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mardi 31 mars 2020

Les Grossiers de l'écran 2019 // Catégorie 2 : "Mépris de classe"




Les Grossiers de l'écran 2019 // Catégorie 2 : "Mépris de classe"

à lire sur Libération - mardi 31 mars 2020



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mardi 31 mars 2020



SANS DOMICILE Le collectif «Les morts de la rue» rend ce mardi son hommage annuel aux 569 personnes sans domicile décédées en 2019. Un chiffre largement sous-estimé.
Des SDF trouvent refuge sous la gare de Lyon, à Paris, en février 2018.
VU DE ROME Pour tenter de calmer la situation, le président du Conseil, Giuseppe Conte, a annoncé samedi soir qu’un fonds d’urgence de 400 millions d’euros allait être débloqué.
 Des Italiens font la queue samedi devant un supermarché de Palerme, en Sicile.
BILLET Pour redorer le blason du régime chinois, les diplomates n'hésitent pas à réécrire l'histoire et à s'ériger en donneur de leçons comme s'y essaye l'ambassadeur chinois à Paris.
Dans une gare à Shanghai, une queue se crée alors que l'arrêt pour Wuhan vient d'être rouvert après la levée partielle du confinement de la ville, le 28 mars.
INFO LIBÉ Sous pression de la pandémie, l'AP-HP investit dans un parc d'imprimantes 3D de sorte à disposer de sa propre usine de fabrication du matériel nécessaire aux soignants. Le site 3DCOVID.org devrait permettre d'identifier les besoins des professionnels de santé.
Une pièce de masque de protection imprimée grâce à une imprimante 3D.
CONJONCTURE Après l'Insee, l'OFCE estime que chaque mois de confinement amputera la croissance annuelle de 2,6%. Selon ses calculs, le recul de la consommation des ménages a atteint 18% dans un pays où elle représente les deux tiers de l'activité économique.
La Banque de France, boulevard des Capucines à Paris, jeudi.
EDUCATION Le ministre de l'Education doit annoncer d'ici à vendredi le scénario retenu pour le bac millésime 2020, qui se déroulera en principe en juin prochain.
Jean-Michel Blanquer à Paris, en août 2017.
TRIBUNE En venant consulter sa psychiatre, un patient au RSA écope d'une amende de 135 euros pour avoir «mal rempli» son attestation de sortie. Témoignage circonstancié du médecin qui dénonce une police autoritaire.
Une opération de contrôle des attestations de sortie par la police, à Marseille le 17 mars.
PODCAST Libération lance un nouveau podcast pour réfléchir ensemble à la pandémie de Covid-19 qui touche l’ensemble de la planète et pour affronter collectivement cet adversaire invisible et meurtrier qui bouleverse nos vies de manière inédite.
Et maintenant qu'est ce qu'on fait ?
PROFIL Bidouilleur visionnaire, magicien du delay et de la reverb, le DJ et producteur britannique, qui a fait carrière au sein de collectifs reggae, rassemble la suite des aventures de son groupe le plus innovant, African Head Charge, dans un indispensable coffret.
Lee «Scratch» Perry et Adrian Sherwood.

Crise sanitaire du coronavirus, La Cimade reste mobilisée ! - le 31.03.2020


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covid-19 et frontières européennes: les personnes exilées en danger

Les personnes exilées demeurent les plus vulnérables face à l’épidémie du coronavirus. Aux frontières de l’Union européenne, les conditions sanitaires sont exécrables et la violence perdure.
LIRE NOTRE ANALYSE
Conseils pratiques et démarches administratives possibles par temps de confinement

Conseils et démarches possibles par temps de confinement

Découvrir quelles sont les démarches administratives (dépôt de dossier, recours, asile, etc.) pour les personnes étrangères qu’il est encore possible de réaliser pendant la période de confinement ?
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Mayotte dans l’épidémie: les damnés de la République

S’il y a bien des territoires qui ne sont pas épargnés par cette pandémie meurtrière mais complètement délaissés par le gouvernement, ce sont les Outre mer. À Mayotte, la situation sanitaire à laquelle s’ajoutent de graves problèmes socio-économiques fait craindre le pire.
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Gap: malgré le confinement, les solidaires ne lâchent rien pour les droits des mineurs

Face à la situation alarmante de 23 mineurs logés dans le squat du Césai à Gap, La Cimade et ses partenaires ont décidé d’interpeller la préfète pour demander leur mise à l'abri.
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Le meilleur tweet du mois

Vu par 78 000 personnes, ce tweet reprend une citation faite au journal Le Monde par un cadre du ministère de l'intérieur. Il a été partagé par plusieurs personnes influentes sur Twitter, notamment à l'occasion de l'annonce du contentieux mené devant le Conseil d'État avec nos partenaires pour demander la fermeture des centres de rétention. La plus haute juridiction a rejeté notre requête le 27 mars, elle valide ainsi la poursuite d'une politique d'enfermement et d'expulsion inutile, illégale et qui participe à l'aggravation de la crise sanitaire du coronavirus.
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Grande maraude à la frontière italienne : la solidarité en action

Grande maraude à la frontière italienne: la solidarité en action

Le samedi 7 mars 2020, une grande maraude solidaire s’est tenue à Montgenèvre pour dénoncer les violations des droits des exilé·e·s et rappeler la nécessité de poursuivre les maraudes en montagne.
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À quand une véritable politique publique intégrant la situation des femmes étrangères ?

Situation des femmes étrangères: où en sommes nous?

Le 8 mars, nous avons célébré la journée internationale des droits des femmes. Mais en France, l’accès aux droits des femmes étrangères n’est pas toujours effectif.
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Nouveau Petit guide: Protéger les enfants et leurs droits

Sixième titre de la collection Petit guide de La Cimade, Protéger les enfants et leurs droits met en évidence l’impact des politiques migratoires sur le quotidien des enfants et leurs droits.
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N.B : En cette période d'urgence sanitaire, nous ne sommes pas en mesure de traiter les demandes par courrier, veuillez-nous en excuser. Aussi, nous vous invitons à privilégier les dons en ligne sur donner.lacimade.org plutôt que d’envoyer votre don pour voie postale. Si vous rencontrez des difficultés, nous sommes à votre disposition.

En application des règles de confinement, la boutique boutique.lacimade.org est momentanément fermée. Nous espérons que vous pourrez prochainement commander vos produits solidaires préférés.
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Au CHU de Grenoble, des essais cliniques pour lutter contre le coronavirus - mardi 31 mars 2020



https://c.ledauphine.com/

Au CHU de Grenoble, des essais cliniques pour lutter contre le coronavirus


Au CHU Grenoble Alpes, on soigne les malades… mais pas seulement. Près de 1 500 projets de recherche clinique étaient ainsi ouverts en ce début 2020. Et désormais, plusieurs sont liés à la Covid-19…

Par Isabelle CALENDRE - Hier à 20:51 | mis à jour à 20:56

Dans le service réanimation du Chuga, hier mardi 31 mars. Photo Direction de la communication - Chuga.

a recherche clinique au Chuga, ce sont « 200 personnels dédiés au quotidien, plus évidemment les médecins », précise Camille Ducki, responsable de la Délégation à la recherche clinique et à l’innovation. 200 personnels qui ont vu leur travail évoluer, puisque sur les 400 projets de recherche initiés par le Chuga (les 1 100 autres le sont par des promoteurs extérieurs), 300 sont aujourd’hui suspendus. « La consigne était de ne conserver que les projets pour lesquels le traitement est indispensable aux patients. La plupart sont ainsi liés à la cancérologie ».
Très strictement encadrés, les essais cliniques sont une part importante de l’activité du Chuga. « C’est notre quotidien », résume le professeur Olivier Épaulard, infectiologue. « Avoir des idées, c’est notre quotidien. On voit régulièrement des situations qui nous interpellent. Et en tant que soignants, nous proposons des essais, afin de mieux connaître une maladie, ou un traitement ». Chaque année, des centaines de propositions émanent donc des praticiens du Chuga. Et la moitié d’entre elles est validée par la direction, qui les accompagne dans la recherche de financements. La concrétisation passe ensuite par une validation du CPP (Comité de protection des personnes, qui se penche sur l’aspect éthique) et l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).
Et la chloroquine ?
Aujourd’hui, l’épidémie de Covid-19 a changé la donne. Les propositions d’essais sont toutes liées au virus (lire ci-dessous). Camille Ducki constate que « beaucoup d’idées surgissent. On réfléchit tous ensemble pour les coordonner, un comité se réunit chaque semaine à ce sujet ». Alors qu’une véritable polémique est née sur l’usage de la chloroquine (d’ailleurs utilisée dans l’un des essais du Chuga), les hospitaliers isérois aimeraient raison garder : « Comme tout médicament, il faut un essai de qualité pour cette molécule », estime ainsi Nicolas Terzi, réanimateur. « Il faut être humble par rapport à la pathologie. De vrais essais donneront la seule réponse valable ». Ce que confirme son collègue Matthieu Roustit, pharmacologue. « Il faut garder son sang-froid. Plus il y aura de patients dans les essais, plus vite nous aurons la réponse sur l’efficacité de cette molécule ». Et sur d’autres, que teste également le Chuga…

Les essais en cours ou en projet
➤ Les premiers protocoles « ont débuté fin janvier » précise le Pr. Épaulard. « Une cohorte nationale a été créée par l’Inserm. Il existait déjà une surveillance des pathologies graves émergentes, et dans ce cadre, il a été décidé de collecter des données sur les personnes atteintes de Covid ».
Il ne s’agit pas là d’une cohorte bénéficiant de traitements spécifiques, mais de personnes chez qui des données sont collectées, « pour comprendre la maladie ». Actuellement, toutes les personnes entrant à l’hôpital pour le coronavirus sont donc intégrées à cette cohorte.
➤ Depuis la semaine dernière, le CHU participe à l’essai thérapeutique national Discovery. Il s’agit de « donner des molécules à efficacité anti-virale à des patients Covid en réanimation ou non ». Pour cette étude, un algorithme décide, pour chaque personne, le traitement qu’elle va recevoir. Différentes molécules sont ainsi comparées, dont le lopinavir, le remdesivir, et l’hydroxychloroquine… Plusieurs centaines de personnes participeront à cet essai en France (3 200 au niveau international). « À Grenoble, nous en avons rentré 10 en quatre jours » précise le Pr  Épaulard.
➤ La filière biotech travaille, elle, sur des tests de dépistage rapides, à l’image des tests de grossesse.
➤ Un protocole est aussi lancé sur « la désinfection des masques, pour pouvoir les réutiliser » (décontamination par rayons, en lien avec le CEA).
➤ Une autre étude est lancée, recherchant « des marqueurs pour déterminer quels sont les patients risquant de faire une forme grave, et si un traitement pourrait être adapté ».
➤ Des observatoires spécifiques de patients admis en réanimation sont également mis en place, « afin d’identifier un certain nombre de facteurs associés à la gravité, la mortalité, la morbidité… », explique Nicolas Terzi.
➤ Le CHU initie aussi des essais pour « un typage de la réponse immunitaire, pour comprendre le meilleur traitement à donner ». Pour comprendre aussi « comment le corps fait des anticorps, et quel serait le meilleur vaccin ». ➤ Des essais sont également lancés sur le traitement préventif chez les soignants. « On mettra les soignants exposés sous traitement préventif, pour voir si cela les empêche d’être infectés », détaille le Pr  Épaulard. « On a l’habitude de ça, cela existe par exemple pour le VIH. Mais il est évident que l’on ne va pas mettre 65 millions de personnes sous traitement préventif ! »
➤ Un autre projet se penche sur le suivi à domicile de la fonction respiratoire des gens malades, pour leur éviter l’hospitalisation (capteurs sur les doigts par exemple).
➤ Enfin, « il y aura des études qualitatives pour les patients à distance de l’infection, sur leur qualité de vie, le retentissement que cela a pu avoir sur la fonction respiratoire, sur le stress post-traumatique de l’hospitalisation… tout cela a été soumis à des appels d’offres », explique Nicolas Terzi.

En réanimation, face au Covid, « on se questionne »
Réanimateur, Nicolas Terzi ne se dit pas démuni, « car on connaît ce type d’insuffisance respiratoire. Elles font partie de nos pathologies quotidiennes, mais il est vrai que le Covid leur donne un caractère un peu différent de celles qu’on connaissait. On se pose des questions sur la caractérisation de cette atteinte respiratoire extrêmement sévère. On a des patients qui ne se comportent pas comme on avait totalement l’habitude de le voir. Ils sont potentiellement extrêmement graves très rapidement. Alors forcément, on s’interroge sur tout ça. Et on aura des réponses avec ces cohortes nationales sur la caractérisation des paramètres respiratoires des patients, puisqu’on les suit tous les jours, plusieurs fois par jour. On verra si l’impression que l’on peut avoir au quotidien se confirme ou pas, s’il y a une spécificité ou pas de cette pathologie ».

Photo Le DL/Isabelle CALENDRE
Attendre des résultats n’est-il pas frustrant ? « Non. Les données demandent à être confirmées. Pour le moment, aucun essai clinique thérapeutique ne permet de démontrer qu’un traitement est supérieur à un autre. On espère donner des réponses, mais pour cela, il faut des essais cliniques bien construits. Il ne faut pas se précipiter. En réa par exemple, on ne peut pas parler encore de taux de mortalité. On devra attendre la fin de la pandémie pour avoir des données fiables ».