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jeudi 4 juillet 2013

L'ECONOMIE à MI-JOURNEE, jeudi 4 juillet 2013

   L'ECONOMIE à MI-JOURNEE, jeudi 4 juillet  2013

                                               ( source le Monde )



La BCE va s'employer à rassurer sur fond de tensions
La Banque centrale européenne (BCE) va s'employer jeudi à rassurer sur sa disposition à soutenir la zone euro autant de temps que nécessaire, alors que la crise politique au Portugal a conduit à un regain de tension sur les marchés financiers. Après la démission de deux ministres clés du gouvernement portugais, ceux des finances et des affaires étrangères, la crainte d'élections anticipées a surgi, accompagnée de celle que le pays, sous aide internationale, renonce à l'austérité destinée à rétablir ses comptes mais qui lui coûte un fort taux de chômage. Signe de l'inquiétude des investisseurs, le taux d'emprunt à dix ans du Portugal s'est envolé mercredi. Mais les taux d'emprunts de tous les tous pays en difficulté de la zone euro avaient déjà grimpé depuis que la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé qu'elle réfléchissait à mettre fin à ses mesures de soutien, il y a deux semaines. De l'avis des analystes, à l'issue de la réunion de son conseil des gouverneurs, la BCE devrait laisser son principal taux d'intérêt directeur inchangé, à 0,5%, le niveau le plus bas de son histoire, auquel il a été porté en mai, et ne devrait rien annoncer côté mesures exceptionnelles anti-crise. En revanche, son président Mario Draghi devrait user d'un"autre instrument puissant à la disposition des banquiers centraux : la parole", pour tenter d'apaiser les angoisses des marchés, s'attend Carsten Brzeski, économiste chez ING.
La semaine dernière, M. Draghi et plusieurs de ses lieutenants avaient déjà multiplié les déclarations pour laisser entendre que ce qui valait pour la Fed ne valait pas pour la BCE. La sortie d'une politique monétaire accommodante "est encore lointaine", avait ainsi affirmé Mario Draghi tandis que Benoît Cœuré, membre du directoire de l'institution monétaire de Francfort, avait affirmé qu'"un renversement de tendance [concernant la politique monétaire] ne serait pas justifié au regard des conditions économiques actuelles". 
Négociations de libre-échange USA-UE
Les Européens ont accepté mercredi de démarrer les négociations avec les Etats-Unis sur un accord de libre-échange, après un imbroglio diplomatique autour de l'atterrissage forcé d'un avion transportant le président bolivien soupçonné de cacher l'informaticien en fuite Edward Snowden. A Berlin, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé, en présence des dirigeants allemand et français, que les négociations entre les Etats-Unis et l'UE sur un accord de libre-échange seraient bien lancées le 8 juillet, mais en parallèle des groupes de travail devront clarifier l'ampleur de l'espionnage pratiqué par les Américains.
Les négociations d'un accord de libre-échange transatlantique ont reçu le feu vert officiel lors d'un récent sommet du G8 en Irlande du Nord, les discussions concrètes devant débuter la semaine prochaine aux Etats-Unis. Edward Snowden, l'ancien consultant de la puissante Agence américaine de sécurité nationale (NSA), est à l'origine des révélations sur un programme américain secret de surveillance des communications mondiales. (Lire pour comprendre
Feu vert à l'alliance Sprint-SoftBank
L'alliance entre le numéro trois américain de la téléphonie mobile Sprint et le groupe japonais SoftBank a reçu le dernier feu vert nécessaire de la part des autorités américaines, affirme mercredi leWall Street JournalL'offre amicale à 21,6 milliards de dollars de SoftBank doit lui permettre de prendre 78 % du capital du groupe américain et de le recapitaliser à hauteur de 5 milliards de dollars. Le bouclage de l'opération a été annoncé pour début juillet, mais il lui manque encore une dernière autorisation, celle du régulateur américain du secteur des télécoms (FCC). 
Ce dernier a voté à l'unanimité en faveur de l'opération, indique le "Wall Street Journal" en citant des sources proches du dossier. Aucune annonce officielle n'a été faite et des porte-parole de Sprint et de la FCC ont refusé de faire un commentaire.
Les prix bougent avec La Poste
La Poste prévoit de fortes augmentations des tarifs d'acheminement du courrier d'ici à 2018 sur fond de sévère diminution des lettres transportées au profit des e-mails, assure jeudi Le Parisien,citant un document interne de l'entreprise. Selon ce "projet stratégique 2013-2018", les hausses prévues dépasseraient l'inflation de 1 % en 2014 et 2015 et de 3 % en 2016, 2017 et 2018. Ces projections doivent cependant être avalisées par l'Autorité de régulations des communications électroniques et des postes (Arcep). La Poste prévoit un résultat d'exploitation de 0,7 milliard d'euros en 2018, inférieur à celui de 0,8 milliard publié pour 2012, et qui sera assuré à près des deux tiers par La Banque postale, selon le projet de plan stratégique présenté jeudi en conseil d'administration.
Pour la période 2013-2015, l'Arcep a préconisé que l'évolution du prix moyen des tarifs postaux soit limitée à une augmentation de 1 % en sus de l'inflation, correspondant donc au document interne cité. Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a confirmé jeudi devant le conseil d'administration qu'il allait quitter l'entreprise, a-t-on appris jeudi auprès d'un membre du conseil. Il a précisé que ce départ interviendrait d'"ici à la rentrée".
TEXTOS
Bulgare : le Fonds monétaire international (FMI)
a soutenu mercredi
le gouvernement bulgare
, fortement critiqué par la population, dans ses efforts pour aider les plus démunis et les entreprises tout en conservant une
certaine stabilité fiscale.
Marché de l'art : unepeinture du Greco,Saint Dominique en prière, a atteint mercredi un nouveau prix record lors d'une vente aux enchères à Londres où il a été adjugé pour 9 154 500 de livres (14 millions de dollars, 10,75 millions d'euros). 
Afrique du Sud :
des syndicats et le patronat de l'important secteur des mines en Afrique du Sud ont signé mercredi, avec l'appui du gouvernement,
un accord pour mettre fin aux violences, toutefois compromis par l'abstention d'un des principaux syndicats. 
UE : la présidente
de la République
de Lituanie Dalia Grybauskait a présenté lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg les priorités et les principaux travaux
de la présidence lituanienne
. C'est le début officiel de la présidence de l'UE, qui durera six mois.
Hydrocarbures : les prix du pétrole ont fini au-dessus du seuil des 100 dollars mercredi à New York, pour la première fois en plus d'un an, dopés par
une dégringolade des stocks de brut américains et les tensions en Egypte. 
Italie : le déficit public de la Botte au premier trimestre s'est établi à 7,3 % du PIB, en hausse par rapport à la même période de 2012 (6,6 %), a indiqué jeudi l'Istat. Il s'agit du pourcentage le plus élevé depuis le premier trimestre 2010 (7,6 %), selon les données d'Istat. Au dernier trimestre 2012, le déficit était de 1,5%.
ÉTUDES
INTERNATIONAL (1)
Disparition du déficit courant américain : mythe ou réalité ?
Source : Natixis.
INTERNATIONAL (2)
Les grandes entreprises profitent d'Abenomics
Source : BNP Paribas.
FRANCE
L'hébergement des sans-domicile en 2012
Source : Insee.
INTERNATIONAL (3)
Maroc, le printemps tranquille
Source : Sénat.

"Pour la première fois, mon impression est de voir une petite lumière au bout du tunnel"
Le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, a estimé mercredi à Athènes que la Grèce, actuellement sous intense pression de la "troïka" de ses créanciers internationaux, commençait à discerner les fruits de ses efforts, excluant toute nouvelle restructuration de dette.
A moins de trois mois d'élections allemandes qui seront déterminantes pour l'avenir de la cohésion de la zone euro, M. Westerwelle a affiché son optimisme à propos de la Grèce, soumise depuis 2010 à une rude cure d'austérité dictée par Bruxelles, Francfort et Washington. L'Allemagne est le premier contributeur européen au plan d'aide international à la Grèce. "En politique, les effets psychologiques comptent aussi, et quand le ciel commence à s'éclaircir alors qu'on parle encore de scénarios catastrophe et que l'on regarde en arrière, on loupe l'effet d'entraînement positif" a-t-il estimé en précisant, comme l'avait fait la chancelière Angela Merkel dans plusieurs journaux européens le matin même, qu'un "nouvel effacement de dette" en Grèce ne figurait "pas au programme". La troïka UE-FMI-BCE, organe de contrôle des réformes menées par Athènes pour se désendetter et assainir ses finances publiques, se trouve actuellement en Grèce pour examiner les avancées de celle-ci en matière de réduction du secteur public, du déficit budgétaire, et d'avancées des privatisations et autres réformes de structure.

CAC 40

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 VEOLIA ENVIRONNEMENT  8,578  - 0,39 % 
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BLOG
Monsieur Phelps et la BCE
Voici un rapide article inspiré de l'intervention de Mr Phelps, prix Nobel d'économie en 2006, entendue dans le cadre d'une journée de conférence à Sciences Po, le 21 juin, organisée pour célébrer, non sans faste, Mr Fitoussi.

Comme d'habitude, beaucoup pouvait être attendu de cette conférence qui regroupait un prix Nobel et un sujet très intéressant: "politiques et économies en Europe". Et comme souvent, les foules amassées dans l'amphithéâtre en sont sorties un peu déçues; déçues de ne pas enfin avoir trouvé la solution ultime aux crises européennes.

Tout de même, cette intervention a permis de faire une piqûre de rappel sur la Banque Centrale Européenne (BCE), son fonctionnement et ses défauts.

Tout d'abord, le fonctionnement de la BCE pose le problème de sa représentativité démocratique. En effet, comment justifier que les membres de l'organe qui gère l'un des deux piliers de la politique économique (la politique monétaire) ne soient pas élus de manière directe par le peuple?

L'argument le plus souvent avancé pour répondre à cette question est le suivant: la politique économique est un sujet tellement complexe que les citoyens ne la maitrisent pas forcément, de plus elle nécessite une crédibilité forte, et ne peut donc pas être laissée aux mains d' "analphabètes financiers" qui auraient une vision de court terme.

Ainsi, la BCE devrait être laissée aux mains des technocrates, capables de décider, en fonction d'un semblant de "consensus" politique, ce que serait une bonne politique économique.

Cette vision paternaliste, de technocrates s'occupant d'un sujet trop complexe et sans réels enjeux, souffre cependant de plusieurs défauts.

Et tout d'abord celui ci: la politique monétaire n'est pas un sujet sans enjeux, où il y aurait consensus.

Le "consensus" à la BCE prend aujourd'hui cette forme: l'objectif majeur de la banque centrale est de limiter l'inflation. Et à ce petit jeux, la BCE est très forte, car l'inflation est même en dessous de la cible des 2%. Ce faux "consensus" est hérité de la peur germanique de l'hyper inflation. Or, il serait intéressant de demander aujourd'hui aux Européens ce qu'ils craignent le plus: l'inflation ou le chômage?

Sans prendre beaucoup de risque, je pense qu'une très grande majorité des Européens répondraient que leur crainte la plus forte est la crainte du chômage.

Ainsi, la politique économique menée actuellement par l'Europe consiste à limiter l'inflation, au noms d'un "consensus" qui n'en est pas un, et alors même que le peuple Européen (qui, au noms de la démocratie, devrait contrôler la politique économique) ne soutient pas cette politique.

On retombe au final sur la question épineuse du mandat de la BCE, soulevée dès le début des années 2000 par Mr Fitoussi dans La Règle et le Choix (2002)...


Lu sur Blogo Economicus

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Les marchés craignent un nouvel été meurtrier
Le Figaro Economie : Pierre Gattaz exige 100 milliards d'euros de prélèvements en moins
International Herald Tribune : La tourmente portugaise : un signal des limites de l'austérité en Europe 
Financial Times : Le Qatar tente de changer son image de chasseur de trophées

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