| Yahoo! : Mayer a relancé la fréquentation, pas les revenus |
Marissa Mayer a fêté sa première année à la tête de Yahoo! en annonçant mardi un rebond du nombre de ses utilisateurs, mais cela ne suffit pas encore à relancer la croissance des revenus du groupe. Si elle peut revendiquer neuf acquisitions censées remettre "dans le coup" le groupe au deuxième trimestre, dont la plus prestigieuse a été celle à 1 milliard de dollars du site de blogs Tumblr, Mme Mayer a encore dû annoncer desrésultats mitigés. Le groupe Internet américain a en outre abaissé sa prévision de revenu annuel. Le bénéfice net du deuxième trimestre affiche certes un bond de 46 % à 331 millions de dollars, et le bénéfice ajusté par action, qui sert de référence pour le marché, a dépassé de 5 cents la prévision moyenne des analystes, à 35 cents. Mais pour le site d'analyses 247Wallst.com, c'est probablement à la suite d'importants rachats d'actions. Le chiffre d'affaires en revanche a baissé de 7 % à 1,14 milliard de dollars. Une fois déduits les revenus versés à des partenaires (le chiffre d'affaires dit "ex TAC", très suivi pour les groupes Internet), le recul est limité à 1 %, à 1,07 milliard de dollars. Mais cela reste une déception pour les analystes qui espéraient qu'il reste stable. Le groupe a en outre dit tabler pour le troisième trimestre sur un chiffre d'affaires ex TAC entre 1,06 et 1,10 milliard de dollars, soit un peu en dessous du consensus actuel du marché (1,12 milliard). Et pour l'ensemble de l'année, il attend désormais entre 4,45 et 4,55 milliards contre 4,5 à 4,6 milliards auparavant. Lors d'une vidéoconférence avec des analystes, Marissa Mayer s'est dite "encouragée par la performance de Yahoo! au deuxième trimestre", saluant la"stabilité" de l'activité et "d'énormes améliorations dans notre ligne de produits". La directrice générale a affirmé que cela se traduisait par des utilisateurs plus engagés, et surtout plus nombreux : la fréquentation "augmente clairement", s'est-elle félicité, "nous avons inversé la tendance début juin et nous enregistrons maintenant une croissance sur un an, annulant en fait les reculs de l'année dernière". Elle a vu dans ce rebond, selon elle particulièrement solide parmi les utilisateurs d'appareils mobiles, "un très bon signe", même s'il reste "une longue route à faire". |
| Parmi les sujets d'inquiétude figurent les performances du groupe dans la publicité, principale source de revenus pour les prestataires de services gratuits sur Internet. En excluant la Corée du Sud, où Yahoo! a décidé fin 2012 de jeter l'éponge, le nombre de publicités commercialisées a baissé de 2 % sur un an au 2e trimestre et leur prix unitaire de 12 %. La société spécialisée eMarketer estime d'ailleurs que la part de marché du groupe sur le marché mondial de la publicité numérique devrait encore baisser à 3,1 % cette année, contre 3,37 % l'an dernier. |
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| Le défi de moderniser l'Etat français |
| Le gouvernement va dévoiler mercredi de nouvelles mesures pour simplifier la vie des entreprises et des particuliers et poursuivre une"modernisation de l'action publique" censée permettre à elle seule de réduire le déficit de 3 milliards d'euros l'année prochaine. Jean-Marc Ayrault réunit mercredi après-midi à Matignon la plupart des ministres pour un troisième comité interministériel pour la modernisation de l'action publique (Cimap) après ceux de fin 2012 et du printemps 2013. Le premier objectif de ce Cimap est de proposer un volet de mesures qui tiendront compte des évaluations de politiques publiques conduites depuis l'an dernier. Elles doivent participer à la "modernisation de l'action publique", qui a succédé depuis 2012 à la révision générale des politiques publiques (RGPP) conduite durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ces mesures, intégrées au futur projet de loi de finances 2014, doivent permettre une réduction de 3 milliards d'euros du déficit de l'Etat l'an prochain, reposant pour une moitié sur des réductions de dépenses et pour l'autre sur des rentrées fiscales supplémentaires grâce à la révision de dispositifs jugés inefficaces. Parmi ces 3 milliards à économiser, 1,5 milliard concernera les aides aux entreprises, 1 milliard la politique familiale et environ 500 millions d'euros des dispositifs fiscaux existants comme sur le gazole première génération. |
| L'autre grand chantier de ce Cimap est le "choc de simplification" que François Hollande avait en mars appelé de ses vœux et au sujet duquel les élus locaux sont "demandeurs", selon Matignon. Plusieurs gouvernements ont déjà tenté depuis plusieurs années, notamment en 2007, de toiletter les centaines de milliers de normes qui existent en France. Les mesures présentées mercredi - 201 selon Matignon - vont concerner à la fois les particuliers et les entreprises. Présentée comme une "révolution juridique" en France par un conseiller de M. Ayrault, le silence valant accord tacite de l'administration est d'ores et déjà sur les rails avec son adoption mardi à l'unanimité par le Sénat. Parmi les mesures symboliques figure notamment l'allongement à quinze ans, contre dix actuellement, de la durée de validité des cartes d'identité. Cette mesure, qui devrait concerner les cartes déjà émises, vise à diminuer les délais d'attente dans les mairies et préfectures. |
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| Nouveau scandale concernant Barclays |
| La banque britannique et quatre de ses courtiers se sont vu infliger une lourde amende de 453 millions de dollars par le régulateur américain pour avoir manipulé les prix de l'énergie, a annoncé ce dernier. La commission fédérale de régulation de l'énergie (FERC) a indiqué dans un communiqué publié mardi soir avoir infligé cette amende à la banque et ses courtiers "pour avoir manipulé les prix de l'électricité en Californie et dans d'autres marchés de l'ouest [des Etats-Unis]de novembre 2006 à décembre 2008". Le régulateur a également ordonné à Barclays "de reverser 34,9 millions de dollars, auxquels s'ajoutent les intérêts, de bénéfices gagnés de façon injuste" aux programmes d'assistance énergétique aux personnes à bas revenus dans les Etats d'Arizona, de Californie, d'Oregon et de Washington. La banque avait annoncé en octobre dernier faire l'objet de cette enquête de la FERC. Entendant se "défendre vigoureusement", Barclays a jugé que cette amende "n'avait pas de fondements". "Nous sommes en profond désaccord avec les allégations de la FERC contre Barclays et ses anciens courtiers", a martelé la banque. |
| Cette affaire est l'une des nombreuses entachant Barclays, qui a été en particulier secoué l'an dernier par le scandale de la manipulation du taux interbancaire Libor qui a emporté son patron Bob Diamond. |
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| Argentine : production record de céréales mais mauvaise récolte de blé |
| L'Argentine va battre son record de production de céréales lors de la récolte de l'année 2012-2013avec 105,4 millions de tonnes - contre 104,3 millions en 2010-2011 - et notamment 27 millions de tonnes de maïs, a annoncé mardi la présidente Cristina Kirchner. Ces chiffres ont été dévoilés alors que l'Argentine connaît pourtant la pire récolte de blé depuis cent onze ans, avec à peine plus de 9 millions de tonnes, conduisant à l'augmentation du prix du kilo de pain au-dessus des 25 pesos (3,5 euros). Les cultures de blé se sont réduites de 2,8 millions d'hectares ces cinq dernières années, avec une production estimée à 12 millions de tonnes en 2012. De l'ensemble de la récolte le gouvernement devrait conserver quelque sept millions de tonnes pour la consommation domestique et exporter le reste, comme l'an dernier où 6 millions de tonnes avaient été exportées. |
Dans le même temps, les récoltes de soja qui se sont terminées le 13 juin selon la Bourse des céréales de Buenos Aires, ont atteint 48,1 millions de tonnes et la production finale devrait s'approcher de 48,5 millions de tonnes. L'Argentine est le leader mondial des exportations de farine et d'huile de soja et le troisième vendeur de graines de légumineuses qui représentent 50 % des cultures du pays. |
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Commerce mondial : l'UE a évité le protectionnisme face à la crise de la dette, a déclaré mardi l'OMC, saluant les 28 pays pour cette position.
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Egypte : l'agence de notation financière Standard and Poor's a confirmé mardi la note de l'Egypte à "CCC+/C'" avec une perspective stable, rassurée par les aides promises par des pays du Golfe.
NEC : le groupe japonais va cesser de fabriquer des smartphones, une activité qu'il ne parvient pas à rentabiliser et à laquelle il a échoué à associer le groupe chinois Lenovo, a affirmé mercredi le quotidien Nikkei.
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Les investissements directs étrangers (IDE) en Chine ont connu cette solide progression au cours du 1er semestre en dépit du ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale, a rapporté mercredi le ministère du commerce. Pour leur part, les investissements chinois à l'étranger dans les secteurs non financiers ont bondi de 29 % sur un an au premier semestre, à 45,6 milliards de dollars, avec une accélération sensible en juin. Sur les six premiers mois de l'année 2013, les IDE ont enregistré une hausse de 4,9 %, à 61,98 milliards de dollars, par rapport à la même période de 2012. Leur afflux s'est nettement accéléré en juin, enregistrant un bond de 20,12 % sur un an, à 14,39 milliards de dollars."L'investissement en provenance du Japon, de l'Union européenne (UE) et des Etats-Unis continue de progresser à un rythme rapide" au premier semestre, a constaté le porte-parole du ministère du commerce, Shen Danyang. Les IDE en provenance du Japon ont ainsi crû au premier semestre de 14,4 % sur un an (à 4,7 milliards de dollars), tandis que les investissements de l'UE gonflaient de 14,7 % (à 4 milliards de dollars) et les investissements américains de 12,3 % (à 1,8 milliard de dollars). Une majorité écrasante des investissements directs étrangers en Chine provient d'un groupe de 10 pays et territoires asiatiques parmi lesquels Hongkong, Taïwan, le Japon et Singapour, représentant un total de 53,8 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2013 (en hausse de 5,3 % sur un an). En 2012, les IDE en Chine avaient diminué pour la première fois en trois ans en raison d'un ralentissement de la croissance économique dans le pays, des incertitudes liées à la crise de la dette en Europe, ainsi que de tensions régionales accrues entre Pékin et Tokyo. |
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Cinéma : l'enjeu asiatique
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Dans l'industrie du cinéma, le soleil se lève à l'est. Obsédé par la querelle séculaire entre les Etats-Unis et l'Europe dans le domaine des industries de l'image, l'Occident semble aveugle à ce phénomène : la montée en puissance des cinématographies de la Chine, de l'Inde, du Japon et de la Corée du sud.
Inde (1255 films), Chine (745), Japon (554), Corée du sud (229) : en 2012, ces quatre pays ont produit 2700 films - et bien plus encore si l'on inclut les films des dragons : Hong Kong, Taïwan, etc. -soit plus du double des longs métrages que fabriquent les Etats-Unis et l'Europe réunis. Ce chiffre spectaculaire est du à l'essor de la production en Chine, de la Corée du sud (presque le double par rapport à il y a cinq ans), et du Japon (33% de plus) ; parallèlement, l'Inde continue de détenir tranquillement la palme mondiale des pays producteurs.
Si investir sur quantité de films est la première marche à franchir pour un pays qui veut conquérir son public, simultanément, l'élargissement du parc de salles importe tout autant. L'Inde qui, traditionnellement, est bien dotée, a ouvert nombre de multiplexes - elle aligne 900 multiplexes en 2012. Le Japon, proportionnellement à sa population, possède un parc de salles plus abondant que l'Inde, la plupart équipées en numérique et implantées dans des multiplexes. La Chine qui souffrait d'un retard important a redoublé les constructions en 2011-2012, améliorant son réseau de 40 %, au point de détenir, avec 13 000 salles, le second rang mondial après les Etats-Unis. La Corée du sud, enfin, premier pays en Asie pour le nombre de salles par habitant, est passée de 818 à 2000 écrans en dix ans.
Forts de ces conditions, les films nationaux asiatiques obtiennent des scores sur leur réseau de salles qu'aucun pays européen n'atteint sur son propre marché : 91% pour l'Inde, 65,5 % pour le Japon, 59 % pour la Corée du sud et 48,5 % en Chine, en 2012. A l'exception de l'Inde, cette préférence pour les productions locales est récente : par exemple au Japon, en 2002, les films nationaux pays ne comptaient que pour 27 % du marché...
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Lu sur Telos
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : 50 millions de chômeurs : le défi des pays riches |
| Le Figaro Economie : De nouvelles hausses d'impôt et quelques économies |
| Financial Times : Cartes bancaires: l'UE veut limiter les commissions |
| The Wall Street Journal : La Chine fait pression sur Glaxo |
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