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Le Monde Moderne - La Quotidienne - Procès en appel de Marine Le Pen : verdict le 7 juillet.....Jeudi 12 février 2026

 

Procès en appel de Marine Le Pen : verdict le 7 juillet

Le gouvernement encourage les victimes de l'affaire Epstein à porter plainte, non-lieu définitif dans la mort d'Adama Traoré, réaction russe à la militarisation du Groenland.

 
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Procès en appel de Marine Le Pen : verdict le 7 juillet

La décision de la cour d'appel dans le cadre du procès en appel du Rassemblement national et de Marine Le Pen sera rendue le 7 juillet à 13h30. Lors de leurs plaidoiries, les deux avocats de Marine Le Pen ont tenté d'obtenir une relaxe ou, à défaut, une sanction réduite par rapport à celle prononcée en première instance. Le parquet général avait requis début février cinq ans d'inéligibilité, mais sans exécution immédiate.

Sandra Chirac Kollarik, l'une des deux avocates de la cheffe de file des députés RN, a plaidé pendant près de deux heures. “Ce qu'elle a dit et ce qu'elle a fait, elle ne renie pas. Mais si ce qu'elle a fait à l'époque est un délit, elle n'en avait pas conscience”, a-t-elle assuré. Marine Le Pen “ne s'est jamais dérobée, jamais, jamais”, a-t-elle insisté.

Avant la suspension de séance, c'est David Dassa-Le Deist, l'avocat du RN – jugé en tant que personne morale dans cette affaire – qui plaidait devant la cour d'appel de Paris. “Madame Le Pen a toujours répondu aux demandes qui étaient faites, tout a été fait de manière transparente”, a-t-il notamment défendu.

Lors de ses réquisitions, le 3 février, le parquet général a réclamé quatre ans de prison dont un ferme contre Marine Le Pen, après avoir demandé à la cour d'appel de Paris de condamner à nouveau tous les prévenus. Il a également requis à l'encontre de l'ancienne présidente du FN, qui espère encore se présenter à la prochaine élection présidentielle, 100 000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité de cinq ans. Mais sans exécution immédiate, contrairement à la peine prononcée lors de sa première condamnation.

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Affaire Epstein : le gouvernement encourage les victimes à porter plainte

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a encouragé “les femmes qui auraient été victimes” dans des affaires liées à Jeffrey Epstein à “parler et à se tourner vers la justice”, après la mise en cause d’un diplomate français mentionné dans le dossier. “Bien sûr, toute la lumière doit être faite sur cette affaire effroyable et tentaculaire”, a-t-elle affirmé à l’issue du Conseil des ministres.

La publication, fin janvier, de millions de nouveaux documents liés à l’homme d’affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein a suscité une onde de choc à travers le monde, avec de très nombreuses personnalités apparaissant dans ces documents. Le nom d’un diplomate français, Fabrice Aidan, y est cité à plus de 200 reprises.

Entre 2010 et 2017, ce secrétaire des Affaires étrangères pour l'Orient, qui travaille pour le quai d'Orsay depuis 25 ans, a échangé des dizaines de mails directs et parfois familiers avec Jeffrey Epstein, et participé à de nombreuses boucles de mails incluant l'homme d'affaires américain et des membres de son équipe rapprochée. Aucune des correspondances rendues publiques ne semble relier directement le haut fonctionnaire aux crimes sexuels commis par le multimillionnaire.

Le diplomate a été visé en 2013 par une enquête du FBI et de l'ONU pour des soupçons de consultations de sites pédopornographiques, avant de quitter les Etats-Unis. Fabrice Aidan est actuellement “secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles”, a fait savoir sur X le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Il exerçait au sein de l'énergéticien Engie, dont il a été suspendu en raison des révélations dans les médias.

Mort d’Adama Traoré : la Cour de cassation prononce un non-lieu définitif

La Cour de cassation a confirmé le non-lieu dans l’affaire de la mort d’Adama Traoré. Le non-lieu dont ont bénéficié les gendarmes du Val-d’Oise en août 2023, confirmé en mai 2024 en appel, devient définitif après dix ans de combat devant la justice française des proches de la victime, qui demandaient la reprise de l’enquête. L’avocat de la famille d’Adama Traoré, Yassine Bouzrou, a annoncé après cette décision qu’il allait saisir la Cour européenne des droits de l’Homme “pour faire condamner la France”.

Après dix ans de combat, les proches de ce jeune homme noir de 24 ans décédé en juillet 2016 dans une gendarmerie du Val-d’Oise voient leurs espoirs de relancer l’enquête se dissiper. La plus haute juridiction judiciaire a écarté l’ensemble des arguments qu’ils soulevaient, refusant donc d’annuler le non-lieu prononcé en faveur des gendarmes en août 2023 puis confirmé en mai 2024 en appel. Les juges ont suivi le parquet général de la Cour de cassation, qui avait requis le rejet du pourvoi.

“L’affaire Adama Traoré a porté au plus haut la question des violences policières et du raciste systémique aussi de la justice. Nous sommes scandalisés, choqués”, a réagi devant la salle d’audience sa sœur, Assa Traoré, qui a créé le Comité vérité et justice pour Adama.

La réaction de la Russie face à la possible militarisation du Groenland

Alors que plusieurs pays européens ont déployé récemment de petits contingents de troupes au Groenland, et face aux velléités d’annexion de Donald Trump ces derniers mois, le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, met la pression sur l’Otan. Le ministre des Affaires étrangères russe a prévenu que son pays prendra des “contre-mesures”, y compris de “nature militaire”, si les pays occidentaux renforcent leur propre présence militaire sur le territoire autonome sous autorité du Danemark.

“Les Etats-Unis, le Danemark et le Groenland doivent régler la question entre eux”, a-t-il encore déclaré, accusant également les autorités danoises de traiter les quelque 57 000 habitants du Groenland comme des “citoyens de seconde classe”.

Depuis son retour à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de prendre le contrôle du Groenland, la justifiant par des questions de sécurité face à, selon lui, la menace de la Russie et de la Chine dans la région.

Le Danemark et le Groenland ont jusqu’à présent refusé tout transfert de souveraineté, affirmant que ce territoire arctique n’était pas non plus à vendre.


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