Donald Trump a lancé une offensive sur le Groenland : il entend acquérir ce territoire sous protectorat danois et menace de sanctions douanières les pays de l'U.E. qui s'opposeraient à sa proposition d'achat. Au-delà du bouleversement géopolitique que la posture américaine confirme, le Groenland est au centre d'enjeux militaires capitaux face à la Russie et surtout face à la Chine. « All in » sur le Groenland... Comme un joueur de poker agressif, Donald Trump mise gros en réclamant carrément la possession de cette terre glacée aux confins arctiques. Si le Danemark et les membres de l'Union européenne ne se plient pas à son exigence de lui vendre le territoire, il a d'abord annoncé que les États-Unis imposeront des taxes douanières augmentées de 10% dès le 1er février pour passer à 25% en juin. Il a depuis fait marche arrière, en expliquant qu'il était parvenu à un accord avec le chef de l'OTAN et en assurant lors du sommet de Davos qu'il n'envisageait pas d'utiliser des moyens militaires pour occuper le Groënland... Mais les alliés européens de l'OTAN restent abasourdis par cette offensive d'autant qu'il a aussi annoncé le 22 janvier la création d'un « Conseil de la paix » avec un ticket d'entrée d'1 milliard de dollars. Initialement prévu pour organiser la reconstruction de Gaza, cette structure va de facto concurrencer l'ONU. Aucune grande puissance occidentale n'a encore rejoint le « Conseil de la paix » mais plusieurs pays des BRICS, du Moyen-Orient et la Russie ont accepté l'invitation. </> Dans ce chaos annonçant une redistribution accélérée des positions géopolitiques, le Groenland sous-peuplé attire tous les regards... Il y a bien sûr le rappel de la vieille doctrine Monroe datant de 200 ans qui prétend assurer l'hégémonie de Washington sur tout le continent américain. Le Groenland aurait pu suivre le même destin que le territoire de l'Alaska acheté à la Russie en 1867. Les États-Unis disposent pourtant déjà d'une base importante à Thulé depuis le début de la guerre froide. Si le drapeau danois y flotte, les Américains pourraient demander aux Danois l'ouverture de nouvelles bases dans le cadre des accords déjà conclus entre les deux pays. Pourquoi une telle insistance pour aller jusqu'à l'acquisition pure et simple du territoire ? On entend parler des richesses souterraines, en partic… Ludovic Lavaucelle |
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