Translate

mardi 10 février 2026

L'affaire Epstein : Sous la paille des mots cherchons le grain des choses ! ....Débauche et manipulation au sein du gratin élitiste. - Mardi 10 février 2026

 

                   





                     

Omar Louzi 
Suivre

5 h 
Voici Audrey Azoulay, une judeo-Amazighe marocaine ..
Elle a eu deux mandats à la tête de l’UNESCO...
Elle est pressenti pour succéder à Jacques à tête de l'institut du monde arabe..
Il y’a ceux dans le monde dit " arabe " qui vont se lamenter en voyant une amazighe juive chapeauter un institut qui ,en réalité, n’a d’arabe que le nom ... car ce qui est exposé dedans se sont ... les cultures d'Afrique du Nord et du Moyen Orient... dont 95 % n’a rien d’arabe ...
Malheureusement, la France reste un des rares pays au monde qui utilise ce vocable " Monde Arabe " ... alors que dans le reste du monde on parle " d’Afrique du Nord et Moyen Orient " ...
J'espère, qu’ Audrey si elle est désigné patronne de cet institut ...financé en grande partie par l'argent du contribuable français... changera le nom en adoptant le vrai vocable géographique : " Institut d’Afrique du Nord et du Moyen Orient " ...
Azul !
O'Louzi
Amoon

                     

Évidement, on enquête pas sur potentiellement soi meme ou sur ses copains, ni sur ses maîtres,
Cela va de soi.
Dois je rappeler que ces pantins corrompus aux ordres de psychopathes sont payé avec notre argent ?
Donc votre argent sert à protéger des pédophiles (et plus encore). Ça gêne personne ?
« Gastel Etzwane
Affaire Epstein : ailleurs, des noms et des conséquences ; en France, un silence persistant malgré un ancrage parisien avéré
Le traitement de l’affaire Jeffrey Epstein met en évidence un contraste désormais flagrant entre la presse française et ses homologues américaine, britannique ou encore nord-européenne. Là où ces dernières n’ont pas hésité à nommer des personnalités, à documenter leurs liens et à en tirer des conséquences politiques ou symboliques, la couverture française demeure prudente, fragmentée et souvent gênée, alors même qu’Epstein a séjourné longuement en France, revenait très régulièrement à Paris et y possédait un appartement de très grand standing.
Aux États-Unis, la presse a ouvertement interrogé les relations d’Epstein avec des figures centrales du pouvoir et de l’économie. Les liens avec Bill Clinton ont été examinés à partir de documents factuels, notamment les registres de vols. Ceux avec Bill Gates ont fait l’objet d’enquêtes approfondies, portant sur des rencontres répétées après la première condamnation d’Epstein en 2008 et sur les questions de jugement et de responsabilité morale que cela soulevait. La logique dominante a été celle d’un examen public des fréquentations des élites, indépendamment de toute condamnation pénale.
Au Royaume-Uni, la presse a été tout aussi frontale. La relation d’Epstein avec Prince Andrew a conduit à un retrait durable de la vie publique, conséquence directe d’une pression médiatique continue et d’articles de fond assumant une forme d’autocritique institutionnelle. D’autres responsables politiques ont vu leur réputation profondément affectée par la mise en lumière de liens avec Epstein, à commencer par Peter Mandelson, ancien ministre et figure centrale de l’appareil politique britannique, dont la proximité avec Epstein a été largement documentée et débattue dans la presse. Dans le monde économique britannique, les relations d’Epstein avec Richard Branson ont également été analysées, non pour établir une culpabilité, mais pour éclairer les réseaux de respectabilité dont il bénéficiait.
Sur le continent européen, la presse allemande et anglo-saxonne a aussi mis en lumière les connexions financières et bancaires d’Epstein. Les liens durables avec le groupe Edmond de Rothschild, et en particulier avec Ariane de Rothschild, ont été exposés comme un élément central de son intégration dans les cercles de la haute finance internationale. Là encore, l’enjeu n’était pas l’accusation pénale, mais la responsabilité des institutions et des élites qui ont continué à le fréquenter malgré une réputation déjà gravement compromise.
Même les institutions morales internationales n’ont pas été épargnées par cet examen critique. En Norvège, la presse a révélé les relations d’Epstein avec des cercles diplomatiques et académiques proches du Comité Nobel de la paix, ce qui a suscité une controverse majeure autour de Thorbjørn Jagland, alors président du comité. Le scandale a contribué à sa mise à l’écart et a donné lieu à un débat public sur les failles de gouvernance d’une institution pourtant censée incarner l’exigence éthique.
Face à cette accumulation d’enquêtes, de noms et de remises en cause à l’étranger, la situation française apparaît singulière. En dehors du cas de Jack Lang, régulièrement cité en raison de relations documentées avec Epstein, peu de personnalités françaises ou de réseaux hexagonaux ont fait l’objet d’investigations de fond. Ce silence est d’autant plus frappant qu’Epstein vivait en partie en France, y disposait d’un patrimoine immobilier de prestige et ne pouvait, par définition, y évoluer sans interactions bancaires, immobilières, mondaines et professionnelles.
Ce décalage ne tient pas à l’absence d’informations, mais à une différence profonde de culture médiatique. Ailleurs, l’affaire Epstein est traitée comme un scandale systémique, appelant autocritique et courage éditorial. En France, elle demeure largement externalisée, comme si la présence durable d’Epstein à Paris n’impliquait aucune responsabilité collective. Or, au regard des faits établis, cette posture devient de plus en plus difficile à soutenir. »







À Gaza, un repas chaud est une immense miséricorde. De nombreuses familles n’ont plus de cuisine fonctionnelle, pas de combustible, et aucun four ou réchaud sûr. Même lorsqu’elles parviennent à trouver un peu de nourriture, elles ne peuvent souvent pas la cuisiner. Des enfants s’endorment le ventre vide dans des tentes et des maisons endommagées, avec très peu pour les protéger. Mon frère, ma sœur, votre sadaqah peut leur apporter une véritable nourriture et un réel réconfort, dans leurs mains et dans leurs corps. À travers MATW, votre don se transforme en repas chauds et nourrissants, préparés à l’intérieur de Gaza et distribués à ceux qui en ont le plus besoin : les veuves, les orphelins, les personnes âgées et les familles sans soutien. Un repas chaud ne fait pas que remplir un ventre. Il donne la force de prier, de rester patient et d’affronter un nouveau jour. Avec la permission d’Allah, nous travaillons à livrer 1 000 000 de repas chauds avant le Ramadan. Nourrissez Gaza avec amour à travers le projet MATW.
              





                        


20 survivantes et survivants d’Epstein viennent d’envoyer cette lettre percutante au Congrès alors que Ghislaine Maxwell doit témoigner sous serment plus tard aujourd’hui.
À lire ci-dessous :
9 février 2026
Chers membres du Comité de la Chambre sur la surveillance et la reddition de comptes,
Nous vous écrivons en tant que survivantes et survivants de l’opération de trafic sexuel menée par Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell, à l’approche de l’audience du Comité au cours de laquelle Mme Maxwell devrait fournir un témoignage sous serment. Nous vous écrivons parce que nombre d’entre nous ont été gravement blessés par Mme Maxwell pendant des décennies.
Nous sommes profondément inquiets que la comparution de Mme Maxwell devant le Congrès risque de devenir une nouvelle occasion de tromper plutôt que de dire la vérité.
Ghislaine Maxwell a menti à répétition sous serment, notamment lors de dépositions antérieures et, tout récemment, dans son entretien avec le procureur général adjoint Todd Blanche. Son parcours rend une chose parfaitement claire : la seule force motrice de Mme Maxwell est son intérêt personnel. Elle a constamment démontré qu’elle dira ou fera tout ce qu’elle croit pouvoir lui être bénéfique, peu importe les torts causés aux survivants ou à la vérité.
Mme Maxwell n’était pas un personnage périphérique. Elle était une architecte centrale et indispensable de l’entreprise de trafic sexuel de Jeffrey Epstein. Malgré cela, elle a refusé de coopérer de façon significative avec les forces de l’ordre ou de fournir des informations crédibles et complètes sur l’ampleur du réseau.
Au lieu de cela, elle a minimisé à répétition sa propre conduite, brouillé le rôle des autres et retenu des informations cruciales sur ceux qui ont aidé Epstein, ceux qui ont participé aux abus et ceux qui ont profité financièrement de l’exploitation d’enfants.
À ce jour, Mme Maxwell a refusé d’identifier les nombreux hommes puissants impliqués dans cette opération. Elle a aussi été malhonnête au sujet des sommes considérables qu’elle a reçues en raison de son rôle dans la facilitation des agressions sexuelles. Ce refus persistant de révéler toute la vérité a activement entravé la reddition de comptes et prolongé la souffrance des survivants.
Même après avoir été reconnue coupable de trafic sexuel de mineures, Mme Maxwell n’a montré aucun remords lors de la détermination de la peine et n’a assumé aucune responsabilité pour la dévastation infligée à tant de jeunes filles et de jeunes femmes. Son absence de responsabilité demeure profondément douloureuse pour les survivants qui se battent depuis des années pour être crus.
Nous avons également été anéantis d’apprendre que Mme Maxwell a été transférée vers une prison à sécurité minimale et semble bénéficier d’un traitement de faveur. Nous voulons être parfaitement clairs : toute tentative d’accorder de la clémence à Ghislaine Maxwell, que ce soit par un allègement de peine, un traitement spécial ou une crédibilité accordée à son témoignage, serait catastrophique pour les survivants. Cela enverrait encore une fois le message que ceux qui exploitent des enfants, surtout lorsqu’ils sont riches ou bien connectés, sont protégés d’une pleine responsabilité.
Nous exhortons le Comité à aborder le témoignage de Mme Maxwell avec le plus grand scepticisme, à examiner rigoureusement chacune de ses affirmations et à veiller à ce que ce processus ne devienne pas un autre moyen par lequel les survivants sont blessés ou réduits au silence. La vérité, la responsabilité et la transparence doivent être la priorité — pas la réhabilitation du récit d’une trafiquante condamnée.
Les survivants attendent depuis des décennies une véritable reddition de comptes. Nous demandons au Congrès de ne pas permettre que ce moment serve à réécrire l’histoire ou à obscurcir encore une fois la vérité.









                        
Manuel Bompard : "Non, c'est une affaire qui concerne aussi la France. Il y a des victimes de crimes sexuels qui ont le droit à la vérité. Il y'a aussi des soupçons d'ingérences étrangères, notamment au profit du Rassemblement National. Il faut une commission d'enquête parlementaire et des enquêtes judiciaires en France. Macron doit cesser de couvrir les coupables et s'expliquer sur les mentions le concernant."


                       
Epstein : l'entremetteur universel ?
Si cette "affaire" nous sidère, c'est parce qu'elle place ce personnage sinistre au cœur de plusieurs nœuds de l'histoire récente (le poutino-trumpisme, notamment, mais pas seulement). Un effet Zelig, en quelque sorte. Mais je pense qu'elle révèle surtout la sociologie des élites d'aujourd'hui, qu'a décrite Christopher Lasch dans "La Révolte des élites". "L'entremetteur universel", c'est d'ailleurs la manière dont Marx désignait l'argent.
Mon édito sur Philosophie magazine, en accès libre (lien en premier commentaire).
Vous vous souvenez de Zelig ? Dans ce faux film d’époque, Woody Allen introduit un modeste personnage dans les lieux les plus improbables. On le voit à côté de Hitler, en compagnie du pape, dans des cercles psychanalytiques, des matchs de base-ball et des soirées huppées. Cet inconnu participe secrètement aux plus grands événements historiques de son temps. Jeffrey Epstein est le Zelig de notre époque. Tiens, il connaissait bien Woody Allen.
­
Mais Epstein fait plus fort que Zelig. A-t-il été mêlé à la crise des subprimes en 2008 ? Des documents montrent son rôle possible dans l’effondrement de la banque Bear Stearns, premier acte de la catastrophe financière. A-t-il joué un rôle dans la désagrégation de la monarchie britannique ? Il offrait des services sexuels au prince Andrew. A-t-il participé au financement du Rassemblement national ? Steve Bannon comptait sur lui pour venir au secours de partis de droite populiste en Europe. Était-il une pièce centrale de l’influence des services secrets russes sur Donald Trump ? Lisez l’enquête de l’historienne Françoise Thom détaillant les multiples liens entre Epstein et la Russie. Les vidéos des ébats qui avaient lieu sur son île atterrissaient-elles dans des bureaux russes pour alimenter la plus grande opération de kompromat de l’histoire ? Travaillait-il aussi pour le Mossad israélien ? Cela ne l’empêchait pas de discuter de grammaire (dé)générative avec Noam Chomsky, de tutoyer les têtes couronnées et les géants de la “tech”, de faire de la philanthropie, de participer à des colloques et de gloser sur la gravitation universelle ou les limites de la mathématisation du réel.
Avec l’affaire Epstein la réalité dépasse le complot. Le réel est dévoré par le mythe. Sous les traits d’une figure démoniaque, comme le dit si bien la chanson des Rolling Stones, il participe à tous les plus atroces événements de son temps. D’ailleurs, quand Steve Bannon lui demande s’il est le diable en personne, il feint l’innocence et interrompt l’entretien.
Il revient aux enquêtes journalistiques et à la justice de faire la part des choses et de dissiper la sidération qui a gagné les esprits. Car les révélations autour d’Epstein, qui font tomber les têtes dans le monde entier, pourraient nous faire croire que nous n’avons rien compris à l’Histoire. Celle-ci ne serait pas guidée par l’action des peuples et des grands hommes. Elle ne serait pas non plus le fruit de forces sociales et économiques. Non, elle serait le jouet de machinations liant malversations financières, corruption des élites de tous champs et de tous bords, et violence sexuelle sur les plus faibles. Ce qui passait jusqu’à présent pour un délire de complotistes – un assassinat maquillé en suicide, et puis quoi encore ! – prend une vigueur inattendue. Je pense qu’on n’en mesure pas encore les conséquences. Si l’affaire Epstein ébranle Donald Trump, elle conforte le trumpisme. Si la publication des dossiers est une victoire de la transparence, elle risque de faire passer la démocratie pour un jeu de dupes contrôlé par des groupes de pervers. Et pour les pays du Sud ou de l’Est, elle est le dernier clou sur le cercueil de l’Occident décadent.
Mais ce retour inopiné de la théologie dans l’histoire occulte à mon avis la question principale, philosophique et sociologique. Marx appelait l’argent “l’entremetteur universel” (Manuscrits de 1844), qui permet de convertir “le besoin en objet”, la personne en chose, se concluant en “perversion et confusion de toutes les qualités humaines et naturelles”. Epstein radicalise cette proposition car il est devenu lui-même l’entremetteur universel. Il a augmenté sa fortune et celle des autres en mettant en relation des hommes avec leurs victimes, mais aussi entre eux. Si la liste des personnes qu’il connaissait est si vertigineuse, si elle comprend des capitaines d’industrie, des politiques, des financiers, des princes, des intellectuels et des artistes, c’est parce que les affaires mondialisées reposent sur ces mises en relation. Epstein n’est pas le chaînon manquant de l’histoire contemporaine. Il est celui qui a le mieux compris le principe de l’entremise comme moteur du monde d’aujourd’hui.
J’ai alors rouvert La Révolte des élites (1994) de Christopher Lasch. Analysant la mutation sociale provoquée par la mondialisation, le sociologue décrit la sécession de “ceux qui contrôlent les flux internationaux d’argent et d’informations, qui président aux fondations philanthropiques et aux institutions d’enseignement supérieur, génèrent les instruments de la production culturelle” face à la sous-humanité des classes populaires et moyennes appauvries. Cette nouvelle élite ne se définit pas, d’après lui, par l’idéologie – Epstein était aussi copain avec Trump qu’avec Chomsky, avec Jack Lang qu’avec Bannon – mais par un mode de vie, mobile et léger. Selon lui, “les nouvelles élites sociales ne se sentent chez elles qu’en transit, sur le chemin d’une conférence de haut niveau, de l’inauguration de gala d’un nouveau magasin franchisé, de l’ouverture d’un festival international de cinéma, ou d’une station touristique encore vierge”. C’était le rêve éveillé que vivait Epstein et qu’il promettait à ses contacts de partager : “une expérimentation incessante, qui dure toute leur vie”, écrit encore Lasch.
Ce dernier voit dans cette émancipation des élites un danger pour la démocratie. Le sentiment d’appartenir à une classe hyperprivilégiée, solidaire et déliée de toute obligation morale, crée nécessairement des déséquilibres et des crises : révoltes, ploutocratie, désir d’ordre autoritaire. La conclusion de Lasch est simple : “La difficulté de limiter l’influence de la richesse suggère que la richesse elle-même demande à être limitée. Quand l’argent parle, tout le monde est condamné à écouter. Pour cette raison, une société démocratique ne peut autoriser une accumulation illimitée du capital.” Est-il trop tard pour s’en apercevoir ?








                  

Après Epstein, rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs du « plus jamais ça », ni l’économie bipolaire des disparités extrêmes, ni la confiance.
Le lent séisme Epstein: la rupture entre le peuple et les élites
Après Epstein, rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs du « plus jamais ça » de l’après-guerre – reflétant le sentiment né à la fin de guerres sanglantes et l’aspiration largement partagée à une société « plus juste » ; ni l’économie bipolaire des disparités extrêmes de richesse ; ni la confiance – après la vénalité révélée, les institutions gangrenées et les perversions que les dossiers Epstein ont montrées comme étant endémiques parmi certaines élites occidentales.
Comment encore parler de « valeurs » dans un tel contexte ?
À Davos, Mark Carney a clairement indiqué que l’« ordre fondé sur des règles » n’était qu’une façade de Potemkine sordide, parfaitement connue comme étant fausse, et pourtant maintenue. Pourquoi ? Tout simplement parce que la tromperie était utile. L’« exigence » consistait à dissimuler l’effondrement du système dans un nihilisme radical, anti-valeurs. À cacher la réalité selon laquelle les cercles d’élite – autour d’Epstein – opéraient au-delà de toute limite morale, légale ou humaine, décidant de la paix ou de la guerre en fonction de leurs appétits les plus bas.
Les élites comprenaient que, une fois l’amoralité totale des dirigeants connue du hoi polloi, l’Occident perdrait l’architecture de récits moraux qui ancrent précisément une vie ordonnée. Si l’establishment est reconnu comme rejetant la morale, pourquoi quiconque agirait-il différemment ? Le cynisme se diffuserait en cascade. Qu’est-ce qui pourrait alors maintenir une nation unie ?
Eh bien, probablement seulement le totalitarisme.
La « chute » post-moderne dans le nihilisme s’est finalement écrasée dans son inévitable « impasse » (comme Nietzsche l’avait prédit en 1888). Le paradigme des « Lumières » s’est enfin métamorphosé en son contraire : un monde sans valeurs, sans sens ni finalité (au-delà de l’enrichissement personnel avide). Cela implique aussi la fin du concept même de Vérité, qui se trouvait au cœur de la civilisation occidentale depuis Platon.
L’effondrement met également en lumière les défaillances de la raison mécanique occidentale :
« Ce type de raisonnement a priori, en circuit fermé, a eu un impact bien plus grand sur la culture occidentale que nous ne l’imaginons… Il a conduit à l’imposition de règles considérées comme irréfutables, non parce qu’elles sont révélées, mais parce qu’elles ont été scientifiquement prouvées, et qu’il n’existe donc aucun recours contre elles », note Aurélien.
Cette manière mécanique de penser a joué un rôle majeur dans le troisième niveau de la « rupture de Davos » (après le déclin intellectuel et l’effondrement de la confiance dans les dirigeants).
Une pensée mécanique fondée sur une vision pseudo-scientifique déterministe du monde a conduit à des contradictions économiques qui ont empêché les économistes occidentaux de voir ce qui était sous leurs yeux : un système économique hyper-financiarisé entièrement mis au service des oligarques et des initiés.
Aucun échec de nos modèles économiques, aussi grave soit-il, « n’a affaibli l’emprise étau des économistes mathématiciens sur les politiques gouvernementales. Le problème a été que la Science, dans ce mode binaire de cause à effet, ne pouvait faire face ni au chaos ni à la complexité de la vie » (Aurélien). D’autres théories – autres que la physique newtonienne – comme la théorie quantique ou la théorie du chaos, ont été largement exclues de notre mode de pensée.
Le sens de « Davos », suivi des révélations Epstein, est que l’Humpty-Dumpty de la confiance est tombé du mur et ne peut plus être recollé.
Ce qui apparaît également, c’est que les cercles Epstein ne concernaient pas seulement des individus déviants ; « ce qui a été exposé renvoie à des pratiques systématiques, organisées, ritualisées ». Et cela change tout, comme l’observe le commentateur Lucas Leiroz :
« Des réseaux de ce type n’existent que lorsqu’ils bénéficient d’une protection institutionnelle profonde. Il n’y a pas de pédophilie rituelle, pas de traite humaine à l’échelle transnationale, pas de production systématique de matériel extrême – sans couverture politique, policière, judiciaire et médiatique. C’est la logique du pouvoir. »
Epstein apparaît, à travers la multitude de courriels, comme un pédophile et un être totalement immoral, certes, mais aussi comme un homme extrêmement intelligent et un acteur géopolitique sérieux, dont les analyses politiques étaient prisées par des personnalités de très haut niveau à travers le monde. Il était un maître-joueur de la géopolitique, comme l’a décrit Michael Wolff (dès 2018, et également dans des correspondances électroniques récemment publiées), notamment dans la guerre entre le pouvoir juif et les Gentils.
Cela suggère qu’Epstein était moins un outil des services de renseignement qu’un de leurs « pairs ». Pas étonnant que les dirigeants recherchaient sa compagnie (et pour des raisons profondément immorales également, que l’on ne peut ignorer). Et de toute évidence, l’État profond (unipartite) a manœuvré à travers lui. Et, à la fin, Epstein en savait trop.
David Rothkopf, lui-même ancien conseiller en affaires politiques dans le camp démocrate américain, s’interroge sur ce que signifie
Epstein pour l’Amérique :
« [Les jeunes Américains] se rendent compte que leurs institutions les abandonnent, et qu’ils vont devoir [se sauver eux-mêmes]… Vous avez des dizaines de milliers de personnes à Minneapolis qui disent que ce n’est plus une question de Constitution, ni d’État de droit ou de démocratie – ce qui peut sembler noble – mais qui est éloignée de la réalité de la personne moyenne, autour de la table de cuisine. »
« Les gens disent que la Cour suprême ne va pas nous protéger ; que le Congrès ne va pas nous protéger ; que le Président est l’ennemi ; qu’il déploie sa propre armée dans nos villes. Les seuls qui peuvent nous protéger, c’est nous-mêmes. »
« C’est “les milliardaires, idiot” » [en référence à l’ancienne formule :
« C’est l’économie, idiot »], explique Rothkopf:
« Ce que j’essaie de dire, c’est que si vous ne réalisez pas que l’égalité et l’impunité des élites sont des questions centrales pour tout le monde ; que les gens pensent que le système est truqué et ne fonctionne pas pour eux… qu’ils ne croient plus au rêve américain ; et que le contrôle du pays a été volé par une poignée d’ultra-riches qui ne paient pas d’impôts et deviennent toujours plus riches – tandis que le reste d’entre nous prend de plus en plus de retard – alors vous ne pouvez pas comprendre le désespoir actuel des moins de 35 ans. »
Rothkopf affirme que l’épisode Davos/Epstein marque la rupture entre le peuple et les strates dirigeantes.
« Les sociétés occidentales sont désormais confrontées à un dilemme qui ne peut être résolu par des élections, des commissions parlementaires ou des discours. Comment continuer à accepter l’autorité d’institutions qui ont protégé un tel niveau d’horreur ? Comment maintenir le respect pour des lois appliquées de manière sélective par des personnes qui vivent au-dessus d’elles ? », affirme Leiroz.
La perte de respect, toutefois, ne touche pas au cœur de l’impasse. Aucun parti politique conventionnel n’a de réponse à l’échec de l’économie du « panier de cuisine » : le manque d’emplois correctement rémunérés, l’accès aux soins médicaux, le coût de l’éducation et du logement.
Aucun parti dominant ne peut apporter de réponse crédible à ces questions existentielles parce que, depuis des décennies, l’économie a précisément été « truquée » — réorientée structurellement vers une économie financiarisée fondée sur la dette, au détriment de l’économie réelle.
Cela exigerait que la structure actuelle du marché libéral anglo-saxon soit entièrement déracinée et remplacée par une autre. Cela nécessiterait une décennie de réformes – et les oligarques s’y opposeraient frontalement.
Idéalement, de nouveaux partis politiques pourraient émerger. En Europe, cependant, les « ponts » qui pourraient potentiellement nous sortir de nos profondes contradictions structurelles ont été délibérément détruits au nom du cordon sanitaire, conçu pour empêcher toute pensée politique non « centriste » d’émerger.
Si la protestation n’a aucun effet sur le statu quo et que les élections se résument à un choix entre les partis Tweedle Dee et Tweedle Dum de l’ordre existant, les jeunes concluront que « personne ne viendra nous sauver » – et ils pourraient conclure, dans leur désespoir, que l’avenir ne peut se décider que dans la rue.
Par Alastair Crooke. Ancien diplomate britannique, fondateur et directeur du Conflicts Forum basé à Beyrouth.









                          


‼️ Mail à Epstein en 2018 : «Macron va participer, tout va bien»
Macron en 2026 : «Ce que je vois, c’est que ça alimente les complotismes»
Le 5 novembre 2018, le milliardaire Tom Prizker rend compte à Epstein de ses progrès dans l’infiltration du sommet de l’Etat français.
« Je vais maintenant être mis en contact direct avec l'équipe de Macron pour déterminer les dates, la logistique, etc. Tout va bien ».
Paris était si important pour son réseaux que Jeffrey Epstein y avait des employés à temps plein, dont les contacts étaient facilités par les Rothschild.
Et si on parlait d’Ariane et d’Alexandre de Rothschild et de David de Rothschild, ex-patron de l’associé-gérant de Rothschild, Macron ?
➡️➡️ «C’est Alexandre de Rothschild qui essentiellement donne les ordres à Macron» – Alex Krainer
Kompromat
Vidéo de 37 secondes






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire