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mardi 16 juillet 2013

L'ECONOMIE à MI- JOURNEE ,mardi 16 juillet 2013

        L'ECONOMIE à MI- JOURNEE  ,mardi 16 juillet 2013

                                                            ( sources le MONDE )


Accord européen sur la pêche 
Les ministres de la pêche européens se sont entendus lundi sur les grandes lignes de répartition de l'enveloppe de 6,4 milliards d'euros destinée à financer la politique commune de la pêche, a annoncé la présidence lituanienne de l'UE. Cet accord sur le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) pour la période 2014-2020 ouvre la voie à la mise en œuvre de la réforme du secteur vers une pêche"plus pérenne et durable", a relevé la commissaire à la pêche européenne, la Grecque Maria Damanaki, lors d'une conférence de presse.
"C'était la dernière pièce du puzzle" après l'accord politique conclu en mai entre les Etats et le Parlement européen pour orienter la nouvelle politique commune de la pêche vers la restauration des ressources halieutiques, a-t-elle souligné. "C'est un accord très important", s'est aussi félicité Vigilijus Jukna, le ministre de la pêche 
lituanien, qui présidait son premier Conseil des ministres européens du secteur depuis le début de la présidence lituanienne de l'UE. Il a chiffré "la somme envisagée pour le fonds à 6,396 milliards d'euros".
Obtenu grâce à des concessions à l'Espagne, qui voulait maintenir son niveau de financement en dépit du changement des critères d'attribution des fonds, l'accord doit encore être négocié avec le Parlement européen, en vue d'un compromis final d'ici la fin de l'année. Les députés européens doivent adopter leurs propositions en octobre. La Bulgarie et la Roumanie ont voté contre le compromis soumis aux Etats par la présidence lituanienne, car, en tant que nouveaux pays membres aux performances encore médiocres en matière d'absorption des fonds communautaires, ils s'estiment lésés par la prise en compte, pour les nouveaux financements, des résultats réalisés durant la période 2007-2013. Les critères retenus pour la ventilation des financements doivent aider le secteur à s'adapter aux impératifs de restauration des stocks de poissons.
Les ministres se sont ainsi entendus pour dégager 4,384 milliards pour "le développement durable de la pêche, de l'aquaculture et des zones de pêche" et "un minimum de 45,477 millions" devrait financer des aménagements pour le stockage des prises trop petites ou abîmées dont la réforme interdit, sous conditions, le rejet en mer. Le compromis avalise aussi une augmentation des fonds consacrés à la collecte des données sur l'état des ressources halieutiques affectées par la surpêche, et ceux destinés aux contrôles. Ils ont été portés respectivement à 344 millions d'euros et 482 millions. La France et l'Espagne auraient souhaité un effort plus important. Le projet retenu par les ministres prévoit enfin une suspension des paiements dans le cas d'infractions aux règles fixées par la politique commune.
Le marché auto européen s'enfonce
Le marché automobile européen a continué de s'enfoncer en juin, avec des immatriculations de voitures neuves en repli de 5,6 %, le groupe PSA souffrant particulièrement, selon des données publiées mardi par l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), et sans perspective de reprise marquante dans l'immédiat. Au total, 1,13 million de voitures neuves ont été écoulées le mois dernier dans les vingt-sept pays de l'UE (hors Malte, dont les données n'étaient pas disponibles), un chiffre qui constitue le plus faible niveau de ventes depuis 1996, précise l'ACEA dans un communiqué. Comme lors des mois précédents, le seul marché en hausse (+ 13,4 %) est le Royaume-Uni, tandis que les ventes en Allemagne (- 4,7 %), en Italie (- 5,5 %) et en France (- 8,4 %) ont reculé. Elles sont restées pratiquement stables en Espagne
(- 0,7 %) grâce à un plan d'aide gouvernemental d'achat d'un véhicule neuf, ce qui n'empêche pas le marché d'être à son niveau le plus bas depuis vingt ans.
Cette morosité affecte plus ou moins les constructeurs. Le numéro 1 européen, Volkswagen, fort de ses différentes marques (Volkswagen, Audi, Seat, Skoda et autres), parvient toujours à limiter la casse (- 3,4 %), alors que le numéro deux, PSA Peugeot Citroën, a plongé de 10,8 %. Renault a vu, en revanche, ses ventes progresser de 1,3 % le mois dernier, un chiffre qui s'explique par le succès de sa marque roumaine à bas coût Dacia.
Niveau record attendu du chômage à la fin de 2014 dans la zone euro
Le chômage devrait atteindre un niveau record dans la zone euro à la fin de 2014, avec un taux moyen de 12,3 % (+ 0,1 point par rapport à mai 2013), et 11,2 % en France (+ 0,3 point), les jeunes restant les plus frappés, selon un rapport de l'OCDE présenté mardi. L'Organisation de coopération et de développement économiques met en évidence des "écarts importants et croissants entre les pays". Alors que le chômage devrait avoisiner 28 % en Espagne et en Grèce, pays les plus durement touchés, l'Allemagne devrait, au contraire, voir son taux passer en-deçà de 5 %. Aux Etat-Unis, le taux de chômage devrait aussi descendre, en dessous de 7 % à la fin de 2014. Globalement, d'après les "Perspectives de l'emploi 2013", le taux de chômage moyen des trente-quatre pays de la zone OCDE, les plus riches de la planète, ne devrait "reculer que légèrement" au cours des dix-huit prochains mois, passant de 8 % en mai 2013 à 7,8 % à la fin de 2014. 
Au total, environ 48 millions de personnes - soit presque 16 millions de plus qu'en 2007, avant la crise - sont sans emploi dans la zone OCDE, qui compte en son sein une vingtaine de pays européens ainsi que l'Amérique du Nord, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Chili ou Israël.
Procès des dérives de la finance
Le procès du Français Fabrice Tourre, un ex-courtier de la banque américaine Goldman Sachs, s'est ouvert lundi à New York, dans une affaire révélatrice, selon l'accusation, de "l'appât du gain de Wall Street" avant l'éclatement de la crise financière. La SEC (gendarme boursier américain)accuse Fabrice Tourre, également connu sous le surnom de "Fab le fabuleux" et aujourd'hui âgé de 34 ans, de "fraude" lors de la vente d'un placement financier complexe début 2007, peu avant l'éclatement de la bulle des emprunts hypothécaires à risques ("subprime") aux Etats-Unis. "M. Tourre a rassemblé un panier de mauvais investissements et l'a vendu à des investisseurs", a résumé Matthew Martens, l'un des avocats de la SEC. "Le seul moyen de faire ça était de mentir", ou de dire "de demi-vérités".Son ancien employeur, Goldman Sachs, également visé par la plainte initiale de la SEC, a payé 550 millions de dollars en 2010 pour solder à l'amiable les poursuites à son encontre.
Fabrice Tourre avait conçu au début de 2007 pour Goldman Sachs un placement (CDO) s'appuyant sur des dérivés d'emprunts immobiliers à risques et baptisé "Abacus". Sans préciser par la suite aux acheteurs que le fonds spéculatif Paulson en avait influencé le contenu et spéculait à la baisse dessus. "M. Tourre savait que ce qu'il faisait était mal", a affirmé M. Martens, citant notamment un courriel où l'accusé évoque "l'infâme Abacus".
TEXTOS
Distribution : la  chaîne de supermarchés Loblaw, première au Canada, a lancé une offre de rachat sur le groupe de pharmacies Shoppers Drug Mart, numéro un du pays, pour 12,4 milliards de dollars canadiens (11,9 milliards de dollars américains), a annoncé le groupe lundi.
Wall Street : la Bourse de New York a battu de nouveaux records historiques lundi, à l'issue d'une séance en légère hausse, soutenue par de bons résultats trimestriels dans le secteur bancaire et en dépit de statistiques économiques en demi-teinte.
Zone euro : la hausse des prix s'est accélérée en juin dans l'Union monétaire, à 1,6 % contre 1,4 % en mai, selon des chiffres communiqués mardi par l'office européen des statistiques Eurostat, confirmant une première estimation.
Le taux d'inflation dans la zone euro reste cependant nettement en dessous de son niveau un an plus tôt - il était de 2,4 % en juin 2012.
Inde : la banque centrale indienne est intervenue lundi pour soutenir la roupie, en relevant de deux points de pourcentage deux de ses taux d'intérêt. La Reserve Bank of India (RBI) a annoncé qu'elle avait relevé de 8,25 % à 10,25 % le taux auquel elle prête aux banques commerciales en manque de liquidités sur les marchés, ainsi que le taux perçu par les banques commerciales quand elles placent leurs avoirs à la banque centrale. 
Asie : la Banque asiatique de développement a abaissé mardi sa prévision de croissance pour l'Asie émergente en 2013 et 2014,
à respectivement
6,3 % et 6,4 %,
sous l'effet du ralentissement chinois, qui pèse sur les échanges et l'investissement dans une région restant toutefois la plus dynamique au monde.
Tourisme : l'Autorité des marchés financiers a donné son feu vert mardi à l'OPA du fonds Axa Private equity, filiale d'Axa, et du conglomérat chinois Fosun, sur le Club Med.
ÉTUDES
EUROPE
Si le monde désespérait de l'euro, que se passerait-il ?
Source : Natixis.
FRANCE
L'organisation territoriale de l'Etat
Source : Cour des comptes.
TRAVAIL
La génération perdue ? L'Union européenne face au chômage des jeunes
Source : Sénat.
SANTÉ
Pour un système de santé plus efficace
Source : Conseil d'analyse économique.

235 milliards d'euros
Le gouvernement mexicain prévoit quelque 235 milliards d'euros d'investissements - publics et privés - en projets d'infrastructures sur six ans, a a annoncé lundi le président Enrique Peña Nieto.
Le président mexicain a souligné que ce montant devrait être atteint grâce à un afflux de capitaux après l'approbation par le Parlement d'une réforme fiscale en septembre. Ces investissements comprennent la construction ou la modernisation de 19 000 kilomètres de routes, 371 kilomètres de voies ferrées - incluant au moins trois nouvelles lignes à grande vitesse -, des nouveaux ports et l'amélioration de terminaux aériens comme celui de la ville de Mexico. Ils devraient aussi bénéficier à des entreprises publiques comme Pemex - la compagnie pétrolière d'Etat -, la Commission fédérale d'électricité et la Commission nationale de l'eau, a précisé le président mexicain. Selon M. Peña Nieto le rythme de croissance des infrastructures n'a pas été à la hauteur des besoins en infrastructures du Mexique, la seconde économie d'Amérique latine après le Brésil.
D'après le Forum économique mondial, le Mexique occupe la 68e place en matière de qualité d'infrastructures, quinze places derrière son classement en matière de productivité.

CAC 40

12:10 16/07/20133 863,28 - 0,39 %
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PALMARES CAC 40
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 MICHELIN  73,750  + 1,74 % 
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 ARCELORMITTAL  9,298  + 0,74 % 
 ALSTOM  24,790  + 0,14 % 
 L'OREAL  129,500  - 1,03 % 
 LAFARGE  47,495  - 1,04 % 
 LVMH  132,550  - 1,05 % 
 STMICROELECTRONICS  7,469  - 1,05 % 
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DEVISES ET MATIERES PREMIERES
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INDICES
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 DJ30  16h01  15 484,34  + 0,13 % 
BLOG
Futurs managers, et pourtant déconnectés de la vie des entreprises
Candidats aux concours d'entrée dans les grandes écoles de gestion, ils se destinent à des carrières de managers. Ils aspirent à occuper, dans trois ou quatre ans, des postes d'encadrement, dans les entreprises ou les organisations. Ils ambitionnent de devenir des "décideurs". Et pourtant, une proportion non négligeable d'entre eux - proportion croissante, semble-t-il - ignorent à peu près tout de la vie des entreprises et du mouvement des affaires.

On ne résistera pas au plaisir un peu pervers de citer quelques perles récoltées ici ou là, à l'occasion des "entretiens de personnalité" de cette année. Tel candidat, pourtant venu de la banlieue parisienne, n'a jamais entendu parler de fermeture d'usine à Aulnay-sous-Bois. Telle autre, priée de citer un ou deux grands patrons, finit par lâcher un nom pour L'Oréal : celui de... Liliane Bettencourt. Un troisième, à la même question, évoque... "la dame d'Areva", sans parvenir à retrouver son patronyme. Sans oublier celui qui voit Renault et Peugeot associés au sein du groupe PSA... Or cette ignorance de l'actualité économique semble, année après année, prendre de l'ampleur.

De même, nombre de candidats expliquent benoîtement aux jurys qu'ils n'ont aucune idée de leur futur métier ou du secteur d'activité dans lequel ils souhaitent travailler demain. Et qu'ils comptent sur leur future école pour leur fournir des pistes et des éléments de choix. Bref, c'est à l'institution de les aider à décider de leur future carrière.

Les entreprises de plus en plus exigeantes

Bien sûr, il s'agit là de cas particuliers. Mais ils sont, semble-t-il, de plus en plus nombreux - sans doute pas, il est vrai, dans les établissements les plus cotés. Certes, on peut comprendre que des jeunes élèves de 19 ou 20 ans, au sortir de deux années d'études intensives, ne soient pas des experts de l'actualité des entreprises. On ne leur demande pas davantage de dérouler un projet professionnel parfaitement ficelé. Il n'empêche : de telles lacunes ont de quoi surprendre. Elles montrent que nombre de candidats ont vécu leurs premières années d'études supérieures - en classes préparatoires ou ailleurs - dans une sorte de bulle certes studieuse, mais finalement douillette et un peu coupée du monde...


Lu sur Focus Campus

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Fermetures d'usines : la loi qui inquiète l'industrie 
Le Figaro Economie : Economistes et patrons ne voient pas la reprise économique
Financial Times : La Chine vers la plus faible croissance depuis les années 1990
The Wall Street Journal : Deux accusés supplémentataires dans l'enquête sur le Libor

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