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mardi 1 novembre 2016

Tout l'immobilier avec L'OBS - mardi 1er novembre 2016

                                L'Obs

Immobilier
1er novembre 2016


Paris-IDF : prix et transactions toujours en hausse
Selon la Chambre des Notaires de Paris Ile-de-France, les prix dans l'ancien ont progressé à fin août de 1,8 %.
Immobilier Paris Ile-de-France



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Dubaï Floating Seahorse A vendre : des villas flottantes à Dubaï
Le réseau Engel & Völkers commercialise des villas de luxe partiellement immergées avec vue sur le récif corallien.
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gazTarifs réglementés du gaz : +1,6% au 1er novembre 2016
Selon la Commission de régulation de l'énergie, cette hausse est consécutive à l'augmentation des coûts d'approvisionnement.
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immobilier pinel neuf constructionLa construction de logements maintient le cap
La demande de logements neufs reste portée par des conditions de crédit attractives et des aides fiscales.
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Logement étudiant : la colocation est-elle la solution ? Réponse et conseilsColocation : des loyers en hausse de 4%
En moyenne nationale, les candidats à la colocation disposaient d’un budget de 490 euros au 3ème trimestre 2016, tandis que le loyer s’élevait à 469 euros, selon SeLoger.com et Appartager.com
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StrasbourgEntretien, rénovation, travaux : Strasbourg veut sensibiliser les propriétaires
Un numéro unique permet aux propriétaires de s'informer sur les aides pour rénover son logement. Les copropriétés aussi peuvent être aidées.
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Assurance propriétaires non occupant59% des Français estiment être mal informés sur leurs contrats d’assurance
Selon un sondage pour le Salon de l'Assurance, près des 60 % des Français jugent le secteur de l'assurance "complexe".
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Le logo de l'entreprise AirbnbAirbnb : Les députés refusent de considérer les particuliers loueurs comme des professionnels
Un amendement supprime une disposition du PLFSS pour 2017 qui prévoyait dans certains cas de soumettre les revenus des particuliers à cotisations sociales.

Les Crises.fr - Guerre froide aujourd’hui, demain et jusqu’à la fin du monde, par William Blum

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1
Nov
2016

Guerre froide aujourd’hui, demain et jusqu’à la fin du monde, par William Blum

Source : William Blum, le 02/10/2016
Le Rapport Anti-Empire N°145

Guerre froide aujourd’hui, demain et jusqu’à la fin du monde

wp-russia
“La Russie suspectée de manipuler les élections. Les États-Unis enquêtent sur un plan visant à semer le doute parmi les électeurs.” (“Russia suspected of election scheme. U.S. probes plan to sow voter distrust.”)
Telle est la Une de la première page du Washington Post du 6 septembre. Réfléchissez : l’élection que les Américains sont contraints d’endurer, rongés par l’embarras, se demandant s’ils ne doivent pas émigrer, renoncer à leur citoyenneté ; une élection qui fait vomir les pères fondateurs qui se retournent dans leur tombe… tout ça parce que les diables russes sèment le doute parmi les électeurs. Qui l’aurait cru ?
Mais bien sûr, c’est comme ça que sont les communistes – Oh pardon, ils ne sont plus communistes ! Alors que sont-ils ? Ah oui, ils ont toujours cette horrible vieille idée que les gens honnêtes de par le monde ne peuvent que condamner – ils veulent s’opposer à la domination du monde par l’Amérique. Quel culot !
La première Guerre froide a effectué une lobotomie chez les Américains, et a remplacé leur matière grise par de la matière virale anti-communiste, provoquant ainsi plus de 70 ans de stupidité nationale.
Pour tous ceux d’entre vous qui ont manqué cet évènement amusant, j’ai une bonne nouvelle : la Guerre froide N°2 est là, plus grande et plus stupide que jamais. La Russie et Vladimir Poutine sont à chaque occasion et automatiquement vilipendés pour toutes sortes de vilénies. L’histoire qui suit le titre ci-dessus du Washington Post ne prend même pas la peine d’inventer quelque chose qui pourrait constituer un semblant de preuve de ce qu’il avance. Le journal présente une accusation, en faisant remarquer toutefois que “La communauté du renseignement ne dit pas qu’elle a des preuves définitives d’une telle manipulation, ou qu’il existe des plans russes pour la commettre.” Mais le titre de la page Une en fait office.
De même, dans son débat contre Donald Trump, Hillary Clinton a accusé la Russie de toutes sortes de piratages d’ordinateurs. Même Trump, qui n’est pas habituellement un maniaque de la précision, l’a défiée de pouvoir fournir le moindre soupçon de preuve. Elle n’avait rien à proposer.
De toute façon, tout ceci n’est que diversion. Ce n’est pas le piratage en tant que tel qui inquiète l’establishment, c’est la révélation de leurs mensonges qui les fait grimper au mur. Le piratage du Comité national démocrate à la veille de la convention du parti révéla une quantité de courriers électroniques internes embarrassants, contraignant la présidente du comité Debbie Wasserman Schultz à la démission.
Le 12 septembre, on pouvait lire dans le Post qu’un médecin connu avait demandé que Clinton subisse des examens pour déceler d’éventuels poisons à la suite de son malaise à New York : “Je n’ai confiance ni en M. Poutine ni en M. Trump. Avec ces deux-là tout est possible.”, avait déclaré ce bon docteur.
L’on pourrait donner de nombreux autres exemples des préjugés puérils du Post contre la Russie. L’un des sujets les plus communs a été la Crimée. “L’invasion” de la péninsule de Crimée en Ukraine par Moscou en février 2014 est constamment citée comme une preuve de la politique étrangère belligérante et expansionniste de Moscou, d’où ressort la nécessité pour Washington d’alimenter une fois de plus le budget monstrueux de la défense. Mais l’on n’a jamais rappelé que la Russie a réagi à un coup d’État soutenu par les États-Unis qui avait renversé le gouvernement de l’Ukraine démocratiquement élu à la frontière de la Russie, et l’avait remplacé par un régime où les néo-nazis, complets avec Swastika, se sentent tout à fait chez eux. La Russie l’a “envahie” pour venir en aide aux Ukrainiens de l’Est dans leur résistance à ce gouvernement, et n’a même pas eu à franchir la frontière dans la mesure où elle détenait déjà une base militaire sur place.
Voilà des décennies que L’OTAN (= USA) encercle la Russie. Le Ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a saisi l’extrême impudence de ce fait dans sa remarque du 27 septembre 2014 : “Excusez-nous d’exister au milieu de vos bases.”
Par contraste, voici un mot du secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry : “L’OTAN n’est une menace pour personne. C’est une alliance défensive. Elle est simplement destinée à assurer la sécurité. Elle n’est pas dirigée contre la Russie ou contre qui que ce soit.” [1]
Les exercices militaires de l’OTAN dans cette région sont fréquents, presque permanents. L’encerclement de la Russie est presque complet à l’exception de la Géorgie et de l’Ukraine. En juin, le Ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a scandaleusement accusé l’OTAN de bellicisme à l’égard de la Russie. Comment réagiraient les États-Unis si les Russes provoquaient un coup d’État au Mexique ou au Canada et le faisaient suivre d’exercices militaires dans la région ?
Depuis la fin de la Guerre froide, l’OTAN a désespérément cherché une raison pour justifier son existence. Leur problème peut être résumé par une question : Si l’OTAN n’avait jamais existé, quels arguments pourrait-on donner pour la créer aujourd’hui ?
L’arrogance incroyable de la politique des États-Unis en Ukraine a été incarnée à la perfection par la remarque de Victoria Nuland, Secrétaire adjointe au Département d’État en réaction à une possible objection de l’Union européenne sur le rôle des États-Unis en Ukraine : “L’Union Européenne, on l’emmerde,” a-t-elle déclaré de manière charmante.
Contrairement aux États-Unis, la Russie ne cherche pas à dominer le monde, ni même à dominer l’Ukraine, ce que Moscou pourrait faire facilement, si elle le désirait. Et d’ailleurs l’Union soviétique n’a pas entrepris de dominer l’Europe de l’Est après la Seconde Guerre mondiale. Il faut se rappeler que l’Europe de l’Est est devenue communiste parce qu’Hitler, avec l’approbation des Occidentaux, s’en était servie comme autoroute pour envahir l’Union soviétique en vue d’éliminer définitivement le bolchévisme, et que pendant les Première et Seconde Guerres mondiales, les Russes ont perdu environ 40 millions de victimes parce que l’Occident avait par deux fois utilisé cette autoroute pour envahir la Russie. Pas étonnant qu’après la Seconde Guerre mondiale les soviets aient voulu fermer cette autoroute.
La campagne du Washington Post pour décrire la Russie comme l’ennemi est implacable. Encore le 19, nous pouvions lire dans ses colonnes : “Les services de renseignement US et les services de police procèdent à une enquête sur ce qu’ils voient comme une vaste opération secrète de la Russie aux États-Unis pour discréditer les prochaines élections présidentielles et les institutions politiques des États-Unis, ont annoncé des officiels des services de renseignement et du Congrès.”
Rien, cependant, ne peut se comparer au discours du Président Obama à l’Assemblée Générale des Nations Unies (le 24 septembre 2014) où il a classé le Russie parmi les trois plus grandes menaces pour le monde, avec l’État Islamique et le virus Ébola.
Une guerre entre les puissances nucléaires que sont les États-Unis et la Russie est “impensable”. Sauf que les militaires américains y pensent, comme le général de la Guerre froide Thomas Power, parlant d’une guerre nucléaire ou d’une première frappe par les États-Unis : “L”idée générale est de tuer ces salauds ! A la fin de la guerre, s’il ne reste que deux américains et un russe, c’est nous qui avons gagné.” La réponse de l’une des personnes présentes a été : “Il faut s’assurer qu’il y ait un homme et une femme.” [2]
Réponses de la gauche à mes attaques contre l’Islam radical
Il n’est pas dans mes intentions de reprendre la discussion animée au sujet de mes articles récents appelant à la destruction de l’EI, qui a conduit nombre de mes lecteurs à me critiquer : cinquante d’entre eux ont demandé à être retirés de ma liste de diffusion, mais j’espère que beaucoup d’entre eux trouveront intéressant le résumé suivant des objections qu’ils ont émises ou sous-entendues.
  1. Ils sont suffisamment religieux pour ne pas apprécier ce qu’ils détectent comme étant mon inclination religieuse moins que fervente.
  2. Ils refusent de reconnaître un contexte ou une motivation islamique, définissant l’EI comme rien de plus que des mercenaires des États-Unis, d’Israël, d’Arabie Saoudite – fin de la discussion. Ou des sectes Salafistes ou Wahhabites, pas vraiment islamiques, insistent-ils, pour épargner à l’Islam tout risque de contamination.
  3. Ils n’apprécient pas que je ne fasse pas une distinction claire entre I’EI et Islam en général, et sont particulièrement agacés par mon usage des termes “Islam radical” ou “Terrorisme islamique”. (J’ai fait remarquer que d’habitude en Occident, et à juste titre, on associait le terrorisme Stern et Irgun avec Ies juifs et le terrorisme de l’IRA avec les catholiques.)
Pour mémoire, je condamne ces musulmans qui s’engagent dans des attaques suicides, au couteau et dans tout autre djihad meurtrier, ceux qui vantent et enseignent la gloire et les récompenses célestes de tels actes, et ceux qui prêchent que tous les non-musulmans sont des infidèles et des ennemis. Dans ce contexte, ce n’est pas une excuse de citer les divers actes d’horreur commis par les États-Unis ou les Occidentaux, particulièrement quand les objectifs des djihadistes (restaurants, théâtres, magasins, passants, etc.) n’ont habituellement rien à voir avec l’impérialisme occidental.
  1. Ils sont ennuyés que je ne mentionne pas l’habituelle liste des atrocités américaines comme étant responsables des horreurs de l’Islam radical, qu’ils ne voient que comme de simples représailles. (Voir la partie 3 ci-dessus.)
  2. Ils haïssent la politique étrangère américaine encore plus que moi, sentiment dont je ne savais pas qu’il était si répandu, ni même possible.
  3. Je soutenais l’usage de la force militaire contre I’EI et consorts, très mauvais point contre moi, dans la mesure où une telle force est considérée par les gens de gauche comme le péché originel et ne peut en aucun cas aboutir à quelque chose de bien. Mais notre bombardement “accidentel” des troupes syriennes le 16 septembre et la mort et les blessures d’environ 160 personnes donnent clairement raison à mes critiques.
Les élections US
En plusieurs occasions durant les récentes primaires américaines, il a été demandé au sénateur Bernie Sanders, s’il s’associerait à un autre candidat au cas où il ne remportait pas les primaires pour le camp démocrate. Sa réponse ressemblait à ceci : “S’il arrive que je ne remporte pas ce processus, est-ce que je courrais en dehors du système ? Non, j’ai fait la promesse que je ne le ferais pas et je me conformerai à cette promesse. Et j’ajoute ceci : Et la raison pour cela est que je ne veux pas être la cause de l’élection d’un républicain de droite à la présidence des États-Unis.” [3]
En conséquence, il va être responsable de l’élection d’une démocrate de droite à la présidence des États-Unis d’Amérique. Il y a sûrement matière à discussion pour savoir qui est plus à droite, de Clinton ou de Trump. En matière de politique étrangère, il est sûr que c’est Clinton qui est le plus à droite. Il n’y a qu’à se rappeler la Syrie, l’Irak, le Honduras, la Yougoslavie, la Libye…
La révélation que le parti démocrate préférait Clinton à Sanders est une raison suffisante pour que Sanders ait rompu sa promesse et accepté l’offre du parti Vert d’être leur candidat.
“Qualifié” est un mot que l’on entend souvent dans cette campagne. On nous dit qu’Hillary est éminemment qualifiée et que Donald ne l’est absolument pas. Mais quelle peut être la signification de ce mot dans ce contexte ? Si un candidat ne partage pas votre opinion sur les sujets les plus importants, devez-vous vous inquiéter qu’il ou elle ne soit pas “qualifié(e) ?”
Raison numéro 39 457 pour abandonner le capitalisme
Macy’s, un des hypermarchés les plus importants des États-Unis, vient d’annoncer qu’il fermerait 100 de ses magasins. Imaginez un instant tout ce qui a été mis en œuvre pour créer chacun d’eux, depuis sa conception et sa construction jusqu’à son ouverture, l’embauche de son personnel et son approvisionnement. Tout cela va bientôt disparaître, ne laissant que les coquilles vides des bâtiments, les visions choquantes pour les voisins, les milliers d’emplois perdus… tout ça parce que l’objectif de profit net n’a pas été atteint.
Un tel gâchis, tant de magasins vides, et en même temps tant de chômeurs.
A peu près autant de maisons vides, et en même temps tant de gens sans domicile.
Peut-on imaginer qu’un président américain puisse ouvertement prêcher une guerre étrangère pour défendre ce capitalisme ?
Notes
[1] Washington Post, le 3 décembre 2015
[2] Diverses sources internet, dont les infos de Wikipedia sur Thomas Powers
[3] Democracy Now!, le 9 juin 2016
Source : William Blum, le 02/10/2016
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

11 réponses à Guerre froide aujourd’hui, demain et jusqu’à la fin du monde, par William Blum

Commentaires recommandés


Michel MouchartLe 01 novembre 2016 à 06h25
Lors de la seconde moitié de 20° siècle, on nous avait toujours dit, et nous l’avions toujours cru, que la réelle motivation de Georges Orwell , dans l’écriture de son fameux livre “ 1984 “ , lui avait été inspiréé par la peur qu’il avait du régime communiste soviétique ; devenu également puissance nucléaire à la fin des années 40 ! C’était sans doute le cas ; mais sa critique portait aussi sur “ l’autre régime “ dont il dépendait, dont il se disait membre effectif et qu’il avait servi durant la 2° guerre mondiale ! Mais cette critique là, celle qu’il faisait de “ son régime occidental “ ; dont il avait perçu les dérives maléfiques et mortifères ; nous a été soigneusement cachée depuis la parution de son livre majeur ! Et ces “ œillères “ intellectuelles, sournoisement entretenues par nos autorités, n’ont pas pu être “ corrigées “ par son auteur, trop tôt disparu à l’aube des années 50 ! Et depuis, nous sommes ainsi tous restés persuadés que “ le bon régime “ sur cette planète , c’était “ le notre “ ! Hélas, nous devons constater aujourd’hui que nous n’avions pas vraiment bien compris tous les enjeux géopolitiques de “ notre camps occidental “ du monde !
Et aujourd’hui, nous allons sans doute tous payer très très cher cet “ aveuglement volontaire et confortable “ de la réalité des choses !
“ Errare humanum est ,
perseverare diabolicum “

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Les Crises.fr - Selon l’ancien directeur du MI6, le monde est confronté à des menaces aussi graves qu’à l’époque de la Guerre froide

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1
Nov
2016

Selon l’ancien directeur du MI6, le monde est confronté à des menaces aussi graves qu’à l’époque de la Guerre froide

Source : The Guardian, le 12/10/2016
Selon Sir John Sawers, Moscou a modifié le rapport de forces, mais il critique l’appel de Boris Johnson à aller manifester devant l’ambassade
Sir John Sawers : « Nous ne considérons ni la Russie ni la Chine comme des grandes puissances qui peuvent nous nuire énormément. » Photographie: Elyse Marks/Edelman/PA
Sir John Sawers : « Nous ne considérons ni la Russie ni la Chine comme des grandes puissances qui peuvent nous nuire énormément. » Photographie: Elyse Marks/Edelman/PA
Le monde est confronté à des menaces aussi graves qu’à l’époque de la Guerre froide, a déclaré Sir John Sawers, l’ancien directeur du MI6 : l’Occident, en effet, a quitté la scène en Syrie et ne s’est pas rendu compte du développement de la puissance militaire russe ces 15 dernières années, développement qui aurait demandé l’instauration de nouvelles relations stratégiques avec Moscou.
« Nous sommes dans une époque aussi dangereuse, si ce n’est plus, que celle de la Guerre froide parce que nous ne nous concentrons pas sur une relation stratégique entre Moscou et Washington, » a affirmé Sawers à la BBC mercredi.
D’après lui, l’Occident a besoin de reconnaître que le rapport de forces mondial a changé parce que la puissance militaire de la Russe s’est accrue et qu’elle veut utiliser cette puissance.
Il a aussi reproché au ministre des Affaires étrangères britannique, Boris Johnson, d’avoir appelé à manifester devant l’ambassade russe à Londres, affirmant qu’il fallait penser à la sécurité du personnel diplomatique de l’ambassade britannique à Moscou.
« Nous nous souvenons tous de ce qui  s’est passé dans notre ambassade à Téhéran, » a déclaré Sawers. Une attaque aussi violente sur l’ambassade britannique à Moscou était peu probable, ajouta-t-il, mais « nous devons nous soucier des conséquences des actions qu’on appelle à mener. »
Johnson a appelé à manifester devant l’ambassade russe lors d’un débat aux Communes, mardi, en partie pour critiquer, ne serait-ce que de façon rhétorique, les groupes de gauche comme Stop the War Coalition (Coalition Arrêtons la guerre) pour avoir échoué à dénoncer les bombardements russes sur Alep, la deuxième ville de Syrie. Il a aussi répété les allégations qui accusent les Russes d’avoir attaqué un convoi humanitaire, amenant ainsi le ministre russe de la Défense à taxer son attitude d’« hystérie russophobe ».
Sur le terrain, dans l’est d’Alep assiégé, les résidents ont affirmé que les raids aériens qui emploient de puissantes bombes anti-bunker avaient repris mardi et avaient continué jusqu’à l’aube de mercredi. Selon les médecins, il y a eu 34 morts et 216 blessés pour mardi seulement, et le nombre total des victimes risque d’être plus élevé, certaines familles retirant leurs morts des débris sans les amener dans les hôpitaux locaux. Les frappes aériennes sur le plus grand marché de l’est d’Alep mercredi ont tué au moins 15 personnes, et on craint pour la vie d’autres habitants restés prisonniers des décombres.
Dans son interview à la BBC, Sawers a rejeté les appels pour une zone d’exclusion aérienne qui empêcherait les hélicoptères syriens ou les avions russes de bombarder Alep, arguant qu’elle aurait été sans doute possible il y a trois ou quatre ans, mais que ce n’était plus une idée réaliste aujourd’hui.
« On ne peut pas avoir des forces de l’OTAN ou des forces américaines dans le même théâtre d’opérations que des forces russes sans risquer une confrontation très directe entre les deux. »
Une zone d’exclusion aérienne partielle, a-t-il ajouté, était irréaliste puisqu’elle impliquait aussi un risque de confrontation directe avec la Russie. Sawers doute que la Russie laisse, sans réagir, ses alliés du gouvernement syrien se faire attaquer.
Selon l’ancien directeur du MI6, la décision prise par le Parlement britannique de ne pas intervenir à la suite de l’emploi par la Syrie d’armes chimiques en 2013, et la décision américaine de différer ses frappes avaient laissé l’Occident avec très peu d’options.
« Nous avons abandonné le théâtre d’opérations et les Russes s’en sont emparé, a-t-il dit. Cela a certainement été une erreur. C’est le régime lui-même qui a utilisé des armes chimiques contre des civils à Damas. Nous avons décrété que l’emploi des armes chimiques était un tabou, et quand ce tabou a été violé, nous n’avons pas réagi. »
Plus globalement, soutient-il, l’Occident n’avait pas pris conscience des conséquences du changement dans le rapport de forces ces 15 dernières années, y compris la décision des Russes et des Chinois d’investir dans une puissance militaire plus diversifiée.
« Nous ne considérons ni la Russie ni la Chine comme des puissances importantes qui peuvent nous nuire, » a-t-il affirmé. « Ce que nous devons à tout prix éviter, c’est de nous engager sur une voie qui mènerait à une confrontation directe. »
D’après lui, l’Occident n’a plus, avec la Russie, de cadre de référence clair, comme il y en avait lors de la Guerre froide, pour assurer la stabilité, insistant sur le fait que la Russie, la Chine et l’Occident n’ont pas de règle au sujet de l’emploi légitime de la cyberguerre.
L’absence de communication et d’implication stratégiques ont mené à la crise ukrainienne, affirme-t-il, disant que Vladimir Poutine n’avait pas su lire les signaux qui venaient de Washington, et qu’il était intervenu en croyant déjouer un coup d’État soutenu par l’Occident.
Source : The Guardian, le 12/10/2016
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

9 réponses à Selon l’ancien directeur du MI6, le monde est confronté à des menaces aussi graves qu’à l’époque de la Guerre froide

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