui joue apprend mieux, l'enfant qui pratique la -musique accède au langage et à la socialisation plus tôt, plus facilement. Plus un enfant est porté par un environnement sécurisant, plus il explore, s'ouvre et prend plaisir à apprendre.


L'école maternelle pour laquelle vous plaidez met la langue au premier plan. Faut-il si tôt dans la scolarité insister sur le français, quitte à transformer, comme le redoute une frange des enseignants, la maternelle en " antichambre "du CP ?

B. C. Le langage est un enjeu fondamental : comprendre les mots, leur sens, rend capable de représentations abstraites tout en développant la capacité d'être en relation. Cela ne peut que participer à construire la confiance en soi de l'enfant et le motiver à apprendre, découvrir. L'école offre un véritable bain langagier, que ce soit par les professionnels adultes qui participent à sa vie que par les relations des enfants entre eux : c'est un élément capital, notamment pour ceux n'ayant peut-être pas pu profiter d'une richesse langagière avant leur arrivée à l'école.
J.-M. B.  La maternelle ne doit pas avoir peur de se fixer comme objectif l'enrichissement du vocabulaire, la maîtrise du plus de mots possible à un moment de la vie où cela est à la fois facile et structurant. Il ne s'agit pas d'apprendre à nos tout-petits des listes de vocabulaire. Non : ils peuvent se familiariser avec les mots et même la syntaxe en jouant ou en chantant. Ne pas se saisir de cet enjeu, c'est renoncer à lutter contre la première inégalité entre les enfants, qui est le nombre de mots qu'ils maîtrisent – ou non – à 6 ans.
Chaque enfant doit, à cet âge, pouvoir entrer dans la lecture et l'écriture, mais à son rythme. Cela peut plaider en faveur de classes mêlant les âges – nous en débattrons.


La place essentielle de la langue ne vient-elle pas d'être réaffirmée dans les nouveaux programmes scolaires ?

J.-M. B.  Je ne crois pas nécessaire de revoir en profondeur les programmes scolaires, même si des infléchissements ou des ajustements s'avéreront peut-être nécessaires. Les programmes sont vivants et il est donc normal que certaines choses évoluent à la lumière des débats que nous aurons.


Les enseignants de maternelle ont le même statut, la même formation, et passent le même concours que leurs collègues de l'élémentaire. Faut-il rompre avec cela ? Une certification spécifique s'impose-t-elle ?

B. C.  Les professeurs des écoles, recrutés à bac + 5, ont déjà un niveau universitaire élevé. Ce niveau est-il pour autant adapté à l'accueil de jeunes enfants ? A 3 ans, les enfants débutent à peine l'aventure de la parole ; ils parlent généralement depuis dix mois. Au premier jour d'école, un tiers d'entre eux, exposés à des difficultés psychiques ou sociales (deuil, précarité, violences conjugales), sont inhibés ou " insécures ", selon l'anglicisme que je m'autorise. L'enjeu pour l'école est d'introduire de l'affect afin d'aider ces enfants à -entrer dans les apprentissages. Cela peut très vite être réparé ! Formés à ce qu'on appelle la " théorie de l'attachement ", les enseignants mais aussi les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles -(Atsem) peuvent être des personnes-ressources pour accompagner, voire porter les enfants qui en ont le plus besoin.
J.-M. B.  J'ai préconisé, par le passé, une certification spécifique pour les enseignants de maternelle. On verra si cette idée ressort des assises. Entre la maternelle et l'élémentaire, il y a, de fait, une différence mais certainement pas une frontière étanche. Il faut -conserver le même statut et pouvoir continuer à passer d'un univers à un autre.


Des syndicats d'enseignants craignent que la scolarisation avant 3 ans soit abandonnée…

B. C.  A 2 ans, si deux tiers des enfants sont déjà prêts à mettre en jeu cette transaction entre le " chez soi " et le monde de l'école, manifestant un plaisir d'explorer ce nouvel univers, un petit pourcentage – de l'ordre de 20  % – aurait besoin de gagner encore en -maturité et peut manifester un syndrome -psycho-traumatique en intégrant précocement une classe. Cela plaide pour ne pas faire de l'école à 2 ans une obligation.
J.-M. B.  Le débat est ouvert. Dans certains cas, l'école à 2 ans peut fonctionner, mais cela ne peut être vu comme l'alpha et l'oméga. Le maître mot, en la matière, est le pragmatisme. Il faut une approche au cas par cas.

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Pour les enseignants, des " lignes rouges " à ne pas franchir

La communauté éducative s'inquiète notamment que les enfants de 2 ans ne puissent plus être accueillis

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Ala veille des assises de la maternelle, convoquées mardi  27 et mercredi 28  mars, les pronostics sur la future maternelle allaient bon train. Y aura-t-il des dédoublements en maternelle comme dans certaines classes de CP ? L'introduction de " listes de mots " ou d'une deuxième langue vivante ? Une certification spécifique pour les professeurs de maternelle ? Des inflexions dans les programmes ? En amont, personnels et parents d'élèves ont fait état de leurs questionnements autant que des " lignes rouges " qu'ils ne veulent pas voir franchies. Enfin, l'annonce de l'instruction obligatoire à 3 ans, à la rentrée 2019, contre 6 ans actuellement, signera-t-elle la fin de la scolarisation dès deux ans ?
La place des sciences cognitives Les syndicats, qui regrettent de ne pas avoir été associés à ces assises, font de leur programmation une lecture critique. " D'un exposé à l'autre, il n'y a guère de débat, mais l'expression d'une culture de l'entre-soi ", tacle-t-on au SNUipp. " Peu de contradictoire ", renchérit-on du côté des professeurs de maternelle. Mémoire de l'enfant,sommeil, musique, émotions… Les sujets convoqués font, disent-ils, la part belle aux sciences cognitives, au détriment des sciences de l'éducation. " On peut imaginer, demain, que l'utilisation de logiciels, de protocoles ou d'outils cognitifs primera, en classe, sur la formation de l'enseignant ", avance-t-on dans les rangs de la FCPE.
Si M. Blanquer n'a jamais caché son intérêt pour ce pan, récent, de la recherche, l'inquiétude des personnels est montée d'un cran avec la nomination, en novembre  2017, du professeur de psychologie cognitive Stanislas Dehaene à la tête d'un conseil scientifique de l'éducation nationale. Un appel lancé, dans la foulée, par le SNUipp-FSU pour " développer et diffuser la recherche, toute la recherche, dans tous les domaines intéressant l'école " a été signé par une cinquantaine de personnalités de -renom… dont le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, choisi par le ministre pour animer ces assises.
" Primarisation " et " système intégré " En mettant l'accent sur la " maternelle du langage ", M.  Blanquers'attend-il à ce que les enseignants fassent usage des " listes de mots " introduites, en  2008, du temps de Xavier -Darcos ? La question est en tout cas posée par le SNUipp-FSU, qui redoute une pression accrue sur la dernière année de maternelle, transformée en " antichambre " du CP. La mise en place, sous la gauche, d'un cycle englobant les trois années de maternelle, quand, auparavant, la grande section était rattachée au CP et au CE1, entend lutter contre ce phénomène. " A l'échelle de l'OCDE, on note la tendance à faire de la dernière année de maternelle un pré-CP obligatoire, mais avec une pédagogie adaptée ", souligne Eric Charbonnier, analyste auprès de l'Organisation de coopération et de développement économique.
Une autre tendance à l'échelle internationale fait tiquer le monde enseignant : l'essor d'un " système intégré " d'accueil des jeunes enfants, de 1 à 5-6 ans, adopté en Allemagne, au Royaume-Uni… Une note que vient de publier France Stratégie, organisme de conseil placé auprès de Matignon, plaide pour cette architecture nouvelle.
La remise en cause de l'école à 2 ans La gauche, qui l'avait affichée comme une priorité, n'a pas tenu sa promesse d'en accroître la part : à l'âge de 2 ans, moins de 12  % des enfants sont aujourd'hui accueillis en maternelle, ratio qui stagne depuis 2011, contre plus de 30  % dans les années 1990. Or, à écouter la communauté éducative, la baisse pourrait reprendre. " Pour permettre les dédoublements en CP, on puise dans tous les viviers, affirme-t-on au SNUipp, celui de la préscolarisation, com-me celui des remplaçants, des maîtres spécialisés ou surnuméraires. " Au cabinet du ministre, on fait valoir des " retours très contrastés " sur le sujet. " Quand vous proposez une classe de toute petite section, que les locaux sont adaptés, scolariser un enfant avant 3 ans a du sens, mais, si c'est pour mêler une poignée de tout-petits à une classe lambda, on en arrive vite à un constat d'échec ", assure Fanny Anor, conseillère spéciale de M. Blanquer. Sur ce sujet, dit-elle, le " pragmatisme " doit prévaloir : l'accueil à 2 ans peut se faire aussi bien en maternelle qu'en crèche ou en jardin d'enfants.
M. Ba.
© Le Monde


On sait aujourd'hui que les apprentissages précoces peuvent être pénalisés par l'exposition des enfants aux écrans. Que faire pour y remédier ?

J.-M. B.  Notre société souffre d'une addiction généralisée aux écrans. Il faut se saisir de ce problème pour ce qu'il est, une question de santé publique, dans le dialogue avec les parents. Cela ne veut pas dire que le numérique doit être absent de l'école, mais il faut être -attentif à ne pas survaloriser les nouvelles technologies à un âge trop précoce.
B. C.  Devant un écran, l'enfant est passif. Il est médusé, littéralement, et il n'apprend rien. Or, les enfants ont déjà, avant de parler, un tour de parole, un " tour de babil ", si vous me permettez ce jeu de mots lacanien, qui fait que l'enfant se synchronise avec l'adulte même dans l'échange préverbal. A 3 ans, il sait " parler avec ". Un enfant devant un écran est privé de ce type d'échanges. Cela ne pose pas seulement problème pour l'acquisition du langage, mais aussi dans le développement des capacités relationnelles. Aujourd'hui, on peut mesurer le développement de l'empathie en observant le cerveau des enfants. Or, devant un écran, il ne se passe plus rien.
Propos recueillis par Mattea Battaglia et Violaine Morin
© Le Monde


28 mars 2018

A Paris, un " bonus ZEP " pour entrer au lycée

Les élèves ayant passé quatre ans dans un collège de l'éducation prioritaire seront récompensés

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Comment, dans une académie aussi ségréguée que Paris, permettre aux " publics scolaires " de se mélanger ? Comment concilier le discours officiel d'une " même école pour tous ", avec les effets de réputation des établissements, et le fait que certains, parmi les 115  lycées parisiens, sont clairement plus attrayants que d'autres ? La question est particulièrement vive dans le district " est " de la capitale, qui cumule plus d'élèves (40 %), plus de boursiers (31 %), plus de lycées.
Pour asseoir sa politique de mixité, en particulier dans ces établissements qui ploient sous les demandes d'inscription (Hélène-Boucher, Charlemagne, Sophie-Germain…), Paris joue sur le paramétrage du logiciel d'affectation par le Net, plus connu sous le nom d'Affelnet. Nouveauté de cette -session 2018, un " bonus éducation prioritaire ", valant pour 480  points sur 24 000 au total, va être introduit à titre expérimental. Concrètement, des élèves ayant effectué leurs quatre années de collège dans l'un des 30 établissements labellisés REP ou REP + de la capitale (les réseaux d'éducation prioritaire simples ou renforcés) pourront se prévaloir de ces points en plus. " Un bonus réservé aux non-boursiers,les boursiers pouvant, eux, compter sur 4 800 points supplémentaires, suivant un ratio inchangé par rapport à l'année dernière ",précise Jean-Michel Coignard, directeur de l'académie de ParisFaçon de dire que les deux bonus ne se cumulent pas.
Pour quels effets ? " Difficile à prédire en amont ", répondJulien Grenet, chercheur à l'Ecole d'économie de Paris, en rappelant que ce bonus n'a de sens " qu'en parallèle avec les expérimentations lancées il y a un an pour déségréguer les collèges de l'Est parisien ". Deux secteurs multicollèges ont ainsi été lancés dans le 18e  arrondissement, un dans le 19e, tandis qu'a été redessinée la carte scolaire dans une partie du 17e  arrondissement. Près d'un millier d'élèves, sur les 12 000  qui font le saut de la 3e à la 2de générale ou technologique, pourraient être concernés par ce nouveau bonus. " C'est un coup de pouce ", fait-on valoir au rectorat, au bénéfice de jeunes dont les familles ont, au collège, " joué le jeu du public " et refusé la " fuite dans le privé "."On a fait tourner l'algorithme à blanc à partir des vœux formulés en  2017,reprend M.  Coignard. Cela a permis d'améliorer légèrement le résultat final pour 900 élèves. "Parmi eux, 200 auraient pu obtenir leur premier vœu grâce au nouveau bonus.
" Lycées de niveaux "Du côté des fédérations de parents d'élèves, on s'interroge pourtant sur la portée de ce changement. " Pas sûr que cela modifie vraiment la donne pour les enfants qui en bénéficient, avance Samuel Cywie, de la PEEP Paris. En revanche, pour des jeunes qui n'en bénéficieront pas parce qu'ils n'ont passé qu'un an ou deux dans un collège de ZEP, et pas les quatre années, ou qui ont échappé à cette labellisation à une rue près, quel est le message que l'institution leur envoie ? Eux auront vraiment le sentiment d'une discrimination. "
" Certains collèges parisiens hors REP ont aussi des problèmes et sont évités par les parents ", fait valoir Jean-Jacques Renard, vice-président de la FCPE Paris, qui défenddes " bonus différenciés selon les catégories d'établissements, avec un gain de plus en plus substantiel pour les collèges les plus difficiles ". C'est tout le paramétrage d'Affelnet qui, pour la principale fédération de parents d'élèves, ne résout pas, aujourd'hui, le problème des " lycées de niveaux ".
Affelnet n'en est plus à sa première polémique. En  2017, c'est l'introduction, dans le sillage de la réforme du collège portée par la gauche, d'une évaluation des compétences du " socle commun ", surpondérée par rapport aux notes (respectivement 60 % et 40  % des points), qui avait déstabilisé les familles. Et pas qu'elles : il se disait alors que certains principaux de collège avaient attribué le maximum de points à leurs élèves – phénomène relayé par le syndicat SNPDEN-UNSA –, d'autres pas. Pour y remédier, un rééquilibrage dans la répartition des points est prévu cette année : l'évaluation du " socle commun " et les bulletins de notes en 3e compteront " à 50/50 ". Mise en place par le ministère de l'éducation, l'évolution concerne toutes les académies.
Autre controverse, celle autour du " bonus boursier " : des parents se plaignent d'un algorithme qui fait passer leurs enfants " après ", même avec de très bons résultats scolaires, quand il ne les contraint pas à intégrer un lycée qu'ils ne souhaitent pas. La situation du lycée Turgot (Paris, 3e), contraint d'accueillir 83  % de boursiers en classe de 2de il y a deux ans, a montré les limites du système. L'introduction de seuils, en  2017, a permis de rectifier la situation, plaide-t-on au rectorat. Pour les autorités académiques, un chiffre résume l'efficacité d'Affelnet : plus de 8  élèves sur 10 obtiennent l'un de leurs trois premiers vœux.
Et l'expérimentation du " bonus éducation prioritaire " ne serait qu'une étape : le redécoupage de la capitale en quatre districts pourrait évoluer, si tant est qu'aboutisse la réflexion, désormais amorcée, sur une resectorisation tenant compte des temps de transports. " A partir d'un collège, on est en train de mesurer quels sont les lycées que les élèves peuvent atteindre en trente minutes par le bus ou le métro, explique M. Coignard. Ça amène à une autre vision des limites des districts. " Un préalable à la disparition des secteurs que réclame aujourd'hui une frange des familles ? A voir.
M. Ba. et V. Mo.
© Le Monde


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