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Libération - Libé - À la une - Rencontre avec Gisèle Pelicot : la vie d’avant, sa vie d’après - jeudi 12 février 2026

 

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Le 12 février 2026

LE RÉCAP

Patinage artistique : Cizeron et Fournier Beaudry s’offrent l’or olympique. Les Français Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ont remporté l’or en danse sur glace aux Jeux de Milan Cortina mercredi soir. C’est même un deuxième titre pour Guillaume Cizeron, quatre ans après celui remporté avec sa précédente partenaire (Gabriella Papadakis), fait d’armes inédit dans le patinage.

La France sous les rafales de la tempête Nils, quatre départements en vigilance rouge. «Vents tempétueux»«crues importantes»… la tempête Nils balaie le sud de l’Hexagone avec «une force peu fréquente» selon Météo-France. Les rafales dépassent déjà 100 km/h dans l’Ouest et un chauffeur poids lourd est mort près de Dax, après une chute de branche d’arbre. Quatre départements ont été placés en vigilance rouge : la Gironde et le Lot-et-Garonne pour crues, l’Aude pour vents violents et la Savoie pour les avalanches.

L’Anses alerte sur la présence trop importante de métaux lourds dans l’alimentation. Cadmium, mercure, plomb ou encore acrylamide : l’exposition des Français à ces substances chimiques par l’alimentation est «toujours préoccupante», souligne ce jeudi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation. La concentration moyenne des métaux lourds a globalement diminué par rapport à la précédente étude nationale (2006-2011) mais elle a augmenté pour certains aliments comme le pain, des biscuits sucrés, les pâtes ou encore les viennoiseries.

 
 

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Chez Pol n°1660 - Réservé aux abonnés Libé

Bonjour, nous sommes le 12 février et c'est le bon jour pour se lancer.

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V pour Me Voilà. Photo Albert Facelly. Libération ( 2025)

FAIT MAISON Retailleau prêt à se lancer ; et le casse-tête de Lecornu pour refaire son gouvernement

AU COMPTOIR À Nîmes, le RN débauche à droite ; les bons conseils de Pécresse pour ne pas rater la présidentielle ; et ce sénateur LR qui soutient Monchalin - c'est bien le seul

LE CHIFFRE 4

VOST Le Pen et Zemmour grassement payés par leur parti 

LE MOT «Révélation»

L'OEIL DE LIBÉ Bournazel, Attal et Philippe s'embourbent

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Les écolos à la niche (parlementaire)

L'ADDITION Jouons avec le charmant

UN HOMME PRESSÉ • Sauf énorme actualité, du genre invasion du Groenland par Donald Trump ou mort du Pape, Bruno Retailleau devrait officialiser ce soir sa candidature à la présidentielle. Une déclaration est prévue dans la journée ainsi qu’un passage à un JT. Le patron de LR se lance donc dans la course à l’Élysée avant le scrutin des municipales, les 15 et 22 mars, une option privilégiée par son entourage proche. D’autres, chez LR, plaidaient pour un lancement de campagne après le scrutin, craignant que la «vague bleue» promise par l’ex-ministre de l’Intérieur ne soit qu’une vaguelette. Voire que l’élection rime avec noyade. Avec cette annonce, le Vendéen prendrait en tout cas de court les conclusions d’un groupe de travail interne, piloté par le président du Sénat Gérard Larcher et chargé d’auditionner les présidentiables de droite pour arrêter les modalités de désignation du candidat pour 2027. La direction du parti annonçait récemment un rendu des conclusions «courant février»V.B.

CASSE-TÊTES • Le remaniement… pardon… «l’ajustement» prévu pour remplacer Amélie de Montchalin (Comptes publics), Rachida Dati (Culture) et Charlotte Parmentier-Lecocq (Autonomie et personnes handicapées) était au menu d’un tête-à-tête entre Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron hier, après le conseil des ministres. L’annonce ne sera pas facile à caser dans l’agenda présidentiel, d’ici à la double date butoir du 22 février, début de la période de réserve pour cause de campagne municipale et veille de l’entrée en fonction de Montchalin à la première présidence de la Cour des comptes. Macron participe à un sommet européen, aujourd'hui en Belgique, et sera en voyage officiel en Inde du 17 au 19 février. La composition du casting s’annonce plus compliquée encore. Toujours cette satanée parité à respecter. Les macronistes ont à peine eu le temps de revendiquer la fin de leur réputation de «boys club» avec la nomination de la première femme à la tête de la Cour des comptes qu’ils réalisent que seules trois femmes ministres, et peut-être quatre si Marina Ferrari (Sports, Jeunesse et Vie associative) s’en va faire campagne à temps plein à Aix-les-Bains, sont données sortantes. Il faut donc leur trouver des remplaçantes. Or, seuls des hommes - David Amiel, Mathieu Lefèvre et Philippe Juvin - sont pressentis pour succéder à Montchalin, ce qui ouvre la voie à un jeu de chaises musicales plus large que prévu. «On ne se retrouvera pas au prochain conseil des ministres avec une équipe chamboulée», veut-on croire à l’Élysée, où l’on juge bon de rappeler - pour la forme ? - que «c’est le Premier ministre qui propose» la composition de son gouvernement. J.-B.D.

Ambiance remaniement à l'Élysée. Source : Giphy

DU GRAND NÎMESPORTEQUOI • Nîmes, sa Maison Carrée, ses arènes et… son maire LR. Une rareté car c'est la dernière grande ville dirigée par le parti de droite. Mais ce bastion est en péril, entre le PCF d'un côté et le RN de l'autre. Le parti lepéniste, justement, qui présente l'ex-maire de Beaucaire Julien Sanchez, vient d'enregistrer cette semaine deux ralliements venus… de LR. L'eurodéputé d'extrême droite a ainsi annoncé hier être rejoint par Loumy Bourghol, ex-candidate LR aux législatives dans la préfecture du Gard. Lundi, la conseillère municipale Monique Boissière, LR aussi, annonçait quitter la majorité municipale pour s'allier à Sanchez, qui lui a promis, en cas de victoire, une promotion et un poste d'adjoint. Un double coup dur pour Retailleau.

Julien Sanchez. Photo Martin Bertrand. Hans Lucas via AFP (2024)

UN CONTRE TOUS, TOUS CONTRE UNE • Malgré le mélange des genres et les potentiels conflits d'intérêts, Montchalin a bien été nommée, hier en conseil des ministres, nouvelle patronne de la Cour des comptes. «Nommer une ministre en exercice à la tête de la Cour des comptes, c’est transformer une autorité de contrôle en annexe du pouvoir. Comment croire à l’impartialité d’une institution chargée de juger un budget conçu par celle qui la dirige ? Après la Cour, la Banque de France ? Cette dérive est grave», a fustigé LR, à l'unisson de l'ensemble des oppositions, vent debout contre cette nomination. Mais cette critique n'est pas unanime au parti de Bruno Retailleau. Challenges rapporte que le sénateur LR Olivier Rietmann voit lui d'un bon œil ce recasage doré. «Un très bon profil qui manquera à Bercy», a-t-il jugé.

DÉTRESSE • En attendant l'annonce de Retailleau, LR ne sait pas trop comment se dépatouiller pour se choisir un champion. Les réunions au sommet se multiplient pour tenter de trouver une solution à ce problème inextricable. Et c'est forte de son expérience malheureuse de 2022 que Valérie Pécresse a livré ses conseils à ses petits camarades lors d'une réunion lundi. «Bon sang, on est en train de refaire exactement les mêmes erreurs qu’en 2022 !», a pesté la présidente de la région Ile-de-France, estimant que LR devait se hâter d'accélérer son calendrier de désignation d'un candidat. «En avril 2027, on n’aura plus que nos yeux pour pleurer. Je ne peux me résoudre à voir l’histoire se répéter», a-t-elle ajouté, répétant à tous les ambitieux qu'ils devaient «se parler et accepter de partager un processus de désignation». Et de souligner le tout à l'ego des Retailleau, Lisnard & cie : «Il faudrait que chaque candidat abandonne sa certitude d'être le mieux placé.» Et ça, c'est pas gagné.

Comme le nombre de débats télévisés qui étaient prévus entre les candidats aux municipales à Paris. LCI, BFMTV, France Info avec France 3 Ile-de-France ainsi que CNEWS étaient partants. Mais comme Rachida Dati refuse catégoriquement de débattre avec ses adversaires, il n'y en aura aucun. «Je ne veux pas faire de débat de premier tour. Ça n’a pas de sens», s'est vaguement justifiée, sur France Inter, la future ex-ministre de la Culture. Selon le Point, le socialiste Emmanuel Grégoire a fait savoir que sans la prétendante LR, ces joutes ne serviraient à rien et qu'il n'en serait donc pas non plus. Lors de la présentation de son programme, l'ex-premier adjoint déchu d'Anne Hidalgo avait balancé : «Elle a peur parce que face à des gens comme moi, et sans doute face à Bournazel et Knafo, elle est sans doute la moins armée sur les sujets.»

Photo Nicolas Tucat. AFP (2022)

On n'est jamais aussi bien servi que par son parti

L'argent n'est décidément pas trop cher pour l'extrême droite. Surtout quand ça concerne leurs dirigeants. La Lettre a épluché les comptes des partis pour 2024, mis en ligne cette semaine par la Commission nationale des comptes de campagne et des finances politiques. Et on apprend qu'aussi bien le RN que Reconquête rémunèrent très grassement leurs boss.

Marine Le Pen continue ainsi de toucher 5000€ par mois par le parti, bien qu'elle n'en soit plus présidente. Et ça fait longtemps que ça dure, depuis qu'elle a laissé le trône à Jordan Bardella en 2022, comme l'avait révélé Libé. Une somme qui s'ajoute à ses revenus de députée (7493€ net par mois en tout, indemnités de résidence et de fonction comprises) et présidente du groupe RN à l'Assemblée. En revanche, Bardella ne touche que son indemnité d'eurodéputé (7 854€ nets par mois) mais bénéficie, aux frais du RN, d'une berline avec chauffeur, note la Lettre qui souligne qu'un seul autre membre de la direction lepéniste est rémunéré par le parti. Il s'agit du trésorier (et député) Kévin Pfeffer qui arrondit ses fins de mois de parlementaire d'un petit chèque de 2000€.

Plus à l'extrême droite encore, on est tout aussi généreux. S'il avait touché 113 184€ de Reconquête en 2023 (avec en plus 42 574€ de notes de frais), Éric Zemmour s'est augmenté de 30% en 2024. Le multicondamné pour incitation à la haine a ainsi glané 147 054€ cette année-là. Soit la coquette somme de 12 254€ par mois. Une manière de compenser le fait qu'il n'ait aucun mandat peut-être ?

Dans le domaine de la rémunération de leurs dirigeants, les partis d'extrême droite font figure d'exception. Comme le rapporte encore la Lettre, ni Olivier Faure (PS), ni Retailleau (LR), ni Gabriel Attal (Renaissance), ni Manuel Bompard (LFI), ni Raphaël Glucksmann (Place publique), tous parlementaires, ne sont payés pour diriger leur parti.  

On vous racontait lundi comment de nombreux médias français, sciemment ou non, normalisent et starifient la candidate d'extrême droite à la mairie de Paris Sarah Knafo. Ce n'est pas une vue de l'esprit : chaque jour ou presque, les limites sont repoussées. Hier, le jury du Trombinoscope a décerné le prix de la révélation politique de l'année à la compagne d'Éric Zemmour. «Elle s’est imposée comme l’un des visages montants de l’extrême droite», écrit d'ailleurs Public Sénat. Et pour quoi ? Une réponse se trouve sans doute dans la surmédiatisation de Knafo. Arrêt sur image a fait le décompte : depuis le 1er janvier, elle a été interviewée pas moins de 12 fois, dont une fois au 20h de TF1. Knafo a également eu les honneurs de : BFMTV, le Parisien, France Inter, RTL, Paris Match, le Figaro, Valeurs actuelles, les Grandes Gueules, le Figaro TV, France Info, CNEWS / Europe 1. Des micros ouverts sans réelles contradictions. De quoi en émouvoir certains, à commencer par Marine Tondelier, «révélation» du Trombinoscope l'an dernier. «Il y a un an, je me trouvais à la place de madame Knafo pour recevoir le même prix, a-t-elle écrit sur X. À l'époque, j'avais dit que ce jury portait une responsabilité dans la banalisation et la montée de l'extrême droite en France. Ils viennent encore de le prouver ce soir.» Présent à l'hôtel de Lassay, où avait lieu la cérémonie de remise des prix, Olivier Faure s'est agacé. «Il arrive que derrière les tenues les plus colorées, il y ait aussi les idées les plus sombres», a tancé le patron du PS, qui a reçu le prix du député de l'année. «Les organisateurs n'avaient pas prévenu Faure que Knafo serait au premier rang, nous précise son entourage. Elle a eu droit à un éloge incroyable par Yves Thréard du Figaro, qui l'a quasiment mise sur orbite pour 2027. Tout cela était glaçant.» Et quand il a été question de faire la photo finish avec tous les primés, Faure a refusé. Le député Génération.s Benjamin Lucas s'est lui aussi ému : «Regardez comment l’extrême droite, qui passe son temps à fustiger le système, adore se lover dans ses agapes. Regardez comment ce même système choisit la bascule du pays vers l’extrême droite sans aucune limite morale.» Quant à l'insoumis Éric Coquerel, il a fustigé «l’auto-célébration du "cercle de la raison" Macron-compatible et de l’extrême droite». En février 2025, le Trombinoscope avait décerné le prix du député de l'année au RN Jean-Philippe Tanguy, non sans s'attirer déjà quelques remontrances. «Le RN a le premier groupe à l'Assemblée, se justifiait alors auprès de Chez Pol le président du jury, Christophe Barbier. On ne pouvait pas ne pas récompenser un élu de ce camp.» Un argument qui, pour Knafo, ne tient pas. 

Photo et texte par Marie Rouge. 

Mardi soir, c’est le lancement de la campagne de Pierre-Yves Bournazel au Cirque d’hiver. Dès l’arrivée, je suis parquée face à la scène, avec mes collègues photographes. La marge de manœuvre est mince pour faire des images originales alors je commence : je photographie Marlène Schiappa en madame Loyal et les seniors en folie dans le public. On s’ennuie un peu. Soudain, débarquent dans la fosse aux lions, au milieu d’un cercle de fumée, Philippe, Bournazel et Attal. Stupeur ! La mise en scène pourtant bien conventionnelle tourne au grotesque. Le soufflé retombe et le numéro est raté : sur l’image, ils ont plus l’air de s’embourber que d’apparaître. Comme quoi, il est bien vain de tenter de créer de la magie là où tout n’est plus que désillusion.

• Assemblée, de 9h à minuit En écho à la situation du militant anti-drogue Amine Kessaci, le groupe écolo a décidé de placer en tête de sa niche parlementaire un texte visant à étendre la protection des lanceurs d'alerte contre le narcotrafic. Seront ensuite débattus les textes sur la protection de l'eau potable, la limitation de l'influence des milliardaires sur l'information ou encore la mobilisation des logements vacants.

• Saint-Mortier, dès 10h Lecornu doit présenter la très attendue et critiquée Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) en marge d'une visite de deux barrages dans le Jura, avant de la publier vendredi dans un décret.

• Belgique, toute la journée Macron et les dirigeants de l'UE se retrouvent pour «une retraite informelle» dans le cadre privilégié du château d'Alden Biesen, dans la province flamande du Limbourg. «Une ancienne commanderie teutonique, à la fois monastère et forteresse militaire, dont les salles baroques entièrement restaurées servent désormais de centre de conférences», précise l'AFP. Au programme : l'urgence à réformer le marché unique européen.

• Et aussi Gros programme «municipales» aujourd'hui : à Toulon, le sénateur LR Michel Bonnus présente sa liste ; à Bordeaux, l'écolo Pierre Hurmic inaugure sa permanence de campagne et dévoile son projet ; à Menton, Louis Sarkozy est en meeting, tout comme Jean-Luc Mélenchon à Creil en soutien aux candidats insoumis dans l'Oise.

On termine avec notre jeu du jour. «Je ne comprends pas, quand on dine avec lui et sa femme, il est charmant.» Mais enfin, de qui parle Bruno Retailleau ?

• Jack Lang
• J.D. Vance
• Olivier Faure
• Roberto De Zerbi
• Sébastien Delogu
• Laurent Wauquiez


Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 

Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Soutien de Pierre-Yves Bournazel à Paris, Gabriel Attal a bien cité comme modèle Bertrand Delanoë. Et non pas Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York. 

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

 

AU PROGRAMME C’est un strike judiciaire assez inédit en France dans cette campagne municipale: alors qu'ils commençaient à dérouler leurs programmes, dans l’attente de la séquence casting du dépôt des listes le 26 février, tous les candidats ont dû affronter des révélations autour d’enquêtes ouvertes par le parquet, avec plus ou moins de consistance. 

On connaissait déjà celle concernant la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, sous le coup d’une enquête préliminaire pour détournement de fonds et trafic d’influence, faisant suite au signalement d’un ancien fonctionnaire du Département qu’elle dirige, Erwan Davoux – lui-même candidat aux municipales et lui-même sous le coup d’une enquête préliminaire pour chantage suite à ses révélations. On avait noté celle ouverte pour détournement de biens publics contre le candidat RN Franck Allisio, autour de l’utilisation présumée de moyens du conseil régional où il siège pour servir sa casquette de député de Vitrolles.

Et voilà que la semaine dernière, le mistigri judiciaire a atterri dans le jardin du maire sortant, Benoît Payan. Le média Blast révèle qu’une enquête préliminaire a été ouverte sur de présumés délits de favoritisme, concernant la Société publique des écoles marseillaises (SPEM) chargée de la mise en œuvre du plan Marseille en grand, structure que le maire préside. L’histoire est un cadeau de départ signé Georges-François Leclerc, ancien préfet sudiste… siégeant pourtant lui-même au conseil d’administration de ladite SPEM, contre-attaque Benoît Payan: «Il va falloir qu’il nous explique pourquoi il a dissimulé tout cela durant des mois.». Sur le terrain, les Marseillais semblaient pour l’heure faire peu de cas de l’histoire, au vu de l’accueil chaleureux qu’ils lui ont réservé. 

Sébastien Delogu, le candidat LFI, a lui rendez-vous au tribunal en juin, jugé pour «recel de vol» – il avait publié sur ses réseaux des documents dérobés en marge d’un conflit social au sein d’une société de nettoyage, alors qu'il soutenait les salariés. Et voilà que la semaine dernière, le Canard enchaîné lui prédisait un nouveau front judiciaire: son nom apparaissait dans une enquête ouverte à Aix après le démantèlement d’un point de deal. L'un des hommes arrêtés aurait eu des échanges avec le député sur la «livraison de colis»… lesquels, après vérifications rapides, s’avèrent être des colis de meubles commandés par l’élu, définitivement mis hors de cause. 

Il y a au moins un élu pour qui la justice est une réalité du quotidien: le sénateur Stéphane Ravier, certes pas candidat mais désormais soutien de Franck Allisio aux municipales, a passé sa journée de mardi au tribunal, aux côtés de sa nièce Sandrine d’Angio – tête de liste pour le RN dans les 13e et 14e arrondissements –, tous deux jugés pour des faits de favoritisme. Durant l’audience, l’élu ex-RN ex-Reconquête apprenait également sa condamnation en appel pour prise illégale d’intérêts à six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. Son avocat a annoncé son intention de se pourvoir en cassation. «Il demeure présumé innocent jusqu’au prononcé définitif et continuera à défendre son point de vue», plaidait pour lui dans la Provence ce jeudi Franck Allisio. Les électeurs, eux aussi, jugeront.

 

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«Il y a un syndrome de Stockholm. Kessaci, c’est quand même pendant son mandat [celui de Payan] que ses deux frères ont été assassinés.»

Le macroniste Renaud Muselier à propos du militant antinarcos Amine Kessaci, candidat sur la liste du Printemps marseillais

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L'événement A Toulon, «Libé» monte au front

Le 24 février, la cellule Frontal de Libération et l'émission Backseat s'installent à Toulon pour une soirée exceptionnelle contre l’extrême droite. Jean Massiet, ses chroniqueurs et les journalistes de Libération Lilian Alemagna, Charlotte Belaïch et Maxime Macé montent au front sur Twitch et en public. Une soirée gratuite et accessible, de 19 à 22 heures, au Télégraphe dans la limite des places disponibles. Pour s'inscrire, c'est ici

 

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Le fil vert

La newsletter environnement de Libération

A quoi joue la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard ? Mercredi, lors du débat à l’Assemblée nationale sur la pétition contre la loi du sénateur Laurent Duplomb, qui avait recueilli plus de 2,1 millions de signatures cet été, elle a défendu cette loi qui prévoyait notamment la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes dits «tueurs d’abeilles» et interdits en France car ultra toxiques, y compris pour les oiseaux ou les humains. Sans grande surprise, puisque cette ministre, comme la plupart de ses prédécesseurs, a une vision de l'agriculture calquée sur celle de l’agrobusiness et du syndicat FNSEA. Mais mercredi, Annie Genevard a franchi un cap dans sa croisade pro-pesticides et agro-industrie. Elle a déclaré que certains députés ont «encouragé [la pétition contre la loi Duplomb] aux côtés de tous les robots qui ont tourné allègrement».
Suite à quoi l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, députée du groupe écologiste et social, a illico pris la parole, estimant que Mme Genevard avait «tenu un propos extrêmement grave vis-à-vis de l’Assemblée nationale», dont le règlement encadre strictement l’authentification des signatures de pétitions, les signataires s’identifiant via FranceConnect. Ce qui est on ne peut plus carré et exclut tout «robot». «Jusqu’ici, aucun parlementaire n’a osé mettre en doute la véracité des plus de 2 millions de signatures de la pétition pour l’abrogation de la loi Duplomb, a souligné Delphine Batho. Que ce soit un membre du gouvernement qui le fasse, c’est un niveau de fake news qui est grave.» On ne saurait mieux dire. En attendant, puisque le sénateur Duplomb a déposé la semaine dernière une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire l'acétamipride, après la censure de cette disposition par le Conseil constitutionnel, une nouvelle pétition contre ce deuxième texte a été lancée. Ce jeudi, elle comptait déjà plus de 180 000 signataires

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Le 12 février 2026

Triomphe Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry, champions olympiques en danseurs or-paire

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Le couple français a livré une prestation débordante d’émotion, ce mercredi 11 février au soir à Milan, pour aller décrocher la médaille d’or en danse sur glace. La deuxième d’affilée pour Guillaume Cizeron, un exploit majeur. Lire plus

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