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lundi 7 janvier 2013

Application de la loi de représentativité syndicale, négociation sur l’emploi : l’enjeu reste celui du syndicalisme indépendant et des conventions collectives.


Application de la loi de représentativité syndicale, négociation sur l’emploi : l’enjeu reste celui du syndicalisme indépendant et des conventions collectives.

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s'informerLa loi de représentativité syndicale du 20 août 2008 impose que la légitimité des confédérations syndicales soit recalculée tous les quatre ans. Le compteur de la loi de représentativité syndicale du 20 août 2008 a été arrêté le 31 décembre 2012. S’ajouteront les scrutins des Très petites entreprises (TPE) et des salariés agricoles.
La loi de 2008, fondée sur la « position commune » signée le 10 avril 2008 entre le patronat et les confédérations CGT et CFDT a supprimé la représentativité « irréfragable » (décret de 1966), des cinq centrales CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC.
Les syndicats doivent obtenir 8% des suffrages des salariés aux élections professionnelles pour participer aux négociations nationales avec le patronat entre 2013 et 2017. CGT, CFDT et FO devraient y arriver mais pas dans toutes les branches. La CFTC risque d’être éliminée et la CFE-CGC n’aurait qu’un strapontin.
En novembre 2008, le POI décrivait la nouvelle loi de représentativité syndicale : «  Conventions collectives et syndicalisme confédéré remis en cause par la loi « . Loi qui dans «  sa deuxième partie, traite de la durée du travail et accroît les possibilités, par accord d’entreprise, d’aménagement du temps de travail et de flexibilité.(…)  »
Vendredi, la présidente du Medef, avant la reprise des négociations sur l’emploi, réaffirmait son besoin d’un accord syndical : « En cas de difficulté sévère mais conjoncturelle dans une entreprise, il faut pouvoir envisager de baisser les salaires, de baisser la durée du travail avec évidemment en échange le maintien de tous les effectifs.  »
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Conventions collectives et syndicalisme confédéré remis en cause par la loi sur la représentativité syndicale

Le POI réclame l’abrogation de la loi de représentativité syndicale du 20 août 2008. Le journal Informations Ouvrières en donnait les raisons dès la parution des premières circulaires d’application.
Le 13 novembre 2008, le gouvernement a publié une circulaire ministérielle d’application de la loi du 20 août sur la représentativité syndicale et le temps de travail. Son premier paragraphe en donne tout l’enjeu : «La loi adoptée le 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail refonde les bases du système des relations sociales dans les entreprises, les branches et aux niveaux national et interprofessionnel.»
C’est dire l’importance pour le législateur et le gouvernement de cette loi, qui reprend la «position commune» signée le 10 avril 2008 entre le patronat et les confédérations CGT et CFDT.
Il est d’ailleurs difficile d’estimer l’ampleur des bouleversements que ce véritable «big bang» syndical va provoquer dans le paysage syndical et le droit du travail tant les principes régissant ces domaines depuis des décennies sont remis en cause.
Dans sa première partie, cette loi, qui reprend mot à mot la «position commune», redéfinit les règles de représentativité syndicale, le droit syndical dans l’entreprise et les conditions de validité des accords collectifs ; sa deuxième partie traite de la durée du travail et accroît les possibilités, par accord d’entreprise, d’aménagement du temps de travail et de flexibilité.
Cette loi donne la primauté à l’accord d’entreprise sur tout autre texte, y compris la convention collective et l’accord de branche, en matière de temps de travail, même s’il est inférieur en droits. Il s’agit de l’inversion du droit du travail.
Cette logique est celle de l’individualisation totale entraînant un conflit majeur entre la convention collective et le contrat de travail. En effet, le contrat de travail, si le cours actuel n’est pas inversé, fera l’objet sur chacune de ses clauses de négociations de gré à gré entre l’employeur et le salarié.
C’est pourquoi, en remettant en cause la re présentativité des confédérations syndicales et en faisant dépendre celleci de l’entreprise, la loi forme un tout cohérent qui pose l’exigence de son abrogation. Celle-ci serait d’autant plus possible si les signataires syndicaux de la position commune d’avril 2008, en premier lieu la CGT, l’abandonnaient.

Réunion cruciale pour les magasins Virgin


Réunion cruciale pour les magasins Virgin

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
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Lors d'une manifestation des salariés du Virgin Megastore des Champs-Elysées, le 29 décembre.
Un comité d'entreprise extraordinaire s'ouvre lundi matin à Paris pour évoquer le projet de dépôt de bilan du distributeur Virgin Megastore, qui emploie quelque 1 000 salariés dans 26 magasins en France. L'avis des élus du comité d'entreprise sera sollicité sur ce projet qui fait suite à des années de difficultés financières pour le groupe, dans un secteur bouleversé par la concurrence sur Internet et le numérique.
Avant l'annonce vendredi de cette volonté de placer l'entreprise en cessation de paiement, Virgin avait déjà donné des signes de mauvaise santé financière en entreprenant fin décembre de résilier le bail de son magasin amiral sur les Champs-Elysées à Paris, alors qu'il génère 20 % de son chiffre d'affaires. Les syndicats ont donc semblé accueillir la nouvelle sans grand étonnement.
La procédure de cessation de paiement, engagée quand une entreprise n'est plus en mesure de régler ses créanciers, peut déboucher sur un redressement, mais aussi sur une liquidation judiciaire, c'est-à-dire la disparition pure et simple de l'entreprise.
DEUX CENTS SALARIÉS EN MOINS DEPUIS DEUX ANS
L'intersyndicale (CFTC, CFE-CGC, CGT, FO et SUD) assure que les syndicats du groupe seront "combatifs" et ne comptent "pas se laisser faire", les représentants du personnel ayant d'ores et déjà appelé à un rassemblement devant le magasin des Champs-Elysées deux jours après le comité d'entreprise....
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dimanche 6 janvier 2013

LES GRANDES CRISES DE L'HISTOIRE:Comment le franc sauve la France



Marianne

LES GRANDES CRISES DE L'HISTOIRE


Comment le franc sauve la France

Vendredi 4 Janvier 2013 à 16:00 | Lu 3674 fois I 2 commentaire(s)

JEAN-CLÉMENT MARTIN*

1796 LA FIN DES ASSIGNATS. Pour répondre à la crise financière de 1789, une nouvelle monnaie est créée, l'assignat, fondée sur la nationalisation des biens de l'Eglise. Un échec pitoyable. Le franc, dont la valeur est indexée sur l'or et l'argent, sauvera le pays.


(SOALHAT/SIPA)
(SOALHAT/SIPA)
La Révolution française a-t-elle été la conséquence et la solution de la «crise de l'Ancien Régime» ? C'est bien une conjonction de crises immédiates et anciennes qui a engagé la monarchie de Louis XVI dans la voie parlementaire en 1789, avant de la faire disparaître corps et biens en 1792. Dès 1770, la guerre de Sept Ans avait creusé le déficit du budget royal et rendu les recettes insuffisantes pour payer le service de la dette. La rigueur royale ponctionne les revenus et les fortunes, mais les emprunts rapportent de moins en moins et le coût de la guerre en Amérique plombe définitivement les comptes. Les incohérences des politiques ministérielles s'ajoutent au discrédit du roi et de la reine dans l'opinion, permettant aux opposants conservateurs ou progressistes d'imposer leur contrôle sur le pouvoir central et la réunion des états généraux. ..
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LES GRANDES CRISES DANS L'HISTOIRE:Le krach dont on n'a pas tiré les leçons


Marianne

LES GRANDES CRISES DANS L'HISTOIRE


Le krach dont on n'a pas tiré les leçons

Vendredi 4 Janvier 2013 à 12:00 | Lu 6400 fois I 22 commentaire(s)

NICOLAS BAVEREZ*

1929 LA DEFLAGRATION. L'effondrement de Wall Street le 24 octobre 1929 va mener au deuxième conflit mondial. Après la guerre, les Etats installent des dispositifs pour éviter le retour d'un tel drame. Aujourd'hui, il semble qu'on en ait tout oublié...


Black Thursday, 24 octobre 1929 - AP/SIPA
Black Thursday, 24 octobre 1929 - AP/SIPA
La grande déflation des années 30 demeure la plus grave crise du capitalisme. Elle a mis au chômage plus de 22 millions de personnes dans les pays développés et créé une misère de masse. Elle a contribué à la montée des partis extrémistes dans les démocraties et à l'arrivée au pouvoir du nazisme en Allemagne. Elle a joué un rôle majeur dans la marche vers la Seconde Guerre mondiale. 

Contrairement à la longue stagnation de la fin du XIXe siècle qui fut dénouée par la formalisation du rapport salarial, par les innovations de la seconde révolution industrielle et par le décollage des pays neufs, contrairement aux chocs pétroliers des années 70 qui virent le blocage de la régulation keynésienne accoucher de la mondialisation, elle n'a pas trouvé d'issue économique. 

Ce n'est qu'à partir de 1945, après la défaite de l'Allemagne nazie et du Japon impérialiste, que furent mis en place le pilotage keynésien de l'économie, les Etats-providence et les institutions de Bretton Woods qui fournirent un cadre stable au mode de production fordiste indissociable de la fabrication et de la consommation de masse. ..
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LES GRANDES CRISES DANS L'HISTOIRE:On avait pas de pétrole et pas d'idée



Marianne

LES GRANDES CRISES DANS L'HISTOIRE

On avait pas de pétrole et pas d'idée

Samedi 5 Janvier 2013 à 12:00 | Lu 3001 fois I 13 commentaire(s)

FABRICE D'ALMEIDA

LES DEUX CHOCS PETROLIERS DE 1973 ET 1979. Confrontés à une brusque pénurie d'hydrocarbures, les Etats occidentaux réagissent d'abord par des mesurettes vite oubliées. Avant de se redécouvrir une vocation pétrolière et gazière, voire nucléaire...


Alan Rogers/AP/SIPA
Alan Rogers/AP/SIPA
Sur l'écran, le visage buriné d'un acteur aux cheveux bruns apparaît en gros plan. Puis, à mesure que la caméra recule, se distingue un enfant à ses côtés. Ils pêchent ensemble au bord d'une rivière. Sa voix est grave et sûre, avec une légère pointe d'ironie. Nous en sommes en 1974 : «En France, on a toute sorte de chose. On a la meilleure cuisine du monde, une industrie puissante, la pétanque, une histoire glorieuse. On a aussi une situation géographique privilégiée, la tour Eiffel et la pêche à la ligne. Oui, en France, on a tout ça et bien plus encore. Pourtant, une chose nous manque, une chose essentielle : le pétrole. Le pétrole, nous sommes obligés de l'acheter à d'autres. Cher, trop cher. En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées.»   

Ce premier spot de pub du gouvernement pour mobiliser la population face à la hausse brutale des cours du pétrole à l'automne 1973 tente de redonner confiance aux Français. ..
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LES GRANDES CRISES DE L'HISTOIRE:L'Italie choisit l'autarcie et sombre avec Hitler


Marianne

LES GRANDES CRISES DE L'HISTOIRE

L'Italie choisit l'autarcie et sombre avec Hitler

Samedi 5 Janvier 2013 à 05:00 | Lu 3204 fois I 2 commentaire(s)

PIERRE MILZA*

1925. AVANT LA GRANDE CRISE MONDIALE. Mussolini a imposé des mesures protectionnistes, c'est d'abord pour mener une politique de prestige monétaire. Ce n'est que dans un deuxième temps que la mobilisation économique visera à préparer le pays à la guerre.


AP/SIPA
AP/SIPA
Le choix d'une politique dirigiste destinée à assurer, dans divers domaines, l'indépendance économique de l'Italie, et à faire de la lire une monnaie forte, symbole de la «réussite» fasciste, ne date pas des premiers signes de la crise mondiale. Dès 1925, en effet, Mussolini a engagé l'économie italienne dans une voie clairement déflationniste, et ce, contre l'avis des milieux financiers. 

Lancée en juillet 1925, la «bataille du grain» a donné lieu à un immense effort de propagande auquel prit part le Duce en personne. Cet effort de mobilisation permit d'accroître la production, passée en huit ans de 50 à près de 80 millions de quintaux. Un effort semblable fut accompli pour les autres cultures vivrières, ainsi que pour la production de viande, tout cela à des prix très supérieurs à ceux pratiqués sur le marché mondial. 

Avec la crise de 1929, puis avec la guerre d'Ethiopie, il est apparu que les remèdes imaginés par les économistes libéraux pour sauver la lire, dévaluée trop tard (octobre 1936), et pour assurer l'autosuffisance de la péninsule en matière d'énergie, de matières premières, de produits alimentaires, etc. ne permettaient ni de freiner l'hémorragie de devises ni de faire sortir le pays d'un marasme économique caractérisé par une forte croissance du chômage, la multiplication des faillites, la raréfaction du crédit, le creusement de la dette publique, etc. ..
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LES GRANDES CRISES DANS L'HISTOIRE:On oublie tout et on recommence


Marianne

LES GRANDES CRISES DANS L'HISTOIRE

On oublie tout et on recommence

Samedi 5 Janvier 2013 à 12:00 | Lu 1794 fois I 0 commentaire(s)

GIUSTO TRAINA*

404 av JC. LA DEMOCRATIE PERICLITE A ATHENES. Vainqueur de la guerre du Péloponnèse, Sparte impose à Athènes, en 404, un régime oligarchique. Mais, un an plus tard, les Athéniens tenants de la démocratie triompheront en proclamant une amnistie générale.


On oublie tout et on recommence
Lors des manifestations dramatiques d'Athènes de mai 2011, quand la crise politique du gouvernement grec battait son plein, on pouvait lire un slogan assez créatif (en anglais dans le texte) : «Error 404, democracy not found» («Erreur 404, démocratie non trouvée»). Or, ce slogan au goût un peu nerd évoque, sans doute involontairement, l'une des grandes dates de l'histoire grecque : 404 av. J.-C., quand la démocratie athénienne connut la plus grave crise de son histoire. ..
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Mort aux vieux !



Marianne


Mort aux vieux !

Mardi 1 Janvier 2013 à 16:00 | Lu 42794 commentaire(s)

Elie Arié
Cardiologue, enseignant à la chaire d’Economie et de gestion des Services de santé au... En savoir plus sur cet auteur

Dans une société basée sur le profit, où l'on considère l'humain comme une unité de production tout juste bonne à être remplacée une fois devenue inutilisable, quelle place gardera-t-on pour les « usagés », source de dépenses sans contrepartie ?


Photo extraite du film "Soleil Vert"
Photo extraite du film "Soleil Vert"
J’ai été frappé par la récente coïncidence de deux événements survenus la semaine dernière, et a priori sans rapport entre eux: 

- Le fait que l’article de Laurent Neumann, sur Marianne.net, mettant l’accent sur la situation financière très préoccupante des régimes des retraites, ce qui devrait angoisser tous les Français, a été lu par beaucoup de monde, mais n’a fait l’objet que d’un nombre assez faible de commentaires, ce qui semble témoigner d’un certain fatalisme et d’une sorte de sidération face à une catastrophe annoncée, 

- Et la programmation sur Arte, du film « Soleil Vert », racontant comment, dans des villes surpeuplées du futur, les personnes âgées seront encouragées à se faire euthanasier, pour être ensuite transformées en biscuits alimentaires pour les plus jeunes. Ce film de science-fiction de Richard Fleischer, sorti en 1973, est  inspiré d’un roman de Harry Harrison publié en 1966. Or, aujourd’hui, tous deux paraissent  beaucoup moins « fictionnels» qu’il y a près d’un demi-siècle. 
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Contre la profession politique


Marianne

Contre la profession politique

Mardi 1 Janvier 2013 à 05:00 | Lu 13841 commentaire(s)

JACQUES JULLIARD - MARIANNE


Congrès de Toulouse du Parti Socialiste, octobre 2012
Congrès de Toulouse du Parti Socialiste, octobre 2012
Quel est l'événement politique le plus important de l'année écoulée ? On voudrait pouvoir écrire que c'est l'élection, le 6 mai dernier, de François Hollande à la présidence de la République. Ce sera peut-être le cas, mais il est encore trop tôt pour le dire. En politique, on ne sait jamais à l'avance de quoi hier sera fait. 

En attendant, ce qui domine l'année, c'est la dégradation inouïe de nos mœurs politiques. Mensonges, truquages, corruption ont fait notre quotidien. Marianne s'en faisait l'écho récemment, et Michel Rocard, à sa manière franche et désabusée, n'y allait pas par quatre chemins, affirmant que le mensonge fait, en somme, partie intégrante de notre vie politique. 

Voyez, par exemple, le jeu pervers auquel se livrent l'électeur et le candidat à chaque échéance importante. Le premier fait monter les enchères au maximum avant de se décider, tandis que le second finit par laisser échapper des promesses qu'il sait ne pas pouvoir tenir : c'est le prix à payer pour l'élection. Une fois celle-là acquise, nouveau changement de rôle : l'électeur, le crayon à la main, coche les cases des programmes déjà remplies et tempête en constatant les vides...
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L'acte manqué de François Hollande


Marianne


L'acte manqué de François Hollande

Dimanche 6 Janvier 2013 à 12:00 | Lu 7129 fois I 99 commentaire(s)

LAURENT MAUDUIT

Il faut, bien sûr, être indulgent. Des erreurs, qui n’en commet pas ? De gauche comme de droite, tous les gouvernements se sont illustrés par des bévues plus ou moins grossières ou plus ou moins ridicules.


Thibault Camus/AP/SIPA
Thibault Camus/AP/SIPA
Il faut, bien sûr, être indulgent. Des erreurs, qui n’en commet pas ? De gauche comme de droite, tous les gouvernements se sont illustrés par des bévues plus ou moins grossières ou plus ou moins ridicules. Alors, cette pantalonnade de la taxe à 75 %, dont l’Elysée faisait si grand cas mais qui a finalement été censurée fin décembre par le Conseil constitutionnel, on pourrait être enclin de ne pas en faire durablement des gorges chaudes. L’affaire est certes particulièrement consternante, puisque c’est la promesse phare du candidat. 
  
François Hollande qui passe du même coup (provisoirement ?) à la trappe, celle à laquelle il tenait le plus et qui a grandement contribué à sa victoire, en donnant des accents de gauche à sa campagne. D’autant plus consternante que ce n’est pas sur le fond que la réforme a été rejetée, mais parce qu’elle était techniquement stupide, construite en violation des règles les plus élémentaires de l’équité fiscale. Mais, encore une fois, à quoi bon accabler le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ? Il a ouvert d’autres chantiers, et c’est sur l’ensemble de son action qu’il devra être jugé, n’est-ce pas ? Bien sûr ! Sauf que… cette vision des choses bute sur une réalité pour le moins embarrassante pour les socialistes. Cette taxe à 75 % était, en vérité, la caution de gauche d’une politique économique et sociale d’inspiration libérale, pour ne pas dire franchement de droite. Que l’on fasse en effet le bilan de toutes les autres réformes engagées depuis l’alternance, et on aura tôt fait de mesurer que la politique économique n’a guère changé depuis l’éviction de Nicolas Sarkozy. Ou alors seulement à la marge. ..

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