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vendredi 3 mars 2017

LA CHRONIQUE DU FILLON FILOU PICSOU - samedi 4 mars 201

LA CHRONIQUE DU FILLON FILOU PICSOU


http://www.huffingtonpost.fr

Patrick Stefanini, le directeur de campagne de François Fillon, démissionne

"Il sera remplacé lundi matin par Vincent Chriqui", selon un communiqué de l'équipe de campagne du candidat de la droite.

03/03/2017 20:30 CET | Actualisé il y a 1 heure



CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Patrick Stefanini le 13 janvier au QG de François Fillon.
POLITIQUE - Il est l'un des hommes forts du premier cercle de la Fillonie. Le directeur de campagne de François Fillon, Patrick Stefanini, a présenté ce vendredi 3 mars sa démission au candidat à la présidentielle.
"Patrick Stefanini a présenté ce matin sa démission à François Fillon qui l'a acceptée. Patrick Stefanini sera en responsabilité jusqu'à l'issue du grand rassemblement populaire de dimanche place du Trocadéro. Il sera remplacé lundi matin à la direction de campagne par Vincent Chriqui", a annoncé l'équipe de François Fillon dans un communiqué à l'AFP.
Jusqu'à présent, le maire de Bourgoin-Jallieu était le président de l'association de financement de la campagne. Sa nomination a mis un terme à plusieurs dizaines de minutes de flottement. Vers 20 heures, Le JDD avait publié la lettre de démission de Patrick Stefanini sans précisé si elle avait été acceptée. Quelques instants plus tard, François Fillon avait démenti son départ. "Patrick Stefanini a repris sa lettre et est en ce moment au travail au QG" avait-il expliqué à l'AFP avant que le futur ex-directeur campagne ne réponde à Libération que sa démission était "irrévocable".
En évoquant Séguin, il frappe là où ça fait mal
Alors que les démissions s'enchaînent autour d'un François Fillon qui s'accroche (voir l'organigramme sous l'article), la défection de Patrick Stefanini est un coup de tonnerre. Elle claque plus encore que celle de son trésorier, le juppéiste Gilles Boyer ou de son porte-parole Thierry Solère dans la mesure où l'ancien préfet qui fut jadis proche d'Alain Juppé avait rejoint François Fillon depuis plus de trois ans.
Son départ est une perte parce que c'est lui qui avait géré d'une main de maître la campagne victorieuse de la primaire et que sa perte à 50 jours du premier tour réduit encore les chances de François Fillon. Mais surtout, le contenu du texte est dévastateur pour le candidat. Patrick Stefanini, qui avait mené Jacques Chirac à la victoire en 1995, y écrit les raisons qui l'ont poussé à quitter le navire.
La première est "personnelle", le directeur de campagne s'estimant "minoritaire au sein de l'équipe" de François Fillon, qui a décidé de se maintenir contre l'avis de son chef d'orchestre. "Je ne suis donc plus le mieux placé pour diriger ta campagne et j'en tire les conclusions. Nul n'est irremplaçable et tu peux t'appuyer sur Bruno Retailleau, le coordinateur général de ta campagne, qui t'a encouragé à poursuivre", explique-t-il dans sa lettre de deux pages. "La question de savoir si un responsable politique peut solliciter les suffrages des électeurs en étant mis en examen appelle d'abord une réponse morale et donc éminemment subjective", écrit-il encore.
Et "le magicien" (son surnom hérité de campagnes ingagnables qu'il a finalement remportées) de conclure cette première partie par un message très fort qui doit toucher François Fillon en plein coeur puisqu'il évoque son mentor: "Je me souviens qu'en 2001, les circonstances avaient voulu que je dirige la campagne de Philippe Séguin dans le 18e arrondissement et qu'il m'avait demandé de ne pas être candidat sur sa liste au motif que j'étais mis en examen", écrit celui qui sera finalement condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.
"Ta victoire n'est pas certaine"
La deuxième raison énoncée par Patrick Stefanini est "politique". "Tu peux encore gagner l'élection présidentielle (...) mais ta victoire n'est pas certaine pour autant", explique le directeur de campagne. "Depuis trois mois, j'ai travaillé ardemment d'abord pour construire des équipes de campagne réunissant toutes les sensibilités de la primaire (...) pour trouver un accord avec l'UDI (...). Depuis 48 heures (...), il ne reste plus rien ou presque du fruit de ce travail", explique-t-il.
Toute la journée vendredi, les départs se sont multipliés autour de François Fillon, jusqu'à la décision dans la soirée de l'UDI de retirer son soutien. Son président Jean-Christophe Lagarde a demandé "solennellement aux Républicains de changer de candidat" au profit d'Alain Juppé, "le plus légitime".
Mais ces défections ne semblent pas suffire à ébranler la détermination de François Fillon.Dans une vidéo publiée dans la soirée sur les réseaux sociaux, le candidat a appelé ses partisans à venir "très nombreux" le soutenir dimanche à Paris, en leur demandant "de résister", avec "la force calme".

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EN IMAGES. L'obstination de François Fillon moquée par 19 dessins de presse

Dans les journaux comme sur les réseaux sociaux, les démêlés judiciaires et politiques du candidat de droite à la présidentielle inspirent les dessinateurs.

Un dessin de Bidu sur l\'affaire Fillon, publié sur Twitter le 3 mars 2017, et diffusé sur franceinfo avec l\'autorisation de son auteur.
Un dessin de Bidu sur l'affaire Fillon, publié sur Twitter le 3 mars 2017, et diffusé sur franceinfo avec l'autorisation de son auteur. (BIDU / TWITTER)

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franceinfoFrance Télévisions
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Le feuilleton Fillon les amuse. Depuis que François Fillon a annoncé, mercredi 1er mars, sa volonté d'"aller jusqu'au bout" de sa candidature à l'élection présidentielle – y compris en cas de mise en examen –, les déboires judiciaires du candidat de droite inspirent les dessinateurs de presse. Dans les journaux comme sur les réseaux sociaux, l'obstination de l'ancien Premier ministre à s'accrocher à sa candidature, malgré les dizaines de défections autour de lui, a donné lieu à de nombreux dessins. Franceinfo en a compilé dix-neuf.

Alex, dans "Le Courrier picard"



Ainouche, sur Twitter



Kak, dans "L'Opinion"



Plantu, dans "Le Monde"







FILLON N'ABANDONNE PAS LA COURSE.
Le dessin du Monde de ce jeudi 2 mars.

Deligne, sur Twitter



Tartrais, sur Twitter



Chaunu, dans "L'Union"



Delucq, sur Twitter



Fily, dans "L'Echo républicain"



Deligne, sur Twitter



Fred Sochard, dans "Regards"



Nawak, sur Twitter







 et ses jérémiades. "Assassinat politique" ? Non, juste un mec incapable de se comporter de manière décente...
MAJ du dessin

Noder, sur Twitter



Manuel Lapert, sur Facebook



Bidu, sur Twitter



Alex, dans "Le Courrier picard"



Ulys, sur Twitter



Rodho, sur Twitter



Allan Barte, sur Twitter





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