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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a remanié son gouvernement
Le Pakistan déclare la guerre à l’Afghanistan, importante fuite de données médicales, gros bénéfices pour la SNCF en 2025, interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers.
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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a remanié son gouvernement
À moins de trois semaines du premier tour des élections municipales, le Premier ministre a modifié son équipe gouvernementale. Sébastien Lecornu avait promis début février qu'il ne s'agirait que d'un “ajustement” pour permettre aux ministres candidats aux municipales de s'engager dans leur campagne. Ce mini-remaniement intervient finalement après le 22 février, date du début de la période de réserve, car la tâche s'est avérée plus compliquée que prévu, notamment concernant le départ de Rachida Dati du ministère de la Culture.
Dimanche, le ministre de la Fonction publique, David Amiel, avait déjà été choisi pour remplacer Amélie de Montchalin aux Comptes publics. Les autres modifications de l’équipe gouvernementale devaient intervenir en même temps que la nomination de David Amiel, mais Matignon a finalement temporisé de quelques jours et attendu la fin de l’examen de deux motions de censure déposées par les oppositions avant d’officialiser le remaniement.
Le gouvernement Lecornu perd l’un de ses visages les plus connus. Dès le 18 janvier, Rachida Dati avait annoncé qu’elle quitterait le ministère de la Culture afin de se consacrer à sa campagne à Paris, où elle est soutenue par Les Républicains et le MoDem. C’est Catherine Pégard qui récupère son important portefeuille ministériel. Peu connue du grand public, cette ancienne journaliste a été conseillère de Nicolas Sarkozy dès 2007, avant d’être nommée présidente du château de Versailles en 2011, un poste qu’elle a occupé jusqu’en 2024. En 2025, elle était revenue à l’Elysée, cette fois comme conseillère chargée de la culture auprès d’Emmanuel Macron.
La ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, avait elle aussi annoncé son départ. Son portefeuille est désormais confié à Camille Galliard-Minier, députée EPR de l’Isère, et membre de la commission des affaires sociales de l’Assemblée. Suppléante d’Olivier Véran, elle est devenue députée en mars 2020 après la nomination de ce dernier au ministère de la Santé, et l’est restée jusqu’en 2022. En janvier 2025, elle a remporté la législative partielle face au militant des droits de l’enfant Lyes Louffok.
L'ancienne ministre macroniste Sabrina Agresti-Roubache fait son retour en tant que ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage. En 2023 et 2024, elle avait occupé les postes de secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Ville, ou encore de secrétaire d'Etat auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, chargée de la Citoyenneté, avant d'être défaite aux législatives post-dissolution de l'Assemblée nationale.
L'actuelle porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, est désormais aussi chargée de l’Energie auprès du ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure.
Le député des Hauts-de-Seine Jean-Didier Berger (Droite républicaine) a également été nommé au gouvernement. L'élu est nommé ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Maire de Clamart pendant dix ans, Jean-Didier Berger avait rejoint l'Assemblée à l'été 2024 après la dissolution.
Deux autres ministres également candidats aux municipales sont en revanche maintenus. Marina Ferrari, ministre des Sports et tête de liste à Aix-les-Bains, avait assuré pouvoir mener campagne tout en gardant ses fonctions ministérielles.
Michel Fournier, maire sortant du village des Voivres, dans les Vosges, et aspirant à un septième mandat, est maintenu à son poste de ministre délégué chargé de la Ruralité, où il avait été nommé en octobre 2025.
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Le Pakistan déclare la guerre à l’Afghanistan
Le gouvernement pakistanais a déclaré la “guerre ouverte” aux autorités talibanes après une offensive afghane lancée la veille à sa frontière, qui a conduit Islamabad à bombarder notamment Kaboul, la capitale afghane, en représailles. Le Pakistan a frappé dans la nuit plusieurs sites afghans dont les principales villes Kaboul et Kandahar, une “réponse appropriée”, selon le ministre pakistanais de l'Intérieur Mohsin Naqvi, à l'attaque afghane de la veille.
Téhéran est “prêt à fournir toute l'aide nécessaire pour faciliter le dialogue et renforcer la compréhension et la coopération entre les deux pays”, a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
L'Afghanistan a annoncé des “attaques massives” à la frontière, en riposte à des bombardements pakistanais le week-end dernier. Islamabad avait alors expliqué avoir visé des camps terroristes et fait plus de 80 morts.
Fuite de données médicales inquiétante en France
France 2 a consulté une base de données en libre accès, exposant entre 11 et 15 millions de personnes. Avec, parfois, des données médicales très précises sur les patients en question. Dans certains cas, la base fait état du dossier médical du patient, de manière détaillée. On y retrouve des informations sensibles remplies par des professionnels de santé : “porteuse sida !!! !!!!”, “serait homosexuelle d'après sa mère”, “mère musulmane voilée”, ou encore “catholique non pratiquante car ses 2 frères sont suicidés”.
France 2 a appelé certaines personnes dont les informations ont fuité, et toutes confirment ces données. Contacté “L’Œil du 20 heures”, le hackeur qui dit être à l’origine de ce vol assure n’avoir publié qu’une partie de la base. Il affirme que la société concernée est Cegedim. Spécialisée dans les logiciels médicaux, elle fournit notamment, selon une estimation de la Cnil, 25 000 cabinets médicaux et 500 centres de santé. Le hackeur déclare avoir signalé les faits à l’entreprise, qui ne lui a jamais répondu. Contactée à plusieurs reprises, la société n’a pas non plus réagi aux sollicitations de France 2.
Des personnalités politiques de premier plan sont également présentes dans cette base, à l’image de potentiels candidats à l’élection présidentielle, de hauts fonctionnaires et de responsables de la sécurité nationale.
La SNCF a engrangé de gros bénéfices en 2025
La SNCF a engrangé 1,8 milliard d’euros de bénéfice net l’an passé, cinquième année de résultats positifs d’affilée pour l’entreprise ferroviaire, qui peut ainsi financer des travaux de modernisation de son réseau vieillissant. Le chiffre d’affaires du groupe SNCF, dont l’ancien Premier ministre Jean Castex a pris la direction en novembre, s’est stabilisé à 43 milliards d’euros.
Jean Castex a néanmoins lancé deux avertissements, lors de la conférence de presse de présentation des résultats. Il a demandé “les mêmes règles” pour tout le monde, suggérant que les concurrents, nouveaux entrants sur les lignes TGV, subissent les mêmes contraintes d’aménagement du territoire que la SNCF, et ne se cantonnent pas à desservir les liaisons les plus rentables. Ensuite, il a signalé le poids financier grandissant que font peser les aléas climatiques sur l’entretien des infrastructures.
La fréquentation d’Eurostar a augmenté de 1,8%, et la filiale espagnole Ouigo España a accueilli 44,3% de voyageurs de plus qu’en 2024, parvenant à devenir rentable après cinq ans d’exploitation. Les lignes Intercités, qui ne sont pas à grande vitesse, ont quant à eux vu leur fréquentation baisser de 1%, en raison de travaux majeurs sur le réseau ferré, notamment sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-
Le Sénat adopte l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers
La chambre haute a adopté son propre texte interdisant la vente aux particuliers de protoxyde d’azote, dont l'usage détourné est devenu un fléau. Surnommé “gaz hilarant”, ce produit vendu sous forme de cartouches ou de bonbonnes, inhalé pour ses effets euphorisants via des ballons de baudruche, a notamment été pointé du doigt dans la hausse de la mortalité routière l'année dernière.
Le ministre l'Intérieur, Laurent Nuñez, a fait savoir que des mesures sur le protoxyde d'azote seraient intégrées dans un projet de loi sur la sécurité du quotidien, attendu au Parlement d'ici l'été. Sans l'attendre, les initiatives parlementaires se sont multipliées. Le Sénat avait déjà voté en mars 2025 la pénalisation de l'usage détourné du protoxyde d'azote, ainsi qu'un texte s'attaquant à la question des déchets générés par cette consommation. Deux mois auparavant, l'Assemblée avait adopté un texte interdisant la vente aux particuliers de protoxyde d'azote.
Pour le moment, l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote se limite aux mineurs, depuis une loi de 2021. Un décret devrait préciser à quels professionnels la vente resterait autorisée, ce produit étant notamment utile en pâtisserie ou pour des usages médicaux. Les sénateurs ont également doublé le montant de l’amende prévue en cas de violation de l’interdiction (portée à 7 500 euros).
Un autre article se concentre sur la prévention. Il prévoit une sensibilisation dans les collèges, lycées et écoles aux risques du protoxyde d’azote, qui peut notamment provoquer des troubles neurologiques.
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