Avec cette photographie avant/après du chômage, on comprend mieux pourquoi François Hollande a renoncé
Avec cette photographie avant/après du chômage, on comprend mieux pourquoi François Hollande a renoncé
EMPLOI - Ce n'est donc pas François Hollande qui a cassé la courbe du chômage, mais bien elle qui a cassé sa présidence. Ce jeudi 1er décembre, le président de la République a annoncé depuis l'Elysée, à l'occasion d'une conférence de presse surprise, qu'il renonçait à briguer un second mandat présidentiel.
Une décision historique puisque jamais un président sortant n'a renoncé à se représenter. Mais une demi surprise si l'on s'en tient aux engagements de François Hollande sur le front de l'emploi.
Lui, président, il a promis de lier son mandat au seul indicateur de l'emploi. Péchant par optimisme tout au long de son mandat, François Hollande a fait de l'inversion de la courbe du chômage le fil rouge de son succès, ou de son échec.
En 2012, il se donnait un an pour inverser la tendance, avant d'espérer se contenter d'une baisse continue au moins en 2016. Le jeudi 24 novembre, jour de la dernière publication du nombre d'inscrits à Pôle Emploi, il a semblé voir le verre à moitié plein, assurant que la "bataille" pour l'emploi est "longue" mais qu'elle "porte ses fruits".
Aussitôt après, Pôle Emploi a annoncé une baisse de 0,3% du nombre d'inscrits en catégorie A, celle des sans emploi, pour s'établir à 3.478.800 personnes. Un deuxième mois de baisse consécutive, après le repli record de septembre.
Suffisant pour défendre son bilan? Ce soir, le président a répondu non, lucide. L'évolution du nombre d'inscrits à Pôle Emploi entre mai 2012 et octobre 2016 est accablante: +25%, passant de 4,9 à 6,2 millions en France métropolitaine, d'après les données officielles de la Dares.
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