| "Midterms" : Obama, fardeau des démocrates |
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| Naguère porté par des sondages flatteurs, Barack Obama n'est plus aujourd'hui prophète en son pays. A l'heure d'aborder, ce mardi, les élections de mi-mandat, le président américain semble accablé par un pesant discrédit qui risque fort de nuire à l'ensemble de son camp, note The Economist. Dans plusieurs Etats, notamment ceux du Sud, l'impopularité du locataire de la Maison Blanche est à son acmé. Parfois même, relève La Presse, cette "opposition viscérale" confine à "la haine". Rien d'étonnant à ce que certains candidats démocrates se soient précautionneusement désolidarisés de lui. Comme le résume George F. Will, duWashington Post, "gouverner se fait à travers les partis. Or, cet automne, celui du président l'a répudié". Si, plus largement, Barack Obama "a perdu l'Amérique", souligne le NY Times, cela tient à une conjonction de facteurs. Il paie le prix de"l'intransigeance républicaine", d'une économie encore trop molle (malgré un taux de chômage tombé à 6 %, contre 8 % en 2012), d'une réforme du système de santé (Obamacare) contestée et de son caractère velléitaire en matière de politique étrangère. Corollaire : les républicains ont toutes les chances de glaner les six sièges qui leur manquent pour décrocher la majorité au Sénat (la Chambre des représentants est déjà sous leur contrôle). Mais rien n'est encore acquis, estime l'US News & World Report, pour qui les indécis détiennent la clé du scrutin. Pour Doyle McManus, du LA Times, il faut s'attendre à ce que la période postélectorale soit marquée par davantage de confrontation. Optimiste, le Washington Post veut croire que, dans certains domaines, le bipartisme reste possible. D'autant que leCS Monitor l'affirme : si de plus en plus d'électeurs ont des idées très arrêtées, beaucoup aspirent aussi à voir émerger des figures rassembleuses qui, se gardant de tout jusqu'au-boutisme, sont capables de nouer des compromis. |
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