| | S'INSPIRER OU EXPIRER ? • Samedi, la gauche dite «unitaire», sans LFI, a fixé la date de sa primaire au 11 octobre. Un game changer dans la campagne présidentielle ? Pas vraiment, du moins pour l’instant, puisque ni Jean-Luc Mélenchon ni Raphaël Glucksmann ne veulent en entendre parler - on y revient juste en dessous . Au PS, les opposants à Olivier Faure grincent des dents contre leur Premier secrétaire, qui est allé participer à cette initiative, dénoncent-ils, «sans mandat» du parti. Malgré ces divergences, cette tentative d'union semble faire des jaloux à droite, où les candidats pressentis ou déclarés se multiplient comme des petits pains. «Je vois une partie de la gauche qui se parle. [...] Je ne suis pas de gauche donc ça ne me concerne pas directement, mais enfin, ils font cet effort-là de se mettre autour de la table», a déclaré Maud Bregeon hier sur LCI. La porte-parole du gouvernement, proche de Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, «aimerait» que son camp «soit dans une démarche similaire, au moins de dialogue». Car sinon, prévient-elle, la droite regardera le débat du 2d tour de la prochaine présidentielle «depuis son canapé». | | Maud Bregeon. Photo Bertrand Guay. AFP (2025) | ÇA ARRIVERA PRÈS DE CHEZ VOUS • Du côté des États-Unis, on bascule chaque jour un peu plus dans le fascisme. C’est d'ailleurs le commentaire du journaliste Jonathan Rauch dans The Atlantic : «Yes, it's fascism.» Les images de Minneapolis ce week-end et l'assassinat de l'infirmier Alex Pretti par la police de l'immigration ont traversé l'Atlantique et ce matin, sur BFMTV, Glucksmann alerte : ce qui se passe aux États-Unis peut très bien arriver en France. «Les États-Unis ont basculé et c'est vraiment une leçon qu'on doit retenir, commente l'eurodéputé. [...] Quand vous votez pour l'extrême droite, c'est ça que vous avez au pouvoir.» Et Glucksmann d'estimer que si le RN l'emporte, on imitera à notre tour les USA. «C'est ce que vous avez en Hongrie sous M. Orbán : le népotisme, la violence, la destruction des institutions démocratiques, la destruction de l'audiovisuel public…», estime-t-il. C'est à l'aune de ce cri d'alarme qu'on peut donc analyser le refus du leader de Place publique de participer à la primaire de la gauche. Il pourrait ainsi concourir à la dispersion des voix face au RN, qui de son aveu «a toutes les chances de l'emporter en 2027». Glucksmann ne veut pas entendre parler de la primaire, tout comme son Némésis préféré Mélenchon. Yes, it's complicated. | FINITO • Vous vous souvenez quand les macronistes hurlaient au crime de lèse-majesté car les ministres LR Bruno Retailleau et Sophie Primas actaient ouvertement la «fin» plus ou moins proche du macronisme ? Quel manque de respect alors qu'ils ne seraient rien sans le Président et que le second quinquennat n'est pas terminé, s'offusquaient-ils en substance. Étrangement, ils n'ont rien eu à dire après que Gabriel Attal a tenu des propos guère plus amènes, lors de leur réunion de groupe mardi. Alors que Sébastien Lecornu avait annoncé qu'il aurait recours le jour-même au 49.3 pour faire adopter la partie recettes du Budget, le patron des députés EPR a donc expliqué devant ses troupes, comme le rapporte la Tribune dimanche : «Ce 49.3 sur un Budget subi acte la fin du quinquennat. Il n'y aura plus de grand soir, peut-être de petites victoires, mais c'est tout. Il faut plutôt maintenant se concentrer sur 2027.» C'est déjà ce qu'il fait depuis un moment, et plus encore cette semaine, avec demain sa «Nuit de la Nouvelle République», une soirée d’échange avec des intellectuels, des syndicalistes, des chefs d’entreprise, le tout animé et modéré par une IA sur un écran, produite par le français Mistral AI. | | Gabriel AI. Photo Ludovic Marin. AFP (2025) | |
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