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mercredi 3 juillet 2013

L'ECONOMIE à MI-JOURNEE , le mercredi 3 juillet 2013


 L'ECONOMIE à MI-JOURNEE , le mercredi 3 juillet 2013

                                              ( source le monde )


Gattaz prend les rênes du Medef, 32 ans après son père
A la veille d'une délicate concertation sur les retraites, Pierre Gattaz a été élu mercredi président du Medef avec 95 % des voix à l'assemblée générale, après huit années de présidence de Laurence Parisot, a annoncé à l'issue du scrutin le président du comité statutaire du Medef, Georges Drouin. M. Gattaz, 53 ans, patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI), a obtenu 476 voix contre 8 pour son unique adversaire, Hervé Lambel, 48 ans, dirigeant de HLDC, société de production cinématographique et de spectacles vivants, a précisé M. Drouin devant l'assemblée générale réunie à Paris. Après avoir vu en juin ses principaux adversaires se rallier à lui, Pierre Gattaz devient aussi l'un des lointains successeurs de son propre père, Yvon, qui présida de 1981 à 1986 le CNPF, ancêtre du Mouvement des entreprises de France. En tout, 561 électeurs étaient appelés à voter : la présidente, dix personnalités qualifiées et 550 voix représentant les régions et les différentes branches professionnelles.
Patron du GFI et de Radiall, une entreprise de taille intermédiaire très exportatrice produisant des composants pour l'aéronautique, l'espace et l'électronique, M. Gattaz s'est présenté en candidat de "terrain", affirmant "faire ce qu'il dit". Et ce qu'il dit peut être quelque peu provocateur, comme lorsqu'il suggère aux entreprises de renoncer aux aides de l'Etat ou lorsqu'il se montre très offensif contre les 35 heures et sur la fiscalité des entreprises et la dépense publique. Autant de positions qui ont suscité des inquiétudes sur sa volonté de dialogue, des craintes renforcées par le soutien appuyé que lui apporte l'ancien vice-président du Medef Denis Kessler, souvent jugé très libéral. Mais après avoir prôné un "Medef de combat", le futur patron des patrons a assuré être un "fervent partisan" du dialogue social, même s'il préfère sa mise en œuvre en priorité "au niveau du terrain".
Le premier test ne tardera pas. Jeudi, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, recevra à Matignon patronat et syndicats pour entendre leurs positions sur la réforme des retraites. Pierre Gattaz a déjà fait connaître les siennes : allongement de la durée de cotisation, relèvement de l'âge légal de départ, mais surtout pas de hausse des cotisations.
Etats-Unis : marché auto dynamique
Le marché automobile a encore donné un coup d'accélérateur en juin aux Etats-Unis, renouant avec son dynamisme d'avant la crise financière, une santé qui tranche avec la morosité persistante du secteur en Europe. Les ventes de voitures neuves ont atteint 1,4 million d'unités le mois dernier, soit une progression de 9,2 % sur un an après déjà 8 % en mai, d'après le cabinet spécialisé Autodata. Sur les six premiers mois de l'année, la croissance est de 7,7 % avec 7,8 millions de voitures écoulées. Si le rythme de progression du mois de juin durait une année entière, les ventes du secteur atteindraient 15,96 millions, a calculé Autodata. Ce chiffre, calculé mensuellement et servant de référence sur le marché américain, n'avait plus dépassé 15,5 millions depuis 2008, tombant même jusqu'à 9,1 millions au plus bas de la récession. Pendant les quatorze années précédentes, il avait évolué entre 15 et 17 millions. "Il est remarquable de penser que le secteur est à portée de ces chiffres d'avant la récession", souligne Michelle Krebs, une analyste du site spécialisé dans l'automobile Edmunds.com.
Les deux constructeurs ayant le plus tiré la croissance du marché en juin sont le numéro deux américain Ford, qui dit avoir enregistré son meilleur mois de juin depuis 2006 avec un bond de 13,4 % à 234 917 unités, et le japonais Nissan, qui parle pour sa part du meilleur mois de juin de son histoire avec des ventes grimpant de 12,9 % à 104 124. Les ventes du numéro un américain GM ont augmenté de 6 % à 264 843 unités et celles du numéro trois Chrysler, filiale de l'italien Fiat, de 8 % à 156 686 unités.
Promouvoir l'égalité hommes-femmes
Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, présente mercredi en conseil des ministres un projet de loi visant à combattre les inégalités persistantes entre hommes et femmes dans les sphères privée, professionnelle et publique, en réformant le congé parental et renforçant les obligations de parité. Hasard du calendrier, ce texte est présenté alors que depuis mardi soir le gouvernement compte davantage d'hommes que de femmes (19 pour 18), Delphine Batho ayant été remplacée à l'écologie par Philippe Martin. La stricte parité, voulue par François Hollande dès son élection, avait déjà été rompue en mars par le départ de l'ex-ministre du budget Jérôme Cahuzac, mais alors à l'avantage des femmes. "Parce que les inégalités sont présentes partout, nous devons agir partout", dit le texte préparé par la ministre, rappelant que 80% des tâches domestiques sont assurées par les femmes, que leurs rémunérations sont en moyenne inférieures de 27% à celles des hommes dans le privé et que seulement 26% des députés et 14% des maires sont des femmes. 
Pour s'attaquer à "l'inégale répartition des responsabilités parentales" et lutter contre l'éloignement des mères du marché du travail, le projet de loi prévoit une réforme du congé parental, actuellement pris à 97 % par les femmes. 
Plus faible baisse de l'activité depuis dix mois dans les services
Le recul de l'activité ralentit en juin dans le secteur français des services selon le cabinet d'études économiques Markit, cette tendance reflétant une modération de la contraction du volume des nouvelles affaires. De même, les réductions du volume des affaires en attente et du niveau des effectifs marquent le pas au cours de la dernière période d'enquête. Les données sur les prix mettent en évidence des tendances divergentes, les prix payés par les prestataires de services augmentant légèrement tandis que la baisse de leurs tarifs s'accélère. Enfin, les perspectives d'activité s'améliorent, l'optimisme des entreprises atteignant un plus haut de dix mois.
Jack Kennedy, Senior Economist à Markit, commente ainsi les derniers résultats de l'enquête : "Cette légère embellie se reflète également dans l'amélioration des perspectives d'activité des prestataires de services interrogés, ceux-ci affichant le plus fort degré de confiance depuis dix mois. Toutefois, le renforcement de la baisse des prix facturés au cours de la dernière période d'enquête indique que de nombreuses entreprises se voient dans l'obligation, pour rester compétitives, d'accorder d'importantes remises de tarifs."
TEXTOS
UE : l'Europe pourrait réduire la portée
de la future taxe sur les transactions financières, a déclaré mardi Algirdas Semeta, le commissaire européen chargé de la politique fiscale, confirmant ainsi publiquement qu'un assouplissement du projet initial était bien à l'étude.
Cette taxe est censée faire contribuer les banques au coût
de l'assainissement
du secteur après
la crise financière
de 2007-2009.
Zone euro :l'atténuation de la récession s'est confirmée en juin, a indiqué mercredi le cabinet Markit, qui publie l'indice PMI, laissant espérer un retour à la croissance au second semestre.
Le PMI composite s'est établi à 48,7 points en juin contre 47,7 en mai. Il s'agit du plus faible repli de l'indice depuis quinze mois. Lors de la première estimation, le PMI s'était inscrit à 48,9.
Brésil : la Bourse de Sao Paulo a clôturé mardi en chute de
4,24 %, plombée par le plongeon de l'entreprise pétrolière du milliardaire brésilien Eike Batista, qui a entraîné le reste du groupe dans sa chute.
Portugal : la Bourse de Lisbonne dévissait de plus de 5 % mercredi peu après l'ouverture des marchés, au lendemain de la démission d'un deuxième ministre clé du gouvernement
de centre droit, chargé de mettre en œuvre
le plan d'aide internationale accordé au Portugal il y a deux ans.
Banques : la Réserve fédérale américaine
a annoncé mardi l'adoption des dispositions dites
de "Bâle III",
qui impliquent le durcissement des ratios de solvabilité
des banques, tout en disant que les plus petits établissements seraient en partie épargnés par les nouvelles normes.
La Fed a donc enfin adopté les recommandations
du Comité de Bâle, qui, dans la foulée de la crise financière de 2007-2009, a exigé des banques qu'elles renforcent leurs fonds propres afin d'être mieux à même de résister à un éventuel nouveau choc.
UE : la chancelière Angela Merkel, en campagne électorale, reçoit mercredi plusieurs partenaires européens, dont le président français François Hollande, pour une nouvelle réunion consacrée à la lutte contre le chômage des jeunes, dernièrement une de ses priorités.
Darty : confronté
à un recul de ses ventes, le groupe d'électroménager prévoit de supprimer"plus de 500 postes" 
en France, selon les syndicats, soit près
de 5 % de ses effectifs, un coup dur pour le secteur de la distribution après la liquidation de Virgin
et des fermetures
de librairies Chapitre.  
GDF Suez :l'énergéticien français envisage de céder
des participations majoritaires dans des filiales européennes spécialisées dans le solaire et l'éolien afin de récupérer au moins 600 millions d'euros, écrit mercredi le WSJ.
ÉTUDES
FRANCE
Mission d'évaluation sur l'efficacité du dispositif d'appui à l'internationalisation de l'économie française
Source : ministère du commerce extérieur.
SANTÉ
Evaluation du plan Alzheimer 2008-2012
Source : ministère des affaires sociales et de la santé.
DIVERS (1)
Suroccupation des logements
Source : Insee.
DIVERS (2)
La hausse du nombre d'allocataires des minima sociaux se poursuit en 2011
Source : Drees.

108 833
C'est le nombre de contribuables qui ont déclaré  en 2012 au fisc détenir un compte bancaire à l'étranger, affirme la Direction générale des finances publiques (DGFIP) dans son rapport d'activité publié mardi. Ils étaient 79 680 en 2011 et 75 732 en 2010, précise la DGFIP, en rappelant que ses moyens de recherche avaient été améliorés. La taxation des fonds non déclarés est alignée sur celle des donations (60 %) et les sanctions ont été alourdies pour les fraudeurs (amende de 5 % du solde créditeur au-delà de
50 000 euros). La DGFIP explique également que la France a utilisé les 35 conventions d'échange
de renseignements administratifs passées avec des Etats étrangers afin de traquer les fraudeurs. "En 2012, l'utilisation de ces nouveaux accords s'est traduite par l'envoi de 777 demandes de renseignements contre 300 en 2011", détaille-t-elle. Elle rappelle en outre que quelque 18 milliards d'euros de droits et de pénalités ont été récupérés par l'Etat en 2012, grâce à
1,5 million de contrôles fiscaux. "La DGFIP a par ailleurs encaissé 9 milliards d'euros issus de contrôles fiscaux de l'année et des années antérieures et de la relance des déclarations de succession et d'impôt de solidarité sur la fortune", ajoute-t-elle. Le fisc a ensuite transmis
1 157 dossiers aux autorités judiciaires
en vue d'éventuelles sanctions pénales.

CAC 40

12:13 03/07/20133 678,93 - 1,70 %
Intraday
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PALMARES CAC 40
 Libellé  Cours  Variation 
 VALLOUREC  40,690  + 3,26 % 
 SAINT-GOBAIN  30,130  - 3,04 % 
 BNP PARIBAS  41,010  - 3,08 % 
 SOCIETE GENERALE  25,485  - 3,47 % 
 CREDIT AGRICOLE  6,369  - 3,50 % 
 DEXIA  0,020  - 33,33 % 
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VALEUR DU JOUR

BNP Paribas

11:57 03/07/201341,010 € - 3,08 %
Intraday
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DEVISES ET MATIERES PREMIERES
 Libellé  Heure  Cours  Variation 
 EUR/USD  12h13  1,2966  - 0,12 % 
 PETROLE  11h03  104,78  + 0,75 % 
 OR  15h25  1 252,50  + 0,78 % 
INDICES
 Libellé  Heure  Cours  Variation 
 CAC 40  12h13  3 678,93  - 1,70 % 
 DJ30  16h02  14 932,41  - 0,28 % 
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France-Allemagne : sur les campus et dans les labos, ça marche...




Bisbilles franco-allemandes, relations délicates entre Angela Merkel et François Hollande, écart
de compétitivité entre les deux pays... Il est pourtant un domaine où les relations franco-allemandes semblent (presque) au beau fixe : celui de l'enseignement supérieur et de la recherche, comme l'a fait apparaître un colloque récent organisé à Bonn sur ce sujet. En cette année où l'on célèbre le cinquantenaire du Traité de l'Elysée, qui a posé les bases du rapprochement franco-allemand, et à quelques jours de la célébration des cinquante ans de l'OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse), il n'est pas inutile de faire le point sur ce sujet.

Car l'enjeu est loin d'être anodin : de part et d'autre du Rhin, ce sont les étudiants d'aujourd'hui qui seront demain aux commandes des entreprises et des administrations. C'est avec eux que se poursuivra (ou se défera) la construction européenne. Autant dire que l'avenir de l'Europe se joue pour une bonne part sur les campus et dans les laboratoires de nos deux pays.

Or qu'observe-t-on ? Côté enseignement supérieur, un renforcement des échanges d'étudiants et des coopérations entre établissements de part et d'autre du Rhin. Une structure originale joue un rôle clé en la matière : l'Université franco-allemande (UFA), une institution "sans murs" qui regroupe quelque 140 programmes "bilatéraux" et compte environ 5 500 étudiants inscrits dans ces cursus. L'agenda franco-allemand 2020 prévoit d'ailleurs de doubler le nombre d'étudiants UFA en six ou sept ans...

Lu sur Focus Campus

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Pierre Gattaz en position de combat
à la tête du Medef
Le Figaro Economie : Ayrault devra bien augmenter les impôts en 2014
The Wall Street Journal : Au Royaume-Uni,
les entreprises évaluent une vie hors d'EUrope
Financial Times : Les règles de la Fed sur les banques seront plus dures que celles de Bâle III

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