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mardi 10 février 2026

Arrêtons la marche à la guerre, le monde est une poudrière et les fous sont aux commandes !Mardi 10 février 2026

 







Dernière minute : le sénateur américain , Bernie Sanders affirme que Trump est en train de propulser près de 7 milliards de dollars d'armes pour Israël et envoie un communiqué.
"Trump propulse près de 7 milliards de dollars d'armes pour Israël. "
« Les États-Unis ne devraient plus dépenser l'argent des contribuables pour armer le gouvernement génocidaire de Netanyahu. "
« Nous avons besoin de soins médicaux pour tous les Américains, pas d'armes pour un criminel de guerre. "
Peps Grenados
 
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J’ai écouté Todd il y a quelques jours dans sa dernière ITW chez Élucid, émission qui propose aussi d’accéder au travail collaboratif mené avec Olivier Berruyer et son équipe, offrant un échange excellemment bien sourcé, non plus qu’une seule analyse académique d’un de nos plus grands intellectuels.
Todd y parle de souveraineté détruite, de domination impériale en fin de course, et de mensonge stratégique imposé aux peuples européens.
Nos deux protagonistes documentent ainsi largement la perte de base matérielle de puissance de l’Empire américain.
Où l’on constate que la puissance réelle des USA, sur la production industrielle, la capacité à fabriquer, à équiper, transporter, réparer, ou soutenir un effort long n’existe plus.
Sur ce terrain dit il, les États-Unis sont hors jeu. Ils ne construisent plus les bateaux, ne produisent plus les composants stratégiques et ne contrôlent plus les chaînes industrielles lourdes. La construction navale mondiale est aujourd’hui asiatique. Les semi-conducteurs sont aussi asiatiques. L’outil productif même est asiatique.
Todd démontre là que le cœur matériel du monde a quitté l’Occident.
La guerre en Ukraine non plus que d’être une “crise géopolitique”, sert de révélateur historique. Elle a montré que l’Occident n’est plus capable de soutenir une guerre industrielle prolongée, par manque d’usines, de chaînes de production et de main-d’œuvre qualifiée dans un impossible continuité matérielle. La Russie, qu’on nous a présentée comme une puissance “moyenne”, tient parce qu’elle a construit au fur et à mesure des blocus une souveraineté et qu’elle a disposé d’une base productive solide.
L’Occident, lui, découvre qu’il a remplacé la production par la finance et la logistique par le storytelling.
Nul doute que le dossier Epstein vienne cogner la gueule de l’un et de l’autre - en passant -
Fort de ce constat sur la réalité des capacités productives des USA, Todd démontre que les États-Unis ne dominent plus, mais qu’ils compensent la perte de puissance réelle par la monnaie, la dette et la pression militaire, par le renseignement et les opérations indirectes.
C’est ce qu’il appelle implicitement un impérialisme de fin de cycle dans laquelle une puissance qui n’est plus capable de produire devient une puissance prédatrice, pas organisatrice.
La souveraineté est en réalité centrale, quoi que ça fasse hurler les libéraux, car explique Todd, l’Empire américain est désormais dépendant de ses périphéries que sont Taïwan, la Corée ou le Japon, qui sont assimilés au bloc occidental - pour le
Moment - et il révèle par ce biais que ses capacités industrielles ne sont même plus sur son sol.
Les USA sont donc en quelque sorte prisonniers de leur propre empire tout en en étant plus un centre productif, mais
Simplement un centre de commandement qui flotte au-dessus d’un monde qu’il ne fabrique plus.
Dans ce contexte, il démonte aussi un mensonge fondamental du discours macroniste et atlantiste s’agissant de la prétendue dépendance économique vitale de l’Europe et de la France aux États-Unis.
C’est faux dit il.
C’est Structurellement faux.
La France importe environ 8 % depuis les États-Unis. Ce chiffre suffit à faire exploser tout le récit de l’alignement “nécessaire”.
Il n’y a pas de contrainte économique objective à à accepter les injonctions américaines ou à s’aligner avec leurs
Positions.
Il y a un choix politique de subordination, justifié par un récit de peur auprès des peuples : l’idée que nous n’aurions pas le choix que de rester les vassaux qui servent de serpillère et d’amortisseurs de chocs des US, avec des conséquences catastrophiques économiquement et socialement pour nos populations.
Todd dit donc clairement que l’alignement européen n’est pas une obligation, mais qu’il s’agit d’une abdication. L’Europe continue d’obéir à un centre qui n’est plus le centre en plus de rester enfermée dans l’idéologie du libre-échange et de la mondialisation alors que ce libre-échange est déjà mort partout ailleurs. Elle signe des traités commerciaux comme si le monde était encore celui des années 1990, pendant que les autres puissances sécurisent leurs chaînes de production, leur énergie et leur industrie.
Sur le plan intérieur américain, Todd est tout aussi politique. Il montre que la société américaine est incapable de se reconstruire parce que sa fracture centrale n’est pas économique mais éducative. L’école est devenue une machine à séparer autant qu’à humilier. Elle produit une élite hors-sol et une masse disqualifiée.
Une société de ce type qui détruit sa cohésion éducative détruit de fait sa capacité industrielle de manière mécanique.
La France suit exactement le même chemin.
La dette américaine, les déficits et les démonstrations militaires ne sont pas pour Todd des outils de puissance mais des symptômes de décrochage. Quand on ne produit plus, on emprunte. Quand on ne sait plus reconstruire on passe son temps à menacer. Quand on ne peut plus organiser le monde, on le déstabilise sans arrêt.
Sa conclusion est assez brutale mais réaliste pour nombre d’entre nous qui voyons que le monde devient multipolaire malgré l’Occident, au lieu que ce soit grâce à lui. L’Empire américain ne s’effondre pas dans un grand fracas mais il se vide de sa substance et L’Europe, et la France en particulier, continuent de se comporter comme des provinces d’un centre qui n’existe plus, alors même qu’elles ne sont pas matériellement dépendantes de lui.
Mais Todd demande alors mais “pourquoi acceptons-nous de ne plus l’être alors que rien ne nous y oblige matériellement ?”
Bah oui tiens !
Pourquoi s’accrocher à des mythologies impériales de fin de règne plutôt qu’à des éléments matériels tangibles et factuels ?
Peut être que les révélations des EpsteinFiles nous permettront bientôt d’en savoir plus 😉
2 heures d’échanges chez Elucid interview du 31/01/2026, disponible sur les espaces habituels, que je recommande donc vivement pour les anti-nihilistes !
Le lien est en commentaire pr contourner délicatement les nouveaux silos de là où j’écris. 😊
Belle après midi




                     

🚨⚡️ #Urgent | 🇨🇳🇺🇸 La Chine ordonne aux banques de se débarrasser de leurs bons du Trésor américain et de suspendre leurs nouveaux achats.
🔸Les États-Unis pourraient désormais être confrontés à des coûts d'emprunt plus élevés et voir leur dette nationale augmenter davantage.
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M Geyer - Linkedin
Analyste indépendante | Journaliste | Notes stratégiques
À partir de ce dimanche 8 février, les Français souhaitant entrer aux États-Unis sans visa, devront obligatoirement déclarer leurs activités téléphoniques et numériques, sur des années…
Préalablement bien plus soft et surtout facultatif, pour obtenir l’autorisation de voyage préalable aux USA, les ressortissants de 38 pays, dont la France, devront désormais et impérativement divulguer :
- Leurs profils et activités sur tous les comptes de tous les réseaux sociaux utilisés.
- Les adresses e-mail utilisées au cours des 10 dernières années.
- Les numéros de téléphone sur les 5 dernières années.
Et même après tout ça, des éléments jugés suspects pourraient entraîner des vérifications supplémentaires à l’arrivée : l’officier d’immigration (ou une IA), pourrait demander des éléments complémentaires au visiteur lors de son passage aux douanes et ce, afin de valider ou non son entrée sur le territoire américain.
Les agences de voyages, compagnies aériennes et intermédiaires, comme les services de préparation d’ESTA ou de visas, recommandent ainsi à leurs clients de préparer leurs dossiers numériques longtemps à l’avance.
Cette mesure, émanant d’un décret exécutif signé en janvier 2025, vise un renforcement drastique des contrôles préalables à l’arrivée des étrangers aux États-Unis, afin de prévenir les « risques potentiels à la sécurité nationale ».
Les professionnels du tourisme, parlent d’une démarche « clairement pas faite pour encourager les demandes d’ESTA », qui pourrait « intimider ».
En même temps, n’est-ce pas le but recherché ? N’est-ce pas une façon presque « discrète », de replier encore un peu plus les États-Unis sur eux-mêmes…?

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