Translate

mardi 10 février 2026

Libération - Libé - À la une - Europe : comment se passer des Etats-Unis Mercredi 11 février 2026

 

Logo Libération
A la une

Votre journal en avant-première

événement

L'actu du jour

Justice

International

 JO D'HIVER

 Elections municipales

Economie

Santé

Image
Image

Idées

Cinéma

Le portrait

 
Suivez Libération
 
Facebook LibéTwitter LibéInsta LibéAppApp

Logo Libération
Libé Matin

Le 11 février 2026

LE RÉCAP

Tuerie dans une ville isolée du Canada : 9 morts et plus de 20 blessés. Des tirs dans un collège-lycée et à proximité ont fait neuf morts dans la nuit à Tumbler Ridge, une petite ville isolée au pied des Montagnes Rocheuses, dans l’ouest du Canada. Au total, 27 personnes ont été blessées, dont deux grièvement. La police a indiqué que l’auteur des tirs avait été retrouvé mort. Selon plusieurs médias canadiens, il s’agit d’une femme, mais les autorités n’ont pas confirmé cette information.

Affaire Epstein : le quai d’Orsay saisit la justice concernant un diplomate. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué mardi soir avoir saisi la justice française pour lui «signaler les faits présumés» mettant en cause un diplomate, Fabrice Aidan, cité dans les documents Epstein. Selon les documents consultés par l’AFP, le mis en cause a échangé des dizaines de mails pendant plusieurs années avec le pédocriminel américain. A ce stade, les échanges rendus publics ne semblent cependant pas relier le haut fonctionnaire aux crimes sexuels commis par le milliardaire.

Foot : c’est fini entre l’OM et Roberto de Zerbi. L’Olympique de Marseille et son entraîneur Roberto De Zerbi ont annoncé dans la nuit mettre fin à leur collaboration «d’un commun accord», dans le sillage de la lourde défaite de dimanche face au PSG (5-0) en Ligue 1. Arrivé à l’été 2024, arrivé deuxième en championnat la saison dernière, l’Italien de 46 ans était fragilisé par les mauvais résultats de ces dernières semaines. Dans un communiqué, le club a évoqué «une décision collective, difficile, prise au terme d’une réflexion approfondie dans l’intérêt du club pour répondre aux enjeux sportifs de cette fin de saison».

 
 

A la une

La justice

La politique

 Elections municipales

Image
Image

Le récit

Le décryptage

Les médias

L'interview

 LES JO D'HIVER

Image
Image

Le témoignage

La culture

 
Libé Matin

Cette newsletter a été préparée par Amandine Hervagault. 

 

Nos autres newsletters exclusives :

Image
Image
 
Suivez Libération
 
Facebook LibéTwitter LibéInsta LibéAppApp

 La newsletter Modes de Vie de Libération 

En vue et envies

Chaque mercredi, Libé Radar vous guide à travers les tendances (mode, design, gastronomie, nouvelles technologies, loisirs, sexualité, vie de famille...) qui traversent nos vies. 

Image
Image
Image
Image
 
Suivez Libération
 
Facebook LibéBlue Sky LibéInsta LibéAppApp




Bonjour, nous sommes le 11 février et c'est le bon jour pour revoir son agenda.

image

Tête basse et mains sales ? Photo Denis Allard. Libération ( 2024)

FAIT MAISON Les gamineries reprennent au groupe macroniste

AU COMPTOIR Le PS pense déjà à sa propre réforme des retraites ; Roussel candidat à la présidentielle mais pas pour être Président ; et Darmanin force encore sur «l'excuse de minorité»

L'HIPPOLDROME La presse italienne trop pressée sur Villepin

LE CHIFFRE 20 000 

BO BO BONUS L'histoire pour le nul

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI La pétition contre la loi Duplomb enfin en débat

L'ADDITION Jouons avec les références

ÇA SE FRITE • Vous l'aurez peut-être remarqué : souvent, quand les enfants s'ennuient, ils s'écharpent. Les députés étant parfois de sacrés gamins, ils ne dérogent pas à cette règle et, le Budget ENFIN passé, les voici qui se remettent sur la tronche dès que l'occasion se présente. Hier, en réunion de groupe macroniste, ça s'est ainsi sérieusement crêpé la moustache et le chignon, notamment entre le mileiste Guillaume Kasbarian et l'ancienne ministre Agnès Pannier-Runacher, au sujet d'une proposition de loi des écolos pour protéger l'eau potable, que le premier veut supprimer quand la seconde veut la défendre. Le texte a largement été amendé en commission, notamment par les macronistes, et doit être défendu demain à l'Assemblée, dans le cadre de la niche parlementaire des écolos. Une autre altercation a eu lieu hier, cette fois entre Violette Spillebout et Gabriel Attal. Le sujet ? Une PPL contre les violences en milieu scolaire, cosignée avec le député LFI Paul Vannier. Selon le Canard enchaîné, Attal a fortement vilipendé la députée du Nord, lui rappelant que, dans son groupe, on ne signe pas de propositions de loi «avec les extrêmes, à savoir le RN et LFI»«Il a effectivement rappelé cette règle tout en indiquant que, si on le souhaitait sur un thème, il fallait déposer un texte en nom propre, précise un cadre du groupe, tendance attaliste. Mais clairement, c'était dit sans agressivité.» Le même nous indique que cette intervention du boss avait été réclamée par certains députés qui n'avaient pas apprécié la démarche de Spillebout. «D'ailleurs, Attal a précisé que cela faisait suite aux travaux qu'elle avait conduit» avec Vannier sur, notamment, le scandale de Bétharram. Sy. C.

Une réunion du groupe macroniste.

AH BAH C'EST DU PROPRE • On vous racontait hier comment l'Église de scientologie s'était invitée sans le vouloir dans la campagne des municipales à Paris. La faute à Thierry Guerrier, tête de liste LR dans le XVIIIe arrondissement et accusé par ses adversaires socialistes de fricoter avec la paroisse préférée de Tom Cruise. En cause, la participation très active d'une association parrainée par la scientologie à une opération nettoyage de périph' à laquelle le candidat a participé dimanche. «Un non-sujet, nous a fait part hier Guerrier, juste après l'envoi de votre newsletter favorite. Une tentative de déstabilisation de la part de l’équipe de Lejoindre [maire PS sortant, ndlr] qui n’a rien fait pendant des années sur le sujet de la propreté.» L’ancien journaliste nous a raconté avoir répondu à l’invitation d’un commerçant des puces de Clignancourt qui organisait cette fameuse opé de nettoyage. Une thématique à laquelle le candidat dit être «sensible». Ce n’est donc que plus tard qu’il a découvert le CV de l’association présente sur les lieux et mise en avant dans sa vidéo. «Ça ne me concerne pas, a-t-il conclu. Je ne suis pas scientologue, je suis laïc, républicain et universaliste.» C'est noté. Sy. C. 

UNE RÉFORME SANS BORNE • Régulièrement accusés de ne pas travailler le fond, contrairement aux insoumis qui ont un programme complet et souvent mis à jour, les socialistes planchent sur leur projet 2027 baptisé Vivre libres. Une ébauche déjà bien avancée, avant que les oppositions internes ne le passent au mixer, sur laquelle l'Opinion a mis la main, parlant d'un «progamme mélenchonisé». Vraiment ? Car selon le quotidien, les socialistes, qui ont obtenu la suspension de la réforme des retraites à la sauce Borne, écrivent, «page 13» de cette mouture bêta de leur proooojet, qu'ils entendent larguer par-dessus bord le totem de l'âge légal de départ à la retraite. Le but ? «Laisser tous les salariés libres de choisir le moment de leur départ en fonction de la seule durée de cotisation requise pour une pension à taux plein.» Pas vraiment une lubie LFI. Plutôt une idée qui rappelle celle de… Gabriel Attal. Le patron de Renaissance défend en effet, comme il le détaillait dans les Echos, un système sans âge légal «en se basant uniquement sur une durée de cotisation en continuant à travailler plus longtemps». Mais là où les socialistes divergent du macroniste, c'est qu'ils ne veulent pas introduire une dose de capitalisation, estimant que «la viabilité du système par répartition n’est pas menacée».

Presque Gabriel Attal. Photo Martin Lelièvre. AFP (2026)

LE CIOTTI IL A CHANGÉ • Dans la série des petites trahisons et micro-événements plus ou moins significatifs à Nice, Christian Estrosi prend une petite revanche sur Éric Ciotti, qui a reçu le soutien de plusieurs élus LR ces derniers temps. Estrosi vient ainsi de recruter l’ex-attaché parlementaire de Ciotti, qui était l'un de ses plus proches. S'il avait lâché le nouvel affidé de Marine Le Pen au moment de son ralliement au RN en 2024, Benjamin Millo n'avait jamais rencontré le maire de Nice en vrai. Et il a eu le coup de foudre, comme il le raconte à Nice-Matin«J’ai eu un coup de cœur. On s’est retrouvé à plusieurs reprises pendant une heure et demie, à échanger. Ce qui m’a frappé, c’est qu’il ne m’a pas parlé de Ciotti. Il m’a parlé de sa vision pour la ville», a-t-il raconté, visiblement fan. Et s'il est un peu triste de lâcher son ancien mentor, il n'hésite pas à le dézinguer, maintenant qu'il est passé dans le camp adverse : «Quand je le vois soutenir Donald Trump, qui va contre les intérêts économiques de la France, bien sûr que j’ai beaucoup de peine. Il se fourvoie. Et clairement, je ne le reconnais plus.» Et d'enfoncer le clou : «Je n’ai jamais senti en lui la volonté d’être maire de Nice. Sa seule volonté, c’est de prendre la place d'Estrosi.» Une motivation comme une autre. 

SACRIFICE • Mais pourquoi donc Fabien Roussel veut-il de nouveau être candidat à la présidentielle après son petit 2,3% en 2022 ? Et sans passer par la case «pri-merdes», comme il appelle la primaire de la gauche unitaire hors-LFI ? Pour une question d'ego, sûrement. Mais pas seulement. Selon une confidence faite à un artisan de la primaire rapportée par le Parisien, le maire de Saint-Amand-les-Eaux (et candidat à sa succession) le fait de manière presque désintéressée, pour le bien et l'avenir de son parti. «Si je ne suis pas candidat à la présidentielle, les législatives suivantes seront compliquées pour nous», a ainsi confié cet amateur de punchlines et de camping. Car le groupe coco à l'Assemblée ne tient qu'à un fil et à l'alliance avec le reste de la gauche. Mais aussi à la visibilité d'un parti en perte de vitesse. Et pour rester sous les projecteurs, rien de mieux qu'une petite campagne présidentielle.

Fabien Roussel. Photo Bastien Ohier. Hans Lucas via AFP (2025)

AMERICANOT • Après Thierry Breton interdit de territoire US, c'est au tour d'un député français de se voir promptement conseillé de ne pas fouler le sol volé aux Indiens d'Amérique : l'élu macroniste Éric Bothorel. Le député apparenté Renaissance des Côtes d'Armor est spécialiste du numérique. L'an dernier, il avait saisi la justice au sujet de X. Une enquête judiciaire, notamment sur le rôle de l’algorithme dans la diffusion de contenus haineux, avait été ouverte dans la foulée. C'est dans ce cadre que les locaux parisiens du réseau d'Elon Musk ont été perquisitionnés, début février, et que le taré-milliardaire est convoqué devant la justice le 20 avril. Le Canard enchaîné raconte ce matin que Bothorel devait se rendre à Washington dans le cadre d'une délégation parlementaire mais que son nom a été rayé de la liste des invités de la Maison-Blanche. Pis, sa venue aux États-Unis lui est «fortement déconseillée». Le député a donc décidé d'annuler son déplacement, comme il le confirme au Télégramme. Tout va bien.

ET SINON ••• Hier, Gérald Darmanin s'est dit favorable, en tant que ministre de la Justice, à la «suppression de l'excuse de minorité». Une position baroque pour l'ancien macroniste et ex-président de la commission des Lois (désormais à Place publique), Sacha Houlié : «On a donc un Garde des Sceaux qui fait une proposition qui vient d’être censurée par le Conseil constitutionnel, il y a à peine 8 mois…» Cet article clé de la loi Attal faisait en effet partie des six articles retoqués, en juin dernier, par les Sages. C'est ce qui s'appelle forcer.

La presse italienne propulse Villepin candidat malgré lui

DDV. Photo Daniel Perron. Hans Lucas via AFP (2025)

Par V.B. 

Fin janvier sur LCP, Dominique de Villepin jouait encore la montre quant à l’officialisation de sa candidature à la présidentielle. Se disant «sur le terrain» et appelant les élus à le parrainer, l’ex-Premier ministre éludait la question du calendrier. En mode Marc de la Flamme, dont le choix est fait même s'il est trop tôt pour faire un choixNos confrères italiens prennent, eux, moins de pincettes. La Repubblica a ainsi publié lundi une interview avec Villepin laissant entendre qu’il a franchi le pas. «Je me présente pour défendre l'Europe, assez des chantages américains»peut-on lire. Sous-titre du canard italien : «L'ancien Premier ministre français se lance dans la course à l'Élysée.» La correspondante du journal a été reçue au domicile de celui qui est «entré dans l'histoire pour avoir dit non à la guerre en Irak», avenue Foch, dans le chic XVIe arrondissement de Paris.

«Il allie une élégance un peu flamboyante à une ferveur presque militante, qui le rend populaire auprès des jeunes, même parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon», écrit la journaliste, avant de lui demander comment il compte s’y prendre, lui qui n’a jamais été candidat, «même à une élection locale». Réponse de l’intéressé : «C'est un paradoxe, même si ce n'est pas un cas inédit en France. Je n'ai jamais été élu, je ne me suis jamais présenté au suffrage universel, mais il est nécessaire de faire émerger une alternative crédible à ce moment historique.» L’ex-locataire de Matignon rappelle qu’il a lancé un parti, La France humaniste, et se pose toujours en défenseur de «la République, de nos valeurs, de la démocratie, de la nation». Rien que ça mais rien de plus que ce qu’il a déjà exprimé, donc. L’entourage du pas encore candidat balaie nos interrogations : «Ça fait partie du jeu en foot comme en politique avec nos voisins italiens, il ne s’agit pas d’une candidature mais d’une mauvaise interprétation.»

Candidate d'extrême droite à la mairie de Paris, Sarah Knafo l'assure : avec elle, les finances de la ville seront maîtrisées. L'unique parlementaire Reconquête en connaît un rayon en matière d'argent public. On savait déjà qu'elle et son amoureux aimaient loger dans des palaces durant leurs campagnes électorales et tenter de se faire rembourser en frais de campagne leurs nuitées dans des Relais et Châteaux - ce que la Commission nationale des comptes de campagne a refusé. On apprend aujourd'hui que Knafo elle-même a bénéficié en 2020, via son association Alexandre et Aristote, d'une subvention de 20 000€ de la part du Blanc-Mesnil. 20 000€ pour conseiller la ville sur l'achat de livres et sensibiliser les lycéens à la lecture. La journaliste Nassira El Moaddem exhume cette subvention dans son livre Main basse sur la ville, consacrée à la gestion par la droite du Blanc-Mesnil. «Dans la liste des lectures conseillées, on retrouve des livres de Zemmour, de Renaud Camus, le théoricien du grand remplacement, ou encore des ouvrages signés par des royalistes ou catholiques traditionalistes, écrit le Nouvel ObsEt parmi les bénévoles de cette association, figure notamment Stanislas Rigault, le futur président de Génération Zemmour et porte-parole de Reconquête !» Alors, on n'est pas bien là ? Knafo assure à l'hebdo avoir remboursé la subvention après la dissolution de son asso. «17 800€ ont été restitués à la Ville, conformément aux règles applicables», précise un communiqué du Blanc-Mesnil.

L'histoire pour le nul

• Assemblée, après-midi Six mois après avoir recueilli plus de deux millions de signatures, la pétition contre la loi Duplomb est discutée lors d'un débat inédit, mais sans vote, qui ne manquera pas de tourner autour d'un nouveau texte pro-pesticide tout juste redéposé au Sénat.

• Matignon, soirée Chef d'une non-majorité éclatée, Lecornu cajole ses troupes et reçoit à dîner les membres du groupe Solféri-no, qui réunit des d'élus de l'aile droite de la macronie, tous venus de LR. Avant, il participe à l'Élysée à un conseil des ministres lors duquel doit être nommée Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes et présenté le projet de loi cadre sur les Transports par le ministre Philippe Tabarot.

• Et aussi Marine Le Pen connaîtra aujourd'hui la date de la décision de la cour d'appel de Paris, a priori «à l'été», après les dernières plaidoiries de ses avocats qui tenteront d'arracher une relaxe ou, à défaut, une sanction mesurée ; et Édouard Philippe présente sa liste pour les municipales au Havre.

On termine avec notre jeu du jour. Soutien de Pierre-Yves Bournazel pour les municipales à Paris, qui Attal a-t-il cité en meeting comme modèle ? 

• Jean Tiberi
• Anne Hidalgo
• Jacques Chirac
• Zohran Mamdani
• Bertrand Delanoë
• Severiano de Heredia


Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 

Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Macron s'est bien vu offrir une bouteille de vin nommée For sure. Et non pas Darmavin ni Perlimpinpin.

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

 

Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain Chazot et Sébastien Tronche


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire