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samedi 13 juillet 2013
Brétigny-sur-Orge : la défaillance d'une pièce de l'aiguillage a provoqué le déraillement du train, selon la SNCF
Brétigny-sur-Orge : la défaillance d'une pièce de l'aiguillage a provoqué le déraillement du train, selon la SNCF
Selon la SNCF, c'est la défaillance d'une pièce appelée éclisse, "sorte d'agrafe métallique" reliant les rails, qui a provoqué l'accident.
Le président de la République, François Hollande, le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, et le ministre des Transports Frédéric Cuvillier (2e en partant de la droite), le 12 juillet 2013 à Savigny-sur-Orge (Essonne). (KENZO TRIBOUILLARD / REUTERS)Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le , publié le
La défaillance d'une pièce de l'aiguillage expliquerait l'accident de train meurtrier de Brétigny-sur-Orge (Essonne), selon la SNCF. Cette pièce, appelée éclisse, est "une sorte d'agrafe métallique" de "10 kilos environ" qui permet de relier deux rails, ont expliqué les dirigeants de la compagnie lors d'une conférence de presse samedi 13 juillet.
La veille, le déraillement d'un train à destination de Limoges a coûté la vie à au moins six personnes, quatre hommes et deux femmes âgés de 19 à 82 ans. Il a également fait 30 blessés, dont huit sont dans un état grave.
La défaillance de cette pièce d'aiguillage au cœur de l'enquête
Selon Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, "l'éclisse s'est désolidarisée [des rails] et s'est logée au milieu de l'aiguillage", provoquant le déraillement. "A cet endroit elle a empêché le passage normal des roues du train et elle aurait provoqué le déraillement du train", a précisé Pierre Izard, directeur général des infrastructures de la SNCF.
Les dirigeants du groupe ont admis qu'il restait à comprendre pourquoi la pièce s'était détachée. "La désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et techniques en cours, a indiqué Guillaume Pépy. Trois enquêtes ont été lancées pour tenter de déterminer les circonstances exactes du drame : par le ministère des Transports, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF).
Selon Jean-paul Huchon, président (PS) de l'Ile-de-France, "personne ne peut exclure un acte de malveillance". "Cette pièce était tenue par quatre boulons. Il parait bizarre que les boulons aient tous sauté en même temps", a-t-il déclaré sur France Info.
Photo d'éclisse mise en ligne sur le site Wikimedia Commons (licence Creative Commons), datée du 17 février 2006. (WIKIMEDIA COMMONS)
La bonne réaction du conducteur du train
Samedi matin, le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, avait exclu une erreur humaine, louant les réflexes du conducteur du train.
"Heureusement, le conducteur de la locomotive a eu des réflexes absolument extraordinaires en déclenchant l'alerte immédiatement, ce qui a évité la collision avec un train qui venait dans le sens inverse et qui aurait à quelques secondes (près) percuté les voitures qui déraillaient", a-t-il précisé sur RTL.
Une campagne de vérification sur tout le réseau
"La SNCF se considère comme responsable : elle est responsable de la vie de ses clients", a déclaré Guillaume Pépy en conférence de presse.
La compagnie a annoncé une campagne de vérification de tous les équipements similaires, près de 5 000 en tout, en place sur le reste de son réseau.
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