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jeudi 1 février 2018

Au procès de Jawad Bendaoud, la "délinquance sans conscience" comme ligne de défense face au terrorisme

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Un accident s'est produit ce jeudi matin impliquant un bus de l'agglomération grenobloise. L'autoroute est actuellement coupée près de Saint-Egrève, en direction de Grenoble.

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Jeudi 1 février | 11h24
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VIDEO. "J'ai dû passer une nuit à l'extérieur, sans duvet, sans tente, sans rien" : l'alpiniste Elisabeth Revol raconte son sauvetage sur "la montagne tueuse"

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Après un premier procès en appel qui avait tourné au fiasco à l'automne, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont de nouveau rendez-vous devant la cour d'assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay. Suivez la 4ème journée du procès en direct.
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DOCUMENT FRANCEINFO. Entre la Syrie et l'Irak, des volontaires français combattent aux côtés des Kurdes les derniers jihadistes

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Jonathann Daval, son avocat plaide déjà

Lu dans le DL du 1.02.2018

LE BILLET PAR GILLES DEBERNARDI

 Jonathann Daval, son avocat plaide déjà

Plus encore que de son crime, Jonathann Daval devra répondre d’une cruelle duplicité.
 Pendant trois mois, après la disparition de son épouse, il a trompé la France entière. 
Et d’abord ses beaux-parents, qui le soutenaient avec grande ferveur. 
Son chant de l’innocence sonnait si juste.
 Il fallait le voir, au cours des recherches, veuf éploré en première ligne du chagrin national.
 Il fallait l’entendre, ensuite, rendre hommage à sa chère Alexia et réclamer l’arrestation du coupable.
 C’est fait. Le gendre idéal avoue le meurtre en garde à vue. Aussitôt, devant les caméras et sans attendre les Assises, le défenseur commence sa plaidoirie : « Il s’agit d’un accident ».
 La victime aurait donc été étranglée par inadvertance ?
 Presque, le mari a juste cédé « à quatre secondes de violence ».
 Un peu plus, tout de même, s’agissant de transporter le cadavre dans les bois…
 N’empêche, Me Schwerdorffer trouve au jeune homme un tas d’excuses.
 Sa femme lui menait la vie dure, le rabaissant à loisir.
 D’un côté le gentil Jonathann, « un type formidable », de l’autre une méchante blonde qui « l’écrasait » au sein du couple.
 L’analyse psychologique, ici, atteint des sommets.
 L’as du barreau livre son scénario tout ficelé, France 3 n’a plus qu’à le reprendre pour ses téléfilms du samedi soir.
 On l’admire d’avoir instantanément compris une affaire aussi complexe. 
Tout comme Marlène Schiappa, d’ailleurs, qui pointe déjà « le sexisme » en arrière-plan de l’assassinat.
 Allant plus vite que la justice, l’avocat et la ministre se montrent bien cavaliers.
 Décortiquer les faits et suivre les méandres de l’âme humaine, nécessite un temps plus long.
 Voici pourquoi, en État de droit, on prévoit une instruction avant de prétendre proclamer la vérité.

Pourquoi la question du temps de travail ressurgit en Allemagne

1er février 2018

Pourquoi la question du temps de travail ressurgit en Allemagne

Le conflit se durcit dans l'industrie allemande, où IG Metall fait du droit individuel à la réduction de la durée du travail une revendication-clé

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Mercredi 31  janvier, au matin, des milliers de salariés de l'industrie métallurgique et électronique allemande n'ont pas rejoint leur poste. Ils devaient cesser le travail toute la journée. D'ici à vendredi, 250  entreprises dans tout le pays devraient être frappées par ce nouveau mode d'action du syndicat IG Metall : des grèves d'avertissement d'une journée entière. Contrairement aux arrêts de travail de quelques heures, jusqu'alors utilisés dans les conflits salariaux, ce mode d'action est susceptible de perturber considérablement la production d'une industrie qui fonctionne à flux tendus et dont les carnets de commandes sont pleins.
Le passage à des grèves d'une journée, après l'échec, samedi 27  janvier, d'un cinquième round de négociations qui n'a duré que seize heures, marque un durcissement du conflit social dans l'industrie. Au cœur des désaccords : la question de la réduction du temps de travail, mise en avant par le syndicat IG Metall comme revendication prioritaire, avant même les salaires. Pour les 3,9  millions de salariés de la branche, IG Metall demande, à côté d'une augmentation des rémunérations de 6  %, un droit individuel à la réduction du temps de travail jusqu'à 28  heures par semaine, avec une compensation partielle de rémunération (200  euros) pour les salariés qui désirent s'occuper d'un enfant ou d'un parent dépendant.
Depuis 2003, jamais le syndicat n'avait eu recours à des grèves prolongées. A l'époque, le conflit portait aussi sur la réduction du temps de travail : IG Metall revendiquait le passage à la semaine de 35  heures – au lieu de 38  heures – pour les travailleurs des régions de l'Est. Ce conflit s'était soldé par un échec douloureux, dont le syndicat a longtemps gardé les séquelles. Avec la forte hausse du chômage dans les années suivantes, il a fait preuve de modération, notamment en matière salariale.
Pourquoi la revendication de la réduction du temps de travail ressurgit-elle aujourd'hui, alors qu'il serait plus simple de réclamer de fortes hausses de salaires ? Il y a d'abord des facteurs économiques. L'Allemagne connaît depuis 2013 une croissance ininterrompue. La croissance du produit intérieur brut a atteint 2,2  % l'an dernier, elle pourrait atteindre 2,5  % l'an prochain, prévoient les économistes, dont certains redoutent même une surchauffe, tant les moyens de production sont utilisés à leur maximum. Le chômage est historiquement faible. IG Metall voit donc dans cette phase de prospérité une opportunité historique pour faire passer une avancée sociale emblématique.
Le syndicat prend acte d'un changement profond dans la société allemande : de plus en plus de femmes travaillent. " Contrairement à la France, ce phénomène est plutôt récent chez nous. Dans de nombreuses familles, les deux partenaires travaillent et la question se pose de savoir qui peut se dégager du temps pour s'occuper des enfants ou des parents âgés. Dans une société qui vieillit, c'est un vrai sujet de préoccupation ",explique Yvonne Lott, experte des questions de travail au centre de recherche de la fondation Hans-Böckler, liée aux syndicats. Dans ce contexte, IG Metall ne demande pas, comme en  2003, une réduction du temps de travail générale pour tous, mais une adaptation de ce temps aux différentes phases de la vie, limitée à deux ans.
" Apparaître plus moderne "Quelle que soit l'issue du conflit, le syndicat a déjà réussi sur un point : mettre la durée du travail au cœur du débat public. " Cette revendication a été très relayée dans les médias. Il y a l'idée que le temps est une ressource précieuse pour les gens, qui doit être protégée ", poursuit Mme Lott. Sur cette question, IG Metall a pris le relais du Parti social-démocrate allemand (SPD), qui a échoué, durant la précédente législature, à imposer le droit au retour à temps plein après un temps partiel, pourtant inscrit dans l'agenda du gouvernement.
Le conflit, pourtant, n'est pas sans risque. Y compris pour le syndicat. Car, " dans le sondage mené par IG Metall auprès de ses membres, qui a inspiré les revendications actuelles, trois quarts des personnes interrogées se déclaraient satisfaites de leur temps de travail. La base de soutien est potentiellement faible ", rappelle Karl Brenke, expert des questions de travail au DIW, l'institut économique de Berlin. " Avec cette revendication, le syndicat veut apparaître plus moderne : ces dernières années, il s'était principalement occupé des intérêts des travailleurs âgés. Je ne suis pas sûr que la priorité donnée à la réduction du temps de travail par rapport aux hausses de salaires soit la bonne manière de rajeunir le syndicat. Les jeunes familles ont aussi besoin d'argent ", estime-t-il.
Le patronat, lui, avance que le temps partiel est déjà largement utilisé dans les entreprises. Les horaires flexibles sont souvent proposés dans les offres d'emploi pour attirer les jeunes. La compensation partielle de salaire demandée par IG Metall induirait une inégalité entre les salariés au sein des entreprises, redoutent les patrons, qui craignent aussi une perte de compétitivité. " Au milieu de la prochaine décennie, les générations du baby-boom vont partir à la retraite. Pour financer les pensions, l'économie va devoir fournir un énorme effort. Les cotisations des jeunes générations vont peut-être devoir augmenter, cela va peser sur les salaires ", avertit Christoph Schröder, de l'institut économique de Cologne, proche du patronat. La baisse du nombre de travailleurs disponibles, dans un contexte de faible chômage, pourrait avoir des conséquences à long terme. " Le risque est qu'on investisse davantage à l'étranger. Ce n'est pas bon pour l'avenir de l'industrie allemande. "
Cécile Boutelet
© Le Monde

Chasse : Silence, ils tirent | 40.000 poules pondeuses entassées c'est 20 poules au m2.....

Pour nos enfants, de grâce Nicolas HULOT, PAS de POUBELLE NUCLÉAIRE !

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Dites NON aux silencieux sur les armes de chasse !
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L'Agence du médicament note un nombre d'effets secondaires du Levothyrox " inédit "





1er février 2018

L'Agence du médicament note un nombre d'effets secondaires du Levothyrox " inédit "

Des signalements ont été effectués par 17 310 patients traités avec la nouvelle formule

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Un nombre d'effets secondaires inédit. C'est ainsi que l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qualifie les signalements d'effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox (laboratoire Merck), sur le marché depuis mars  2017. Touchée par cette crise, l'Agence a rendu public mardi 30  janvier le deuxième rapport de pharmacovigilance. Qui soulève encore de nombreuses questions.
Si la grande majorité des quelque 2,6  millions de personnes, principalement des femmes, -prenant ce médicament, destiné à soigner l'hypothyroïdie ou après une opération de cancer de la thyroïde, ne sentent pas de -modification, 0,75  % des patients ont signalé des effets indésirables, souligne ce rapport.
A fin novembre  2017, 17 310 personnes avaient déclaré des effets indésirables : 12 248 cas signalés du 15  septembre au 20  novembre 2017 se sont ajoutés aux 5 062 cas de fin mars à mi-septembre. " Une fréquence de signalement totalement inattendue ",note l'ANSM, avec un pic en juin-juillet. Elle l'attribue à " l'effet -amplificateur des réseaux sociaux " et au fait que, depuis le 13  mars 2017, les patients peuvent eux-mêmes déclarer ces effets sur la base nationale de pharma-covigilance (signalement. gouv. fr), alors qu'auparavant seuls les -médecins pouvaient le faire.
Au total, cela représente environ 68 000 effets indésirables recensés par les Centres régionaux de pharmacovigilance. Fatigue, maux de tête, insomnies, vertiges, dépression, douleurs articulaires et musculaires, chute de cheveux… sont les symptômes les plus fréquemment rapportés. Des symptômes " déjà connus avec l'ancienne formule du Levothyrox ", précise l'ANSM. L'analyse de ces données " ne met pas en évidence d'effets nouveaux depuis la première enquête, en termes de nature et de gravité des cas ", ajoute le rapport, qui exonère à ce stade la nouvelle formule, rappelant que la prise au long cours de ce médicament, dont le dosage reste délicat, se traduit souvent par l'apparition d'effets secondaires temporaires.
Parmi ces signalements, 2 694 cas graves ont été rapportés dans ce deuxième rapport, un peu plus que dans le premier (2 615 cas graves) dont 19 décès en tout. Mais " aucun lien n'a été établi avec la nouvelle formule ", a souligné Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale adjointe de l'ANSM. " On étudie attentivement chaque décès. " De même, sur les autres cas graves analysés (hospitalisation, invalidité…), " ces effets n'ont pas de lien non plus avec la nouvelle formule ", renchérit-elle. Des cas de dépressions avec idées suicidaires et des suicides ont été également signalés, " sans être suffisamment documentés pour permettre de retenir ou d'exclure le Levothyrox dans la survenue de ces événements ".
Elément intriguant : sur les 1 745 cas analysés en détail, dont les données biologiques sont connues, 33  % présentaient un déséquilibre de la TSH (thyréostimuline, sécrétée par l'hypophyse) pouvant expliquer ces effets. Mais les 67  % restants ont un taux qui reste dans les normes, avec des -effets indésirables, " sans qu'aucun facteur explicatif ne puisse être avancé "" Le lien direct avec la composition de la nouvelle formulation de Levothyrox reste difficile à expliquer ", selon le rapport. Les analyses vont donc se poursuivre.
" Beaucoup d'interrogations "" Il reste beaucoup d'interrogations ", a souligné Beate Bartès, présidente de l'association Vivre sans thyroïde. Comment expliquer cette flambée d'effets indésirables ? Si certains avancent l'effet nocebo, l'inverse du placebo, selon lequel le fait de connaître les effets secondaires du médicament accroît le risque d'en être victime, les patients veulent être entendus et poursuivre les investigations.
Si l'ANSM note à ce stade que " les effets rapportés sont semblables à ceux de l'ancienne formule ", certains se demandent s'il était nécessaire de la changer. Seuls 23 cas d'effets secondaires avaient été répertoriés entre fin 2009 et juin  2011, selon un document de l'ANSM dévoilé par Le Parisien. " Ce n'est qu'un élément parmi d'autres, a rappelé Christelle Ratignier-Carbonneil, de multiples arguments ont amené l'agence à prendre cette décision, dont des contrôles en laboratoire, pour parvenir à une formule de meilleure qualité et plus stable. " Le changement a porté sur les excipients, le lactose a été remplacé par du mannitol et de l'acide citrique.
En colère, Chantal L'Hoir, la présidente de l'Association française des malades de la thyroïde, juge ce rapport " catastrophique et grave pour la démocratie sanitaire ". Nombreux sont ceux qui fustigent le manque d'information et d'anticipation de l'ANSM. Ces questions entretiennent, selon l'ancien député Gérard Bapt, " la défiance envers les institutions sanitaires ". Mécontents, les patients ne désarment pas et sont en colère, ne supportant pas le " circulez, y'a rien à voir ". Les réunions se multiplient partout en France, et les actions en justice aussi.
Le nombre de ces personnes souffrant d'effets indésirables est sans doute bien plus élevé. D'abord parce que 14 271 cas ont également été déclarés directement au laboratoire Merck depuis fin mars  2017, précise le rapport. Et aussi parce que les patients qui rapportent des symptômes gênants, liés selon eux à la nouvelle formule, sont loin d'avoir tous -effectué une déclaration.
Pascale Santi
© Le Monde