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La ministre de la Culture, Rachida Dati, démissionne de son poste
Bill et Hillary Clinton auditionnés par le Congrès américain, adoption des propositions sur l’aide à mourir, bras de fer entre l'administration Trump et Anthropic, démission de Laurence des Cars.
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La ministre de la Culture, Rachida Dati, démissionne de son poste
La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a annoncé sa démission. “Je quitte ces responsabilités avec un profond respect et une grande reconnaissance pour celles et ceux qui font vivre, au quotidien, la politique culturelle de notre pays”, a-t-elle déclaré, à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars. “Les prochaines semaines seront déterminantes pour Paris. Paris est pour moi l’engagement d’une vie”, ajoute la maire du 7e arrondissement de la capitale.
Étant l’une des rares avoir survécu à tous les remaniements depuis janvier 2024, malgré des poursuites pour corruption dont elle répondra au tribunal à l’automne, Rachida Dati a déclaré : “Avoir exercé ces fonctions restera pour moi une immense fierté”.
Malgré les restrictions budgétaires, elle assure avoir réussi à limiter la casse dans la culture, même si les crédits de son ministère accusent cette année une baisse de 173,4 millions sur 3,7 milliards d'euros de budget (hors audiovisuel). L'un de ses chevaux de bataille a été la réforme de l'audiovisuel public, mais ce projet de holding n'a à ce stade pas abouti.
Emmanuel Macron a remercié Rachida Dati pour “l'action utile qu'elle a déployée au service des Français ces deux dernières années et lui a adressé tous ses encouragements dans le combat qu'elle mène”.
Bill et Hillary Clinton auditionnés par le Congrès américain sur l’affaire Epstein
Fin janvier, le ministère de la Justice américain a publié une nouvelle série de pièces du dossier Jeffrey Epstein, comprenant plus de trois millions de documents, photos et vidéos liés au criminel sexuel. Les époux Clinton sont interrogés séparément et à huis clos dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire américaine sur l’affaire.
Les Clinton ont demandé, sans succès, que ces auditions soient publiques, afin d’éviter une instrumentalisation par les républicains, qui dirigent la commission d’enquête. Leurs auditions seront filmées et feront l’objet d’une transcription écrite.
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Les documents ont en effet dévoilé une proximité entre Bill Clinton et Jeffrey Epstein à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Jeffrey Epstein a notamment financé une partie de la campagne victorieuse du candidat démocrate en 1992. L'homme d'affaires a également versé une donation pour la campagne d’Hillary Clinton en 1999, lorsqu'elle était candidate au poste de sénatrice.
Dans les documents déclassifiés par la justice américaine, on retrouve des photographies de Bill Clinton et Jeffrey Epstein discutant lors d’évènements mondains, ou apparaissant dans un cadre plus privé. Après son départ de la Maison Blanche en janvier 2001, Bill Clinton a voyagé plus de 20 fois dans l’avion privé de Jeffrey Epstein. Les carnets de vol ne révèlent aucun voyage de l'ex-président vers Little St James, l’île privée de Jeffrey Epstein dans les Caraïbes, où plusieurs victimes affirment avoir été agressées sexuellement.
L’une des principales victimes, Virginia Giuffre, a affirmé avoir déjà vu Bill Clinton sur place, mais a déclaré qu’elle n’avait jamais assisté à un acte répréhensible de sa part. La femme de 42 ans est morte en 2025 en Australie, où elle résidait. Ghislaine Maxwell a pour sa part déclaré que ni Donald Trump, ni Bill Clinton n’avaient commis d’actes criminels lorsqu’ils fréquentaient Jeffrey Epstein.
Bill Clinton affirme depuis 2019 ne rien avoir su des actes criminels de Jeffrey Epstein et avoir coupé ses relations avec le multimillionnaire au début des années 2000. L’ex-président n’est d’ailleurs pas inquiété par la justice en ce qui concerne cette relation. Hillary Clinton a, quant à elle, déclaré n’avoir eu aucune interaction significative avec Jeffrey Epstein, n’avoir jamais pris son avion et jamais visité son île.
Hillary Clinton a également accusé le président républicain Donald Trump d’avoir orchestré une opération de “dissimulation” au sujet des dossiers Epstein. “Nous avons demandé plusieurs fois la publication complète de ces dossiers”, a-t-elle rappelé.
Pour Hillary Clinton, l’enquête des républicains à son sujet vise à détourner l’attention de Donald Trump, dont le nom apparaît à plus de 3 000 reprises dans les dossiers.
Les députés adoptent les propositions de loi sur l’aide à mourir
L'Assemblée nationale s'est prononcée en deuxième lecture sur la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Dans l'hémicycle, 299 députés ont approuvé cette réforme sociétale majeure, 226 s'y sont opposés. Un peu plus tôt, les députés ont aussi approuvé un texte sur le développement des soins palliatifs.
Les députés ont décidé de refaire de l’auto-administration de la substance létale la règle, et l’administration par un soignant l’exception. L’Assemblée est revenue sur une disposition adoptée durant l’examen du texte, qui prévoyait le libre choix du mode d’administration pour le patient.
La proposition de loi prévoit donc à nouveau, comme à son arrivée dans l’hémicycle, que le malade s’administre lui-même le produit, sauf s’il n’est “physiquement pas en mesure de le faire”, auquel cas un médecin ou un infirmier s’en chargera.
Les députés se sont également à nouveau prononcés sur la caractérisation de la “souffrance” ouvrant la possibilité de demander une aide à mourir. Le texte prévoyait que le patient doive présenter une souffrance “physique ou psychologique”, mais à l’initiative du gouvernement, les députés ont supprimé cette notion, précisant qu’une “souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir”.
Les députés ont aussi validé la création d’un délit d’entrave à l’aide à mourir, et ajouté un délit d’incitation à y recourir. La proposition de loi prévoit ainsi une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour “le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur l’aide à mourir” ainsi qu’une peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende pour “le fait d’exercer des pressions sur une personne afin qu’elle ait recours à l’aide à mourir”.
Le parcours législatif du texte est encore loin d'être fini. Il doit être à nouveau étudié en avril au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture. Les défenseurs de la loi souhaitent qu'elle soit promulguée à l'été. Un calendrier très serré aux yeux de certains députés.
L’administration Trump demande à la start-up Anthropic de lever ses restrictions éthiques
Selon des sources gouvernementales à plusieurs médias américains et internationaux, le département de la Défense de Pete Hegseth menace un des fleurons américains de l’IA générative, l’entreprise Anthropic. Objectif : que la start-up californienne, à l’origine du chatbot Claude et connue pour son investissement dans la sécurité de l’IA, lève tous ses garde-fous et autorise le Pentagone à utiliser Claude librement.
Le département de la Défense souhaite que “les quatre entreprises” d’IA avec lesquelles il a déjà signé des contrats généraux (OpenAI, Anthropic, Google et xAI) “acceptent le même principe, qui est : nous voulons pouvoir utiliser n’importe quel modèle pour tous les usages légaux”, a déclaré le sous-secrétaire à la Défense chargé de la recherche et de l’ingénierie, Emil Michael.
D’après plusieurs médias, dont Reuters, CNN et l’AFP, Anthropic souhaite maintenir des garde-fous empêchant son IA d’être utilisée pour de la surveillance de masse aux Etats-Unis, ou pour aider des armes à sélectionner leurs cibles de manière autonome.
Une réunion a eu lieu entre Pete Hegseth et le dirigeant d’Anthropic, Dario Amodei. Selon une source gouvernementale américaine auprès de plusieurs médias, Pete Hegseth a fixé à l’issue de cette réunion un ultimatum à Anthropic pour qu’elle accepte les demandes du Pentagone. En cas de refus, le secrétaire à la Défense menace de recourir au Defense Production Act, une loi de 1950 qui permet de forcer une entreprise privée à produire des biens pour la défense nationale.
D’après les mêmes sources, Pete Hegseth menace de faire inscrire Anthropic sur la liste des sociétés qui présentent “un risque lié à la chaîne d’approvisionnement”. Cette liste n’est habituellement utilisée que pour des sociétés étrangères, dont les produits peuvent servir à des activités pouvant menacer la sécurité nationale des Etats-Unis.
La présidente du Louvre a remis sa démission à Emmanuel Macron
Fragilisée par le cambriolage du musée, contestée en interne par un mouvement de grève, la présidente du Louvre, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a acceptée. Selon un communiqué de l'Elysée, le président de la République a qualifié cette décision “d’acte de responsabilité, dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d'apaisement et d'une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers”.
Emmanuel Macron a remercié Laurence des Cars, qu’il avait nommée à ce poste en 2021, “pour son action et son engagement ces dernières années”. Vantant “son expertise scientifique incontestable”. Le président de la République annonce qu’il confie à la présidente démissionnaire du Louvre “une mission dans le cadre de la présidence française du G7 sur la coopération entre les grands musées des pays concernés”.
Le président de la République a officiellement nommé Christophe Leribault à la tête du musée du Louvre. Docteur en histoire de l’art, diplômé de l’École du Louvre, ce spécialiste du XVIIIe siècle avait été appelé à la rescousse pour la succession de Catherine Pégard au château de Versailles.
Free speech is not bullshit avec Maître Guyon, invité du Monde Moderne
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