| | UNE RÉFORME SANS BORNE • Régulièrement accusés de ne pas travailler le fond, contrairement aux insoumis qui ont un programme complet et souvent mis à jour, les socialistes planchent sur leur projet 2027 baptisé Vivre libres. Une ébauche déjà bien avancée, avant que les oppositions internes ne le passent au mixer, sur laquelle l'Opinion a mis la main, parlant d'un «progamme mélenchonisé». Vraiment ? Car selon le quotidien, les socialistes, qui ont obtenu la suspension de la réforme des retraites à la sauce Borne, écrivent, «page 13» de cette mouture bêta de leur proooojet, qu'ils entendent larguer par-dessus bord le totem de l'âge légal de départ à la retraite. Le but ? «Laisser tous les salariés libres de choisir le moment de leur départ en fonction de la seule durée de cotisation requise pour une pension à taux plein.» Pas vraiment une lubie LFI. Plutôt une idée qui rappelle celle de… Gabriel Attal. Le patron de Renaissance défend en effet, comme il le détaillait dans les Echos, un système sans âge légal «en se basant uniquement sur une durée de cotisation en continuant à travailler plus longtemps». Mais là où les socialistes divergent du macroniste, c'est qu'ils ne veulent pas introduire une dose de capitalisation, estimant que «la viabilité du système par répartition n’est pas menacée». | | Presque Gabriel Attal. Photo Martin Lelièvre. AFP (2026) | LE CIOTTI IL A CHANGÉ • Dans la série des petites trahisons et micro-événements plus ou moins significatifs à Nice, Christian Estrosi prend une petite revanche sur Éric Ciotti, qui a reçu le soutien de plusieurs élus LR ces derniers temps. Estrosi vient ainsi de recruter l’ex-attaché parlementaire de Ciotti, qui était l'un de ses plus proches. S'il avait lâché le nouvel affidé de Marine Le Pen au moment de son ralliement au RN en 2024, Benjamin Millo n'avait jamais rencontré le maire de Nice en vrai. Et il a eu le coup de foudre, comme il le raconte à Nice-Matin. «J’ai eu un coup de cœur. On s’est retrouvé à plusieurs reprises pendant une heure et demie, à échanger. Ce qui m’a frappé, c’est qu’il ne m’a pas parlé de Ciotti. Il m’a parlé de sa vision pour la ville», a-t-il raconté, visiblement fan. Et s'il est un peu triste de lâcher son ancien mentor, il n'hésite pas à le dézinguer, maintenant qu'il est passé dans le camp adverse : «Quand je le vois soutenir Donald Trump, qui va contre les intérêts économiques de la France, bien sûr que j’ai beaucoup de peine. Il se fourvoie. Et clairement, je ne le reconnais plus.» Et d'enfoncer le clou : «Je n’ai jamais senti en lui la volonté d’être maire de Nice. Sa seule volonté, c’est de prendre la place d'Estrosi.» Une motivation comme une autre. | SACRIFICE • Mais pourquoi donc Fabien Roussel veut-il de nouveau être candidat à la présidentielle après son petit 2,3% en 2022 ? Et sans passer par la case «pri-merdes», comme il appelle la primaire de la gauche unitaire hors-LFI ? Pour une question d'ego, sûrement. Mais pas seulement. Selon une confidence faite à un artisan de la primaire rapportée par le Parisien, le maire de Saint-Amand-les-Eaux (et candidat à sa succession) le fait de manière presque désintéressée, pour le bien et l'avenir de son parti. «Si je ne suis pas candidat à la présidentielle, les législatives suivantes seront compliquées pour nous», a ainsi confié cet amateur de punchlines et de camping. Car le groupe coco à l'Assemblée ne tient qu'à un fil et à l'alliance avec le reste de la gauche. Mais aussi à la visibilité d'un parti en perte de vitesse. Et pour rester sous les projecteurs, rien de mieux qu'une petite campagne présidentielle. | | Fabien Roussel. Photo Bastien Ohier. Hans Lucas via AFP (2025) | AMERICANOT • Après Thierry Breton interdit de territoire US, c'est au tour d'un député français de se voir promptement conseillé de ne pas fouler le sol volé aux Indiens d'Amérique : l'élu macroniste Éric Bothorel. Le député apparenté Renaissance des Côtes d'Armor est spécialiste du numérique. L'an dernier, il avait saisi la justice au sujet de X. Une enquête judiciaire, notamment sur le rôle de l’algorithme dans la diffusion de contenus haineux, avait été ouverte dans la foulée. C'est dans ce cadre que les locaux parisiens du réseau d'Elon Musk ont été perquisitionnés, début février, et que le taré-milliardaire est convoqué devant la justice le 20 avril. Le Canard enchaîné raconte ce matin que Bothorel devait se rendre à Washington dans le cadre d'une délégation parlementaire mais que son nom a été rayé de la liste des invités de la Maison-Blanche. Pis, sa venue aux États-Unis lui est «fortement déconseillée». Le député a donc décidé d'annuler son déplacement, comme il le confirme au Télégramme. Tout va bien. | ET SINON ••• Hier, Gérald Darmanin s'est dit favorable, en tant que ministre de la Justice, à la «suppression de l'excuse de minorité». Une position baroque pour l'ancien macroniste et ex-président de la commission des Lois (désormais à Place publique), Sacha Houlié : «On a donc un Garde des Sceaux qui fait une proposition qui vient d’être censurée par le Conseil constitutionnel, il y a à peine 8 mois…» Cet article clé de la loi Attal faisait en effet partie des six articles retoqués, en juin dernier, par les Sages. C'est ce qui s'appelle forcer. | |
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