La proposition de loi sur la fin de vie revient cette semaine dans l'agenda parlementaire. Bien qu'amendée par la Commission des affaires sociales du Sénat, elle prévoit une « assistance médicale à mourir » par suicide assisté et euthanasie qui consacrerait un permis de tuer. Les opposants, dont l'Église catholique, dénoncent une rupture anthropologique majeure assortie d'une mesure liberticide. De retour dans l'agenda parlementaire, la proposition de la loi sur la fin de vie sera examinée par le Sénat le 20 janvier. Elle viendra en seconde lecture à l'Assemblée nationale le 16 février. La Commission des affaires sociales du Sénat a déjà examiné et amendé ce texte « pour limiter la portée de l'aide à mourir » selon Le Figaro (07/01/2026). Pourtant, fondamentalement, la Commission a validé le principe d'une « assistance médicale à mourir » par suicide assisté et euthanasie, déplore l'association Alliance Vita. Selon ses rapporteurs, ce texte autorise « un médecin à prescrire une substance létale afin d'éviter au patient en fin de vie toute souffrance et toute obstination déraisonnable.» Ils affirment s'inscrire dans le cadre « prévu pour la mise en œuvre de la sédation profonde et continue jusqu'au décès » par la loi Claeys-Leonetti. L'ancien ministre Jean Leonetti conteste pourtant vivement cette affirmation. Sur RCF (12/01/2026) il dénonce « une rupture majeure » entre la loi en vigueur et ce projet de loi. La sédation profonde et continue vise à soulager des souffrances réfractaires aux traitements d'un malade en fin de vie, et non à provoquer délibérément la mort. Qui plus est, déplore Jean Leonetti « contrairement à la loi Claeys‑Leonetti, le projet de loi actuel prévoit une condamnation si on essaye de persuader quelqu'un de ne pas aller vers le suicide assisté. » Et cela, alors que « dans 20 départements français, il n'y a aucune proposition de soins palliatifs. » « Si la loi nous oblige à accueillir l'euthanasie au sein de nos établissements, c'est toute notre identité qui est remise en cause, et nous ne pourrons pas accepter ça ! », avertit sur X Sœur Marie Foucauld, religieuse des Petites Sœurs des maternités catholiques, médecin, et présidente du conseil d'administration de la clinique Étoile à Aix. « L'aide à mourir » plonge les établissements catholiques dans … Philippe Oswald |
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