mais nous n'en restons pas là et le Collectif Roosevelt va poursuivre son engagement sur ce sujet en 2018.
La campagne Travail s'est déroulée entre le dernier trimestre 2016 et début 2018. Elle a mobilisé beaucoup d'énergies et suscité une grande implication dans notre mouvement, de la part de nos adhérents et groupes locaux, comme de nos salariés.
Ses objectifs étaient très ambitieux. Il s'agissait là de la première grande campagne menée par notre association, ce qui peut expliquer que, dans notre bilan, nous ne faisons pas l'impasse sur les difficultés rencontrées ou erreurs de « débutants », qui nous ont apporté une expérience utile pour continuer dans cet engagement.
Il n'en reste pas moins qu'un travail considérable a été accompli et que nous pouvons nous féliciter de tous les résultats obtenus.
Tout d'abord, un rappel des objectifs de la campagne. Il s'agissait :
. de lutter contre la désinformation sur le chômage et le partage du temps de travail,
. de remettre le partage du temps de travail à l'agenda législatif, dans la perspective d'une expérimentation de diverses modalités de partage du travail,
. de créer un réseau français et un réseau européen pour porter ensemble plus largement et plus efficacement nos propositions dans la durée
Nous avons été extrêmement actifs dans la lutte contre la désinformation et pour porter le partage du temps de travail, ce qui nous a permis de toucher un public important et de nombreux mouvements : édition d'un livre, multiples événements organisés dans toute la France, participation aux campagnes de plusieurs partenaires, action « accroche-portes », création du site www.dutravailpourtous.fr, etc.
Cet impact peut aussi se mesurer dans le renforcement de notre notoriété auprès de l'ensemble des mouvements citoyens qui reconnaissent notre compétence dans ce domaine.
Cela nous a également permis d'obtenir de bons résultats sur le 3ème objectif : le réseau français a été lancé début décembre 2017 avec plusieurs partenaires prêts à s'engager avec nous pour poursuivre l'action. Le réseau européen rassemblant des représentants de 7 pays s'est également déjà réuni plusieurs fois et se consolide progressivement.
C'est sans doute sur le 2ème objectif : remettre le partage du travail à l'agenda législatif que les résultats sont plus mitigés. La pétition lancée pour alerter le CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) sur une demande d'expérimentation n'a pas eu le nombre de signatures attendues et cela pour plusieurs raisons : l'actualité électorale et politique chargée ne nous a pas laissé de visibilité, le portage de la pétition par d'autres associations amies a été insuffisant dans un contexte où leur mobilisation se concentrait sur leurs sujets cibles, le CESE -peu connu de tous- n'était peut-être pas le meilleur interlocuteur de cette action...
Nous avons donc abandonné le projet et avons reporté notre énergie sur l'interpellation des politiques, qui peut être considérée comme un succès du fait du grand nombre de personnes l'ayant relayée (12 000). Même si le nombre de réponses des députés n'est pas extrêmement important (38) ce sont là des possibilités de contacts ultérieurs intéressants.
La proposition du partage du temps de travail, à contre courant complet de la pensée économique dominante, n'est pas facile à défendre, il faut bien le reconnaître. C'est une action de long terme qui nous demande de la persévérance. Ce n'est pas bien sûr la seule thématique portée par le Collectif Roosevelt mais cela reste pour nous, dans une réflexion large autour du sens du travail, des nouvelles formes d'emploi, et de la transition, un thème majeur.
Cette action sera portée à la fois au plan national par notre participation active dans les réseaux français et européen « du travail pour tous » et par nos groupes locaux qui souhaitent s'y investir.
15.02.18
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire