| Leur quête aura duré soixante-cinq ans. Depuis dimanche, et la promulgation d'une Constitution rédigée par des représentants du peuple, les habitants du Népal peuvent enfin se considérer comme des "citoyens souverains", observe CNN. Mais que de tractations et de compromis ont été nécessaires pour en arriver là, dans ce petit pays himalayen de vingt-huit millions d'âmes, enserré entre l'Inde et la Chine et qui, jusqu'en 2008, vivait sous l'autorité d'un monarque, Gyanendra Bir Bikram Shah Dev ! De fait, le texte, qui embrasse les principes du républicanisme, du fédéralisme et du sécularisme, a suscité une vive opposition qui ne semble pas faiblir (The New York Times). La raison ? Les Madhesi (d'origine indienne) et les Tharu, qui vivent dans les plaines méridionales du Teraï, s'estiment lésés par le "redécoupage" de l'Etat en sept provinces qui, selon eux, les marginalise un peu plus par rapport aux vieilles élites des collines, expliquent Voice of America et Al-Jazira. Au cours des dernières semaines, plus de quarante personnes ont trouvé la mort dans des affrontements, qui se sont poursuivis sporadiquement, lundi. L'Inde, qui partage près de 1 800 kilomètres de frontière avec le Népal, n'a d'ailleurs pas manqué d'exprimer son inquiétude. Elle craint que ces violences n'aient un impact négatif sur le Bihar – Etat du nord-est de la fédération densément peuplé (Firstpost). Pour l'Himalayan Times, la situation volatile qui prévaut actuellement n'augure rien de bon pour l'avenir du pays. Le quotidien plaide pour que chaque partie fasse preuve de "flexibilité" et "garde la porte des négociations ouverte" afin de ne flouer personne. Favoriser davantage l'inclusion : l'argument est également repris par The Hindu et The Kathmandu Post, pour qui "au bout du compte, seul un Népal politiquement stable pourra atteindre ce à quoi toute nation aspire : une métamorphose socio-économique (positive) et la justice". |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire